Il y a longtemps que je voulais lire “La Vie sexuelle de Catherine M.”, tout d’abord parce que j’aime la littĂ©rature Ă©rotique et parce que tout ce buzz qu’il y avait eu autour de ce livre me travaillait… La prochaine fois, je ferai comme Ă mon habitude, c’est Ă dire fuir les succès populaires car : quelle daube ! J’ai l’impression de relire “100 coups de brosse avant d’aller dormir” (voir lĂ ) mais au moins, dans ce livre, il y avait une histoire…
On ne peut pas reprocher Ă Catherine Millet de nous avoir dupĂ©s : son titre a bien Ă©tĂ© choisi car nous avons par le menu toute la vie sexuelle de Madame Millet et quand je dis tout, c’est TOUT !
(Attention, ça va devenir salace !) Contrairement Ă un homme, une femme ne ment pas sur ses pratiques sexuelles ; c’est peut-ĂŞtre ce qui est le plus dĂ©rangeant ici. Car tout ce qu’elle raconte, nous savons bien en notre for intĂ©rieur qu’elle l’a rĂ©ellement vĂ©cu. Et autant vous dire que sa vie sexuelle n’a rien Ă voir avec celle du commun des mortels… Ici, tout est simple, direct et cru.
Dans cette vie sexuelle, le plaisir est absent… Catherine Millet est une baiseuse exhibitionniste qui raconte par le dĂ©tail comment elle se fait prendre, par combien, oĂą et quand. Elle prĂ©sente un livre technique et glacĂ© oĂą le plaisir est absent, oĂą seule compte la nĂ©cessitĂ© de partouzer, de retrouver des corps sans tĂŞte, des sexes sans fin. Dans ce livre, tout est rĂ©pĂ©titif, je dirais mĂŞme “pratique”, loin de toute voluptĂ©.
Nous ne sommes pas dans l’Ă©rotisme (genre dĂ©cidĂ©ment trop difficile pour les auteurs contemporains ?) mais vĂ©ritablement dans la pornographie. A Ă©viter absolument.
Catherine Millet est bien connue dans les milieux de l’art. Elle est l’auteur d’essais sur l’art contemporain et de monographies consacrĂ©es aux artistes d’aujourd’hui. “Je suis entrĂ©e dans la vie sexuelle adulte comme, petite fille, je m’engouffrais dans le tunnel du train fantĂ´me, Ă l’aveugle, pour le plaisir d’ĂŞtre ballottĂ©e et saisie au hasard”, dĂ©clare la narratrice.
En quatre chapitres – le nombre, l’espace, l’espace repliĂ© et dĂ©tails, soit la multiplication des aventures, d’une partouze Ă l’autre, les relations Ă l’emporte-pièce, les lieux et le corps apprĂ©ciĂ© dans ses coins et recoins –, Catherine se livre volontiers et sans fard Ă toutes les confessions, baisant “comme elle respire”. Nulle chronologie, nulle construction vĂ©ritable dans ce rĂ©cit dĂ©bridĂ© conduit tout entier Ă la première personne.
“La Vie sexuelle de Catherine M.” de Catherine Millet - Ed. Seuil - 7,50 euros.
Prochaine lecture : “Ni d’Eve ni d’Adam” d’AmĂ©lie Nothomb.
