Aaaah, les joies de la maternité… mine de rien, je vais bientôt fêter les un an de mon état. Un an sans me tordre de douleur chaque mois (enfin, bon, quand même, ya forcément eu un moment où j’ai croisé dame douleur…), à ne point me soucier de contraception, à m’envoyer en l’air avec toute l’innocence possible avec mon Bograngraindorge…
Quand on y pense quand même… comment les femmes du temps jadis parvenaient-elles à prendre leur pied, avec cette épée de Damoclès au-dessus de leur ventre, consistant à risquer de tomber enceintes au moindre coït, sans compter le peu de connaissances qu’elles avaient alors d’elles-mêmes ?
C’est pourtant la norme dans le règne animal, et ceux qui me connaissent un peu savent que je suis une fieffée rétrograde, qui vivrais à quatre pattes et sans pagne, même, si elle s’écoutait. Pourtant, de ce côté-là , je suis comme tout le monde : un enfant quand je veux, si je veux. Autant vous dire que j’attends sans impatience le retour de couche. Mieux : je compte bientôt goûter les joies du stérilet…
Dans ce mot, ya comme « stérile » dedans… c’est ce que nous sommes devenus : des animaux stériles. Et je suppose qu’il faut s’en réjouir.
Les femelles de notre espèce, bien plus que les mâles, échappent à leur condition animale depuis quelques décennies : on est pas là pour perpétuer l’espèce (pour ce qu’elle vaut, en plus, cette espèce…). Grâce à la science, et à une lutte menée sans relâche, nous sommes devenus les seuls êtres vivants au monde à forniquer juste par plaisir, avec l’aide de ce sentiment non moins inédit qu’est l’amour. Mais ce n’est pas obligatoire, aujourd’hui, le sexe, c’est aussi hygiénique, c’est une envie, on ne fait pas l’amour qu’avec ceux qu’on aime.
Par contre un enfant… ça ne saurait se passer d’un couple solide. Et ça peut prendre du temps, ne serait-ce que de trouver la bonne personne, la bonne situation. On veut accorder du temps à nos enfants, l’idéal, se serait l’âge de la retraite, avouons le. J’exagère à peine : avec le développement du travail des femmes, et leur possibilité nouvelle d’exister en société autant que les hommes, celles qui se disent prêtes à être mères avant l’âge de 30 ans ne sont pas légion.
Ma maman, qui parvient à paradoxalement allier le fait d’être issue de mai 68 et d’être prude, me disait : on ne fait pas l’amour tant qu’on est pas prête à avoir un enfant. Ça choquera n’importe qui aujourd’hui d’entendre cela, mais les faits sont là : la contraception n’empêche pas tout à fait de tomber enceinte, et les filles qui tombent enceintes sans y être préparées ne se comptent pas tout à fait sur les doigts d’une seule main…
Ça fait de nous des êtres civilisés, progressistes, tout ce qu’on veut, mais une nouvelle fois, les faits sont là : le meilleur moment pour faire un enfant, c’est quand on est jeune. C’est à ce moment que nous sommes les plus fertiles, que notre corps est le plus apte à la grossesse et à l’accouchement etc., mais voila : socialement, c’est pas le bon moment.
Sauf qu’attendre un peu trop longtemps, c’est risquer de n’être jamais mère. Et après nos mères soixantehuitardes qui n’hésitaient pas à s’enlever les ovaires pour qu’on ne les prenne pas pour de simples ventres, la femme d’aujourd’hui VEUT goûter les joies de la maternité, allier vie professionnelle et vie de famille. Mais ce truc là , c’est encore pire que la troncature du cercle.
Au drame d’autrefois qui consistait à tomber enceinte à 16 ans et à se retrouver mère au foyer pour le restant de ses jours, recluse dans cette tour d’ivoire qu’est la maternité, avec un mari possessif pour dragon, s’est substitué celui qui consiste à ne pas pouvoir avoir d’enfant, alors qu’enfin, on le désire. Passé 35 ans, les chances de tomber enceinte, puis de vivre une grossesse heureuse, fondent à vue d’œil.
35 ans. C’est dans 15 ans, dans 10 ans, 5 ans, l’an prochain : demain. C’est quoi être prête ? En avoir très très très envie ? En avoir le temps, l’argent ? De toute façon, ça vous fera bizarre. Et si le temps, l’argent, la situation idéale, ne venait jamais ?
C’est ça la condition de la femme aujourd’hui : faire tout ce que les hommes font, plus tout ce que les femmes ont toujours fait, le tout pris dans un effroyable problème de timing.
La situation n’est pas franchement simple, mais elle s’impose : si vous inversez l’ordre des choses, elles risquent de se gâter. Comme le dit l’auteur de l’ouvrage « N’attendez pas trop longtemps », Agnès Marietta , si autrefois nos mères nous disaient « fais ta carrière, tu feras des enfants plus tard », c’est aujourd’hui l’inverse que l’on devrait conseiller à nos filles : « fais des enfants, tu feras carrière après ». Parce que oui, nous sommes des animaux, avec des impératifs physiologiques que toute notre modernité ne peut contourner.
Mais voici l’angoisse : un congé de maternité, c’est long, et en même temps trop court, comment profiter de son enfant sans perdre son job ; je cours déjà en tout sens 7 jours sur 7 pour assurer dans mon boulot et dans mon couple, comment assurer en plus avec mon gosse ; je ne pourrais pas me permettre de quitter le boulot à 17H pour aller chercher les enfants ; le vomi du petit sur le tailleur, non merci ; etc… Vous avez raison.
