Ladies Room - Le quotidien des filles a la page

23. mai 2012

Mot de passe oublié

Laurelas

Une femme ça trompe énormément (?)

Suite à la lecture d’un article sur l’adultère au féminin dans le dernier Psychologies (si, vous savez, celui avec Georges Clooney en couverture) et suite à deux expériences différentes de “l’adultère” dans mon entourage, m’est venue l’envie d’écrire sur ce sujet, qui reste somme toute, assez délicat.

holdsuspinkcookielr.jpgCas n°1 : Une soirée, l’alcool coule à flots, les joints tournent et les paquets de cigarettes se vident. On est jeunes, on s’amuse, on danse, et on se tourne autour. Un couple s’éclipse. Couple composé d’une fille bien sous tous rapports, en couple et très amoureuse depuis plus de deux ans, et d’un autre garçon. Pas celui dont elle est amoureuse.

Elle est allée voir ailleurs, juste le temps d’une soirée. Et le lendemain, tout est redevenu normal. Comme si rien ne s’était passé. Pas de regrets. Elle a profité dira-t-elle. Ce qui ne l’empêche pas de regarder son amoureux droit dans les yeux. Pour elle c’était un soir, et c’est fini, on en parle plus.

Cas n°2 : Une soirée, l’alcool coule à flots, les joints tournent et les paquets de cigarettes se vident. On est jeunes, on s’amuse, on danse, et on se tourne autour. Un couple va se coucher. Encore une fois, le couple est composé d’une fille, amoureuse, mais pas de celui qui partagera son lit cette nuit-là. Pourtant, ici, la nuit ne sera pas consommée, la fille n’a pas voulu aller jusqu’au bout et commettre l’acte adultère ultime.

Cette fille-là s’en voudra toute la nuit, toute la journée qui suivra, et longtemps encore après de s’être allée à un débordement charnel tel que celui-ci. Entraînée sur le chemin du plaisir pour quelques instants, elle s’en voudra beaucoup d’avoir ainsi “trompé” son compagnon.

Dans les deux cas, elles restent muettes, de peur de perdre la confiance de l’être aimé, car après tout, cette aventure n’aura compté ni pour l’une, ni pour l’autre. Sauf que la première n’aura aucune peine à oublier cette aventure (qui ne sera sûrement pas la seule) tandis que la seconde s’auto flagelle et se jure de ne jamais, ô grand jamais recommencer.

J’en viens au point suivant : les femmes peuvent-elles vraiment tromper comme les hommes ? Ou du moins l’idée qu’on se fait de l’adultère au masculin. (Je dois dire que ma question rejoint grandement celle évoquée dans Psychologies.) Je veux dire, la première, n’a-t-elle vraiment aucun regret, n’éprouve-t-elle vraiment aucune culpabilité ? Comment est-ce possible ? Ici je prends parti, je fais partie de la seconde catégorie, celle des filles qui s’en voudront à jamais d’avoir trompé leur partenaire, dont elles sont amoureuses.

Le plaisir pour le simple plaisir ? Ce plaisir est il assez fort pour oublier tout le reste ? Personnellement, je ne vois pas quel est l’intérêt d’aller voir ailleurs, sous prétexte de profiter, de prendre du plaisir, alors qu’à la maison vous attend l’amoureux. Quel besoin avons-nous de consommer ainsi du plaisir, s’il ne lui succède que de la culpabilité ?

Y’a-t-il vraiment d’un côté les éternelles romantiques, éduquées à coups de Jane Austen et de films avec Meg Ryan, et de l’autre les filles libérées qui n’éprouvent aucun scrupule à aller voir ailleurs, de temps en temps … Après tout, ça ne compte pas, et c’est Jules qu’on aime pour de vrai.

Hmm. Je m’interroge.
(Le débat est ouvert !)

Photo: Pink Cookie sur Deviant Art.

 

Signaler un abus

Envoyer à un ami

Derniers commentaires

 

Moi j’ai trompé mon mec aprés seulement deux semaine en couple (pas celui actuel) alors que deux jours avant je lui faisait promettre de me rester fidele..je ne lui ai rien dit je l’ai juste largué afin d’eviter d’avoir a le lui avouer


cas numero deux j’ai couché avec un homme marié sous le coup de l’alcool je me suis detesté durant des semaine entieres j’ai même deprimé et je me suis traité de pute durant des mois…aprés c’est passé..l’aldultere tant que y’a pas de sentiment c’est pas trompé…le plaisir du corps et l’amour ne peuvent pas être mis dans le même sac..et puis on dit bien sucer c’est pas tromper…c’est pas pour rien…


je sens que je vais me faire lincher par les filles là mais grave mdr


 

Je crois que oui, ce sont deux visions différentes de l’amour et de la sexualité … On choisit son ‘camp’ et puis voilà. :)

Je fais partie des éternelles romantiques.


