Pour cette troisième journĂ©e du mâle, j’ai dĂ©cidĂ© de sortir l’artillerie lourde. J’ai enfilĂ© mes bottes. J’ai pris ma kalash’. J’ai revĂŞtu mon treillis, mon masque anti-testostĂ©rone, mes poils aux jambes. Et je sors le reportage de l’impossible, aux confins d’un monde inconnu et Ă©trange : Mars.
(Bon ok, j’ai interviewĂ© mon homme Ă moi, mais ça n’a pas Ă©tĂ© sans nĂ©gociations intenses, genre, tu me rĂ©ponds et en Ă©change je prends ton tour de vaisselle. J’ai bravĂ© des trucs de folie, comme, euh, sa mâlitude. Et son humour. DĂ©monstration.)
- Bonjour, mâle dominant. DĂ©jĂ , ça fait quoi d’ĂŞtre un mâle dominant ?
- Ça fait “graouuuuu”. A mon avis un mâle dominant vaut mieux que deux biens mineurs. Et puis il peut sortir des vannes improbables, il n’est pas jugĂ©. Sinon, ĂŞtre un mâle, ça fait aussi un torse poilu, d’ailleurs je le peigne tous les matins. Ma toison pectorale est plus docile que les Ă©pis sur mon crâne, que je tente de dompter Ă l’après-shampoing au beurre de karitĂ©. Autant pour l’aspect dominateur…
- Ah tu me piques MON après-shampoing ? Mais alors Ă quoi ça sert d’ĂŞtre un garçon ?
- Etre un glaçon, c’est pratique dans les cocktails. Quoi, un garçon ? Quoi mon humour naze ? Je serai pas jugĂ©, je te dis. Bon ok. C’est stupide comme question, ça ne veut rien dire d’ĂŞtre un garçon… mais venant d’une fille, je suis pas surpris (je plaisante, hein, arrĂŞte de me taper maintenant, sinon, pas de cocktails. Ouille. Pas de Gin Tonic j’ai dit ! Ah, voilĂ , c’est mieux).
- J’ai eu peur un instant que tu sois un gros macho.
- Seulement avec du guacamole.
- Tes vannes sont vraiment nulles, tu sais.
- Oui c’est mon cĂ´tĂ© guerrier de l’humour. Mes ancĂŞtres chassaient le mammouth. Moi je chasse d’eau. Vers Cologne.
- Mais tu m’effraiiiiiiiies. Bon allez, ĂŞtre un homme n’a pas que des avantages. Par exemple le rasage et le truc qui pendouille, ça doit pas ĂŞtre fun tous les jours.
- Pour le rasage, j’aime autant ça que les bandes dĂ©pilatoires. D’autant que j’ai essayĂ© et j’aurais jurĂ© que la torture Ă©tait interdite par la convention de Genève. Pour le truc qui pendouille, t’es mal placĂ©e pour en parler, tu as deux seins. Deux.
- MAIS ILS TIENNENT. Avec un soutien-gorge.
- On fait de très jolis moule-virilitĂ©, mĂŞme si j’en mets jamais - des fois que le ridicule se mette Ă tuer.
- Attends, mettons les dossiers sur la table. Etre un homme, c’est forcĂ©ment ne pas savoir trouver sa place dans la sociĂ©tĂ© actuelle, ne pas maĂ®triser la reproduction… regarde, si je te faisais un enfant dans le dos, tu serais bien embĂŞtĂ© quand mĂŞme, surtout quand je te sortirai le prix de la pension alimentaire.
- Bon dĂ©jĂ je ne sais pas vraiment lequel de nous deux serait le plus embĂŞtĂ© (9 mois sans picoler, chĂ©rie, penses-y, gniark gniark). Et puis je serais foutu de te faire un petit garçon, rien que pour t’embĂŞter, vu que c’est MES chromosomes qui dĂ©terminent le sexe. Alors hein, la pension alimentaire, c’est une paille au final (ou une poutre, ça dĂ©pend de ton avocat. Mais comme je suis un gros Nacho, c’est moi qu’ai les meilleurs dans mon guacamole).
- Tu veux dire que fondamentalement, on serait Ă Ă©galitĂ© par rapport Ă la Vie, l’Existence, et les Quesadillas ?
- Tu l’as dit chĂ©rie, on est tous dans le mĂŞme Tacos. Mais c’est bien, ça pimente le quotidien.
- …
NdMaĂŻa : je tiens Ă m’excuser platement auprès des ladiesroomettes, mais j’ai vraiment interviewĂ© mon mâle dominant, il m’a vraiment rĂ©pondu ça, et c’est vraiment lui sur la photo.