Ça va être dur, mais c’est là qu’on voit l’intérêt d’avoir trouvé le bon bonhomme : vous avez été deux pour faire cet enfant, il va falloir être deux pour l’élever. Renoncez à être parfaite, la vaisselle attendra. Non, ce n’est pas être une mère indigne de refiler la patate chaude, pardon, votre enfant, à la nourrice, votre belle-mère, ou la baby-sitter. Et aujourd’hui, le droit vous protège : votre patron a l’obligation d’attendre votre retour, il n’a certainement pas le droit de vous licencier pour cause de grossesse.
Alors c’est vrai, tout n’est pas merveilleux : le congé pour allaitement n’existe toujours pas, et les trois ans de congé parental ne sont pas rémunérés. Mais les aides sociales existent. De toute façon, devenir parent, c’est apprendre à jouer des pieds et des mains, ne croyez pas que ce sera plus simple de le devenir quand votre carrière sera lancée, le plus simple, c’est quand elle n’a pas encore commencé. Et dans trois ans, Poupougne sera à l’école.
J’ai 23 ans. L’année dernière, j’ai passé (et obtenu) mon concours, je me suis mariée, j’ai eu (laborieusement, je le confesse) mon permis, j’ai commencé à travailler, à plus de 100 km de chez moi… et je suis tombée enceinte. Tout cela est derrière moi. Ce qui est fait n’est plus à faire. Mon mari n’est pas franchement un modèle de disponibilité, et je ne suis pas non plus un modèle de mère-courage avec le sens des responsabilités, du sacrifice et du travail acharné. Cette année, je vais également travailler à Perpette-les-Oyes, et pour peu que je prenne une nourrice et un second logement, gagner mon pain va me coûter un bras. Mais j’ai un sens du système D infaillible… non, je déconne, j’ai une belle-mère formidable. Qui elle est à la retraite. Dans deux ans, je pourrais prétendre à un rapprochement de conjoints. Dans deux ans, j’en aurais 25, ma carrière commencera. Et je n’aurais pas l’impression d’avoir perdu mon temps.
N’attendez pas trop longtemps pour faire des enfants, c’est le seul moyen de vous payer l’audace de n’avoir pas à choisir entre carrière et maternité. Parce qu’on est pas des bêtes ! Mais des animaux.
posté le 01/04/2008 | 4654 vues | 38 commentaires | tags: carrière working girl âge râleuse maternité femme
hello Volubilis ! je viens de lire ton article, que j’ai beaucoup aimé…même si je ne suis pas du tout d’accord avec toi!
je pense au contraire qu’il ne faut pas devenir mère trop jeune parce qu’ avoir un enfant, c’est un véritable sacrifice de sa vie personnelle (et celles qui disent le contraire sont des menteuses) et qu’ à vingt ans, je ne pense pas qu’on ait vécu assez pour ne pas regretter ce sacrifice plus tard…Personnellement, j’ai 25 ans et je ne veux pas d’enfants, mais si un jour j’en avais, je sais que ce ne serait pas avant 35, voire 40 ans…et je ne suis pas du tout d’accord avec ce diktat qui veut que passé 35 ans, les “oeufs” des femmes soient périmés, je pense que c’est ce que l’on veut nous faire croire et ça en devient un véritable lavage de cerveau !!! avant les femmes avaient des enfants jusqu’au milieu de la quarantaine, et sans problèmes !!! alors arrêtons de considérer les femmes comme des utérus ambulants hors d’usage passé 40 ans, par pitié !!! je crois que tout ça n’est rien d’autre qu’une des multiples pressions que nous fait subir la société…à force de se l’entendre répéter, ça nous contamine et arrivée à 40 ans, puisque tout le monde nous dit qu’on aura du mal à concevoir, qu’est-ce qui se passe? On a effectivement du mal à concevoir !!!
je ne suis pas non plus d’accord avec toi quand tu dis qu’il faut faire des enfants d’abord, carrière après…non, les filles : faites des études, menez vos projets professionnels à bien et si vous arrivez à 30 ans sans avoir pondu, je vous rassure : c’est très bien et non vous n’êtes ni un monstre ni une tare de la nature comme trop de gens voudraient vous le faire croire ! parce que vous serez une bien meilleure mère si vous avez d’abord réalisé vos ambitions et vos rêves au lieu de les sacrifier !!!
enfin, je rappelle que nous les femmes, avons une espérance de vie de près de 90 ans, et à qu’à 40 ans, on est à peine à la moitié de notre vie…
Je trouve qu’il y a une pression sociale à la fois contre les jeunes mères et contre les mère quadra. Pour plaire à tout le monde il faudrait faire des enfants entre 28 et 35 ans…
Alors je suis d’accord avec Volubilis pour dire que tôt c’est bien aussi, parce qu’à 30 ans on peut aussi profiter de la vie avec un pré-ados qui comprend la grasse mat’ du dimanche!
Tuas raison miss catastrophe, à 40 ans, on est pas périmées… ma mère à eu 6 enfants, de 25… à 40 ans. Le dernier est un modèle d’enfant surdoué, gentil, bonne santé, tout ce qu’on veut… Mais ce serait trop bête d’arriver à cet âge et se rendre compte que ce n’est plus possible.
Ensuite, pourquoi parles-tu de sacrifices ? C’est faire croire aux enfants qu’ils poourrissent la vie de leur mère, et bien sûr c’est faux. C’est aussi la vie, au même titre que s’amuser, je ne pense pas que l’une aie la priorité sur l’autre pour tout le monde. Bien sûr, nous sommes toutes différentes, nous n’avons pas toutes les mêmes rêves… Mais quand estimerons-nous que nous avons “assez profité” ? Quand nous serons fatiguées ? C’est vrai, je suis quelqu’un de rangé, pas de sac à dos, mais l’aventure d’être mère, je ne l’aurais raté pour rien au monde.
