Ladies Room - Le quotidien des filles a la page

22. mai 2012

Mot de passe oublié

Rebecca M.

Où la science-fantaisie en manque cruellement, de fantaisie

Ce qu’il y a de bien, dans le fait d’avoir le satellite, c’est que, quand tu regardes un film que tu juges d’emblée plutôt moyen, tu n’as pas en plus la désagréable impression de t’être fait voler une dizaine d’euros, bien que cette impression s’envole assez vite quand tu reçois la facture de ton abonnement à la fin du mois et que tu as beau te creuser les méninges, tu ne te souviens pas avoir vu un seul film vraiment valable, mais la question n’est pas là.

eragon

C’est la réflexion que je me suis faite dernièrement en découvrant Eragon (Stefen Fangmeier, 2006). Malgré un prestigieux casting qui m’a fait écarquiller des yeux chaque fois que je reconnaissais un acteur de talent renommé en me demandant quelle galère financière avait bien pu l’amener à jouer dans ce navet, le film est franchement moyen, à grands coups de flash-flash-blim-blim-smack-smack (respectivement les onomatopées d’envol de dragon, de bataille à l’arme blanche et de baisers à l’héroïne). Mais plus encore que la qualité du film, ce qui m’a franchement atterrée, c’est le manque de créativité dont les auteurs font preuve dès qu’il s’agit de science-fantaisie.

Je ne suis pas spécialiste en la matière, soyons honnête. Dans ce registre, le seul livre que j’ai vraiment lu jusqu’au bout est l’incontournable et cultissime Seigneur des Anneaux. Pour le reste, je n’en connais que les titres que j’ai eu le loisir d’énumérer avec effarement sur les rayons de la bibliothèque de mon amoureux à l’époque où il vivait encore en célibataire, avant que l’on emménage et que lesdits livres finissent, sous le prétexte d’un manque évident de place, au fond d’une boîte en plastique très loin dans le noir de la cave au profit de mes exemplaires nettement plus hype de Salinger, Fante et Auster. Et maintenant, bien sûr, Eragon. Mais ce survol de la culture SF m’a néanmoins permis d’en constater les grandes similitudes, qui m‘ont amenée à la conclusion que, au final, dans ce domaine, on a vraiment affaire qu’à une sale bande de copieurs.

Le décor: invariablement, en matière de SF, l’action se déroule en des temps très, très, mais alors vraiment très reculés, encore plus anciens que le Moyen-âge auquel ils ressemblent pourtant en bien des points, bien avant JC, m’est avis, je me risquerais même à dire avant les dinosaures, à une époque où une toute autre humanité existait avant de s’éteindre à grands coups de cupidité et de vanité et d’obliger l’univers à tout reprendre depuis le début avec les premières bactéries et tout, quelque chose comme ça. Bien évidemment, à cette époque, même si les gens savaient faire tout pleins de choses avec des baguettes magiques, ils n’avaient ni électricité ni eau courante, ce qui les rendaient très sales et vraiment peu attirants vu qu’ils étaient déjà tout petits et avec les dents gâtées, rapport à une alimentation loin d‘atteindre le quota de dix fruits et légumes frais par jour recommandé. Et pour couronner le tout, ces benêts avaient tendance à vivre dans des hautes montagnes dangereuses et grises que le Mont-Blanc, à côté, c’est La Vallée des Merveilles. Pour l’instant, autant que je sache, personne n’a eu l’idée de faire se situer l’action à une époque peut-être plus récente, et dans un environnement joyeux, genre clair et verdoyant, mais ce n’est là que mon avis de néophyte.

Les personnages: alors d’un côté, il y a Le Méchant, mais alors vraiment méchant, genre son âme est noire et il n’y a vraiment rien à récupérer de ce côté-là. Ce type, c’est le Keyser Sose de la vilenie, pas de pitié, pas d’empathie, pas la moindre once de sentiment, pas d’ami, rien, il finira tout seul et ce sera bien fait pour sa gueule. C’est quand même très manichéen, la SF, parce qu’on pourrait supposer que le Méchant est méchant parce qu’il a eu une enfance difficile, on l’a refusé à l’école d’arts et tout, mais même pas, c’est un peu le gars de la pub Orangina, « parce que » et puis c’est tout. Et bien sûr, face à lui et à sa troupe de sbires qui sont encore plus moches que les autres moches, parce qu’eux en plus ils sont défigurés, voire ils sortent des entrailles de la terre et ils sont couverts de vers, il y a les Gentils, beaux, propres, gracieux, agiles, souriants, même quand ils se battent. Et ils sont menés par le Héros, dont on parlera plus tard, lui-même coaché par un vieillard revêche et agressif et un peu sale quand même, avec lequel il n’arrête pas de s’engueuler vu qu’ils ne sont jamais d’accord sur rien mais ils finissent par s’apprécier malgré tout et à la fin, quand le vieillard meurt, le Héros est vraiment triste.