J’en tire tout de mĂŞme une conclusion sur la comète : les hommes seraient des femmes comme les autres. On nous aurait menti. Les garçons sont toutes pareilles que les filles, mais avec, euh, un sens de l’humour diffĂ©rent. Et une passion sans bornes pour la cuisine mexicaine. Chacun ses vices, pourvu que ça glisse !
posté le 24/03/2008 | 1393 vues | 8 commentaires | tags: mâle Men Room
Je survalide les blagues, je me suis bidonnée non stop :)
Le Macho dans le guacamole je le ressortirai :)
Plus je lis cet article plus je suis dĂ©solĂ©e pour la communautĂ© ladiesroom. Ca partait d’une très bonne intention pourtant : /
Non, il a l’air bien ton mâle, ouaip. Pas autant que le mien quand mĂŞme ! Quoique, le mien, cĂ´tĂ© humour… tu le prĂŞtes des fois ?
Bon, ce qu’il faut en retenir, finalement, c’est que tout les hommes ne se prennent pas pour la main droite du Grand Architecte, il en existe des trĂ©s bien, humbles et lĂ©gers dans leur mâlitude, simplement conscients de leur indispensabilitĂ©, et qui reconnaissent la nĂ´tre au passage… Aaaah, finis, la guerre des sexes, tout n’est plus que fornication, mots tendre et blagues dĂ©sopilantes… alors dis, tu le prĂŞtes des fois ??
Éh, Mamzelle, copieuse d’avatar ;)
Non, vraiment MaĂŻa il est très bien cet article j’ai rit tout le long !
Je le prĂŞte lors des dĂ®ners en ville mais je reste Ă cĂ´tĂ©, hein, seul son lĂ©gendaire sens de l’humour est partageable !
Aoh non, les filles, vous croyez vraiment ?
“il en existe des trĂ©s bien, (…) et qui reconnaissent la nĂ´tre au passage..” dit Volubilis.
ça ressemble au mien, sauf que lui il a l’indispensabilitĂ© pas simple Ă concevoir. par contre, pour ce qui est de reconnaĂ®tre que nous, les femmes, les fendues, les poitrinaires, les pousse-toi-dlĂ -c’est mon heure d’Ă©poussetage et les reviens-quand-j’en aurai-fini-avec-ma cops… ben, il se pose lĂ . il nous aime toutes, au sens “entières”.
c’est ça qu’est cool avec lui, dans un dĂ®ner majoritairement fĂ©minin (allez, 3 fois sur quatre, chez nous), soit il se la joue discret - tellement qu’on fait plus gaffe et qu’on dĂ©bite sans vergogne, soit il nous la fait attentionnĂ©, attentif, il n’hĂ©site pas Ă potiner - avec un peu de brillant sur les cĂ´tĂ©s (c’est un lion, y a rien Ă faire!).
mainnnnant, si on gratte un peu, j’crois bien que si : tous les hommes se prennent pour la main droite du Grand Architecte… y en a qui se soignent. lui c’est la poĂ©sie, son truc.
sans dec’, j’ai jamais vu ça!
avant, quand il a besoin d’Ă©crire, il est limite grognon, il tourne en rond, il hĂ©site, se demande s’il n’y aurait pas mieux Ă faire (en tant que père, par exemple).
et puis, ça le prend. il y va. il se jette sur un papier qu’il va fourrer je ne sais oĂą jusqu’Ă ce qu’il ait pu le saisir.
après. mmmmmmmmh, il est tout sucré.
je suis une couche-tĂ´t (de plus en plus avec l’âge), lui pas. on se gĂŞne pas trop comme ça. mais quand mĂŞme! des fois, j’aimerais qu’il me rejoigne avant que je ne dorme.
ouais, je sais, je m’endors vite. n’empĂŞche!
ralalalaaaa qu’est-ce qu’ils nous font jaser quand mĂŞme, nos mecs.
tiens si on parlait culture du petit pois en Asie septentrionnale ?
hein ?
non, j’y suis jamais allĂ©e, non.
May Nat > Pffff, quand on est père, y a toujours mieux Ă faire, tu ne lui as pas dit ? Franchement, moi, le coup de la rĂ©partition des tâches (toi, tu fais la vaisselle les week-end, tu sors les poubelles une fois sur cinq, tu lui changes la couche le soir si on est pas couchĂ©s quand elle se rĂ©veille et le matin si t’as pas trop de boulot, tu fais la cuisine les jours de grands vents etc…), ça me gave. Un peu de simplicitĂ© que diantre ! Heureusement que tes filles sont grandes, mais avec un huluberlu pareil, ça a dĂ» ĂŞtre dur non ?
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Wah Maia, une photo de ton mâle dominant ! Je suis contente de le voir (et rassurĂ©, des fois des filles formidables finissent avec des garçons dont on ne sais mĂŞme pas comment c’est possible de finir avec !). J’Ă©tais curieuse. Je te lis depuis peu, mais je suis allĂ© voir ce que tu Ă©cris depuis un moment… Je me demandais Ă quoi ressemblait LE mâle dominant de LA Maia Mazaurette. Il a l’air bien en tout cas ;)