Les enfants, ce n’est pas une obligation, cet article ne s’adresse pas, par nature, à celles qui n’en veulent pas, ce que je comprends, c’est pas forcément bandant pour tout le monde. Toutes les vies se valent. Si c’est un “fardeau” d’en avoir, genre passage obligé, mieux vaut ne pas en faire !
Cet article s’adressent à celles qui en veulent, à celles qui les font passer avant leur carrière, et à celle qui ne savent pas trop dans quel ordre faire tout ça. J’ai une amie qui ne peut plus avoir d’enfant, alors qu’elle a 31 ans : kystes aux ovaires, ablation intégrale de son appareil reproducteur. Aujourd’hui, il misère pour adopter un enfant, depuis 5 ans. C’est trop con, c’est pas se débarrasser d’un fardeau, c’est faire son choix avant de ne plus l’avoir. Parce que ça prévient pas. Vous pouvez avoir un enfant jusqu’à 70 ans, on en a vu des exemples. Et puis les choses peuvent être pliées à 25 ans, aussi. Il y a toujours l’adoption, les FIV etc… mais ce sont des choses éprouvantes à mettre en oeuvre, et l’expérience qui consiste à porter son enfant nous échappent. Si vous voulez le vivre, il ne faut pas trop attendre, je le pense sincérement.
Oui petite pomme !
Mais on est pas sur terre pour plaire aux autres, mais pour se réaliser…
Et si à 40 ans on est à la moitié de notre vie, pourquoi ne pas passer celle-ci à s’amuser, plutôt que la première moitié ?
je rajoute mon grain de sel…j’ai bien aimé le ton de ton article et son contenu…moi j’ai la trentaine passée, je suis une “nullipare” (qui a inventé ce mot un jour?) et une pression énooorme de la part de mon entourage…A 23 ans moi je me disais comme beaucoup que c’était pas le moment, pas d’argent, pas le temps blablabla…bref quand on s’est mis à s’intéresser à la question avec mon copain, on s’est aperçu qu’il avait un très mauvais sperme avec peu de chance de pouvoir enfanter un jour…On l’a pas pris comme un drame et on va débuter un traitement dans quelques semaines, on verra bien…quant à l’adoption pour nous ce sera sans doute pas possible pour cause de manque de moyens et puis ça ne nous attire pas, on va pas forcer le destin!ce que mon copain regrette c’est de ne pas s’y être pris plus tôt…
Il y a autre chose d’important dans tes propos:les enfants quelque soit l’âge où tu les as, tout dépend vraiment de comment tu appréhendes leur venue dans ta vie:on a des copains qui ont eu des enfants et à partir de ce moment là c’est comme si leur vie sociale s’était arrêtée…A 20, 30 ou 40 ans tu peux (dans une certaine mesure) continuer d’avoir des activités, sortir etc…Et d’autre part, oui je confirme il n’y a jamais de bons ou mauvais moments pour avoir un bébé…
Merci volubilis pour tes impressions de jeune mère.
Je crois qu’il n’y tout simplement pas d’âge idéal pour avoir un enfant.
à 30 ans, moi aussi j’étais nullipare, avec aucun géniteur potentiel à l’horizon et je ne voulais pas particulièrement d’enfant, et tout s’est débloqué en très peu de temps.
à 31 ans j’ai eu mon 1er enfant, le 2ème à 34, le 3ème à 36, et j’ai décidé que c’était le dernier.
mes constatations : 1/ c’est quand même beaucoup plus facile et moins fatiguant d’avoir un enfant à 31 ans qu’à 36 ans.
2/ c’est incroyable comme la vie va vite quelquefois, et c’est super parce qu’on a le droit de ne pas vouloir d’enfant, et d’accoucher 11 mois plus tard :)
3/ au delà de 40 ans, ou même 38, les risques de trisomie 21 par exemple, sont quasiment exponentiels…
Merci pour ce temoignage… je vais y penser ;-) : 24ans, bientot diplomee et en couple avec celui qu’il me fallait, naturellement je fais face a ce dilemme et je me demande quel est le meilleur timing (meme si l’idee de “programmer” une vie me fait bizarre…)
Wow, à 25 ans, cela fait 4 ans que je bosse, 3 ans que je suis en couple, je compte bien être mère, et bosser. Mais pas forcément travailler de la même manière après avoir eu des enfants, que je ne le fait aujourd’hui.
Et ce que je trouve grave, c’est de dire qu’on ne peut pas voyager avec des enfants, on les refile à la nounou et hop! on part, m’enfin !
Quand à l’âge idéal, comme dit vero freud : on récupère mieux physiquement en étant plus jeune. Le tout c’est surtout de vouloir son enfant, et que le partenaire le veuille aussi :)
J’ai rencontré cette année une maman de 33 ans qui était bien contente d’avoir attendu un peu pour enfanter, et je l’ai rencontrée à un mariage, type grosse fiesta. Elle était contente car elle sentait qu’elle était moins hystérique, plus mature.
C’est vrai que c’est fatiguant, la grossesse d’une part, et l’accouchement surtout. Les hommes ne s’en rendent pas compte, pour les moins sensibles à nos problèmes disons, mais en général, quand ils nous voient brailler en position gynécologique, le sentiment d’anpathie fonctionne !
