Des bouts de vies. C’est bien quand j’ai commencĂ© des jobs de saison d’hiver et d’Ă©tĂ©, que je me suis rendue compte de l’importance des liens que j’ai pu avoir avec ces fameux saisonniers, telle que je l’ai Ă©tĂ©. On se rencontre, on vit un moment avec eux, et on se laisse. Sans savoir si un jour, on continura vraiment Ă se voir, comme on se le sera tellement dit. Parce qu’on s’adorait, parce qu’on avait jamais rencontrĂ© des gens comme ça. Et parce que ce bout de vie avec nous Ă©tait si exceptionnel. On s’appelle sans cesse au dĂ©part, et petit Ă petit, on commence Ă s’oublier. Sans enfouir les souvenirs au plus profond de nous. Mais Tristement. En repensant Ă quel point on a pu rire Ă n’en plus finir et pleurer nos blues ensemble. Dans les coups dur d’une saison, comme dans les moments les plus forts. J’y pensais mĂŞme parfois que jamais je n’avais eu des liens aussi forts qu’avec de vrais amis que l’on voit au quotidien. Mais en fin de compte, c’est bien diffĂ©rent. La vie continue ensuite. Ailleurs, avec d’autres personnes. Pour d’autres bouts de vies. Et d’autres Ă©clats de rires. Avec tous ces points communs que l’on se trouvera, et que l’on fusionnera dans nos amitiĂ©s Ă©phĂ©mères. J’aurais aimĂ© qu’avec certains d’entre eux, ces minutes passĂ©s en leur compagnie se transforment en heures. Et qu’on ne se quitte que pour un temps. Tellement forts et puis tellement intense. On rencontre parfois des gens qui ne vous connaisse pas, qui vous dise des choses si vrai sur vos pensĂ©es et qui peuvent vous sentir seulement comme vous ĂŞtes. La vrai “vous”, si je peux dire. Et sincèrement, avec les mentalitĂ©s d’aujourd’hui qui vous colle des Ă©tiquettes parce que vous avez telle ou telle tenue, telle ou telle façon d’ĂŞtre,… et bien, ça fais du bien ! Voir qu’il n’y pas que des gens comme du cotĂ© de chez vous, dans cette garce de France… Je me suis souvent dis, que si je les avait rencontrĂ©s Ă ce moment donnĂ© de ma vie,ou tout n’Ă©tait pas forcĂ©ment rose, mais aussi oĂą tout n’Ă©tait pas forcĂ©ment noir bien sĂ»r, c’est simplement parce que ma vie devait suivre ce parcours, et connaitre ces bouts de vies. Entendre leurs paroles, et connaitre leurs maux. M’enrichir de ses experiences. Prendre le bon , garder le mauvais de cotĂ©. Et juste espĂ©rer que ça continuera, comme si bien partie. Dans ce parcours de La vie. Mon bout de vie. Justement.
posté le 18/07/2008 | 246 vues | 3 commentaires
c’est drĂ´le, petite PĂ©pite, j’ai une vision assez similaire :
pour moi la vie des gens se sont des rubans (Ă chaque vie son ruban colorĂ©) qui avancent en flottant dans les airs et des fois, d’autres rubans suivent un chemin parallèle, un temps, ou s’enroule Ă notre ruban, plus longtemps. des fois ça fait des nĹ“uds, qui nous lient. des fois les rubans s’abiment Ă cause des nĹ“uds…ma petite vision de la vie…
oui merci. J’ai un peu la mĂŞme vision de ce que tu explique. des tracĂ©s de vies qui s’arrètent plus ou moins Ă un moment… des noeuds qui s’emmèlent et se dĂ©mèlent… flop et c’est reparti…!
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J’aime beaucoup ton article.. Les petits bouts de vie, on connait tous. C’est drĂ´le, mais si je devais “peindre” ces bouts de vie, je ferais beaucoup de lignes blanches sur un fond rouge (pourquoi rouge va savoir), qui croisent une plus grosse ligne blanche, qui s’arrĂŞtent un moment pour suivre la blanche et finir par reprendre leur direction… C’est clair ce que je dis? Je sais pas comment expliquer, c’est un sentiment vraiment difficile Ă expliquer…