Je suis plus curieuse que je ne suis hĂ©tĂ©ro. Chacune ses vices, hein, moi j’aime bien tout essayer, c’est comme ça. Je ne me suis jamais sentie bi ni lesbienne, pourtant, j’ai couchĂ© avec des filles. Disons que l’occasion s’est prĂ©sentĂ©e, et que hop, si j’aime bien mater un match de foot de temps en temps, pourquoi ne pas tenter le gazon maudit ?
J’ai couchĂ© avec des filles avec le mĂŞme intĂ©rĂŞt que j’ai testĂ© des cuisines exotiques bizarres. Avec un avantage sĂ©rieux : pas besoin d’apprendre Ă se servir des baguettes.
J’ai couchĂ© avec des filles parce qu’elles voulaient coucher avec un amant Ă moi, et que par un hasard combinant alcool et dĂ©lire poussĂ©, je me suis retrouvĂ©e comprise dans le pack. C’Ă©taient des plans Ă trois suivant toujours le mĂŞme modèle : je commence avec la fille, puis je cède ma place pour regarder, parce qu’Ă trois c’est vraiment compliquĂ©, on s’emmĂŞle, c’est relou, je n’ai pas le sens de la logistique pour savoir comment caser mes jambes dans ce bordel.
J’ai couchĂ© avec des filles qui ressemblaient aux filles dont se plaignent les garçons : totalement inertes au lit, tendance mollusque. AllongĂ©es sur le dos, couinant un peu, mais pas du genre Ă prendre l’initiative. Pendant les moments Ă deux, j’ai toujours tout fait toute seule, et jamais elles ne m’ont touchĂ©e plus que symboliquement, genre je te fais un bisou. Clairement, elles n’assumaient pas du tout. Au moment oĂą je me mettais en retrait, c’Ă©tait aussi pour les dĂ©barrasser de moi.Je ne le prenais pas mal : on Ă©tait toutes hĂ©tĂ©ro, simplement, elles n’Ă©taient pas curieuses. Alors que regarder un porno tranquillement assise dans sa chambre d’hĂ´tel, en direct, un verre de vin Ă la main, c’est plutĂ´t fun.
J’ai couchĂ© avec des filles qui me plaisaient formellement. Parce qu’hĂ©tĂ©ro ou pas, je suis sensible Ă la beautĂ© fĂ©minine. Elles Ă©taient très diffĂ©rentes de moi, plus fines ou plus lourdes, Ă chaque fois je trouvais ça marrant, tout un paysage Ă dĂ©couvrir.
J’ai couchĂ© avec des filles pas Ă©pilĂ©es du tout. J’ai compris pourquoi c’Ă©tait bien d’au moins dĂ©broussailler la zone :)
Il y a une chose que je n’ai pas essayĂ© dans le plan Ă trois. C’est celui avec deux garçons. Autant coucher avec des filles s’est fait naturellement, autant rĂ©unir deux mecs, c’est la croix et l’enfer, mĂŞme sous la torture des doigts de pieds y’a pas moyen. J’ai l’impression qu’ils y voient forcĂ©ment une relation hardcore, alors que non, deux hommes rien que pour moi, mĂŞme sans qu’ils se touchent, j’aurais Ă©tĂ© Ă©goĂŻstement ravie ! Le sexe entre deux filles, soit dit en passant, ce n’est pas forcĂ©ment que des câlins Ă la Petit Poney, hein. C’est du sexe et c’est aussi impliquant (pourvu qu’on ne joue pas le mollusque) qu’avec un mâle – peut-ĂŞtre plus, si on dĂ©cide de prendre les choses en main.
