J’Ă©tais avec des copines. Et souvent le sujet revient. Toujours Ă peu prĂšs le mĂȘme et mĂȘme toute seule, j’y pense souvent: “Et toi ta vie idĂ©ale, ça serait quoi?” Un mari mĂ©decin, une maison des enfants un chien, ĂȘtre une rock star, ĂȘtre cĂ©lĂšbre, mourir d’une overdose, avoir des triplĂ©s, apprendre Ă danser le tango…
…et Ă chaque fois que je revasse, je me dis… dans 60 ans, tout ça sera passĂ©, j’y repenserais, en me disant que c’Ă©tait le bon temps. J’ai tellement, mais alors tellement peur de passer Ă cotĂ© de ma vie! de m’emmerder dans mon boulot, d’ĂȘtre coincĂ©e dans une vie toute naze sans aucune sensations… et en mĂȘme temps, j’ai peur aussi de la vivre Ă fond, de boire (trop), de fumer (trop), de sortir(trop) etc…
Et surtout, de ne jamais trouver l’homme de ma vie… dĂ©ja est-ce qu’il existe? est-ce que c’est juste une simple succession de hasard qui fait qu’on rencontre the one en allant chercher le pain, en tombant en panne sur une petite route, en dĂ©crochant un nouveau job?
Comment est-ce qu’on ose s’engager? il paraĂźt que c’est plutĂŽt masculin comme syndrome apparemment… mais moi je suis phobique de l’engagement. Je veux dire, je m’engage pour plein de choses, pour des causes, pour mes amis, mais pour une homme? J’en rĂȘve mais je le refuse et le repousse. Mais Ă force, je vais forcement passer Ă cotĂ© de quelquechose…
En fait, c’est ce que j’appelerais le “syndrome du sac Ă main”, ou bien le “syndrome de l’escarpin”… Vous savez, ce sublime sac, ou ces merveilleuses chaussures qui sont indĂ©niablement faites pour vous. Oui, celles qui coĂ»tent tellement cher que votre voix tremble rien que pour dire le prix. Et puis un jour, vous sautez le pas. On se lance, on les achĂšte.
Je suis Ă©tudiante, j’ai pas des masse de thunes, mais j’adore les chaussures et les sacs. J’ai dĂ©jĂ pensĂ© Ă en acheter, de ces sublimes accessoires. J’ai mĂȘme Ă©conomisĂ© pour ça. Mais j’ai jamais osĂ©. Pas parce que c’Ă©tait trop cher, non… tout bĂȘtement parce que j’avais peur que juste aprĂšs mon achat, j’aille me promener, et qu’un autre sac ou d’autres chaussures me sautent aux yeux, et que je regrette mon premier achat. En fait je me dit toujours que je trouverais mieux plus loin. Mais de plus loin en plus loin, au final je n’ai ni belles chaussures ni beau sac Ă main, ni homme dans ma vie.
Je ne veux pas m’engager par peur de louper un heureux hasard qui me ferait croiser la trajectoire d’une histoire encore plus fabuleuse. Et du coup j’ai rien. C’est bĂȘte hein? les hommes ne sont pourtant pas des accessoires….
Photo: © Escarpins Miss Dior
posté le 25/03/2008 | 2109 vues | 11 commentaires | tags: engagement psy
Aoh, non les filles, QUAND MĂME ‘faut pas la laisser dans c’t Ă©tat!
Dear dear catastrophe, le fait de ne pas s’engager de peur de passer Ă cĂŽtĂ© de la zeu occase du siĂšcle des Barbie Princesse, ça me rappelle l’histoire du serpent qui se mord la queue.
on va pas quand mĂȘme pas donner dans l’adage de grand-mĂšre, mais quand mĂȘme : qui ne tente rien… ne jouira jamais des joies du camping en amoureux.
t’en prends un dĂ©jĂ . ça se voit quand mĂȘme quand ils ont dĂ©passĂ© le stade du travelling yeux-nichons-cul (tiercĂ© au pornostic alĂ©atoire - hein ? non y a pas de faute de frappe, non).
bon, çui-là , tu le tiens.
aprÚs, il y a un truc à savoir, pour ce qui est de la durée.
- la femme “Ă©pouse” l’homme en nourrissant l’espoir qu’il change, se bonnifie avec le temps ou colle toujours plus avec ce qu’elle se reprĂ©sente finalement ĂȘtre le Prince Charmant (disons ça comme ça). et il ne change guĂšre, au fond. surveiller ses premiĂšres impressions, donc.