Programmer une vie… c’est vrai, c’est bizarre… Mais c’est vrai aussi que sur cette terre, le temps nous est compté. Et si je mourrais demain ? C’est vrai, j’aurais eu mon diplôme, mais bon, ya plus rassurant non ? J’aurais laissé un enfant à mon mari, qui lui, a 30 ans, et fait un métier dans lequel il manipule beaucoup de produits toxiques, trés fatiguant… pour lui, c’était pas trop tôt. Je n’ai pas parlé ici de l’infécondité masculine, parce qu’elle est moins “définitive” que celle de la femme, ya souvent moyen de trouver un spermato moins feignant que les autres… Mais ça peut aussi les toucher, et là aussi, l’âge joue beaucoup.
La vie sociale après un enfant… hum. je suis peut-être pas la meilleure pour en parler, en campagnarde associale notoire, femme de paysan et en fonctionnaire pépère… Ce qui fait qu’en ayant cet enfant, ça a été l’inverse, ma vie sociale s’est développée… Mais si à l’inverse vous êtes une urbaine fêtarde, cadre etc… il est vrai qu’il va falloir une deuxième paire de bras et de jambes, et allonger les journées, pour vivre “comme avant”.
Faire des enfants jeune c’est bien si on a trouvé le père. Moi je l’ai rencontré à presque 31 ans. L’envie d’un bébé est venue très vite mais malheureusement à mon âge c’est moins facile et depuis plus d’un an on essaye sans succès. Qd ma gynéco me disait il y a 5 ans” n’attendez pas trop car le tps passe et on ment aux femmes en leur laissant croire qu’elles ont le tps” Je me disais quelle conne. Aujourd’hui je réalise qu’elle avait raison. Des copines qui ont plus de 30 ans et qui st facilement tombées enceintes j’en connais, mais peu.
La vie est mal faite, j’ai tj voulu un enfant jeune mais tu ne décides pas tj. Ma soeur a 10 ans de moins que moi elle n’a pas de mec pr l’instant mais j’espère qu’elle le rencontrera plus tôt que moi et qu’elle sera mère plus jeune.
Car le tout n’est pas de pouvoir le faire il faut aussi être en forme pr s’en occuper et faire la course avec eux. Qd je vois des quadra-quinqua avec leurs enfants en bas âge franchement je ne trouve pas ça génial.
“vous avez été deux pour faire cet enfant, il va falloir être deux pour l’élever. Renoncez à être parfaite, la vaisselle attendra. Non, ce n’est pas être une mère indigne de refiler la patate chaude, pardon, votre enfant, à la nourrice, votre belle-mère, ou la baby-sitter.”
Mais mais mais où est le père ??? Inconsciemment omis ou virtuellement déjà absent ? :)
Ben non, quand je dis qu’il faut être deux, je parle bien du père ! sauf qu’en général, le même problème se pose pour lui, puisqu’il travaille. Avant que l’enfant soit en âge d’être scolarisé, il faut bien le faire garder la journée, et je ne connais pas de couple qui n’ait pas recours à une crèche (ruineux), une nourrice (à peine mieux), ou une baby-sitter… Et puis pour le coup de la vaisselle… tu as raison, j’ai fait inconsciemment comme s’il ne comptait pas sur ce coup-là …
Wafa : merci d’appuyer mon propos : la difficulté de concevoir un enfant avec l’âge est une réalité… celle de trouver un père aussi ! D’ailleurs, ils sont souvent plus agés que nous quand ça les prend, ça les chatouille sur le tard.
Oui enfin chacun vit sa vie comme il l’entend, et si certaines veulent faire leur gosse à 35 ans, une fois que leur vie professionnelle est bien établie, ça les regarde. Je suis désolée de mon ton un peu agressif, mais je ne supporte jamais qu’on me donne des ordres à grand renfort d’impératifs, et un livre dont le titre est aussi minable que “n’attendez pas trop longtemps”, tu peux être sûre que je l’achèterai jamais.
L’âge idéal pour être mère, c’est quand on le veut et quand on le sent, donc ça peut être à 18 ans, ça peut être à 25 ans, ça peut être à 40, et ça peut être jamais. Et personne n’a à juger ce choix.
“Et si je mourrais demain ?C’est vrai, j’aurais eu mon diplôme, mais bon, ya plus rassurant non ?” Volubilis > Si tu mourrais demain, ta fille n’aurait pas de mère. Est-ce plus rassurant?
Je ne pense pas.
“Qd je vois des quadra-quinqua avec leurs enfants en bas âge franchement je ne trouve pas ça génial.” Wafa> Et pourquoi? Parce qu’on élève “mieux” un enfant en se roulant dans la boue avec lui? Je savais pas qu’il y avait des manuels.. je pensais que pour élever bien un enfant, il fallait l’aimer, le respecter, l’éduquer…
“Ensuite, pourquoi parles-tu de sacrifices ? C’est faire croire aux enfants qu’ils poourrissent la vie de leur mère, et bien sûr c’est faux. ” Volubilis > Non, en effet, un enfant désiré ne pourrit pas la vie de sa mère. Mais il la change, irrémédiablement. Certes, ce changement est voulu mais il peut (et bien plus souvent qu’on ne le pense) laisser la jeune mère dans un état de désespoir! Ce que je n’aime pas, dans ce genre de phrase, c’est qu’elle sous-entend que la maternité n’est qu’un long fleuve tranquille dans lequel rien ne change. Ce qui est faux, archifaux. Avoir un enfant, c’est renoncer à son statut de “non-mère” pour passer au statut de “mère”, ça, ça change tout. Même quand on l’a voulu, ça change tout. Et je peux entièrement concevoir que pour certaines, parfois, ca devient du sacrifice. Ce sacrifice, elles le font, avec un but idéal de remplir au mieux leur mission. Mais c’est un sacrifice.
