Ladies Room - Le quotidien des filles a la page

24. mai 2012

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Daifuku

Mettons-nous en situation. Vous ĂŞtes française, vous travaillez au Japon depuis six mois, et votre amoureux, TokyoĂŻte Ă©tudiant en France (oui, c’est bien dommage), est venu vous rejoindre pour quelques semaines. Vous prenez la moitiĂ© de vos congĂ©s annuels (cinq jours entiers, espèce de veinarde !) pour aller Ă  Tokyo. Vous avez quatre nuits Ă  passer Ă  Tokyo, et vous voulez essayer les love-hotels, dont vous avez tellement entendu parler.

1445197170_5b9c7b8496_o.jpgOu alors, vous passez trois jours Ă  Kyoto (vous avez combinĂ© un jour de congĂ© avec un week-end, maligne), et… oui, vous avez bien envie d’en essayer d’autres. De toute façon, ça ne coĂ»te pas beaucoup plus cher que des business hotels.

Les love-hotels (rabuhoteru, prononcĂ© Ă  la japonaise) sont une tradition japonaise. Le nom laisse assez bien deviner ce dont il s’agit, mais il faut prĂ©ciser que de nombreux couples lĂ©gitimes y vont, notamment des jeunes qui, n’Ă©tant pas encore mariĂ©s, vivent encore chez leurs parents. On paie en gĂ©nĂ©ral pour trois heures (pendant le journĂ©e), ou pour la nuit (Ă  partir de 22h, souvent).

A Tokyo, les deux principaux quartiers qui regroupent des love-hotels sont Shibuya et Shinjuku.

Vous choisissez Shibuya ? Vous pourrez dĂ©ambuler le long des ruelles de love-hotels, et rigoler devant les noms français ou qui font semblant de l’ĂŞtre (« Chez Nous », «Tiffard»…). Vous verrez des hĂ´tels de styles très variĂ©s, du dĂ©crĂ©pi au plus luxueux.

Vous préférez Shinjuku ? En vous promenant dans Kabukichô, le « quartier chaud », vous croiserez des « hosts » et des « hostesses », immédiatement reconnaissables à leur style capillaire (vous connaissez la comédie musicale Cats ?) Ici, les hôtels sont plus classes, plus grands, et plus chers.

Pour faire votre choix, regarder les façades ne suffit pas. Il faut rentrer dans le lobby, et regarder le panneau qui indique les chambres disponibles, avec descriptif, photos et prix. Mais pas d’inquiĂ©tude, pour vous mettre Ă  l’aise, le personnel est bien cachĂ© derrière un comptoir Ă  vitre teintĂ©e : pas de risque de croiser un regard.

Si vous ĂŞtes Ă  Kyoto, le quartier des love-hotels est Ă  la sortie de l’autoroute, et tout est prĂ©vu pour que vous puissiez choisir votre chambre sans sortir de votre voiture. Vous entrez dans une sorte de parking au rez-de-chaussĂ©e, et vous pouvez vous garer directement sous la chambre qui vous intĂ©resse. Depuis la place de parking, un escalier individuel vous mène Ă  votre chambre. Ici, le paiement se fait par machine, vous ne croiserez personne, sauf peut-ĂŞtre un autre couple qui cherche la mĂŞme chose que vous.

Maintenant, reste Ă  choisir la chambre. Vous avez le choix du style : classique, luxueux, art-dĂ©co, style japonais, ou bien un peu plus extravagant : sado-maso, mille et une nuits…

Vous vous êtes décidés ? Vous pouvez commencer à explorer la chambre. Retirez vos chaussures, entrez, et repérez les essentiels : vous aurez toujours les deux préservatifs à la tête du lit, le panneau de réglage des lumières et de la clim, et le « mini-bar à vibromasseurs » hors de prix. A moins de tomber sur un établissement vraiment miteux, vous aurez aussi toujours un jacuzzi dans la baignoire et au moins une télévision passant des films pornos.

Si vous avez choisi un Ă©tablissement de bon standing, vous aurez des Ă©crans gĂ©ants, deux micros pour le karaokĂ©, Ă©ventuellement une console de jeux, de nombreux Ă©chantillons de parfum et de lotion, des jeux de lumière (par exemple, des lumières colorĂ©es qui viennent de l’intĂ©rieur de la baignoire pendant le jacuzzi)…

Mais avouez, vous avez voulu essayer la chambre sado-maso, Ă  , celle avec le… la… le truc recouvert de cuir (oui bon, de skaĂŻ) pour se coucher en Ă©tant attachĂ©e aux poignets et aux chevilles. La photo vous avait bien plu, vous avez convaincu votre copain (c’Ă©tait pas trop dur), ça y est vous entrez. Et vous dĂ©couvrez une vĂ©ritable suite : deux Ă©tages, des toilettes, une immense salle de bain avec un matelas gonflable, des huiles de massage, un Ă©cran plat qui diffuse des pornos, et une baignoire qui contiendrait facilement quatre personnes.