- l’homme “Ă©pouse” la femme en souhaitant qu’elle demeure toujours la mĂȘme. et la femme change. dĂ©jĂ parce qu’elle doit passer par davantage de statuts personnels (fille, fille baisable, girlfriend, concubine, femme, mĂšre). ensuite, parce que vu qu’on en prend plein les gencives dans ce monde mal fait pour nous, ben on se dĂ©merde pour creuser son trou Ă soi. lĂ oĂč il fait bon faire son ptit pipi, toussa toussa.
alors, bon. t’en tiens un. vous restez un moment ensemble. passe un autre. ben, c’est lĂ que tu peux mesurer Ă quel point tu tiens / t’es tenue / tu lĂąches (?).
avec tout ça, je ne sais mĂȘme pas oĂč tu place ta fiertĂ©.mais c’est un sacrĂ© opint d’ancrage, ça, tu sais. la fiertĂ© d’ĂȘtre femme.
t’as qu’Ă voir, quand mĂȘme. il y en a un paquet par ici.
allez, zoubi.
En fait, il n’y a pas d’homme de ta vie. Je veux dire dans l’absolu. c’est toi, et lui, qui ferez que. pas de situation idĂ©ale, alors la plus grosse bĂȘtise, ce serait de l’attendre… j’en ai connu qui ont attendu, attendu, attendu…
Et puis dans la vie, on a le droit de se tromper. Engage-toi, jette-toi dedans ! L’important, mĂȘme si tu t’engages Ă fond, c’est de rester un peu indĂ©pendante quand mĂȘme, parce que ce qui est aussi con, c’est de ne plus oser se dĂ©sengager, par peur de se retrouver Ă la rue. Tu es Ă©tudiante, tu vas trouver du travail, probablement. Alors tu crains rien. Pour le reste… mon amie May Nat a mille fois raison.
Ca vaut vachement le coup, surtout si tu y met du coeur. de toute façon, ça fait mal la vie. MĂȘme quand on s’engage pas, alors tant qu’Ă faire… C’est sĂ»r des fois on tombe. Mais c’est tellement bien de grimper, haut, haut… C’est quoi rater sa vie ? Faire attention Ă pas se faire mal et s’emmerder Ă mourir… ou mettre les doigts dans les prises ?
Ben oui mais non les filles! Si c’est pas le moment, c’est pas le moment!
Par contre Volubilis a raison : “l’homme de ta vie”, c’est peut-ĂȘtre ton pĂšre, et encore, je te le souhaite pas. Ca n’existe pas. Il y a des histoires qu’on fait marcher et d’autres qui ne marchent pas, c’est comme ça.
Et puis il n’y a rien d’irrĂ©mĂ©diable. Si jamais t’en vois un mieux qui passe, ben tu le prends en route, c’est tout.
L’essentiel Ă©tant de ne pas regretter. A faire l’histoire Ă l’envers, on a toujours tord. Si on avait su, on aurait mieux pu, on aurait pas du. Oui,mais voilĂ , on savait pas, d’ailleurs comment aurait-on su? Et puis on a fait, de notre mieux, avec les infos qu’on avait et les capacitĂ©s qui Ă©taient les notres. La vie, c’est ca. Pas refaire le film Ă l’envers, mais inventer le scĂ©nario en avant!
Il ne faut pas que tu passes Ă cĂŽtĂ© de quelque chose parce que tu te dis que tu pourrais avoir mieux. De toute façon, si tu te dis ça lĂ ta rien ni sac ni homme donc en ayant au moins un sac tu es dĂ©jĂ plus “riche” qu’avant et en ayant un homme soit il te convient soit il ne te convient pas ça ne va pas te prendre 10 ans pour le savoir. Tergiverse moins pour savoir ce que sauras ta vie mais au contraire VIS ta vie sans jamais regretter.
merci les filles/
vous avez toutes autant raison les unes que les autres…faut juste que je me jette dedans…
jsuis un peu bloquĂ©e au stade du travelling yeux-nichons-cul… ça ça devient jamais “serieux” (c’est Ă dire quelqu’un qu’on revoit plusieurs fois et pas que par hasard chez franprix) avec les mecs que je rencontre. c’est peut etre aussi parce que je me bloque moi mĂȘme…
donc bon…toujours un peu la trouille d’etre déçue…
mais je prends de nouvelles resolutions: je vais de l’avant!faut pas dĂ©conner, on est pas sur terre pour tourner en rond comme dirait je ne sais plus qui.
jme sens toute ravigotée/revigorée. merci. bisous
dear catastrophe,
Je me suis reconnue dans ce que tu dis. Je suis pareil. Pas d’homme pour les mĂȘme raisonsâŠ
J’essaye de plus en plus d’avancer sans me prendre la tĂȘte. Je crois que je progresse.
courage Ă toi, gros bisous !
