J’ai toujours Ă©tĂ© une princesse.
Mais pas une princesse de contes de fĂ©es, avec des robes incroyables, des cheveux magnifiques, des chaussures d’une beautĂ© Ă couper le souffle et qui croit au prince charmant.
Non, moi je suis plutĂ´t une princesse en jean dĂ©chirĂ©, Converses peintes, pantalons en lin et tongs, et tee shirts “engagĂ©s” ou en coton bio. Et le prince charmant ? C’est qui ça ? Jamais entendu parler. (Non, je ne crois pas au prince charmant. Je suis une menteuse. J’assume.) Et surtout, je suis une fille traitĂ©e comme une vraie princesse, et tout ça par mes z’hommes.
Cela a commencĂ© il y a une bonne dizaine d’annĂ©es dĂ©jĂ , avec Mika. (Je vous ai dĂ©ja parlĂ© de lui ici).
J’ai toujours eu la prioritĂ© sur ses copines. Chacun de mes caprices ou de mes volontĂ©s Ă©taient satisfaits au moment oĂą ils sortaient de ma bouche. Je ne compte plus les fois oĂą, Ă choisir entre voir sa chĂ©rie et me faire plaisir, c’est moi qu’il a choisie, moi et mes caprices, moi et mon caractère de chieuse.
Et puis, il y a eu Florian. Pareil, je pouvais l’appeler n’importe quand, 10 minutes plus tard il Ă©tait chez moi. Il m’attendait Ă l’arrĂŞt de bus quand je rentrais du lycĂ©e, me faisait des courses de “dĂ©pannage”, etc.
Et Paul, pendant les deux dernières annĂ©es de lycĂ©e. Certainement celui qui a le plus comptĂ© pour moi, et qui me manque encore aujourd’hui, après presque 2 ans sans le voir, et très peu de nouvelles. Monsieur est parti en Finlande, je ne sais mĂŞme pas quand il rentre. Stop la digression, revenons au sujet initial …
Paul, c’est l’homme qui me portait mon sac certains matins.
Qui me prĂŞtait son bonnet pendant les cours de sport et pendant l’hiver. Celui qui achetait des autocollants pour dĂ©corer le boĂ®tier de ma flĂ»te traversière. Celui qui m’a tricotĂ© un dĂ©but d’Ă©charpe.
Et puis l’an dernier, Ă la fac, Joao. Qui venait me chercher pour me sortir quand je n’allais pas bien, mĂŞme si ça l’obligeait Ă rater des cours.
Qui m’accompagnait Ă la Philarmonie, pour Ă©couter 2h de musique classique, alors que c’est loin d’ĂŞtre son truc. Joao, qui refusait de me laisser traverser 3 rues Ă pied, qui m’appelait tout le temps. Qui Ă©tait toujours prĂ©sent physiquement, prĂŞt Ă rĂ©agir Ă la moindre demande, au moindre caprice.
MalgrĂ© tout cela, aucun d’entre eux n’a Ă©tĂ© mon prince charmant.
Paul aurait pu, s’il l’avait souhaitĂ©. Mais j’ai tellement de difficultĂ©s avec les contes de fĂ©es, tellement de mal Ă y croire …
Aujourd’hui, plus personne ne me traite comme une princesse.
Pourtant, y’a encore quelques semaines, T. Ă©tait lĂ pour jouer ce rĂ´le. Maintenant, on est en froid. Je ne sais pas si l’on s’en sortira, et je crains que, mĂŞme si l’on s’en sort, plus rien ne sera pareil.
Hier, après m’ĂŞtre plainte des difficultĂ©s que me posait une foutue carte de gĂ©o, il a proposĂ© de la remplir pour moi. Mais il cherche tellement Ă entrer de nouveau dans mes bonnes grâces, à se faire pardonner plein de choses que ça ne veut rien dire.
En fait, ĂŞtre traitĂ©e comme une princesse, sur le moment, c’est jouissif. On y prend vite goĂ»t, et on cherche Ă voir jusqu’oĂą ces z’hommes tiennent Ă nous, qui ne sommes ni leur mère, ni leur petite copine.