 

çà fait toujours autant plaisir de te lire Laurelas


 

La Chieuse: Merci :)

Mais je ne sais pas, je crois que je fais partie de celles qui ne peuvent prendre du vrai bon plaisir qu’avec quelqu’un que j’aime, tout le plaisir pris avec des hommes que je n’aime pas “vraiment” est tellement différent de celui éprouvé avec l’homme aimé! D’où le dilemme (selon moi) de la fille amoureuse/romantique, qui fait une erreur de parcours. (Et se traite de tous les noms pendant des mois …)


Mais je crois que je pourrais passer des heures avec vous, à disserter sur l’amour/la sexualité de toute façon :)


Vio: On est deux ;)


 

Moi aussi, je suis une éternelle romantique. Je ne suis pas forcément en accord avec le fait que sucer n’est pas tromper. De plus, je ne cautionne pas le “prêtage”, encore moins alors coucher avec un homme marié !!!!

Mais, chacun fait ce qu’il veut !


 

Hum, c’est peut etre un peu simpliste comme vision.

Ce que tu vois d’une fille ou d’un couple de l’exterieur ne reflete pas necessairement ce qui se passe en realite.

Donc par exemple, tu dis que ces deux filles sont “amoureuses”. Deja, c’est pas forcement sur. Ensuite, etre amoureux ne veut pas forcement dire (du moins pour moi) que l’on ne peut pas etre amoureux AUSSI de quelqu’un d’autre. Ou cela ne veut pas dire que l’on n’a pas des manques (sexuels ou autres) dans son couple, qui font que l’on cherche a les combler ailleurs.

Ensuite, y’a aussi le cote purement chimique qui parfois peut faire perdre la tete ponctuellement. Je sais bien, on n’est pas des animaux, on peut se controler, mais personnellement ca m’est deja arrive de ressentir une attirance tellement forte, comme une drogue, que je peux tout a fait comprendre que certaines femmes oublient mari, enfants, juste pour etre dans les bras de cet homme.


 

D’accord avec Catimini666, je ne crois pas en ces deux catégories. une femme casée et “amoureuse” ça recouvre tout de même beaucoup de réalités différentes.


 

Il y a évidemment les deux cas, et chez les femmes, et chez les hommes. Parce que chacun est différent et a sa propre notion de la fidélité.


 

ok pour trouver toutes les explications du monde à un craquage d’un soir

sauf que je sais exactement ce que je ressentirai si mon mec vivait ça…

et la confiance, ca se barre dans 2 secondes


 

Je suis d’accord avec labrunedupremier.


Tu sais catimini, ces deux cas étant très proches dans mon entourage, je sais que ces deux filles sont amoureuses (…) mais après, tous les cas de figure sont possible je suppose. Et pour les aventures d’un soir, quand elles ne comptent pas, ça implique que l’amour ne s’en mêle pas ..

C’est de ces aventures là dont je veux parler, des craquages d’un soir, qui ne comptent pas.


Si j’avais voulu parler des aventures qui comptent, j’aurais écrit différemment, et de toute façon, là n’est pas le sujet. :)


En ce qui concerne le côté chimique .. Je ne sais pas, jamais réellement ressenti, je ne peux rien en dire. Mais c’est facile je trouve de mettre une aventure qui peut faire des dégâts psychologiques (moindre mesure) ou dans le couple, sur une prétendue “chimie”.


Enfin, voila. Bien évidemment que je n’ai pas traité toutes les facettes du sujet, il m’aurait fallu plusieurs pages. Et ça ne m’intéressait pas. Juste ce sujet “aventure d’un soir” me touche de par mon entourage très proche …


 

J’ai beaucoup trompé mon ex, sexuellement parlant, ce qui ne m’empechait pas de “l’aimer comme une folle”, à l’époque. J’avais, pour m’expliquer, cette théorie : je me sens seule, c’est ma façon de me sentir désirée et aimée. Je ne culpabilisais pas, c’était ma solution pour passer outre le manque.


