La chaleur de ton souffle et je prends vie. Ta bouche dans mon cou, ta main sur ma hanche et la saveur de l’attente. L’éclat du regard trompe rarement. La caresse appuyée entre mes seins confirme. Je fais semblant de ne pas comprendre. Du coup, tu insistes. Tu passe et repasses entre les monts de chair, creusant une tranchée chaude, là où se loge l’odeur de mon parfum la plus jalousement gardée. Là où tu aimes enfuir ta bouche et poser la tête.
Avant de commencer ton chemin de ronde mouillée sur mon buste. D’abord un tour du propriétaire rapide mais décidé. Ensuite, le détail des montagnes jumelles. S’appliquer à en faire poindre le point culminant. S’acharner du bout des doigts, des lèvres et de la langue. Jouer du contraste. Un baiser doux, une aspiration goulue. L’un après l’autre. L’un et puis l’autre. Et puis la prise de contact devient plus intense. Mon ventre occupe ton attention. Le lécher, le pétrir, descendre…
Et arriver à l’endroit où je t’attends. Enfin! Le divin caché. Celui dont on tait le nom. Le repli où je me cache. Où mon abandon s’abrite. Fragile mais conquérant, rien que le fait de le regarder lui donne l’air bravache. Tu le dégages de son creux protecteur, l’offrant aux vents. La caresse le fait frémir. Il bat et t’appelle. Je l’entends crier dans mes entrailles. La sarabande mystique s’empare de mon bassin. Tu n’as encore rien fait et j’ondule déjà …
J’attends patiemment, tendant mon intimité vers ta bouche. J’attends le moment où tu auras décidé que tu as envie d’y goûter. Le moment où cette odeur douce-amère te décidera à aller coller tes lèvres contre les miennes. Enfin tu te décides à saluer le mont de vénus comme il se doit, langue contre chair, comme des amoureux qui se retrouvent après une longue séparation. Je fonds. Au sens propre. J’aime te voir, voir uniquement ton regard, le reste de ton visage étant perdu dans cette intimité qu’il m’est impossible de contempler sans accessoire.
J’envie ton point de vue. Imprenable. Sur ma fragilitĂ© et ma rĂ©alitĂ© la plus animale. Je t’envie le pouvoir que tu exerces sur moi. Celui de refuser de me toucher. De choisir le rythme de la caresse, d’en choisir le registre. Allant du mordillement au baiser langoureux, du haut du mont de vĂ©nus jusqu’à l’anus, tu maitrises tout. Je ne peux qu’espĂ©rer. Et demander. Et te faire savoir, Ă coup de bassin et de soupirs ce que je prĂ©fère.
Tu entreprends de visiter tous les replis de mon sexe de la pointe de la langue. Je n’aspire qu’à deux haltes. La première sur le point culminant du clitoris. Et j’espère qu’elle sera accompagnée de frétillements divins qui m’enverront directement au 7e ciel. La seconde halte dans des lieux plus profonds et plus humides. J’espère que tu aimes t’y promener et que tu te propose de t’y attarder.
Mais tu n’en fais qu’à ta tête. Toujours perdu dans mes coins, tu tournes autour de l’essentiel, tu t’encombres de délicieux détails. De détails en détours, tu décris des cercles concentriques, se rapprochant de l’endroit crucial. Cet endroit réceptif à l’extrême que tu te dois de traiter avec douceur. Mais fermeté. Ce dont tu ne te prives pas. Je sens toute ta bouche emprisonner la zone. Une légère succion vient réveiller le tout, tandis qu’un tout petit et extrêmement agaçant bout de langue vient caresser de plus en plus vite le bout du clitoris.
J’ondule et gémis tant que je peux. Qui t’as appris ça ? Qui t’as appris à me tenir prisonnière avec une partie aussi ténue de nos corps. Tu sais que tu me tiens. Tes mains cramponnent mes hanches, m’empêchant de me défaire de ton étreinte. Une fois sûres que je ne bougerai pas, elles entreprennent d’écarter tout ce qui pourrait empêcher la progression de ta langue. Ouverte et offerte je chavire.
Je te supplie de m’achever. Tu es magnanime. Je vois dans tes grands yeux qui ne m’ont pas lâchée une seule minute que tu vas abréger mon supplice. Tu insères tes deux pouces à l’entrée de mon vagin, libérant l’entrée pour tout le plaisir qui ne manquera pas de venir par vagues humides. Je sens ta langue agacer mon clitoris de plus belle, les succions qui s’accélèrent, les doigts qui s’enfoncent.
Affolée, j’ouvre les cuisses plus grand, comme si je voulais t’engloutir. Je glisse deux doigts près de ta langue et les frotte contre mon clitoris. C’est le moment que tu choisis pour aller plonger ta langue dans mon antre humide.
Celui que je choisis pour éclater enfin.
(cc)Â SleepyHair
posté le 18/03/2008 | 1200 vues | 12 commentaires | tags: clitoris féminin plaisir relation sexe | une personne a aimé
Mais si! Ca fait deux fois déjà que je coche la bonne case et que mon article se retrouve visible. Du coup, je perds mes commentaires
HELP EQUIPE LADIESROOM CA MERDE!
Merci kim :)
Du mĂŞme avis que les demoiselles prĂ©cĂ©dentes! c’est agrĂ©able Ă lire tout ça!
idem que kim, laurie et photofilm…pourquoi le titre “douze” en revanche?
c’est tout simplement magnifique, pas du tout choquant juste beau et pur.
Magnifiquement bien raconter super Ă©rotique, subtil, on vit exactement de la mĂŞme façon la chose…
Je m’incline, texte très beau…je me demande jusqute si reecrit sans les “tu tu tu ” ca n’y gagnerait pas encore plus? :)
Merci les filles :)
Pour rĂ©pondre Ă votre question il s’apelle Douze parce qu’il est le douzième article d’un blog exclusivement consacrĂ© Ă “Ca”.
Le retour de Dacoste ^^.
Et quel retour! Sur un texte magnifique, c’est beau, ça fais rĂŞver, les ensemble fluo les juste corps pailletĂ©… euh je m’Ă©gare.
Bref premier texte tout a fait magnifique ^^. Ça m’avez manquez :D.
eh ben quand je vois l’effet que ca te fait j’ai pas honte de dire que j’adore faire ca aussi et quel plaisir quand madame explose!!!!!!!!!
toi tu voudrais l’engloutir et moi je reve de pouvoir mettre ma tete completementet savourant chaque goutte de ce nectar. quel bonheur de sentir sa partenaire se liquefier et perdre son controle
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Travaillant depuis peu dans le domaine du droit, une collègue m'a conseillé de lire le roman d'Autres vies que la mienne d'Emmanuel Carrère afin de mieux appréhender le monde de la jurisprudence...
Miss Lili tu n’as pas cochĂ© la case…;-)
en tous cas c’est un très beau texte, comme d’hab…