Mais quand ça s’arrĂŞte, la chute est rude. Parce que tout un pan de confiance en soi s’Ă©croule, et qu’il faut la reconstruire, cette confiance. Et qu’on se sent subitement dĂ©saimĂ©e, inintĂ©ressante, et seule.
Totalement perdue.
posté le 06/05/2008 | 731 vues | 12 commentaires | tags: princesse garçons
ha non moi suis une chieuse..na
je me suis beaucoup retrouvĂ© dans ton article que j’ai beaucoup apprĂ©ciĂ©…le pouvoir que l’on ressent quand on appelle l’un de ses hommes Ă 3h du mat mĂŞme s’il bosse le lendemain il viendra nous offrir son Ă©paule moi j’en joue beaucoup mĂŞme Ă©normĂ©ment….je les appellent ils rappliquent c’est comme çà pas autrement je suis intransigeante la dessus je les mènent tous Ă la baguette et ils adorent çà ….je fait ma chieuse quoi…. enfin ma princesse
Y’a des limites Ă faire sa princesse quand mĂŞme .. Si c’est pour devenir invivable et capricieuse, je prĂ©fère ĂŞtre une souillon comme cendrillon ;)
Bleue et Violette > Oui, tout Ă fait, mais après y’a les princesses qu’on aime et qu’on adore quoiqu’il arrive, et y’a les princesses qui font tout plein de caprices et qui ont un caractère de m*rde … C’est de cette deuxieme catĂ©gorie que je voulais parler :-)
La Chieuse > Princesse et chieuse, en général, ça va ensemble ;-)
Qui dit caprices, dit forcĂ©ment chieuse. d’ailleurs, capric-ieuse, c’est un mĂ©lange des deux mots, non ? Comment ça j’me plante sur toute la ligne ???
Vio > A ce que je sache, je n’ai jamais Ă©tĂ© invivable :-)
Enfin, pas plus qu’en temps normal ;-)
Capricieuse par contre, oui, c’est sĂ»r. Parce qu’appeler X. ou Y. en lui disant que j’ai envie d’aller faire un billard avec lui, et que j’arrive dans 5 minutes, c’est un caprice. Le persuader de me tĂ©lĂ©phoner le lendemain matin pour me rĂ©veiller alors que mon rĂ©veil peut le faire, c’est un caprice aussi.
Après, faut voir aussi leur rĂ´le lĂ dedans … Tant qu’ils ne bronchent pas, je ne peux pas forcĂ©ment savoir que j’abuse (avec le recul, si, je m’en rends compte …)
oh bah zut alors, la mise en page de mon commentaire est toute ratĂ©e … Help ??
Je ne suis pas une princesse. Je ne l’ai jamais Ă©tĂ©. ExceptĂ© pour mon père. Aucun homme ne m’a jamais traitĂ©e en princesse. Peut-ĂŞtre parce que j’ai toujours dĂ©montrĂ© que contrairement Ă une princesse, je m’en sors toute seule, que je suis assez forte. Et que je ne traite personne comme mon larbin…
Je n’aime pas les princesses. Et je trouve que les filles qui se comportent ainsi n’apportent rien Ă la condition de la femme. Voire, elles dĂ©crĂ©dibilisent toute la lutte fĂ©ministe.
Mon père ne m’a jamais traitĂ©e comme une princesse. Bien au contraire, il faisait tout Ă l’opposĂ© … Et malgrĂ© tout, je m’en suis toujours tirĂ©e toute seule. Mes problèmes, je les gère seule, depuis toujours. Mes dĂ©cisions, je les prends seule. Quand ça ne va vraiment pas du tout, je reste chez moi et coupe tout lien avec le monde, avec les autres, le temps d’aller mieux.
Ensuite, ils Ă©taient mes potes. Des vrais potes, pas juste des connaissances Ă©loignĂ©es. Je ne les ai pas traitĂ©s comme des larbins, ils me rendaient des services. Ils me rendaient des services, et arrivaient Ă “anticiper” certaines choses.
T’as d’la chance d’avoir Ă©tĂ© traitĂ©e comme une princesse par ton père tu sais … Ca t’a certainement Ă©vitĂ© pas mal de conneries.
