Aoh non, les filles! trooop ça faisait un moment (euh… genre un an depuis, mai) que j’avais envie de me saisir d’une occasion comme celle-ci pour dire ce que j’ai dans le coeur chaque fois que j’entends le nom de FRANCE.
[Ă©galitĂ©] D’abord, rien que d’ĂŞtre native d’un pays qui a un nom de fille, je trouve ça visionnaire et achement valorisant - mĂŞme si bon, on a Ă©tĂ© dans les dernières Ă pouvoir voter en Europe, hein.
[fraternitĂ©] Mais aussi, considĂ©rant la position dudit pays Ă la pointe occidentale de l’Europe, force est de constater qu’il est de facto un point de convergence de toutes les ethnies qui le bordent - et pas qu’europĂ©ennes, hein.
[libertĂ©] Et pi alors, si vous me prenez par les sentiments : c’est quoi qui peut avoir autant de saveur que notre France ? ses terroirs sont tellement variĂ©s, sur sa relativement faible surface, que c’est un bonheur de la traverser, sans se presser. il y a toujours, cent bornes plus loin, de nouvelles choses Ă goĂ»ter, sentir, manger, voir, boire… de nouveaux accents, d’autres mots, d’autres visages, d’autres gestes Ă rencontrer, Ă comprendre… normalement, si tout va bien, si tu tombes pas sur l’abruti prĂŞt Ă lâcher les chiens, t’en fais de belles rencontres et de grandes dĂ©couvertes, en France.
le grand-père de mon mecton, nĂ© en Guadeloupe (dĂ©partement français BIEN AVANT les comtĂ©s de Nice ou de Savoie, hein) donc venu d’Afrique dans une boĂ®te Ă tâcherons via les gĂŞnes de ses propres parents, ce vielliard disait : “La France n’a pas de sang. La France n’a pas de terre. La France se rĂ©sume en trois mots que l’on emporte avec soi oĂą que l’on soit qui que l’on soit et de tout temps, par tous les temps”.
Ces trois mots, tu les connais, je les connais. ils sont durs Ă vivre, hein ? davantage Ă faire vivre parfois! mais ils sont la seule loi qui sauvera sĂ»rement l’humanitĂ© de ses penchants bestiaux et morbides.
contre les bleus de l’âme du croyant dĂ©soeuvrĂ©, La France peut mettre du baume au coeur.
contre le martyr des enfants qui ne sont pas nĂ©s de “bon sang”, La France peut offrir sa chaleur.
contre les forces obscures qui plaquent les épaules contre le murs, La France peut montrer sa vigueur.
non pas que ces “invariants structurants de la nature humaine”, les pires cauchemards de notre Histoire, l’instant mesquin au quotidien, puissent jamais disparaĂ®tre sauf Ă faire disparaĂ®tre l’HumanitĂ© elle-mĂŞme, non! seulement la force de la pensĂ©e conjuguĂ©e Ă celle de l’amour (trlès frlançaize, trlès parliziane ça l’ammm’mourll, j’aime ça ouiche) enrobĂ©es dans l’Ă©nergie de la Vie, ça oui! c’est La France qui sourit au monde. c’est La France qui domine la bĂŞtise du monde, parce qu’elle la regarde droit dans les yeux et lui dit que…
bah nan, les bâteaux c’est pas fait pour s’entasser dedans comme des marchandises ou pour gagner la rive d’un mirage pĂ©cunier sur une mer au prise avec nos pires carnages anthropophages.
bah nan, les chiens c’est pas fait pour ĂŞtre lâchĂ©s sur quoi que ce soit d’autre qu’un bon gibier Ă consommer en toute convivialitĂ© (bien arrosĂ©e Ă la française, siouplĂ© - d’mandez Ă sand81, ‘vous dira quoi faire).
bah nan, y a pas de droits sans devoirs, pas plus qu’il n’y a de devoirs faits sans le droit d’aller jouer.
bah nan, les wagons Ă bestiaux ça n’est jamais que des wagons Ă bestiaux, fusille-moi plutĂ´t que d’me te faire monter lĂ -dedans, sa mère, ton père, leurs anciens, nos enfants… y a pas d’motif pour ça, non ?
bah nan, les morts n’y peuvent plus rien, ils ont dĂ©jĂ donnĂ© tout, d’un coup ; parfois livrĂ© un message, par delĂ les tortures, les ordures, les oscurs et leurs champs de bataille… les morts ont trop souvent versĂ© le sang avant que leur sang Ă leur tour ne rougisse la face de la terre qui attend toujours que la paix revienne pour dĂ©clamer (Ă tort ? Ă travers ?) HAUT ET FORT, l’infinie beautĂ©, la multiplicitĂ© de toutes ses fertilitĂ©s.
bah nan, le feu ça se vend pas!
bah nan, le temps ça se prend pas!
bah nan, les gens ne sont pas des numĂ©ros… ce sont des HOMMES LIIIIBRES.
et oui, le premier mot par lequel, l’enfant qui vient et d’oĂą qu’il vienne, affirme son existence, manifeste sa prĂ©sence, oppose sa rĂ©sistance, rĂ©clame la jouissance : et ben c’est NAAAAAAAAAAN!
et puisque je m’appelle VĂ©ro, je ne crains pas, les mains dans l’dos, d’user de ma salive, pour rĂ©pĂ©ter ces mots :
LIBERTE
FRATERNITE
EGALITE

tu joues au tiercé ?
Ă toutes, mes belles.
posté le 11/07/2008 | 244 vues | aucun commentaire | tags: fraternité laïcité égalité mafranceamoi liberté
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