L’intrigue: dans une contrée lointaine, à une époque reculée, un Méchant très méchant fait régner la terreur sur le monde après avoir usurpé le pouvoir en le volant à un ami proche, voire un membre de sa propre famille, il n’a vraiment aucune morale. Là-dessus, un jeune adolescent boutonneux et arrogant, qui n’imagine pas du tout ce qui l’attend, apprend d’une manière ou d’une autre (il reçoit un animal magique, ou un signe dans ses rêves, ou la visite d’un type à capuche) qu’il est une espèce de messie qui va mettre fin au règne dictatorial du méchant, non sans avoir d’abord appris des tas de choses qui lui seront bien utiles, comme se battre, et la vraie valeur de la vie, et l’amour, et aussi un peu à fermer sa gueule devant ses aînés parce qu’il a quand même un peu trop tendance à se la ramener (en même temps, vu la teneur de sa mission et la pression qu’on lui met, il a peut-être le droit de crâner un peu). Ajoute à ça une princesse super débrouillarde qui n’a pas l’air de s’intéresser une seconde au héros parce que c’est un petit jeunot mais qui finit par craquer tout de même, et tu as ton histoire.

Les créatures magiques: pour une raison que j’ignore, quelqu’un a décrété un jour que tout bon roman de science-fantaisie se devait de compter, parmi ses personnages, des Elfes, qui sont des personnes aux oreilles pointues parlant une langue où il n’y a aucune voyelle, des Trolls, des espèces de grosses masses un peu simplettes mais plutôt violentes, des Nains, ça on connaît, et tout un tas d’autres espèces humaines et animales féeriques, plus ou moins sympas, plus ou moins du bon côté de la force, généralement, à ce moment de l’histoire, je suis déjà complètement paumée.

Je crois que j’ai fait le tour de ce qui compose un roman de science-fantaisie. Et qu’il y ait des règles de base du genre, je comprends, après tout c’est pareil pour tout style littéraire, mais que ce soit systématiquement toujours aussi ressemblant, c’est quand même un peu ennuyeux, à la fin. Je sais pas, moi, s’il faut vraiment qu’il y ait de la magie parce que sans ça ce n’est pas de la fantaisie, d’accord, mais pourquoi pas à une époque contemporaine, dans un pays qu’on connaîtrait, par exemple, quelque chose comme ça?

Pardon? Harry Potter?

C’est qui celui-là?

 

Signaler un abus

Envoyer à un ami

Derniers commentaires

 

hello rebecca, moi j’ai vu Eragon au ciné avec une amie et effectivement; c’était tellement nul que ma copine et moi, on n’a fait que papoter pendant toute la séance (tu aurais vu les regards noirs que nous ont lancé les autres spectateurs lorsque les lumières se sont rallumées…). Eh bien à ma grande surprise, toutes les autres personnes de ma connaissance qui sont allées voir le film L’ ONT ADORE !!! et chaque fois que je disais que je l’avais trouvé nul, je me faisais huer !!! donc je suis bien contente d’avoir enfin trouvé quelqu’un qui ne pense pas qu’ Eragon est génial !!! juste une chose, c’est quoi exactement la science-fantaisie? moi je connais la science-fiction et l’heroic fantasy mais pas la science-fantaisie…est-ce un terme que tu as toi même inventé?


 

Je crois qu’il y amalgame, ce qui décridibilise tes écrits, ce dont tu parles est la Fantasy, la SF c’est la Science Fiction (les vaisseaux, le futur piou piou piou), la Science Fantasy c’est en gros un mélange de technologie futuriste dans un contexte medieval, puis bon résumer la Fantasy par Eragon c’est un peu comme résumer les séries télés par Sous le soleil, les vacances par un week end à Palavas, et les filles par Loana.