Il m’a quitté pour de toutes autres raisons et n’en a donc jamais rien sû. L’honneur était sauf. Mais j’y pensais. Je me demandais au fond si c’était ça aimer, si c’était possible de fonder une relation à long terme sur des mensonges de ce genre ou ne serait-ce que de vivre avec ça sur la consience. J’y ai répondu : non.


Aujourd’hui et aprés 5 mois d’une relation “compliquée”, je n’envisage pas deux secondes d’allé voir quelqu’un d’autre, de m’offrir à d’autres mains. C’est devenu, dans ma tête, totalement incompatible avec une histoire d’amour.


 

Totalement d’accord sur ce dernier point :)


 

Totalement d’accord aussi avec birdy, une femme réellement amoureuse ne trompe pas. C’est quand le sentiment amoureux se transforme en amour tout court qu’il peut y avoir séparation de corps et d’esprit.


 

moi je dit rien de mieu qu un PCFD ( plan cul fix discret)

pas de contrainte que du plaisir ….

je ss celib mais j ai un PCFD et depuis le début de notre jeux je ne me prend plus le chou a me demander ou il est ou pas ? ou pk

il ne m as pas aplé …

je ne ss pas contre une relation officiel mais je ne me sent pas prette a m impliquer ds une éternel routine


 

Si catégories, il y a, alors je suis de la première…

Et pour autant, je ne trompe pas à tort et à travers, et ça ne dépend pas de mon couple… Actuel, ni tous les couples que j’ai pu former.

Ca dépend juste de moi. Et quand c’est bien fait, quand c’est fait pour les bonnes raisons, et bien je peux, moi aussi, repartir le coeur léger et rentrer chez moi, retrouver un homme avec lequel j’ai envie de bien plus que deux heures dans des draps inconnus.


Pourquoi? Parce que le sexe, pour moi, c’est bien plus que l’expression d’un amour ou d’une relation. Le sexe, c’est un vecteur de couple… Et de moi-même. Et le sexe que je fais avec des hommes que je n’aime pas, il ne concerne que moi.

J’explique mon absence totale de culpabilité comme on explique que ce qui est mangé quand on a vraiment faim ne fait pas grossir.

Et si je n’en parle pas à l’officiel, ce n’est pas par peur de perdre sa confiance, c’est parce que je pense que ça ne le regarde pas. Je n’ai rien juré et je n’appartiens à personne d’autre qu’à moi-même. Je lui consacre du temps et de l’énergie, parce que j’en ai envie. Ni plus, ni moins.


 

Je conçois tout à fait qu’il y ait des couples libertins, qui dissocient l’amour du sexe, qui acceptent que l’autre aille voir ailleurs sans éprouver aucune jalousie.

Mais la tromperie ça n’est pas pareil : l’autre n’est pas au courant, c’est fait dans son dos, et s’il n’est pas au courant c’est très certainement parce qu’il ne serait pas d’accord. Et ça le regarde, parce que s’il n’a pas la même vision de la sexualité que celle qui trompe, si lui a besoin de la fidélité dans le couple, c’est plutôt gênant pour lui. En gros, si la personne qui va voir ailleurs ne le dit pas, c’est parce qu’elle sait que l’autre la quitterait.

Et c’est là que je rejoins la vision de .birdy : on ne peut pas construire une relation sur un mensonge (même par omission …).


 

On ne parle pas de couples libertins.


Et non, je répète, je ne cache pas parce que l’autre me quitterait! Je cache parce que ça ne le regarde pas. Si il savait, p-e me quitterait-il ( du moins m’aurait-il quitté, puisque pour l’instant, il s’agit du passé), mais c’est pas ma motivation pour cacher.


Je ne dis pas ça pour faire une généralité, juste pour dire que ça existe. Aussi.


On construit une relation sur des tas de mensonges, à commencer par ceux que nous nous racontons. Le problème n’est pas dans l’absence totale de mensonge mais bien dans quelle mesure on peut supporter la vérité, sur soi, et sur l’autre.


 

Pour moi, la fidélité est un élément essentiel du couple, comme l’honnêteté, et la confiance. Si l’une de ces trois lois (Asimov serait fier de moi) est enfreinte, ça met en péril l’équilibre du couple. Pour l’avoir vécu, il est très difficile de se remettre d’un tel coup de canif au “contrat” moral passé avec l’être aimé.