Que celle qui n’a jamais rien du annuler parce que son gamin avait rendu son biberon me jette la première couche sale.
Voilà pour les commentaires.
En ce qui concerne l’article, il contient des choses vraies : oui, il est plus difficile de tomber enceinte à 40 ans qu’à 20. Et oui, à attendre, on risque de ne pas pouvoir avoir d’enfant. Mais à faire un enfant à 20 ans, on risque de ne pas pouvoir faire carrière. Ca risque là est aussi réel que le risque de ne pas avoir d’enfant. A chacun de voir le risque qu’il veut courir et de tenter sa chance en ce sens.
De plus, il y a tout un passage qui dit, en substance, que des solutions de garde existent pour continuer à bosser avec un môme en bas-âge et qu’au pire, il existe des aides… Et là , ça me fait un peu mal… D’abord, parce que toute une partie de la population est occultée : celle qui veut faire un enfant ET l’élever donc ne pas, à la moindre occasion, le refiler à une garde externe. Et puis il y a celles qui n’ont personne… Elles font comment? Elles le suspendent au porte-manteaux jusqu’à ce qu’une école l’accepte?
Alors oui, quand on l’a, qu’on est entourée, qu’on a une famille et des amis, on peut faire garder son môme. Que se passe-t-il si on ne veut ou peut pas?
Quant aux aides… je rappelle que les aides sociales sont faites pour les accidents de la vie. Oui, même le RMI. Seules les allocations familiales sont une aide destinée spécifiquement à celles qui ont décidé d’avoir un enfant. Oui, il existe des aides pendant un congé parental, mais quid de celles qui ne peuvent pas se passer de leur salaire entier? Ben oui, celles-là , elles bossent.
En conclusion, je dirais que si je comprends le pourquoi du comment de l’article, il n’est que le reflet de notre société : faire un enfant, alors que c’est naturel, est une contrainte sociale qui pèse sur tout le monde et dont la faisabilité est plus grande pour les riches.
Celles d’entre nous qui ont un bon job, une famille soutenante, un mari qui bosse auront plus de facilités à le faire que la femme d’un RMiste ou un intermittent du spectacle qui bosse au carrefour du coin.
Ce que tu racontes, c’est joli. Mais en fin de compte, ca ne concerne pas une majorité de gens.
Et je suis comme tristana : dans le fond, je me demande QUI a envie qu’on lui dise quand faire son gosse? Personne. Personne n’a envie qu’on vienne lui dire quand pisser non plus, d’ailleurs. Et ça ne se juge pas.
Je suis assez d’accord et touchée par le commentaire de Miss Catastrophe… Avant 30 ans, j’aurais eu l’impression de sacrifier un truc. Mais ça m’est propre, évidemment. Le bon âge, c’est certainement celui où l’on choisit et où l’on est prête…
Merci en tout cas Volubilis de ton témoignage…
Loin de moi l’idée de donner des ordres à qui que ce soit !
Je suis bien placée pour savoir que la maternité n’est pas un long fleuve tranquille : nous sommes 6 enfants dans ma famille, avec une mère retraitée (pour s’occuper de ses enfants, justement), et un père chômeur (et alcoolique, au passage). Je peux dire que je fais partie de cette frange de la population que j’aurais soi-disant occultée… Les aides, pour les accidents de la vie ?? Un enfant, c’est un accident ? La PAJE (prestation d’accueil du jeune enfant, versée jusqu’aux 3 ans de l’enfant, indépendemment des allocs), c’est pour à peu près tout le monde, et surtout les plus pauvres. C’est vrai aussi que l’idéal serait de se consacrer à son enfant au moins les 3 premières années de sa vie, et ceci n’est pas rémunéré en France. On a souvent mangé des patates à l’eau, avec mes frères, mais nouos n’avons pas été malheureux pour autant… c’est vrai aussi que j’ai toujours vu ma mère courir en tous sens pour joindre les deux bouts, mais ça, c’était son truc : les gosses. Il y a beaucoup de façons de subvenir à ses besoins, mais là aussi, ce sont des choix que l’on fait : jardiner, faire bcp de choses soi-même, deamander de l’aide aux copains, vivre simplement… On y est pas tous prêtes, c’est vrai.
Evidemment que le meilleur moment c’est quan on se sent “prête”, mais le corps a ses propres réalités aussi.
Comme Matra le dit, ceci est un témoignage. J’ai évoqué le livre “n’attendez pas trop longtemps”, mais je ne l’ai pas lu, juste entendu son auteur en parlé à la radio, et ce qu’elle disait m’a touchée. Bien sûr on peut attendre, tout est possible ! Je ne pensais pas en agréssée autant d’entre vous en donnant mon avis… Je le répète : ceci est un témoignage, le mien. Moi, je ne compte pas faire carrière, mon boulot, c’est précisément travailler avec des enfants, et je ne compte pas “monter les échelons”, devenir riche ou je ne sais quoi. J’ai un boulot qui me permet d’avoir du temps. Et oui, si je meurt demain, je préfère laisser derrière moi une fille à mon mari, que du boulot à mon boss qui me remplacera illico. Pour moi, réussir ma vie, ce n’est pas réussir dans ma carrière, mais dans ma famille. c’est ça ma priorité. Celles qui ne font pas ce choix là , je les comprends aussi, c’est pas bandant pour tout le monde popo-lolo-dodo.
J’ai adoré être enceinte. J’aime beaucoup m’occuper de ma fille, mais bien sûr, ce n’est que le début, c’est encore facile et valorisant. les ennuis viennent plus tard, en général.