 

Tout à fait d’accord avec Trem_r.


Il est clair que tu t’attaques à un univers que tu ne connais que par les médias. Autant dire que tu ne le connais pas.

Tu te bases sur un bouquin et un film pour définir la Fantasy, c’est assez léger.


Soyons clairs, je ne te reproche pas de ne pas aimer, de ne pas être attirée par ce genre (chacun ses goûts), mais l’espèce de mépris que je peux lire entre les lignes n’est pas très agréable.


C’est sûr, ça fait plus intellectuel et adulte de lire Auster et le reste…


 

Je ne citerais qu’une seule séries de livre.

“Les Princes d’Ambres”, Roger Zelazny.

Voila… C’est fait.

Le mot est lâché.

C’est de la fantasy… Et rien de ce que tu ne viens d’écrire n’y correspond, mais alors vraiment rien de rien quoi.

Enfin j’ai beau me les repasser en tête je ne vois pas de ressemblance en tout cas…

Après, j’me fais p’tet des idées, si d’autres personnes l’ont lues, qu’elles me valident ou dénient mes allégations s’il vous plait. ^^


 

Miss Catastrophe: Ouf, quelqu’un de mon côté! ;) Bon, comme l’a souligné Trem_r, je voulais effectivement parler de Fantasy, désolée de m’être mélangé les pinceaux…


Trem_r: Merci pour la précision, je voulais donc bien parler de Fantasy, au temps pour moi.

Par contre, même si j’ai été volontairement réductrice, parce que si j’avais voulu faire dans la nuance ben je n’aurais rien écrit du tout, j’ai juste fait le constat, de mon petit côté néophyte à moi, que le genre reprend les mêmes codes et la même construction, comme pour une série policière, par exemple (un corps, un meurtre, une enquête, et un coupable en prison), mais que dans les cas auxquels je me suis frottée, le ton manquait un peu d’originalité. Maitenant, évidemment, je n’en ai pas fait le tour; alors si tu peux me conseiller un titre qui explose un peu tout ça, je suis preneuse.


Liviane: Permets-moi de rectifier tout de suite: je n’ai voulu exprimer absolument aucun mépris envers les aficionados du genre ni prétendre que lire ce que je lis moi est de loin plus “intellectuel”. Je m’excuse donc si tu t’es sentie insultée ou quoi que ce soit de ce genre-là…Mais juste comme ça, un peu d’humour et d’auto-dérision, ça ne fait jamais de mal, n’est-ce pas?


Yann: Merci pour la référence; encore une fois, je n’ai pas prétendu faire le tour de tout ce qui a été écrit dans le genre, d’autant qu’il est sacrément foisonnant. Mais je ne pense pas avoir été non plus complètement à côté de la plaque pour le reste, parce qu’ayant échangé les idées de l’article avec une personne très au fait de la Fantasy et de ses innombrables qualités, j’ai trouvé une oreille réceptive et même plutôt d’accord…Damned, serait-ce possible?


 

Ce genre de raccourcis, ça me fait bondir… Donner son avis, oui, bien sûr. Parler sans connaitre, pitié, non, et la preuve la plus criante que tu ne sais pas de quoi tu parles est l’amalgame entre fantasy et science-fiction. Je rejoins Trem_r et Liviane sur leurs affirmations, donc.


Pour être un peu plus constructive, quelques suggestions…

- Les annales du Disque-Monde, de Terry Pratchett

- Le Lion de Macédoine, de David Gemmel

- Neverwhere, de Neil Gaiman

- Le cycle de Pendragon, de Stephen Lawhead

- Alice au Pays des Merveilles, de Lewis Carroll (eh oui)


J’ai beau chercher, dans ces différentes oeuvres, je ne parviens pas à retrouver le schéma que tu décris dans ton article.


 

@Rebecca M:

Je ne me sens pas insultée du tout, dans le sens où ma culture littéraire est loin de s’arrêter à la fantasy. Juste que ta façon d’opposer la fantasy avec une autre littérature de “bon goût” est assez maladroite.

Par contre, le coup de l’humour et de l’auto-dérision, non, car il ne s’agit absolument pas de cela. Il s’agit juste d’une personne qui vient démonter un genre alors qu’elle n’y connaît rien. Alors venir se cacher sous l’humour et me dire que je n’en ai pas, bof.