 

Etre trompé(e) avec ou sans amour, un jour ou un an c’est pareil, le mensonge en plus ça fait un mal de chien, c’est la traitise, la honte, le déhonneur, l’impression d’être violée dans son itimité. Pourquoi? Je n’y comprendrai jamais rien.


 

La fille > ce qui montre bien que tout est affaire d’arrangement avec soi et avec l’autre.


rumeur> Tu associes mensonge et honte, ça me pose question.


 

Euh, moi je ne saisis pas. quand on trompe sans sentiments c’est pas tromper? Sucer c’est pas tromper? J’ai du mal à saisir là. Soit, on se concerte dans son comple en disant : “Ok, on va voir ailleurs l’un l’autre”, soit on ne se concerte pas, et dans ce cas là il y a tromperie. Je trouve trop facile de dire : Sucer c’est pas tromper sans se préoccuper de ce que l’autre pense. Ce qui fonctionne pour soi ne fonctionne pas forcément pour les autres. Et puis je me méfie des “On dit que…”, c’est trop facile de s’excuser parce que son voisin fait pareil chez lui.


 

Je suis d’accord avec le com de Vio, il faut au moins s’accorder dans un couple sur ce qu’est tromper.


 

Ah non, je dis pas que sucer c’est pas tromper. Je dis que je n’éprouve pas la peur qu’il me quitte quand je ne dis pas ce que je fais. Je dis que je peux sans problème garder ça pour moi, parce qu’à mon sens, ça ne le regarde pas.


 

Et toi Miss Lili, tu réagis comment si tu découvres qu’il t’a trompée ?


 

Je me demande d’abord pourquoi je le sais. Si je le sais uniquement parce que Mr n’assume pas ses actes, je trouve ca moche. Maintenant, si je le sais parce qu’il y a quelque chose à faire de cette tromperie… et bien j’en tire le maximum.

Mais je dois dire que je suis pas jalouse, j’ai pas de sueurs froides à l’idée qu’il me trompe ou qu’il couche.


 

Tu as de la chance de ce côté là alors!


J’ai du mal à concevoir ta façon de voir les choses, mais après tout, tout le monde est différent. S’il devait m’arriver de déraper un soir, avec un inconnu pour lequel je n’éprouve rien, je m’en voudrai d’avoir fait ça. Mais est-ce que je le dirai à l’amoureux? Risquer son couple pour ça? C’est délicat tout ça.


 

Tout dépend de quand et comment et pourquoi avoir dérapé…


 

Chaque fois que j’ai dérapé, dans mes petites histoires de quand j’étais bien plus jeune, j’ai largué le cocu dans la foulée.

Dans ma façon de penser, si je trompe, c’est que je n’aime plus.

C’est pour ça que c’est douloureux quand on est trompée…


 

Hmm. Cas de figure number two: Pas de sexe jusqu’au bout. Avec un inconnu. Mais follement amoureuse de l’actuel, sans imaginer une seconde que ça finisse.


Oui, c’est ce que j’ai essayé de démeler en écrivant cet article. Comment peut-on, soi même, se remettre de ce genre de dérapage?


(Heureusement que je n’ai envisagé que deux cas de figure!)


 

Si pour toi, c’était clair, alors parfait. Seulement voilà, on est pas toutes faites pareilles :)


 

Je ne sais pas comment “on” peut. Je sais comment “je” peux. Et je peux parce que je ne me laisse pas aller jusqu’à des baisers passionnés si ce que je cherche n’est pas clair et si je ne sais pas où j’en suis.

Je ne m’autorise à perdre complètement les pédales qu’avec mon officiel. Les autres, c’est tjs calculé.


 

Autant s’acheter un “rabbit” dans ce cas, franchement…


 

Ahah!

Moui, je sais pas, je ne concois pas le fait de “calculer” etc, mais on est toutes différentes …


 

La fille > Je veux bien être gentille, mais ma patience à des limites. Je suis toute prête à discuter avec toi, à expliquer, et à entendre que tu ne penses pas comme moi. Seulement je ne suis pas disposée à récolter ton mépris, ni tes jugements de valeurs plaqués. Je ne te demande pas de faire comme moi, je te demande de ne pas me juger et de ne certainement pas me prendre pour ce que je ne suis pas. Donc, tes impressions sur “t’as qu’à aller te branler”, tu peux, s’il te plait, les garder pour toi. Et ne me dit pas que tu ne voulais pas le dire : c’est exactement ce que tu as écrit.


