Bien sĂ»r, c’est une idĂ©e Ă lui, comme dans la plupart des cas…
Qu’est-ce qui le motive, et qu’est-ce qui m’a poussé à approuver cette expérience qui consiste à aller voir ailleurs ensemble ?
On a trop, beaucoup trop, dit que les mecs ne pensent qu’à ça. Et alors, moi aussi ! Ce n’est pas pour autant que j’aurais eu l’idée seule.
Bien sûr, il ne pense qu’à ça, mais pas comme moi, non, les hommes ne vivent pas le sexe comme nous (oh le beau lieu commun !).
D’une part pour eux, c’est hygiĂ©nique. Ca fait partie des besoins vitaux, au mĂŞme titre que boire, pisser, manger. Imaginez, vous produisez des millions de spermatozoĂŻdes chaque jour. Si vous ne vidangez pas de temps en temps, les coutures deviennent assez vite douloureuses. Et la veuve poignet est une compagnie de piètre conversation. Autant joindre l’utile Ă l’agrĂ©able…
D’autre part, les hommes sont détachés. Ils n’associent pas forcément le sexe à l’amour, comme beaucoup d’entre nous, les fâââââmes.
Et encore d’autre part, ils sont Ă©minemment visuels, ils ont des images plein la tĂŞte. Top five : une femme Ă talons aiguilles, une femme avec une femme, une femme plus âgĂ©e et expĂ©rimentĂ©e qu’eux, une femme soumise, une femme dominatrice, des femmes, des femmes, des femmes. Pleins de femme. L’idĂ©e qu’ils ne verront jamais en vrai de telles images les traumatise. Moi aussi j’ai des images plein la tĂŞte… mais il est hors de question que je le rĂ©alise, j’irais, ou d’autres iraient, en prison pour ça… Pour sĂ»r, je vivrais encore mieux de les garder pour moi… mais eux ? Oh certains vivront bien de ne jamais tout expĂ©rimenter, surtout que bobonne peut subvenir Ă certains de ces besoins ! Mais ça ne les empĂŞchera pas d’y penser… et peut-ĂŞtre d’en rĂ©aliser quelques uns, Ă notre insu…
Je crois que c’est en premier lieu ce que j’ai voulu Ă©viter : qu’il me mente. Je connais UN couple qui n’ait jamais connu l’adultère (ses parents, sisi ! Quant aux miens… n’en parlons mĂŞme pas, tiens). J’en connais des pelletĂ©s qui en ont terriblement souffert… Et aussi, bien sĂ»r, que je lui mente. Parce que la chair est faible. Et que c’est trop bĂŞte, la jalousie, la suspicion, le doute, l’angoisse. Je n’est jamais Ă©tĂ© jalouse. Mais se rendre compte, des mois, voire des annĂ©es plus tard, qu’on est le dindon de la farce, ça fait quoi ??
Et puis aussi… pour avoir du sang neuf, dans nos bras, comme dans nos propres veines. La nouveautĂ©, c’est bien connu, ça dope la libido. Et mine de rien, j’ai signĂ© pour la vie avec lui ! Il a beau ĂŞtre un amant extraordinaire, je ne veux pas me rendre compte, dans dix ans, que je pense Ă la liste de course pendant qu’il me fait l’amour.
Pour lui faire plaisir, aussi probablement… je n’avais pas vraiment d’a priori sur la chose, ni bon, ni mauvais. C’était Ă essayer, voila tout, et c’était bien que ce soit avec lui. Avec tout de mĂŞme cette petite pointe d’angoisse : et si je n’étais pas Ă la hauteur ? Quelle hauteur d’ailleurs ?? C’est quoi la « norme » ? Qui sont ces autres sur lesquels nous allons peut-ĂŞtre tomber, qu’est-ce qu’ils attendent ?
Mais finalement… ce sont des gens comme vous et moi, ils ne mangent pas de la triple anale et du fist fucking tous les matins, me voilĂ rassurĂ©e !
Toutes ces raisons que j’ai évoqué jusque là pour justifier mon accord initial, sont les moins bonnes de toutes, mais elles ont compté. La vrai question, maintenant, c’est : pourquoi je veux continuer ?
Parce que cette première rencontre, avec un couple charmant, tout ce qu’il y a de plus normal, lĂ©gèrement plus âgĂ©, a Ă©tĂ© une sorte de rĂ©vĂ©lation pour moi…
Parce que je me dis que la perfectibilité est désormais possible dans le domaine de la sensualité, de notre sexualité, alors qu’elle devient tellement restreinte lorsque l’on est définitivement plus que deux, même avec le maximum de volonté et d’imagination possible.
Parce que j’ai beaucoup appris sur moi, sur lui, sur nous, et sur le reste des êtres humains (deux, c’est un bon début).
Mais surtout parce que découvrir ses deux nouveaux corps, parce que plonger mes doigts, ma langue, ma peau, dans ses nouveaux replis, parce qu’étreindre et caresser de nouveaux volumes, de nouvelles surfaces, parce que le voir entre ses cuisses à elle, parce que me sentir dans ses bras à lui, a été bon, bondieusement bon !
Alors… on Ă©change ?
posté le 12/07/2008 | 360 vues | 2 commentaires
j’ai bien quelques doubles de pokĂ©mon qui traĂ®nent sur le bureau de ma fille aĂ®nĂ©e… mais je suis pas-sĂ»re pas-sĂ»re que tu soyes z’intĂ©ressĂ©e.
titi reste lĂ !
bouge pas ‘te dis!
titi, suffit… rĂ´Ă´Ă´.
aussi toi avec tes post chauds-bouillants, pfff. la laaa.
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