Quant à ton oreille réceptive… Bah je n’ai pas dit non plus que tu avais entièrement tort, mais surtout que ta vision est extrêmement limitée et réductive. Et cela m’étonne que cette personne “très au fait” soit autant d’accord avec ton propos. Ou alors elle se limite elle-même à un seul genre de fantasy.


Mais Nacara a bien résumé la chose: “Parler sans connaître”.


 

Euh, il faut lire de la fantasy maintenant. Parce qu’en fait, tu dis que tu ne connais pas bien le sujet… et c’est vrai.


 

Eragon… même mon fils (12 ans) a cru périr d’ennui avant d’arriver au troisième chapitre. Et pourtant, il paraitrait que cette série soit plutôt ciblée sur des lecteurs de son âge (faudrait quand même voir à pas les prendre pour des billes nos mouflets, au passage! (là je parle aux auteurs qui se targuent d’écrire pour un public jeune, hein!)) Alors, comme les autres, je pense que Eragon n’est absolument pas représentatif de la Fantasy.

Le problème avec cette Fantasy, c’est que depuis le succés phénoménal de la trilogie de Jackson et celui des aventures du petit Potter, les maisons d’éditions nous servent de tout et de n’importe quoi. Et que bien sûr, le cinéma s’y colle aussi.

Dommage, parce que cela peut discréditer d’autres auteurs formidables aux yeux de quelqu’un qui en connait peu sur le sujet.

Mais franchement, La Belgariade, La ballade de Pern, Le trône de fer, L’assassin royal, Le disque monde… c’est tout autre chose.

Et pour les jeunes lecteurs, si j’en crois mon fiston, il parait que Tara Duncan, c’est drôlement chouette (bourré de références à d’autres auteurs, plein d’humour… il ne lâche plus le premier tome depuis trois jours et me tanne pour que je lui achète le second au plus vite… et c’est une auteure française!)


 

Tout d’accord avec Joyeuse Pagaille !!!!!

Surtout ne te limite pas à Eragon. Essaie peut-être la triologie de Bartimeus… C’est génial (et ça se passe à Londres ) :-)


 

Ralala….Etre prise en flagrant délit d’inculture, c’en est trop pour mon orgueil. Alors zou, petit tour sur Fnac.com, parce que quand même, c’est pas bien agréable de passer pour une imbécile, essayons donc d’ouvrir notre esprit et de se laisser tenter à découvrir un genre qui m’a peut-être rebutée à tort et parce que je suis bien bornée, il faut le dire.

Je prends des titres au hasard, ou pas tout à fait, plutôt piochés parmi ceux dont j’ai entendu parler de mon côté (et oui, il y a des noms d’auteurs qui me sont familiers, fichtre) et ceux dont vous m’avez fait la liste.


Mot de l’éditeur sur “Les chroniques de Krondor, T2″ de Raymond E. Feist

Le combat que se livrent peuples de Krondor et guerriers Tsurani fait rage. La guerre a séparé les amis d’autrefois…

Pug, qui porte maintenant le nom de Milamber, va découvrir peu à peu le secret de son pouvoir de magicien. Tomas est devenu un guerrier aussi respecté que craint, car en lui se manifeste une présence dont les elfes savent qu’elle n’appartient plus au monde de Krondor. Le prince Arutha, quant à lui, doit déjouer à la cour les complots visant à déstabiliser le royaume.

Bientôt, tous vont devoir s’unir contre un ennemi venu de la nuit des temps…


En résumé : “L’assassin royal, T1″ de Robin Hobb

Enorme cycle de fantaisie, l’assassin royal vous invite à suivre les traces de Fitz, batard de sang royal sur les épaules duquel repose le royaume de Castelcerf. Intrigues de cours, manipulations, magie, trahison sont réunis dans cette épopée. Nicolas, libraire à la Fnac Chartres


Mot de l’éditeur sur “Les Fey, T3″ de Kristine Kathryn Rusch

Complots diaboliques, trahisons, magie, les affrontements se poursuivent entre Fey et Insulaires. Une saga sombre et palpitante servie par des personnages aux pouvoirs fascinants.