@pomm: courage Ă toi aussi! ça y est je suis remontĂ©e lol… le prochain qui me plait, jlui mets le grappin dessus. et pour de bon hein, pas que pour u soir, pour une fois….
Oui, je crois que c’est une bonne dĂ©cision, car tu ne te mets pas dans un Ă©tat d’attente de “prince charmant”, tu vas Ă la recherche d’une personne qui t’accompagnera dans ta vie. Tu t’engages dans cette direction parce que tu as quelque chose Ă rĂ©aliser dans ce sens. Alors ça ce fera surement peu Ă peu, sans mĂȘme que tu t’en rendes compte.
Le prince charmant n’existe pas et si on croit le trouver un jour ce n’est pas forcĂ©ment une bonne chose. Car un homme, c’est une personne avant tout et non un hĂ©ros, donc on pourrait ĂȘtre déçue ou lui en demander trop. Et puis c’est un peu la pression pour lui (bien que nous aussi on a la pression pour leur convenir. Mais ça, c’est un autre sujet de discussion) .
Je crois qu’il faut trouver “ce hĂ©ros” en nous-mĂȘme. On puise notre force et notre confiance Ă l’intĂ©rieur. De cette façon on ne demande pas Ă notre partenaire de nous apporter tout ça (mĂȘme si son soutien doit ĂȘtre prĂ©sent). On est avec lui non pas parce qu’on en a besoin, mais parce qu’il apporte quelque chose en plus. Et on reste une femme libre! Hourra!
Je me suis peut-ĂȘtre un peu Ă©garĂ©e du sujet… hu hu
J’ai l’impression que tu es en train de percevoir les hommes d’une façon diffĂ©rente. Donc je pense que ça va surement dĂ©boucher sur une nouvelle maniĂšre de vivre une relation amoureuse.
OK, je prends le risque qu’on me jette des pierres.
Mettons, tu vois un sac, ce sac te plaĂźt. Tu achĂštes ce sac. Tu utilises ce sac et le temps que ça dure, tu es contente de ce sac. LĂ se prĂ©sente un nouveau sac. Et mince, il te plait. De deux choses l’une : soit ton premier sac est usĂ©, ça tombe bien tu avais Ă©conomisĂ©, tu achĂštes le nouveau sac, et c’est reparti comme en 40. Soit tu dĂ©cides de garder ton fidĂšle sac, parce que tu t’y es attachĂ©e, parce que ça te soĂ»le de dĂ©mĂ©nager ton fourbi dans le nouveau sac, et surtout parce que tu l’aimes toujours, l’ancien.
Les hommes, c’est pareil ! Bon d’accord, c’est un raccourci un peu court. Si tu en rencontres un nouveau avec lequel tu serais plus heureuse que l’actuel, tu ne vas pas rester avec l’actuel sous peine de vous rendre malheureux tous les deux (parce que m’est avis qu’il le sentira) !
L’engagement, c’est un bien gros mot. Personne ne te demande de te marier dĂšs le premier rencard ! Un essai ne t’engage Ă rien, un engagement ça se construit Ă deux, et j’imagine que l’homme en face de toi a Ă©galement besoin de temps pour ĂȘtre sĂ»r que tu es la bonne… Alors si je peux me permettre, pourquoi ne pas juste prendre le temps de voir ensemble jusqu’oĂč vous irez, le sac, pardon, l’homme, et toi?
Bonne chance en tout cas.
Imaginons que tu sois engagĂ©e et que tu rencontres l’homme de ta vie. Tu peux toujours quitter l’homme avec qui tu es engagĂ©e, tu lui a pas fait de serment Ă la vie Ă la mort non plus…(oui, c’est cruel, mais que veux tu, il faut vivre aussi pour soi !). En fait, tu penses trop. ArrĂȘtes tout de suite, laisses toi vivre, et un jour paf, tu le trouveras ton sac Ă main/homme/paire de chaussure idĂ©al !
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Choisir, c’est renoncer. En effet, choisir un sac Ă main qui coute une cornĂ©e, c’est renoncer Ă tous les autres, du moins tous les autres au mĂȘme prix.
Ceci dit, c’est aussi s’ouvrir tout un champs de possibles, avec ton nouveau sac Ă main.
Quand on te lit, on voit tout ce qu’on perd Ă s’engager, mais pas ce qu’on y gagne…
Et on y gagne. pas les mĂȘmes choses, mais on y gagne.
Il n’est peut-ĂȘtre pas temps pour toi de faire ce genre de choses….