En tant que future travailleuse culturelle, il est un état de fait. Il faut savoir faire son trou et avoir des relations dans le milieu. Malheureusement, ce ne sont pas les plus méritantes qui y parviennent le plus facilement.
J’aimerais exprimer ici mon dĂ©goĂ»t face Ă cet Ă©tat de fait. Je ne sais pas si je suis plus mĂ©ritante qu’une autre, mais j’essaie. J’essaie de faire mon travail de manière exemplaire au sein de mon stage, Ă savoir de la lecture, de la correction et des tâches de secrĂ©taritat. Mes maĂ®tresses de stage sont assez contentes de moi, mais je sais pourtant que je dois encore trimer pour me faire ma place dans l’Ă©dition.
Et je sais qu’Ă cĂ´tĂ© de ça, il y a ce que j’appelle des poufiasses, qui savent communiquer, qui ne font pas vraiment un travail probant au sein d’une entreprise, mais qui font leur place dans le milieu de la culture, parce qu’elles savent Ă qui parler et de quelle manière il faut parler. Ces filles-lĂ me dĂ©bectent. J’appelle ça de la prostitution, mais tant que je ne saurais pas moi-mĂŞme communiquer pour me faire un carnet d’adresses, aux yeux des professions culturelles, je ne vaux pas mieux qu’elles.
J’ai pourtant un avantage sur elles : je n’ai pas les dents qui ratent le parquet, mais je sais que tĂ´t ou tard, c’est moi qui prendrai leur place. Quand elles seront moins fraĂ®ches, quand leur putasserie leur aura jouĂ© des tours, les filles comme moi seront aux aguets. On reconnaĂ®tra leur professionnalisme et leur capacitĂ© de travail.
Bref, c’est malheureux, mais avant mes 40 ans, je n’ai pas le droit Ă l’erreur. Parce que ces poufiasses (et j’en rencontrerai, c’est sĂ»r!) prendront un malin plaisir Ă me descendre au moindre faux pas. Le marchĂ© de la culture est un jeu de massacre, Ă moi de m’armer pour contrer ces connasses.
posté le 21/05/2008 | 324 vues | aucun commentaire | tags: journée_révolte
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