A l’Ă©tage du dessus, Ă  nouveau des toilettes (on est au Japon, c’est normal), le « salon » avec bar amĂ©ricain, canapĂ© d’angle, murs et plafond recouverts de miroirs, et surtout, dans l’angle de la pièce, une sorte d’estrade au milieu de laquelle trĂ´ne la… enfin le… siège, et pour finir la chambre, elle aussi recouverte complètement de miroirs.

Vous avez jusqu’Ă  demain matin pour en profiter…

 

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Derniers commentaires

 

Hihi, je vais en toucher duex mots Ă  Domi ce soir… des fois que l’on irait au Japon un de ces 4 matins…


 

Nous allons au Japon cet été !!!

On vous racontera … ^_^


 

Je vais demander Ă  Tiny s’il n’a pas envie de faire notre voyage de noces au Japon… J’en ai toujours rĂŞvĂ©, perso :p


 

HĂ©hĂ©, il y a de quoi rĂŞver, en effet… Moi, j’ai bien l’intention d’y retourner, dès que j’en aurai l’occasion.


 

“Vous pourrez dĂ©ambuler le long des ruelles de love-hotels, et rigoler devant les noms français ou qui font semblant de l’être (« Chez Nous », «Tiffard»…).”

Très vrai. Et ce n’est pas seulement vrai pour les love hotel, un tas de marques essayent avec plus ou moins de rĂ©ussite, de prendre des noms français. Et beaucoup de japonais n’y voient que du feu (^_^)

Perso je suis allĂ© au japon sans prendre le temps de visiter les love hotel, mais comme j’y retournerai je ferais peut-ĂŞtre une petite escale lĂ … merci de la visite guidĂ©e (^_^)


 

ah j’adore le concept, on y allĂ© seule et faire une soirĂ©e porno et champagne ?


 

@xena : je viens avec toi !! :) (mais je préfère le rhum)


 

le mal > Oui, il y a pas mal de sites qui regroupent des photos de “franponais” ou “flançais”, d’ailleurs.


xena > Seule, je pense que ça limite les possibilitĂ©s des love hotels, quand mĂŞme. D’autant que les pornos sont floutĂ©s aux points stratĂ©giques, et que l’imaginaire Ă©rotique japonais peut… dĂ©router.

Faudra que je fasse un article dessus, d’ailleurs.


J’en profite pour donner des liens :


http://fr.wikipedia.org/wiki/Love_hotel


une page en anglais avec quelques photos, une présentation générale, un guide des love hotels, et des liens :


http://www.quirkyjapan.or.tv/hotels.html


Des photos de love hotels Ă  Osaka (ils sont plus drĂ´les que ceux que j’ai visitĂ©s) :


http://www.mistykeasler.com/


Et puis je me rends compte que j’ai oubliĂ© de parler de l’architecture externe de beaucoup de love hotels : sachez que si vous voyez au Japon un bâtiment en forme de château de conte de fĂ©es, ou bien ornĂ© d’immenses statues grĂ©co-kitsch, ou bien encore dĂ©corĂ©e de faux dauphins, il y a des chances pour que vous soyez en prĂ©sence d’un love hotel…


 

bon zan ok tu viens avec moi, par contre ma puce comme t’es enceinte je vais ĂŞtre encore plus intraitable que ton mĂ©decin gĂ©nĂ©raliste , Ă  savoir que JE m’occupe du rhum et JE m’occupe du champagne, alors, elle est pas sympa xĂ©na ?

par contre pas question de perdre les eaux devant un porno parce qu’il ya de fortes chances pour que je ne rĂ©agisse pas ;-)


 

zan’ is triste ><

(j’ai retenu une blague d’un humour douteux sur la perte de mes eaux devant un porno, notez)


 

Je suis allĂ© Ă  plusieurs reprises au Japon, sans le rendre dans un love hotel, bien qu’en agrĂ©able compagnie…


Il faut prĂ©ciser tout de mĂŞme que le boum des “love hotel” est dĂ» comme l’Ă©voque l’article aux faits que des couples vivent sĂ©parĂ©s chez papa-maman, et cela car le Japon c’est encore plus ou moins la France des annĂ©es 50 : pas de mariage = pas de vie Ă  deux, le concubinage Ă©tant encore très mal vu …


De plus c’est encore la culture du pas vu pas pris : tout est autorisĂ© ( d’oĂą les excès sexuels qui font rĂŞver les occidentaux / ales ) tant que l’on est pas reconnu comme ayant telle pratique… Il faut prĂ©server une image lisse en sociĂ©tĂ©…


 

Xena, Zan, vous me gardez une petite place dans vos bagages??? :D


 

Coucou, je vais bientĂ´t aller au Japon, toute seule :) Je voudrais essayer les loves hĂ´tels, mais j’aurai prĂ©fĂ©rer avoir de la compagnie. Comment rencontrer quelqu’un lĂ -bas? :(


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