Dans les catalogues de vente par correspondance, les pages lingerie sont systématiquement situées après les pages de fringues. C’est complètement con. C’est quand même par le soutif et la culotte qu’on va commencer par s’habiller, messieurs, voyons. Réfléchissez deux secondes avant de faire relier vos catalogues, enfin…
Quoi qu’à bien y regarder, il n’est pas rare que le choix des sous-vêtements s’opère de façon très stratégique, après avoir choisi la tenue du jour. Ben oui, forcément. L’ensemble en dentelle noir sous le chemisier blanc, c’est bof. La culotte mémé sous la robe de soirée, no way. Et le shorty qui fait des boudinets juste là , sous les fesses, porté avec le pantalon de chagasse ultra-moulant, on va essayer d’éviter (voire même, on évite aussi le pantalon de chagasse, hein, s’il vous plait).
Bon, j’ai l’air d’une grande routarde du sous-vêtement, là , comme ça, à donner mes leçons sur un ton de Super Nanny tyrannique et autoritaire. Mais en fait, si vous saviez la vérité, franchement, vous rigoleriez bien. La vérité, c’est que ça fait très peu de temps que je prends soin de mes dessous. D’ailleurs, « dessous », ça veut tout dire. C’est dessous, point barre. Qu’est-ce qu’on va aller s’emmerder à ressembler à une gravure de mode avec le string coincé sous un jean, un collant, trois pulls et un manteau, hein ? Tout ça relève un peu de la même théorie que celle du poil aux pattes en hiver : qui va savoir que je fais la grève de l’épilation, puisque personne ne le verra ?
Biiiiiiiiiiiiip. Grosse erreur, mes jolies. Vous, vous le savez. Vous savez pertinemment que sous cette belle robe Sandro et ces jolis collants mauves assortis se cache une horrible culotte Petit Bateau saison automne 2004, très nettement défraîchie, et dont l’élastique grisouille pourrait craquer à tout moment. « Tout ça, c’est dans la tête », allez-vous dire. Sans doute. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup. Comment voulez-vous vous sentir féminine jusqu’au bout des ongles, quand la première couche de sexytude est déjà ternie ? Je ne vous refais pas le coup de la maison solidement ancrée sur ses fondations, mais l’idée est un peu là , quand même.
J’en vois déjà au fond qui lèvent les pancartes féministes. « Non à la femme objet », « on n’est pas que des bonbons joliment enrobés », « et le Q.I. merde alors ? ». Ah mais certes. C’est là que je vous arrête pour vous en apprendre une bien bonne, quand même, au cas où vous ne l’auriez pas lu et relu moult fois dans les magazines féminins : « c’est avant tout pour soi qu’on fait ça ». Pour soi. Capiché ? Alors soyez un peu égoïste, bordel, pour une fois qu’on vous l’autorise.
Enfin, en même temps, merci d’appuyer là où c’est pas clair, parce qu’effectivement, les jolis soutifs, c’est clairement pour soi qu’on les porte, et pas pour les mecs, vu qu’apparemment, leur grand truc, c’est de les dégrafer d’un claquement de doigt, par-dessus le pull, avant même d’avoir déshabillé la demoiselle. Non mais bonjour la ringardise, quand même.
Certains croient même bon d’ajouter un « t’as vu ça, comme c’est la classe ? ». Non. Non, c’est absolument pas la classe, messieurs, sachez-le. Ça veut juste dire que ça fait environ 3508 soutifs que vous dégrafez comme ça, donc on n’a aucune raison de se sentir flattée et unique. Et puis dans l’histoire vous n’avez même pas pris le temps de nous regarder dans notre joli ensemble de lingerie. Donc la prochaine fois, on se cassera moins la nénette à choisir un beau soutien-gorge. Peut-être que comme ça, au moins, on sera à l’heure au rendez-vous, hein ?
posté le 22/04/2008 | 891 vues | 8 commentaires | tags: slip String soutien-gorge sous-vêtements culotte lingerie
J’aime beaucoup ton introduction, tu m’as fait sourire.
Et puis, comme le temps de port de l’ensemble en question est souvent très court, il est logique que ça soit eux qu’ils nous payent nos sous-vĂŞtement, nan?!
Ha ! Très bien vu le coup du dégrafage pas glamour.