Malgré la joie procurée, la fatigue engendrée est pas loin de l’indescriptible… et encore, pour moi, tout s’est bien passé, je n’ose pas imaginer ce qu’est êttre césarisée ou mettre au monde un enfant malade. Et les complications augmentent avec l’âge. C’est physiologique, pas simplement idéologique. Pour moi, la libération de la femme, malgré tout ce qu’elle nous apporte aujourd’hui, a aussi compliqué sérieusement certaines choses.
Finalement, pour savoir quel est ce fameux “âge idéal”, la seule question qu’il faut se poser c’est : “qu’est-ce qui est vraiment important pour moi ?” Et la réponse appartient à chacune, il n’y a pas de mauvaises ou de bonnes réponses.
Quelque soit l’âge je pense que les craintes, les doutes liés à l’arrivée d’un enfant dans notre vie sont toujours là , et la situation professionnelle, personnelle n’est jamais parfaite, alors autant avoir un enfant lorsqu’on le désire. Par contre, c’est sur que biologiquement “notre horloge biologique tourne”!
Moi la question que je me pose, ce n’est pas suis-je prête à avoir un enfant, mais plutôt est ce que mon homme est prêt, car il aime bien notre vie à deux, sans contraintes et préoccupations majeures. Pouvoir faire la grasse mat sans bébé qui pleure!
Et finalement je crois que le jour où l’on sera prêts à tout chambouler ce sera le jour où je serai enceinte!
Tu sais, pendant deux mois, je me suis levée à 2H du mat’, puis 3H, 4H… c’est pas facile. Mais c’était toujours pour me recoucher, jusqu’à midi, tous les jours ! Aujourd’hui, Lola me réveille à 6H (j’ai choisit d’allaiter), je me recouche, me relève à 10H, me recouche… et dans l’absolu, je pourrais faire ça toute la journée.
Tu fais bien de parler de la place de l’homme, elle est cruciale, ce sera d’autant plus facile pour nous que l’homme est présent. C’est vrai que la vie à 2, c’est le pied. Mais je sais pas, c’est mon avis, mais c’est trop facile quelque part. C’est comme vivre seul : c’est le pied, mais il manque quelque chose non ? Quand on rencontre quelqu’un, tant qu’on a pas testé la vie commune, on sait pas vraiment si ça colle. Je le répète, c’est mon ressenti !
@Miss Lili: Aimer, respecter et éduquer son enfant n’est pas du tout une question d’âge et c’est le plus important on est d’accord. Mais désolée il faut aussi bcp d’énergie. Si tu es au top de ta forme c’est génial mais moi j’ai moins la pêche pour courir dans tous les sens. De plus j’espère continuer à avoir une vie sociale et professionnelle tj riche et cela aussi nécessite de l’énergie. 25 ans ce n’est pas comme à 40 ans. Ce n’est pas un jugement de valeur mais un constat.
@ Volubilis: Je suis d’accord avec toi, et de toute façon, je n’envisage pas ma vie sans enfant, mais c’est juste que j’ai un peu envie de profiter de cette phase de ma vie où j’ai quitté mes parents, et je n’ai pas encore d’enfant… C’est une période de liberté et quelque part d’insouciance, très agréable, mais tout ceci ne durera qu’un temps!
Euh, alors, j’ai 31 ans, pas d’enfant en vue pour l’instant et je ne suis absolument pas carriériste. J’apprécie mon travail mais j’ai pas d’ambition particulière à part ne pas m’y embêter.
Mais j’aime bien ma vie sans enfant. J’aime bien faire la grasse matinée, glander, improviser des sorties, ne pas avoir un programme pré-établi. Bref, j’aime ma liberté, mon insouciance et ma légèreté.
Je n’exclus de loin pas de fonder une famille un jour et je sais que mon pic de fertilité est derrière moi. Et alors? La belle affaire! J’apprécie de vivre de longues années de femme sans être une mère.
Mais chacune son rythme et ses priorités! ;-)
Volubilis, je trouve tes messages très moralisateurs… comme si finalement, aimer sa vie à deux sans enfant était égoïste, tu dis que c’est “trop facile”, qu’il “manque quelque chose”… Mais il manque quoi ?! Le seul critère c’est bien le ressenti des parents, c’est leur envie ou leur non-envie d’avoir un enfant. Ca ne se commande pas, quand même.
Ma soeur est en couple depuis 6 ans avec le même mec, pour l’instant ils n’ont aucune envie de franchir le pas, car pas envie de ne plus faire de grasse mat’, pas envie de ne plus sortir… comment peut-on se permettre de juger ce choix ?
Et quand tu dis que la libération de la femme a compliqué les choses, là j’ai envie de crier : PARDON ?! Ca a compliqué les choses car on peut choisir quand, où, comment et avec qui ? C’était mieux de tomber enceinte à 17 ans, avec notre premier copain, et de ne pas pouvoir avorter, de devoir abandonner les études, de faire élever le gamin par quelqu’un d’autre, d’avoir un enfant fait non pas dans l’amour mais dans le désir d’adolescents ? Ca n’a pas compliqué les choses, ça a au contraire facilité tout ça… aujourd’hui je peux coucher avec qui je veux, quand je veux, sans avoir peur d’être enceinte, sans me poser la question de la contraception ; je sais que si jamais y’a un accident, je pourrais avoir recours à l’avortement (car, désolée, j’ai presque 22 ans mais je me sens tout sauf prête à faire un gamin) ; bref…
Ca a compliqué les choses si on se place d’un point de vue très conservateur qui implique qu’un couple ou une personne n’a pas réussi sa vie tant qu’il/elle n’a pas fait d’enfant. Dieu merci, peu de gens pensent comme ça aujourd’hui.