Maintenant que c’est dit, on peut passer à autre chose.

Quant à utiliser un sex-toy, je pense pouvoir dire que certes, un sex-toy, c’est pas mal. Mais ca ne remplacera jamais un mec. Tu en doutes?


 

Laurelas > je ne calcule que ces relations-là :) Juste ” de quoi ai-je besoin et pourquoi en ai-je besoin?”. Je dis pas que c’est reluisant hein, je dis que ca me permet de rentrer chez moi tranquille, sans mettre en péril mon engagement envers l’officiel.


 

Eh bien, ce n’était pas du mépris, désolée que tu l’aies pris comme ça, c’était juste de l’incompréhension : je ne conçois pas qu’on puisse mentir à l’autre délibérément, sans en éprouver de culpabilité, c’est ma façon de penser, c’est ma morale. On n’a pas les mêmes valeurs, tant pis. Et je disais ça parce que le rabbit, ça permet de déculpabiliser et de ne pas avoir de regret : c’est toujours un bon coup.


 

Bien sur. Et tu séduis ton rabitt aussi? Parce que moi, non. Tout ça, ça part du principe que le sexe ne sert qu’à faire physiquement plaisir, ce qui n’est pas le cas chez moi.


 

Tu recherches la séduction ? Pourquoi tu ne t’arrêtes pas au flirt, dans ce cas ?

Et tu dis que c’est une question d’arrangement avec soi et avec l’autre, mais apparemment, là, l’autre, il n’a aucune idée de tes agissements, vous en avez déjà discuté tous les deux ?

Et tu es aussi intolérante que tu me dis l’être, puisque pour toi mes valeurs sont “plaquées”, non, ce sont les miennes, c’est tout.


 

J’ai plus ou moins les mêmes valeurs que toi, La Fille je pense.


Je sais pas quoi en penser de ce que tu dis Miss Lili, enfin pour moi personnellement, si je vais voir ailleurs régulièrement, sans le dire à l’actuel, ça serait tout simplement car l’actuel n’est pas “assez bien” (j’ai pas voulu dire “n’est pas L’homme de ma vie” pour ne pas trop passer pour la grande romantique que je suis. Trop tard remarque.)


Mais au final, je vais peut être simplement arrêter de chercher à comprendre. :)


 

Et en plus, on habite la même ville, Laurelas. Et je te rejoins, si je trompe mon homme, c’est qu’il n’est plus assez bien, ce qui me met dans la situation “qu’est ce qui n’est pas assez bien chez moi” quand je suis trompée.


 

Aha, oui, la même ville :)

Et voila, je pense pareil. A l’exception près qu’il y’a tromper et tromper. Le dérapage, dont on ne parle pas, qui fait culpabiliser mais qu’on oublie (au bout de quelques mois? haha) car “c’était pas sérieux” et la vraie tromperie, régulière avec un autre, qui conduit à la rupture, fatalement.


Enfin, c’est ce que j’ai cru dégager de ma reflexion, finalement. Dans l’idéal, il n’a jamais de tromperie ni de dérapage. Si dérapage il y a, disons que c’est une erreur formatrice … (Mouais.)


 

C’est le jugement de valeur qui est plaqué, pas la valeur. Sinon, j’aurais fait une énorme faute d’orthographe.

L’actuel a toujours su que si ca ne le regardait pas, il ne le saurait pas.

Et pour ta gourverne, oui, je peux m’arrêter au flirt. Et oui, il peut s’agir de séduction, bien sur, pas chez vous? C’est pas ça qu’il se passe quand vous dérapez?

La seule différence c’est que quand ca m’arrive, je me précipite pas pour vider mon sac chez mon mec, je réfléchis ( de préférence avant mais toujours après) et j’avise.

Ce qu’il y a aussi, c’est que si par hasard je suis prise au dépourvu et que je le fais pour de mauvaises raisons, et bien je tente de règler la raison avant de me fustiger.

Je trouve qu’il y a beaucoup de culpabilité et de culpabilisation derrière tout ça, et pour tout dire, je crois que plus la règle est stricte, plus son infraction est tentante… et douloureuse.