Malheureusement, c’est pas le cas de tout l’monde. Alors oui, j’ai profitĂ©, peut-ĂŞtre parfois exagĂ©rĂ© de l’attention et des preuves d’affection que d’autres hommes que lui m’ont apportĂ©, et j’ai pris l’amour et l’affection lĂ oĂą ils se trouvaient, parfois (souvent ?) aux mauvais endroits.
Quant Ă la lutte fĂ©ministe, d’autres filles la dĂ©crĂ©dibilisent beaucoup plus que ça, et de façon totalement plus flagrante.
La Fille@ “Et je trouve que les filles qui se comportent ainsi n’apportent rien Ă la condition de la femme. Voire, elles dĂ©crĂ©dibilisent toute la lutte fĂ©ministe.”
tu peux m’expliquer ta phrase j’ai peur de l’avoir mal compris car je ne vois pas en quoi jouer de son charme avec les hommes en faisant sa princesse dĂ©crĂ©dibilisent toute la lutte fĂ©ministe
dĂ©solĂ© ou tu t’es mal exprimĂ© ou alors je suis a cotĂ© de la plaque par ce que lĂ franchement j’ai du mal Ă te suivre tu m’aurais dit çà dans l’article sur les film porno que j’ai postĂ© ok j’aurais compris ta phrase mais lĂ non…je ne vois pas le rapport..ou alors c’est par ce qu’il n’y en a pĂ´
Des conneries, j’en ai fait, comme tout le monde. Et je ne crois pas que ce soit une question d’Ă©ducation, mais de personnalitĂ©. Ma soeur est une princesse, pas moi. Et pourtant, on a le mĂŞme père.
C’est une question d’attitude, face Ă la vie. Je n’attends mon bonheur des autres, je fais en sorte de m’offrir mon bonheur, Ă moi. Cela dit, c’est peut-ĂŞtre bien plus Ă©goĂŻste comme attitude… Ca rĂ©vèle Ă©galement que je suis incapable de faire confiance aux autres, peut-ĂŞtre. J’ai une amie un peu comme toi, et Ă chaque fois je m’Ă©tonne devant elle, de la voir souffrir autant Ă chaque fois qu’elle se prend des claques de la part de personnes qui la considèrent comme une princesse.
La Chieuse : c’est parce que je considère que minauder, faire des caprices, faire la princesse, ça met la femme dans un carcan, ça crĂ©e des stĂ©rĂ©otypes, et que ça ne me convient pas, et que je n’aime pas qu’on en joue. Oui au charme, non Ă la princessitude, et de manière gĂ©nĂ©rale, non aux pratiques qui diffĂ©rencient trop la femme de l’homme. C’est ce que je voulais dire, la princesse montre la femme sous un jour plus vulnĂ©rable, ça m’agace. Je prĂ©fère Fiona de Shrek qui file des mandales au Robin des Bois de pacotille.
mais non justement nous ne sommes pas vulnerable aujourd’hui quand on se fait appeller princesse c’est nous qui sommes aux commande enfin je dis nous je parle de moi les autre je sais pĂ´
moi mes hommes c’est mon harem je ne suis pas superieur Ă eux mais dans notre relation qui n’est en rien amicale mais plus charnelle c’est moi qui suis aux commande d’ou mon pseudo la chieuse
et non pas princesse
mais tu sais se faire traiter comme une princesse des fois çà à du bon on se detend on se laisse guider
je dis çà mais pourtant je suis plutôt du genre dominatrice
mais voilà des fois pour une soirée se laisser guider caliner desirer comme une vraie princesse çà à du bon
moi si j’Ă©tais une princesse je serais princesse sarah une vraie princesse comme je les aime
ah mais attention : princesses, oui mais modernes par princesse tartignole Ă la Cendrillon…pour ça, je suis d’accord avec La Fille et c’est ce que je disais dans mon premier commentaire : on est des princesses, en ce sens qu’on a toutes le droit d’ĂŞtre traitĂ©es aussi bien qu’elles…mais on s’en sort très bien toutes seules, sans princes!
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Miss, nous sommes toutes des princesses…avec ou sans prince charmant!