posté le 30/04/2008 | 9611 vues | 17 commentaires | tags: Catherine Millet pornographie érotisme littérature bouquin Culture
ahaha je l ai lu aussi, seulement c etait seulement mon deuxieme abord a la litterature erotique, apres Anais Nin…alors forcement ca fait un sacrĂ© decalage…J avoue avoir trouvĂ© ca plutot hard mais d un autre cotĂ© n ayant pas eu de rapports sexuels avant avoir lu ces deux livres jpeux vous dire que quand j ai commencĂ© a avoir des rapports(il y a un an environ et j en ai 20 maintenant) j avais un point de vue compllletttemment different et un simple missionaire n allait pas assouvir une curiositĂ© eveillĂ©e :-p et puis ca a pas l air de gener mon bonhomme tout au contraire :-)
moi aussi j’ai pas aimĂ©, et chose rare, j’ai arrete la lecture au moment oĂą elle racontait que lors d’une partouze, elle s’est faite sodomisĂ©e par toute l’assemblĂ©e masculine parce qu’elle Ă©tait la seule Ă accepter ce “chemin lĂ ” et qu’ils s’y sont tellement donnĂ©s Ă coeur joie qu’elle a du marcher en crabe pendant deux semaines!! (bon elle le dit pas comme ça, mais c’Ă©tait l’idĂ©e)
Au delĂ de l’effet soporiphique, je me demande bien ce qu’elle avait dans la tĂŞte…
autant regarder un film porno d’apres les annĂ©es 90 pour voir des gens “performants” mais qui n’ont pas de plaisir, et ca sollicite moins de neurones!
Tout comme toi, j’ai lu ce livre car curieuse de savoir pourquoi on en parlait tant. En fait, je n’ai lu que le premier chapitre (le nombre).
Et ce qui m’a arrĂŞtĂ©e, je pense, c’est effectivement cette froideur avec laquelle elle parle de ce qu’elle a vĂ©cu. Et qu’est-ce qu’elle a vĂ©cu!
Cela ne donne pas envie.
Je ne l’ai pas lu et ne comptais pas le faire, malgrĂ© tout le tapage mĂ©diatique autour de ce bouquin. Ta critique aurait pĂ» attiser ma curiositĂ© fĂ»t un temps. Il faut croire que pas aujourd’hui.
J’ai par contre bien aimĂ© “Ni d’Eve ni d’Adam” alors je te souhaite bonne lecture :)
bah j’ai trouvĂ© ca nul! et je comprend pas le buzz autour de ce bouquin!
je crois que le tapage vient de ce que nombres de gens qui n’osent pas acheter des bouquins pornos ont lu celui-ci la conscience tranquille puisque c’est soi disant intellos.
et en plus ils peuvent en parler au bureau
il y a ainsi des livres qui n’ont le goĂ»t du souffre que leur marketing incessant ;)
Je n’ai pas du tout aimĂ© ce livre que j’ai trouvĂ© engoncĂ© dans la pornographie gratuite. Limite si Catherine Millet ne se disait pas que plus il y aurait de termes salaces, plus il y aurait de vente. Elle a bien jouĂ©, mais je n’ai pas joui.
Pas lu - juste vu la dame faire sa promo Ă l’Ă©poque et elle ne m’avait pas convaincue - un je-ne-sais-quoi qui ne te met pas Ă l’aise et qui ne donne surtout pas envie d’en savoir plus. Cet article confirme mon impression.
Autant j’ai feuilletĂ© Virginie Despentes par curiositĂ©, autant Catherine M. je passe.
ah moi, j’ai adorer ce livre , je l’ai dĂ©vorer mĂŞme
je pense que le buzz qu’on a fait autour est du justement au fait que ce soit narrer par une femme
J’ai pas lu (et les commentaires me donnent pas envie) mais ce que le livre raconte rĂ©ellement, ça serait pas plus une histoire d’auto-destruction en passant par la partouze ? L’anecdote de la sodomie en chaine (erk) couplĂ© au zĂ©ro orgasme, ça me donne l’impression qu’elle dĂ©teste son corps, ou qu’elle est une SM qui s’ignore. Je comprend que ça puisse avoir un cĂ´tĂ© fascinant mais excitant apparement pas.
Ca me fait penser Ă Les nuits fauves, le fabuleux (ahah) bouquin de Cyril Collard, qu’on m’avait prĂŞtĂ©, que j’ai lu en diagonale et rendu très vite. C’est pas parceque c’est trash que ça vaut quelque chose. Et dire qu’Ă l’Ă©poque y en avait qui voulait le hisser au rang de livre (et film) culte… Le glauque est vendeur.