Personnellement, je me sens nettement mieux de me dire que si je veux, je peux, et contrairement à ce qu’on pense, ça ne me pousse pas plus. En fait, tout est question de sens dans lequel c’est réfléchi. Et je réfléchis visiblement “à l’envers” de vous. En soi, c’est pas grave. Sauf que j’ai l’impression d’etre nettement plus sereine vis-à-vis de ça.


 

J’ai trompé. Et comme Miss Lili, je ne ressentais pas le besoin de lui dire, je ne ressentais aucune culpabilité, j’étais cool avec ça. Je rentrais à la maison et allais au lit avec l’officiel sans arrière pensée. J’aimais ce gars, je crois. Mais sexuellement, c’était pas ça et je crois que c’est ce qui me déculpabilisait totalement, “il n’était pas très sexuel, de toutes façons.” Ça a duré longtemps comme ça.


Les années ont passé. J’ai eu plusieurs histoires avec des formats et des modes différents. J’ai réalisé que cet homme que j’ai beaucoup trompé, j’aurais du le quitter. Parce que je savais pertinemment à l’époque déjà que ça finirait un jour ou l’autre, justement par manque de complicité sexuelle. Et aussi parce qu’à l’époque, j’avais l’impression que de pouvoir aller voir ailleurs, c’était être en contrôle de mes sentiments, de ne pas être trop dépendante de cet homme que j’aimais, de ne pas être complètement à lui, sûrement parce que j’avais peur de le perdre, de me perdre.


Aujourd’hui, j’aime différemment. Je suis à lui, rien qu’à lui. J’ai accepté de me laisser aller à être vraiment avec un homme, à un homme. La fidélité est une clause importante de notre contrat. Le sexe, nous avons décidé que c’était à nous et à nous seuls. J’ai pas envie de qui que ce soit d’autre. Et je ne pourrais pas le regarder en face si un jour je dérapais. Et ce sentiment est incroyablement exaltant. Et franchement plus flippant que me faire mousser en pensant que je garde ma liberté en allant voir ailleurs.


Après, qui sait ce qui se passera si un de nous trompe un jour. Et qui sait si je ne rechangerai pas d’opinion dans 10 ans.


La différence, c’est que pour la première fois, je me sens dans le vrai, en harmonie avec moi-même. Je crois que je la voulais, cette exclusivité, mais je n’avais jamais osé.


Je laisse un commentaire

NB : Avant de commenter, rendez-vous sur la charte des commentaires

Vous devez vous identifier pour pouvoir laisser un commentaire.

Zapping

Bridget26
Bridget26 a mis à jour son avatar. (13:30)
Bridget26
Bridget26 se lance dans l'aventure Ladies Room. (13:30)
Mimi
Mimi a posté un commentaire. (12:43)
Mimi
Mimi a posté un commentaire. (12:36)
cybermemere
cybermemere a posté un article. (12:32)
Previously on LR

Paulette, émancipée ?

J'en ai tellement entendu parler que je voulais voir ça par moi-même. Je parle de Paulette, bien sûr, le magazine communautaire lancé par Irène Olczak. En 2010, c'était la version web, puis plus...

Bref : un phénomène de société ?

Bref, programme court ou shortcom, est diffusée sur l’antenne de Canal + depuis septembre 2011. Ce n’est pas la première série de ce genre. Un gars une fille avait aussi eu un grand succès...

Récit de concert où glam et bière peuvent rimer

Ce jour-là, j'avais mis trois heures à me préparer pour le concert qui m'attendait et j'ai bien fait. Habituée des petits concerts de ma ville, frêle esquif aimant la bière, j'étais encore une fois parée...

Paradigme de la vie et des relations par mon chat

Parfois, je me sens proche des idées de Brigitte Bardot. Je ne parle pas de cette obsession pour la choucroute ou l’aigreur haineuse, mais plutôt de la croyance en un monde animal...

Ne pars pas

C’est sous la pluie battante que je le regarde partir, la nuit tombe doucement ce soir, timidement. Dois-je le rattraper pour lui dire ce que je ressens ou laisser faire la vie qui peut-être le ramènera à moi ? Je n’ai pas le courage...

D'autres vies que la mienne d'Emmanuel Carrère

Travaillant depuis peu dans le domaine du droit, une collègue m'a conseillé de lire le roman d'Autres vies que la mienne d'Emmanuel Carrère afin de mieux appréhender le monde de la jurisprudence...

Les Partenaires

Les Amies

Paperblog