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Image de la Nasa
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La première fois que nous nous sommes rencontrées, c’était par sa grande soeur. Elle avait 15 ans et moi 19.Â
Au début, on se croisait dans des soirées, où elle s’incrustait avec ses soeurs. On parlait un peu et puis petit à petit, les mots devenaient inutiles, seuls nos regards suffisaient. On se parlait ainsi, droit dans les yeux, mettant tous les autres en dehors.
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Notre relation amicale est devenue très vite fusionelle. Ses soeurs ne comprenaient pas pourquoi elle se mettait à l’écart de sa famille pour être avec moi. Nous échangions beaucoup de lettres et préférions l’écrit au téléphone. <br />J’étais devenue sa grande soeur, son repère extérieur à sa famille. Je la conseillais sur les mecs, la vie, les études, du haut de mes 19 ans, à peine sortie moi-même de l’adolescence. Nous passions de longues heures à jouer de la guitare, à écouter de la musique, à partager nos vies.Â
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Et puis un soir, ça a été le clash. Alors que je dormait chez elle, sa mère et ses deux soeurs nous ont pris entre 10 yeux et nous ont sorti tout ce qu’elles avaient sur le coeur. Je brisais une fratrie selon sa mère et je privais ses soeurs de sa compagnie, à un moment où l’une d’elle avait particulièrement besoin de soutient moral. Cette notion de fratrie me dépassait un peu, moi qui suis enfant unique, et je n’ai pas compris tout de suite en quoi elle, la petite soeur, pouvait avoir un rôle si important auprès de ses grandes soeurs.
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Jamais nous n’aurions pensé que les choses en arriveraient là . Nous vivions dans notre monde, dans nos lettres, dans nos rêves, dans nos chansons. Mais ces 4 putain d’années d’écart dérangeaient. Je ne pouvais pas être amie avec cette petite ado de 15 ans et être si proche d’elle. Ce fameux soir là , je vis mon amie pleurer, elle qui n’avait jamais de larmes pour rien.Â
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Suite à cet épisode, nous furent séparées de force et elle parti en Angleterre pour l’été. Cet été là , je finis de faire mes conneries d’ado et tournais une page importante de ma vie.
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Nous nous revîmes à la rentrée, mais les choses avaient changé, elle avait un regard juge sur moi et avait pris du recul. Je me sentais perdu, c’était moi la petite soeur.Â
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Aujourd’hui, nous sommes toujours amies et quand nous parlons de cette période de nos vies, les sentiments sont mitigé… quelques bons souvenirs mais l’impression que nous avons pu parfois nous mettre en danger vis à vis de nous mêmes et de nos proches.
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Je ne regrette rien de cette expérience, elle reste ma meilleure amie et nous avons grandi ensemble et sans cette amitié dévastatrice, nous n’en serions peut-être pas là aujourd’hui.Â
posté le 29/05/2008 | 434 vues | aucun commentaire | tags: meilleure amie Meilleures_Amies
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