Elargissons aujourd’hui, cher amis, le champ des possibles de mes livres adorĂ©s. Les Ă©ditions Demi-Lune sortent cette annĂ©e une nouvelle collection, “Voix du monde”, sĂ©rie d’ouvrages biographiques dĂ©diĂ©s aux plus grandes figures de la World Music. Plus que des portraits figĂ©s de chanteurs emblĂ©matiques, cette collection nous propose ici de replacer l’artiste dans son contexte politique, sociologique et musical. Une jolie collection pleine d’images, de rĂ©fĂ©rences, de notes et de liens Web.
C’est aujourd’hui de Cesaria Evora (par Sandrine Teixido) dont j’ai envie de vous parler, cette grande dame qu’on ne prĂ©sente plus, ce personnage si particulier, aux antipodes des canons de la beautĂ©, cette vie de roman, ce destin de femme que l’on a comparĂ© cent fois Ă Billie Holiday, cette professionnelle de la scène, capable de partir 5 ans en tournĂ©e, cette chanteuse jamais fatiguĂ©e Ă la discographie impressionnante (plus de 15 albums, 6 compilations et des participations sur des compilations).
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La “Diva du Cap Vert” a fait connaĂ®tre au monde entier ces deux courants musicaux capverdiens que sont la morna et la coladeira Ă travers des succès tels que “Sodade” ou “Mar Azul” et est Ă©galement l’une de ces femmes qui ont marquĂ© l’histoire de la musique, par leur histoire, leur prĂ©sence et leur talent.
Elle a d’ailleurs Ă©tĂ© très souvent comparĂ©e aux figures du jazz amĂ©ricain…
“La vulgaritĂ© de l’expression a chez cette femme un autre poids. Elle est capable de vĂ©ritĂ©. Me reviennent en mĂ©moire Billie Holiday, Bessie Smith, les racine du jazz nord-amĂ©ricain que cette femme ne connaĂ®t pas. Elle sait Ă peine que cela existe.” (Voz de Povo, Cap Vert, 1983)
Musique, paroles et voix, les chansons de CĂ©saria Evora vous emmènent forcĂ©ment ailleurs, on ferme les yeux un instant et l’on n’est plus dans le mĂ©tro parisien, on ne foule plus les trottoirs gris, on n’est plus engluĂ©s dans une vie routinière, on a l’esprit libre, on imagine des sourires ensoleillĂ©s sur des figures ridĂ©es, on voit des murs brĂ»lĂ©s de soleil et des ports pleins de bateaux de pĂŞche un peu miteux.
Je ne connaissais que très peu, j’ai fait un plongeon dans la vie de cette grande dame, j’ai dĂ©couvert le Cap Vert et j’ai ouvert mes oreilles aux sonoritĂ©s de cette musique d’origine portugaise.
Pour la seule chose que vous ne dĂ©couvrirez pas dans ce livre, je vous laisse avec un morceau de soleil. Fermez les yeux…
posté le 02/04/2008 | 1059 vues | 4 commentaires | tags: cesaria evora cap vert biographie world music
@Dyns et PhotFilm: Ouais c’est assez dingue, on Ă©coute, on ferme les yeux et on est plus lĂ . On est sur une plage ou sur un banc au soleil. C’est juste ouf ce qu’elle dĂ©gage :)
Ah lĂ lĂ … Cesaria Evora… Elle figure vraiment aux rang de mes favoris. J’aime tout chez cette femme, sa chanson mais aussi son attitude, la libertĂ© qu’elle s’est autorisĂ©e Ă avoir toute sa vie, sa façon de transcender son absence de beautĂ©. Et sa voix me retourne le coeur.
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J’aime tellement cette chanteuse, ce qu’elle dĂ©gage est pur… Je suis fan! En concert Ă mon avis ça doit vraiment envoyer de la buchette. :)