Mais enfin, Tristana, je ne peux pas prendre plus que précautions dans mes mots que je n’en ai déja mis : je parle de MOI !!! MOI, il ME semble que dans MA vie il ME manquerait qqch si JE ne faisais pas d’enfant avec MON mari. Cite moi donc un passage où je juge les autres ! Tu ne supporte pas bcp non plus qu’on puisse penser autrement que toi…
Ne pas tomber enceinte à chaque rapport, c’est une chose, je n’en conteste pas le progrès que ça représente par rapport à la vie de nos grand-mère. A 16 ans, puis 18 ans, j’ai pris la fameuse pilule du lendemain de peur de tomber enceinte, j’ai été bien contente qu’elle existe ! Mais l’erreur, JE crois, tu crois ce que tu veux, ça ne me fait ni chaud ni froid, qu’on a tort de croire qu’on a tout notre temps pour faire un enfant, si c’est une chose importante pour nous. Et bien sûr que tu te poses la question de la contraception, tu en as sûrement une, non ? Je n’ai certainement pas contesté l’avortement , ou la contaception comme tu sembles l’imaginer ! Nous ne sommes pas à égalité avec les hommes, qui peuvent prétendre à avoir un enfant à tout âge, je me permet de recentrer le propos de cet article…
Mais enfin ne t’énerve pas, c’est toi qui interroges plusieurs choses dans ton article, en partant évidemment de ton point de vue personnel, mais tu élargis ça à la femme en général, je n’ai quand même pas rêvé - même si tu n’intimes rien à personne, évidemment.
De mon côté, je n’ai aucun problème à voir des gens avoir des enfants à 18, 20, 22, 24 ans, j’estime que c’est tellement personnel que je ne peux absolument pas juger ça. Que tu en aies eu besoin, envie, que tu le vives bien, je trouve ça génial. C’est top de s’épanouir dans la vie, quel que soit le moyen pour y parvenir.
Mais mon côté féministe bondit dès que je lis des propos sur la libération de la femme qui n’aurait pas été si positive que ça… même si, j’ai bien compris, tu parlais pour toi, mais enfin on essaie toujours plus ou moins de faire quelques généralités à partir de notre expérience, car si on ne le faisait pas, on n’en parlerait pas aux autres, ça n’aurait pas d’intérêt !
Bref je suis désolée si j’ai été agressive, c’était pas le but.
En effet, c’est mon avis, la libération de la femme n’a pas été QUE positive.
Pas complète, je dirais : pourquoi faisons nous maintenant à peu près (ne parlons pas de salaire…) tout ce que font les hommes… sans arrêter de faire ce qui est était soi-disant de notre domaine il y a plus de 50 ans : ménage, enfants, repas… On a beau faire, ce sont toujours les femmes qui y consacre le plus de temps. Pourquoi ? Pas parce qu’on est soumises, mais parce qu’on est… plus propres, d’une part, plus maternante aussi, plus responsables. On est fichu de garder du temps pour le faire, rentrer plus tôt du boulot, tronquer nos carrières ! Alors que les hommes n’y pensent même pas une seconde… Et dans le cas où nous ne sommes pas comme la femme décrite plus haut, on a plus de mal à trouver un homme. Alors est-ce aux mentalités d’avancer encore ? Aux femmes d’y renoncer, aux hommes de s’y faire ?
En fait, pour illustrer cela, je métaphorerais avec l’allaitement : bcp de femmes refusent d’allaiter, et donnent le biberon, pour que l’homme puisse participer… peu importe que ce se soit bon en soit (libération d’un peu de temps pour la femme, qui n’est plus cantonnée à être un ventre et des seins), ou mauvais (depuis quand c’est le mâle qui nourrit ?), la seule chose à constater, c’est que… c’est mauvais pour la santé du bébé, comme de la mère… en tout cas, pas aussi bon que… POur conclure : on peut toujours avoir un avis ou un autre, c’est un avis, mais il y a des réalités physiques !
Nous n’aimons pas vivre dans la saleté… alors on range ! Je sais que ça va te fair bondir, mais j’ai l’impression que l’inégalité de la femme par rapport à l’homme, c’est une opportunité qu’ont pris les hommes en dévalorisant ce qui caractérisait les femmes. Et je ne pense pas que ce soit un progrès de se mettre à devenir des hommes, ou des femmes sans homme.
Ton article est tout simplement brillant. Il exprime avec beaucoup de clarté les multiples réalités de nos vies de femmes. Je ne sais pas si je suis d’accord avec ta conclusion, mais j’ai énormément aimé ton article
Merci à toi Cachemire et Soie ! J’ai en effet asseyé de prendere en compte tout ce qui nous tombe sur la tête, nous les femmes, sans cacher les problèmes, ou (trop) mettre en avant les joies de la maternité. C’est de toute façon trés compliqué… mais nous sommes des femmes, c’est à dire le must de ce qui fait sur terre, n’est-ce pas, capables de faire et penser plusieurs choses en même temps ? ;)
Aoh non, les filles! il y a une solution toute simple à tout cela, à mon avis : soyez vieilles - je veux dire, mûres AVANT 25 ans et faites deux enfants entre 26 et 30 (deux enfants se gardent vachement bien l’un l’autre, après que le second ait atteint trois ans).
moi ?
ben la première à trente et la seconde à trentre-trois. et pour la seconde, je vous dis pas les nuiiiiits… maaaa! je ne pourrais pas en faire un autre, rien qu’à cause de la fatigue, déjà .
