« Je suis publicitaire ». Dès que je prononce ces quelques mots, je vois bien dans le regard de mes interlocuteurs que cela en impose. Surtout parce que c’est le type de métier qui véhicule dans son sillage tout un tas de mythes et de croyances qui font que publicitaire = strass et lumières = Frédéric Beigbeder = Jacques Séguéla = job d’influence.
Alors vous qui rêvez de travailler dans la publicité, voici quelques mythes mis à nus pour que vous sachiez vraiment vers quoi vous vous embarquez.
Mythe  environnemental : Dans la pub, il n’y a que des pétasses.
Vrai à 90 %. La pétasse de la pub à cette spécificité de ne pas être exclusivement de sexe féminin  ; dans la pub, les hommes aussi peuvent être qualifiés de pétasses.
Une pétasse de la pub se reconnaît à  son besoin insatiable de marcher sur la gueule des autres pour avoir le meilleur budget, la meilleure campagne, une citation dans CB News, un abonnement à Stratégie ou LSA… L’objectif est d’être l’élément dont ne peut se passer l’Agence et de pouvoir bénéficier de petits avantages (téléphone portable, voiture de fonction, 1ère classe dans le TGV, place de parking, cafés gratuits,…) qui font baver d’envie tous ses collègues. Trop jouissif !
Mythe médical (Aussi appelé Mythe Beigbeder) : Tous des drogués les mecs qui bossent dans la pub !
Si prendre des Guronsan, du Lexomil, un peu cocaïne pour se réveiller le matin quand on arrive à 10h30 avec des lunettes de soleil même quand il pleut et un pétard le soir pour dormir, c’est être drogués, alors oui.
Mais honnêtement on ne prend tout ceci qu’à but thérapeutique. Croix de bois, croix de fer…
Mythe ego-trip : Ils se la pètent les pubeux !
Non, c’est juste que l’on est tous chefs ou directeurs :  chef de pub, chef de marques, chef de groupe, directeur artistique, directeur de création, chef du studio, directeur de marques, …
Alors forcément, avec des titres comme ça, on a parfois du mal à garder les pieds sur terre quand on rentre chez Mamie et qu’on raconte à notre connasse de cousine  que l’on est chef, nous ! (Prends ça dans ta gueule).
Mythe « all over the world » : On fait de beaux voyages sur le portefeuille des annonceurs.
Sans passeport, tu ne travailles pas dans la pub. C’est d’ailleurs une condition sine qua none de recrutement.
Nos destinations préférées pour les shooting et autres tournages sont l’Afrique du Sud et Miami. Le carnet de route se résume à 40 kg de bagages, 24 heures de vol, 5 litres de café pour surmonter le jet-lag et le client survolté, 12 heures d’attente pour avoir la bonne lumière, 3 paquets de clopes par heures. Vous appelez ça un voyage d’agrément ?
Mythe « t’aime ça, hein ? » : On couche beaucoup dans la publicité.
Un mythe, malheureusement… C’est très triste quand même cette histoire de NO coucherie… Ralala… Mais pourquoi ? Pourquoi ? Mais moi, je veux. Là , tout de suite !
Quoi qu’il en soit, mythe ou pas, sachez que la pub, ça reste quand même un vrai job de merde.
Merci qui ? Merci Tata Nala !
posté le 20/03/2008 | 396 vues | 5 commentaires
Comment ça ? Moi j’aime ca bossĂ© dans la com “sur” Paris… Je ne vois pas du tout ce que tu veux dire…
Et voilà les ravage de la pub. On ne sait même plus écrire.
Biz mon Amélie.
Y’a trop de fric dans la pub. Plus y’a de fric, plus y’a de mythe. Enfin bon quand je dis trop, ça signifie beaucoup, hein. On a le fric qu’on mĂ©rite (aucun rapport avec la morale). PS: dur dur, de trouver des articles Ă toi qui ne sont pas en Une! Comme quoi, tu sais ĂŞtre efficace et cibler ta clientèle (hum hum) ;)
NB : Avant de commenter, rendez-vous sur la charte des commentaires
Vous devez vous identifier pour pouvoir laisser un commentaire.

Belles et Rebelles Retrouvez le dernier édito de Laurie pour sa semaine de rédac' chef, une spéciale rébellion !
Some kind of unreal music #17 : Nécrologies Petit retour sur les carrières de deux figures emblématique de la musique.
Doc BBC #18 : Boenbotte, un ami qui nous veut du bien… Docteur Britbrit Chérie remonte les bretelles d'une Lady et vole à la rescousse de Boenbotte !
J'en ai tellement entendu parler que je voulais voir ça par moi-même. Je parle de Paulette, bien sûr, le magazine communautaire lancé par Irène Olczak. En 2010, c'était la version web, puis plus...
Bref, programme court ou shortcom, est diffusée sur l’antenne de Canal + depuis septembre 2011. Ce n’est pas la première série de ce genre. Un gars une fille avait aussi eu un grand succès...
Ce jour-là , j'avais mis trois heures à me préparer pour le concert qui m'attendait et j'ai bien fait. Habituée des petits concerts de ma ville, frêle esquif aimant la bière, j'étais encore une fois parée...
Parfois, je me sens proche des idées de Brigitte Bardot. Je ne parle pas de cette obsession pour la choucroute ou l’aigreur haineuse, mais plutôt de la croyance en un monde animal...
C’est sous la pluie battante que je le regarde partir, la nuit tombe doucement ce soir, timidement. Dois-je le rattraper pour lui dire ce que je ressens ou laisser faire la vie qui peut-être le ramènera à moi ? Je n’ai pas le courage...
Travaillant depuis peu dans le domaine du droit, une collègue m'a conseillé de lire le roman d'Autres vies que la mienne d'Emmanuel Carrère afin de mieux appréhender le monde de la jurisprudence...
Merci pour cet article,c’Ă©tait instructif!