Le taliban ne se cache pas seulement dans les grottes d’Afghanistan. La preuve, j’en ai un beau spécimen chez moi. Un magnifique exemplaire, dans la force de l’age. Pas un de ces modèles démodés qu’on a trop vu au journal télévisé avec un turban sur la tête et un fusil sur l’épaule, non, le mien est tendance.
 Costume Hugo Boss, chaussures pas données, et cravate hermès, le taliban bobo bosse dans la banque privée, et il est rusé comme un renard. Il compense son coté bourgeois en faisant de la musique (mon spécimen est un excellent guitariste, qui le rend cool aux yeux de beaucoup).
 Mais le taliban bobo est tout sauf cool. Comme son acolyte de la vallĂ©e de Kandahar, il domine sa tribu sur tout son territoire (ici, pas de plaines dĂ©sertiques mais un appartement cossu et bourgeois de 180 mètres carrĂ©es.).Â
Prenons un exemple tiré de la vie quotidienne : Le taliban en chef exige que sa tribu (composé d’une femme et d’une fille, mes 2 sœurs ayant fui, ces sournoises !), se lève avec lui pour partager le petit déjeuner (ici pas de le lait de brebis, mais un café « tendance » avec la machine Nespresso). Il faudra en général répondre à 2 ou 3 questions de culture générale (quelle est la capitale du Guatemala ? qui est à la tête du gouvernement congolais ?).
 Les rĂ©ponses se trouvent vraisemblablement dans l’édition du Monde du jour mĂŞme, dont le taliban en chef s’est dĂ©lectĂ© de la lecture, et ce, une heure avant l’interrogatoire qu’il impose Ă sa progĂ©niture. Le but de cet interrogatoire matinal, qu’on pourrait appeler « oral du moine », est plus de conforter le taliban bobo dans son savoir, que d’apprendre quelque chose Ă ses rejetons. Le taliban bobo, aime les discours, plus spĂ©cialement ses discours, et plus que tout, il adore s’entendre parler.Â
Enfin (parlez du taliban en chef me fatigue beaucoup, j’ais comme l’impression d’être en analyse), le taliban bobo est psychorigide, la pensĂ©e unique l’anime. Gare Ă vous si vous avez l’envie de vous rebeller, de prendre les armes ; cela peut conduire Ă Â des consĂ©quences dramatiques : humour pourri, inscription sur un blog pour s’auto psychanalyser, envies de coups de couteau dans le dos.Â
Si vous aussi vous avez un taliban dans votre entourage (boss, petit copain, fausse bonne copine..), contactez moi. Nous pourrons organiser une thĂ©rapie de groupe, afin de donner un « un mot Ă nos maux » et enfin Ă terme, Ă©radiquer cette espèce en pleine expansion.   Â
posté le 21/04/2008 | 315 vues | 2 commentaires
apparemment elle habite encore chez ses parents, ses deux “sournoises” de soeurs se sont enfuies lol.
Très drĂ´le, j’ai adorĂ©.
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Ahaha!! Tres drole et tres pertinent - un vrai sujet d’actualite!
Si ca peut te rassurer, le talibanisme urbain en touche plus d’un ma chere! Je ne compte plus les tirades sans fin de cette collegue qui croit tout savoir, ne m’en laisse jamais placer une, et qui bien sur ne prend JA-MAIS aucune de mes propositions en consideration! BTW, j’espere que tu n’habites plus chez tes parents…