Je n’ai pas encore lu le bouquin. Mais personnellement je ne le comparerait pas aux Nuits Fauves qui ne traitent pas du tout Ă mon sens du mĂŞme thème.
Les Nuits Fauves sont devenues cultes parce que c’est notamment un film qui a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© au grand public et qui a marquĂ© la “GĂ©nĂ©ration Sida”. On n’est pas obligĂ© d’aimer, certes, perso je ne l’ai pas trouvĂ© trash, mais vu le thème abordĂ©, ce film/livre Ă©tait obligĂ© de marquer les esprits notamment les hĂ©tĂ©rosexuels.
Et j’ai fait plein de fautes. Je vais prendre mon cafĂ© avant d’Ă©crire je crois…
@Couille bleue: je suis d’accord avec Pheno: on ne peut pas comparer la vie sexuelle de catherine M avec les nuits fauves… les nuits fauves Ă©taient un des premiers films Ă aborder ouvertement le sujet du Sida (Philadelphia date de 1993)… de plus par un malade… tout cela Ă une Ă©poque (1992) oĂą la maladie n’Ă©tait pas Ă ses premmières victimes et qu’on ne parlait pas d’elle de façon presque aussi banalisĂ© qu’aujourd’hui (j’entends trop de bĂŞtises sur le Sida de la part desjeunes gĂ©nĂ©rations d’aujourd’hui, j’entends trop de jeunes filles/jeunes hommes qui ne mettent pas de capotes sous prĂ©texte qu’ils ont confiance!).
Bon pour le livre de catherine M: pas lu, pas envie, Ă l’Ă©poque de sa parution il y a eu suffisament de tapage mĂ©diatique et d’extraits dans les magasines et journaux pour savoir que ce n’est aps un livre pour moi.
@ Pheno et Myamya : oui je suis d’accord les 2 livres ne sont pas comparables, je parlais juste de l’aspect trash et cru qui rĂ©unit les deux. Et qui est vendeur. Les nuits fauves c’est Ă©crit de façon cru, le film est light en comparaison, nottament sur des anecdotes dĂ©gueus qui disparaissent.
Tiens sinon j’ai attentivement regardĂ© la couverture, et oh mon dieu quelle tristesse :( Y aurait fallu me payer cher pour que je la touche la Catherine, qu’est ce qu’elle a l’air triste sur cette photo.
je l’ai lu quand il est sorti, j’allais avoir 18ans…j’ai Ă©tĂ© marquĂ©e par sa facilitĂ© Ă raconter, et je crois qu’elle ressent du plaisir moi, justement, Ă avoir ce pouvoir sur les hommes et Ă raconter. Je crois qu’aucune femme avant n’avait racontĂ© ce genre de choses, le buzz est donc justifiĂ© pour ça.
De lĂ Ă dire que j’ai aimĂ©…disons qu’il m’a marquĂ©, qu’il y a des choses oĂą j’ai Ă©tĂ© choquĂ©e mais en mĂŞme temps admirative de son rĂ©cit, parce qu’elle seule peut raconter ce genre de souvenirs, de fantasmes…je ne dirais pas quoi mais il y en a un, comme on dirait par ci par lĂ “non mais lache l’affaire!” ^^
Bref, je l’ai dans ma bibliothèque, ce n’est pas une histoire, mais j’ai trouvĂ© intĂ©ressant de le lire, je ne crois pas que je lirais quelque chose de semblable dans ma vie! Il n’y a qu’elle pour Ă©crire tout ça.
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en bonne sexe-girl que je suis je l’ai lu et moi il en faut pour me choquer mĂŞme si son livre m’a envoutĂ© il ne m’a pertubĂ© plus que çà mais c’est sans doute es dĂ» Ă mon esprit très très open
à ne pas laisser par contre à la porté de jeune esprit à qui cela pourait donner des mauvaises idées
merci pour ton article
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