OK, bon, là, pour l’instant je me dis que c’est peut-être loin mes souvenirs de classe littéraire, mais j’ai comme qui dirait l’impression qu’on tourne un petit peu autour des mêmes thèmes, non? Mais ne nous laissons pas abattre:


En résumé : “La Belgariade, T1″ de David Eddings

C’est dans les vieux pots que l’on fait la meilleure soupe. Les recettes employées sont celles que Tolkien eut utilisées pour le Seigneur des Anneaux. Magie, quête initiatique, voyage périlleux, grand méchant au statut quasi-divin, tous les ingrédients sont là pour une histoire classique de fantasy. N’allez donc pas chercher l’originalité, mais laissez vous porter par le souffle épique de la saga car c’est résolument une histoire différente que l’auteur nous raconte. Et quelle histoire ! Jean-luc, libraire à la Fnac Perpignan


En résumé : “Les Annales du Disque-monde, T1″ de Terry Pratchett

La plus grande saga héroï-comique de fantasy ! Terry Pratchett a conquis le monde entier avec ce pastiche savoureux et déjanté des oeuvres de Tolkien et de ses imitateurs…


Ah bah non, ça ne me sert pas, ça…En même temps, c’est vrai que j’ai souvent entendu dire que Tolkien avait un peu écrit la Bible du genre et qu’il était bien difficile de le renouveler vu qu’il en avait quand même jeté des bases plus que complètes, mais ça devait être de la part de gens qui n’y connaissaient rien.


Fiche détaillée : “Neverwhere” de Neil Gaiman

Collection J’ai Lu Sf, numéro 5613


Comment, SF? Ah non là, je vais me fâcher, on m’a dit de ne pas confondre, déjà que je me suis faite allumer parce que j’ai osé dire science fantaisie et que j’en ai même fait des initiales alors que non non non, SF c’est juste pour science fiction et il ne faut pas faire d’amalgame, tatata, voilà qu’on me mélange les genres, c’est fou même les libraires n’y connaissent rien, on devrait peut-être organiser des séminaires sur la Fantasy, tiens….


Mot de l’éditeur sur “Le cycle des princes d’Ambre, T1″ de Roger Zelazny

Un amnésique s’échappe d’un hôpital psychiatrique après avoir découvert le nom de la personne qui l’a fait interner : Flora, sa propre sÅ“ur. Celle-ci lui révèle qu’il se nomme Corwin, et qu’il est l’un des neuf frères qui se disputent le pouvoir au royaume d’Ambre, le seul monde réel dont tous les autres sont des reflets, des ombres ; que les princes d’Ambre ont la faculté de parcourir ces univers parallèles par la puissance de leur seule volonté.

Recouvrant peu à peu la mémoire, Corwin entame un périlleux voyage en direction d’Ambre, glissant d’ombre en ombre dans le but de disputer au prestigieux Eric, le plus brillant des princes, le trône du royaume.


Aaaaaaaaaaah, ça y est, ça, ça a vraiment l’air de déchirer, en effet, rien à voir avec ce que j’ai constaté, je crois même que je vais aller l’emprunter à la bibliothèque, pour le coup!

Quoi? Mais qu’est-ce que je vois?


Fiche détaillée : “Le cycle des princes d’Ambre, T1″ de Roger Zelazny

Collection Folio Science-Fiction, numéro 19


Ah non ça suffit à la fin, mettez-vous donc d’accord sur les genres, nom de Dieu, je commence franchement à m’y perdre, moi!


Bon, du coup il me reste quoi, Le Cycle de Pendragon et Le Lion de Macédoine, mais alors là, c’est moi qui émet une réserve, parce que ça s’inspire respectivement de la légende du Roi Arthur et de la vie d’Alexandre le Grand, et pour moi ça se rapproche plutôt d’un genre inspiré historique, et là, c’est moi qui refuse tout net qu’on mélange.


Allez, je suis sûre que pour chaque titre que j’ai montré là en toute bonne foi, vous pouvez m’en citer encore qui ne rentre pas dans les cases, mais ça risque de continuer longtemps, cette histoire. Encore une fois, je ne pense pas avoir écrit que je trouvais que les romans de Fantasy étaient pourris et que leurs lecteurs n’avaient aucun goût; je suis persuadée qu’il y a d’excellents auteurs dans le genre qui ont écrit des histoires palpitantes et captivantes, du moins je l’espère. Je voulais simplement dire que temps immémoriaux, guerres, trahison, lutte de pouvoir, magie, héros qui n’en a pas l’air et, ce dont je n’avais pas parlé, nombre minimum de 12 tomes pour faire crédible, sont des codes qu’on retrouve tout de même souvent, repris avec plus ou moins de talent, et pour ce qui est de Christopher Paolini et de sa Trilogie de l‘Héritage, là, pour le coup, on est visiblement tous d’accord pour dire que c’est plutôt raté.