et à toutes celles qui pense qu’on ne peut pas s’épanouir avec un enfant dans les pattes, je dis qu’elles n’ont pas encore eu leur enfant dans les bras - ce qui changerait fortement leur point de vue.
ouktavu qu’un enfant ça empêche de faire ce qu’on veut ?
d’abord, pas obligée de gagner des mille et des cents pour élever un enfant. par contre être deux, c’est quand même mieux, surtout quand on gagne peu.
ensuite, un enfant, un patron, un mec, ça suit le mouvement en fin de compte. s’agit pas de les prendre de front, mais nous les femmes savons tout de même bien arriver à nos fins.
ah ben, c’est pas une logique du tout tout de suite, ça. ben non.
de fait, j’ai pas eu trop de mal à cesser de faire certaines choses que je faisais AVANT d’être mère. je me suis tout simplement réveillée un matin (ou un soir, chépu) en m’apercevant que je faisais autres choses.
et non, je ne regrette rien, car rien ne soutient la comparaison avec la chaleur d’un enfant qui s’élance dans vos bras, vous montre fièrement son gribouilli, son caca, son invitation à l’anniv’ de la cops…
rien de rien.
et pour le reste, les enfants suivent le mouvement.
” tu vas où maman ? ”
” t’occupes! ” ben non.
” je vais faire si, je vais faire ça ; tu peux venir ou tu ne peux pas “…
tant que l’amour est là . tout va.
Hello, la Mainate… dis-moi, je m’interroge… comment es-tu parvenu à te mettre ainsi les épidémiciens sur le dos ???
Salut La VolU…
ben d’abord pas tous les Epidemichiens - pardon - hyènes, pi tu sais, je jouais encore à quatre pattes à ce moment-là . et mon niak niak, quand il prend de la hauteur, il peut planer haut dans la dérision et l’absurdité.
ça avait l’air de faire marrer tout le monde, je lui ai même emboîté le pas (le ton) et puis splash, un matin, une note : ” May Nat j’aime pas tes comms ” un truc du genre.
si je me rappelle bien, niak niak a du laisser un commentaire dansl equel il disait ne pas avoir lu l’article mais qu’il rejoignait la discussion au rebond… (t’as vu comme ça dévie vite fait, là -bas)
et ben patatras!
moi, j’m'en fiche.
mais tiniak, oulllaaah. l’est bien remonté. enfin, ça se tasse, pi là il travaille mucho.
du coup, il a déserté Epidemik, j’ai tenté un mail d’explication qui n’a pas eu l’heur d’arranger les choses… pooooouh!
alors, on s’amuse.
on a lancé une campagne de réhabilitation de l’expression libre sur MNW(via Les Influs) … ça défoule.
nava toi ? tu y traînes des fois chez les Epide(R)mik ?
nan, j’y traine pas, j’ai un peu de mal, même si je dois reconnaitre que ça a l’air de qqch de solide, sensé, cohérent, chais pas comment dire… un ptit gout de r’viens-y et de aïe-ça-pique, tu vois le genre ?
Je relis ton article à la lumière de ma relation avec Tiny. Certes, j’ai 25 ans, certes, il en a 32, et justement, ça m’inquiète un peu qu’il devienne père trop vieux. Mais j’espère qu’il comprend que j’ai sept ans de moins que lui, qu’il faudra qu’on apprenne à vivre ensemble avant de penser au bout de chou.
Car si l’homme peut faire un enfant quand il veut, il faut aussi qu’il assume psychologiquement de se retrouver à la retraite avec des ados à charge ou des enfants en bas âge. Je connais un ami comme ça, dont le père, qui avait 50 ans à sa naissance, ne s’est jamais occupé.
À moins de vouloir assumer mes enfants seule – et je pense que j’aurais beaucoup de mal, je pense que le bon moment pour que Tiny (ou un autre!) m’engrosse sera le jour où je ne le prendrai pas en traître… Enfin j’espère.
Qu’est-ce que tu entends par “prendre en traître” ??? Si il y a bien une chose qui ne se fait pas, c’est bien de faire un enfant toute seule quand on est deux… enfin, je crois.
Si vous souhaitez rencontrer Agnès MARIETTA en chair et en os :
elle DEDICACE en librairie parisienne
Le 3 octobre 2009 - 19h30 dans le cadre de la Nuit Blanche
librairiedesgatines@9business.fr
autour du SPECTACLE de théâtre :
A Double Tranchant d’Agnès Marietta
Théâtre Les Déchargeurs - Salle Vicky Messica, Paris
du 13 octobre au 21 novembre 2009
du mardi au samedi - 21h30
Théâtre contemporain
Quand l’écriture est une arme à double tranchant…
Lui, auteur. Elle, comédienne. Lui l’a quittée pour une autre, 10 ans plus jeune qu’elle. Entre eux, leur fille. Dialogues aiguisés, personnages attachants, ces scènes de la vie post-conjugale oscillent entre mauvaise foi et sincérité, humour et férocité.
Auteur et metteur en scène : Agnès Marietta
Artistes : Bérengère Gilberton, Geoffroy Guerrier
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Mais apres il faut aussi prendre en consideration le fait qu’a 20-25 on n’a pas toute LE mec.
Ni envie d’arreter de faire le tour du monde avec son sac a dos.
Meme si on peut avoir envie d’etre debarasse de ce fardeaux: avoir un enfant. Effectivement, d’un point de vue theorique c’est de mieux de le faire AVANT mais en pratique, la tout de suite c’est plus complique.