Après, il me paraĂ®t clair que mon mec prĂ©fère sans rien sur ma peau, donc les sous-vĂŞtements, je les choisis pour qu’ils me plaisent : Ă ma taille, confortable et pas trop laids.
Je porte quasiment toujours du dĂ©pareillĂ©, mais vu que je ne porte pas souvent de soutien-gorge, de toute façon, on s’en fiche.
Sinon, j’ai fait du shopping et j’ai trouvĂ© des petites culottes/boxers super mimi.
Vous ĂŞtes plutĂ´t quoi d’ailleurs, culotte, string, boxer, rien ?
moi suis shorty (ai eu ma pĂ©riode string, comme tout le monde - et comme tout le monde, j’en suis revenue!). par contre j’ai horreur des ensembles suis Ă fond pour le dĂ©pareillĂ©, trouve ça plus original : soutif de couleur et shorty noir ou soutif noir et shorty de couleur. par contre, j’ai vu que les sous-vĂŞts des annĂ©es cinquante sont revenus et Ă la mode et j’avoue : j’adore !!! oui mĂŞme les culottes de mĂ©mĂ© (c’est le cas de le dire ! )
non mais sans rien vous ĂŞtes encore plus sexy les filles moi je dis toutes Ă poils
(très bien ton article j’ai bien pouffĂ© derrière mon pc)
Pour rentrer dans le débat, je suis pas du tout pour le dépareillé, et plutôt shorty ou culotte, tanga à la limite, mais jamais string.
DrĂ´le et très vrai, notamment le passage sur le dĂ©grafeur pro. Cela dit mon goĂ»t prononcĂ© pour les brassières m’Ă©vite ce genre d’Ă©pisode fâcheux. A part ça, tout ce que je demande Ă une culotte (Ă part ĂŞtre jolie, bon marchĂ© et qui gratte pas), c’est qu’elle n’accomplisse pas le miracle de la multiplication des bourrelets sur moi. La qualitĂ© de l’Ă©lastique, tout est lĂ !
NB : Avant de commenter, rendez-vous sur la charte des commentaires
Vous devez vous identifier pour pouvoir laisser un commentaire.

Comme des envies d'ailleurs Rédac' chef de la semaine, Laurie a fait la part belle aux Ladies globe-trotters mardi !
Some kind of unreal music #17 : Nécrologies Petit retour sur les carrières de deux figures emblématique de la musique.
Doc BBC #18 : Boenbotte, un ami qui nous veut du bien… Docteur Britbrit Chérie remonte les bretelles d'une Lady et vole à la rescousse de Boenbotte !
J'en ai tellement entendu parler que je voulais voir ça par moi-même. Je parle de Paulette, bien sûr, le magazine communautaire lancé par Irène Olczak. En 2010, c'était la version web, puis plus...
Bref, programme court ou shortcom, est diffusée sur l’antenne de Canal + depuis septembre 2011. Ce n’est pas la première série de ce genre. Un gars une fille avait aussi eu un grand succès...
Ce jour-là , j'avais mis trois heures à me préparer pour le concert qui m'attendait et j'ai bien fait. Habituée des petits concerts de ma ville, frêle esquif aimant la bière, j'étais encore une fois parée...
Parfois, je me sens proche des idées de Brigitte Bardot. Je ne parle pas de cette obsession pour la choucroute ou l’aigreur haineuse, mais plutôt de la croyance en un monde animal...
C’est sous la pluie battante que je le regarde partir, la nuit tombe doucement ce soir, timidement. Dois-je le rattraper pour lui dire ce que je ressens ou laisser faire la vie qui peut-être le ramènera à moi ? Je n’ai pas le courage...
Travaillant depuis peu dans le domaine du droit, une collègue m'a conseillé de lire le roman d'Autres vies que la mienne d'Emmanuel Carrère afin de mieux appréhender le monde de la jurisprudence...
C’est vrai que ça fait plus plaisir quand un homme complimente aussi le choix de l’emballage et ne s’intĂ©resse pas qu’au contenu dĂ©nudĂ© ! Un de mes exs essayait toujours de deviner Ă tâtons mais sans regarder ce que j’avais mis comme sous-vĂŞtements, et comme, comme beaucoup de filles, j’aime bien la lingerie et les vĂŞtements, ça me faisait plaisir de partager ça avec lui. Donc c’est un bon message aux mâles qui lisent ladies room. Et le dĂ©but de l’article est rigolo aussi :)