Maintenant que je suis mariĂ©e avec quatre enfants et un labrador (bon, ok, maintenant que je suis en couple), c’est trop tard pour les plans Ă deux, trois ou douze. Je garde un souvenir intĂ©ressant de mes expĂ©riences, parce qu’avec un peu de lĂ©geretĂ© de l’ĂŞtre, c’est facile de se laisser porter. Essai non transformĂ© avec mes quelques amantes, et alors ? C’est sans remords ni regrets. Et c’est dĂ©jĂ très bien, mĂŞme si je crois que paradoxalement, j’en ai plus appris sur les hommes que sur les femmes lors de ces courtes histoires !
posté le 20/03/2008 | 6888 vues | 13 commentaires | tags: triolisme lesbienne specialsex fille sexe
Ecilam > je crois que mon compagnon prĂ©fĂ©rerait se pendre que ramener quelqu’un dans notre lit :)
ah ! eh bien, le mien si je ramène une nana, c’est champagne pour tout le monde !
C’est vrai ça ! ĂŞtre en couple n’empĂŞche pas de s’amuser! d’ailleurs ça fera l’objet d’un prochain article. Merci pour l’inspiration les filles!!!
Ramener un autre homme Ă la maison, c’est trop dur Ă accepter pour lui, cela revient Ă mettre en cause sa sacro-sainte virilitĂ©, non ?
Et puis, imagine que par accident, l’autre type lui touche les fesses, alors lĂ , il le boxe en lui disant qu’il est pas pĂ©dĂ© !
Bizarrement, l’Ă©changisme serait peut-ĂŞtre plus facile : avec un autre homme ET sa femme …. chacun pourrait y trouver son compte.
Que tout ça est compliqué !
J’ai du mal Ă comprendre comment on peut aimer coucher avec des femmes, en trouver des sĂ©duisantes et se dĂ©finir hĂ©tĂ©ro, les filles, en quoi ĂŞtes-vous diffĂ©rentes de moi qui suis bi ?
Et vous ne vous emmerdez pas avec votre mari maintenant que votre sexualitĂ© est plus limitĂ©e :o) Je trouve assez surprenant votre changement de vie (en couple avec quatre enfants et un Labrador) après toutes les expĂ©riences sexuelles que vous avez vĂ©cu. Je perçois un soupçon de nostalgie lorsque vous Ă©voquez ce passĂ© … Me “trompe-je” ?
dĂ©solĂ©e mais on peut s’emmerder dans le libertinage, j’en ai fait l’expĂ©rience.
LenaR > il manque l’Ă©tincelle, tout simplement :) C’est la seule diffĂ©rence.
Madame C-ZZarr > bah non, j’ai fait le tour, j’ai rĂ©alisĂ© mes fantasmes, je suis calme et contente.
serena > mais carrĂ©ment, en fait. J’en Ă©tais lĂ quand j’ai rencontrĂ© l’homme de mon couple. Je butinais, je voulais savourer.
Lenar> Pertinent votre commentaire … Je suis d’accord avec vous. Je pense notre dĂ©sir dĂ©termine notre sexualitĂ©. Je suis hĂ©tĂ©ro. Je n’ai jamais fait l’amour avec une femme. Je peux trouver une femme sensuelle, belle, sĂ©duisante mais je n’Ă©prouve aucun dĂ©sir sexuel Ă leur Ă©gard. Si c’Ă©tait le cas, je ne serai pas hĂ©tĂ©ro.
je vous invite Ă lire mon article “mon cĂ´tĂ© obscur.” je pense que la routine existe dans tous les aspects de la sexualitĂ©..et de la vie d’ailleurs.
De plus, je n’aime pas l’idĂ©e que dans une sexualitĂ© “classique” on s’emmerde forcĂ©ment. Deux corps s’Ă©treignant sous la seule force d’un dĂ©sir provoquĂ© par l’amour, voilĂ Ă mes yeux le plus beau…
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Travaillant depuis peu dans le domaine du droit, une collègue m'a conseillé de lire le roman d'Autres vies que la mienne d'Emmanuel Carrère afin de mieux appréhender le monde de la jurisprudence...
C’est sympa de faire ces petites expĂ©riences avant de se mettre en couple “sĂ©rieusement”, tu te dis que tu auras testĂ© au moins une fois dans ta vie ! (enfin ici plusieurs apparemment !).
Et puis effectivement ça doit ĂŞtre pas mal pour comprendre ce que les hommes ressentent lorsqu’ils caressent une femme !