Il m’a toujours semblé que la vie était un long combat contre soi-même. Un effort surhumain que l’on fait chaque jour pour être à la hauteur de ce que l’on attend du monde, des autres et surtout de nous même. Tenter d’être un tout petit peu digne de nos idéaux. Essayer chaque jour de voir plus loin que ses intérêts, de ne pas profiter de sa force devant plus faible que soi, refuser les honneurs et des largesse immérités, ne pas s’abaisser à la colère devant les calomnies, essayer de comprendre le point de vue de l’autre, faire preuve de patience, de générosité de coeur…
Mais à tenter d’être meilleure que ce que Dame nature a fait de moi, j’ai aussi sur le coeur, perpétuellement, le douloureux constat de ma médiocrité. Et devant l’ampleur de la tâche, il m’arrive d’avoir envie de tout laisser en plan et…
- Etre vulgaire. Ne pas laisser aux autres le délicieux plaisir de dire des grossièretés
- Cesser de m’inquiéter sans cesse de tout et de tout le monde. Me déclarer à moi-même que je suis la personne la plus importante. Et que mes intérêts sont prioritaires.
- Décider une bonne fois pour toute qu’une partie de l’humanité est composée de nuisibles. Accepter ce constat. Et décider que je n’en fais pas partie.
- Dire à cette personne que j’aime tant, qu’elle m’a salement laissé sur le carreau et que ce sera toujours une blessure. Et que mes pardons et mes “ne t’en fait pas” ne sont que des façades.
- Dire à machine que oui, en effet, je lui crache à la gueule, même si ce n’est pas très élégant. Et du bon crachat qui vient du fond de la gorge, en plus.
- Arrêter de trouver des excuses à tout le monde.
- Me battre, fighter, filer des pêches quand je reçois des gnons. Arrêter de tout temporiser et de tendre la joue gauche.
- Accepter les cadeaux qu’on me fait, même si je ne les mérite pas. Je ne serai pas la première, ni la dernière et je ne lèse personne.
- Apprendre à aimer gagner, briller. Et ne pas s’excuser d’être parfois dans la lumière.
- Ne plus craindre de décevoir, de déplaire, de fâcher. Ne pas faire tant de manières.
Me laisser aller, parfois à être juste moi, une fille imparfaite et petite, quelquefois vaniteuse et cupide, parfois envieuse, parfois triste, parfois pas dans son assiette. Cesser de sourire au monde, certains jours. Et laisser dire. ne pas m’inquiéter des conséquences de mes actes… quelquefois, quelquefois seulement, baisser ma garde. Ce serait ça, ma révolution intérieure.
posté le 21/05/2008 | 600 vues | 4 commentaires | tags: journée_révolte
Absolument d’accord avec toi… Si seulement on pouvait se lâcher de temps en temps, ne serait-ce que 5 minutes par jour!
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entièrement d’accord avec toi, sur tous les points, de la première à la dernière ligne !!!