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Mais y’en a pas qui finissent gouines, dans ton foyer?

C’est la phrase que m’a balancée mon meilleur ami l’autre jour. Et c’est ce que me demandent les hommes lorsque je les rencontre. Oui, je vis dans un foyer avec 160 jeunes femmes, certaines plus belles et plus attirantes que d’autres, mais bon, contrairement à ce que j’ai dit un jour sur LR (cf Et pourquoi pas une femme?), je me sens moins prête à explorer le corps de mes soeurs les femelles.

Et je n’ai pas encore entendu de rumeur concernant des relations saphiques avérées au sein des couloirs. Mais il est vrai que mon foyer, peuplé de 160 femmes et dont l’entrée est interdite aux hommes (sauf aux papas, aux frères et aux ouvriers) a tout lieu de faire fantasmer, à l’image de ce que peut être un internat ou une prison. 

Beaucoup de mes partenaires de jeu m’ont demandée si, pour une nuit coquine, je ne pouvais pas convaincre une demoiselle de m’accompagner. Je leur réponds que je vis dans un foyer religieux et que les demoiselles qui partagent mon logis ne sont guère délurées ou véritablement hétérosexuelles, en tout cas peu attirées par ce genre d’expérience.

Cela pose encore la question de la considération de la sexualité des femmes par les hommes. Alors que nous, femelles, on imagine mal des expériences homosexuelles dans un milieu masculin (quoi que de plus en plus, avec les calendriers des Dieux du stade et des petits films d’auteur, genre Les minets sauvages), les mâles nous imaginent très bien nous peloter entre nous sous la douche.

D’une nature plus sensuelle, alors que la sexualité masculine est plus mécanique, notre sexualité nous autoriserait à explorer tous les corps, y compris ceux de nos soeurs les femelles. Messieurs voient partout des filles poser à deux, voire s’embrassant en boîte, et s’imaginent qu’une fille normalement constituée a forcément couché avec une de ses soeurs femelles.

En ce qui me concerne, pour avoir exploré la sensualité féminine à travers le massage (et pour avoir fait jouir une copine en lui massant les pieds), j’avoue que cela me gêne un peu. A part ma meilleure amie, avec laquelle je ressens une pulsion charnelle particulière (mais ça se limite à des hugs), aucune femme ne me fait assez d’effet pour envisager sérieusement une relation sexuelle avec elle en dehors du cadre du fantasme.

Bien sûr, il m’arrive de trouver des femmes très belles et de rêver de les caresser, mais mon désir lesbien se limite à cela. Dans mon imaginaire, il n’y a encore qu’un homme – et quel homme! – pour me faire de l’effet. Pourtant, en arrivant sur Paris et dans mon logis, mon désir lesbien était exacerbé. Puis en voyant toutes ces femmes nature, ça m’a coupé l’envie.

Il y en a peut-être qui “finissent gouines” dans mon foyer, mais sûrement pas moi!

9 Responses to “Mais y’en a pas qui finissent gouines, dans ton foyer?”

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