En fait, c’est un peu comme pour le gâteau au chocolat: ce sont toujours les mêmes ingrédients, mais dans le résultat final, ce qui compte, c’est le talent du pâtissier et les proportions dans lesquelles ces ingrédients ont été mélangés. Et on peut obtenir de divins gâteaux moelleux et aériens ou des gâteaux lourds, gras et difficiles à digérer. Super, je vais me retrouver avec les amateurs de gâteaux au chocolat sur le dos, maintenant!


PS: Et merci pour les références, je vais savoir quoi offrir à mon amoureux pour son anniversaire!


 

“Pour moi ça se rapproche plutôt d’un genre inspiré historique, et là, c’est moi qui refuse tout net qu’on mélange.” => Pourquoi ?


 

Eragon, ça ne me tente pas du tout non plus…

J’ai adoré le Seigneur des Anneaux et j’ai trouvé Neverwhere de Gaiman très bof. Cela dit, je ne suis pas une adepte de fantasy, pas à ce point-là.

Je me suis arrêtée à l’Histoire sans Fin, et A la Croisée des Mondes, que j’ai trouvé géniale.

Eh bien rien de tout ça ne m’a attirée vers la pure fantasy, comme Pratchett et les autres.

Parce qu’effectivement, lire des histoires d’elfes et de Méchant très méchant qui veut rien qu’à embêter les Gentils qui vivent dans la prairie, comme Rebecca, ça ne me dit pas grand chose.

Cela dit, je lis du Fante et du Helen Fielding, du Shakespeare et du Lewis Carroll, du Bradbury et du Roald Dahl… Et, han, je viens de m’acheter un Dan Brown, tout en me disant que je vais commencer l’Ulysse de Joyce.

Alors voilà, la fantasy, j’ai l’impression que ça tourne en rond, c’est tout. C’est pas méprisant, c’est comme j’aime pas les rognons moi, alors que mon mec adore ça.


 

Ah, et je suis une fan absolue d’Harry Potter !


 

“Petit tour sur Fnac.com”: rien que pour ça, je ne me donnerai pas la peine de lire le reste, tu vois. Depuis quand la FNAC est une référence… on a oublié de me le dire je crois.


Je laisse tomber, ça vaut mieux.


 

@Rebecca, de la part de Utena (http://www.digitalyn.net/blog/) qui veut pas s’inscrire sur LadiesRoom :

“Dis lui que pour parer à son inculture décomplexée, elle peut lire La Cartographie du merveilleux de André-François Ruaud, que même en cherchant un peu, ça se trouve sur fnac.com et qu’en plus c’est le spécialiste français du merveilleux/fantasy. Après elle pourra venir nous faire des articles sur le genre sans avoir l’air d’une cruche.”

@La Fille > On doit pas parler du même Pratchett :) Plus sérieusement, je ne fustige pas les gens qui ne s’intéressent pas à la fantasy, chacun ses gouts (je n’apprécie même pas tout dedans, y compris des références du genre), je râle juste contre ceux qui parlent sans savoir (bis). “Si je ne sais pas que je ne sais pas, je crois que je sais” :)


 

Nacara> Et bien, pour ce qui est du Cycle de Pendragon, je le rapproche de La Saga du Roi Arthur, de Bernard Cornwell, qu’on trouve dans les rayons “romans historiques”, même si c’est discutable, et que j’ai dévorée: la légende arthurienne, bien que pas vraiment confirmée historiquement, est supposée avoir eu plus ou moins lieu, et c’est comme pour le Lion de Macédoine, partir d’un contexte historique réel pour ensuite y greffer peut-être des éléments magiques diffère à mon sens de l’invention d’un monde avec ses peuples, ses guerres, son histoire. Ou alors, Chrétien de Troyes est le fondateur de la Fantasy! Par contre, j’ai eu l’occasion de découvrir aussi que la Fantasy est tellement vaste qu’on y trouve de la light, high, dark ou heroic fantasy, et là, c’est un débat dont je me retire, parce que ça devient vraiment trop pointilleux pour moi!


La Fille> Chouette variété de goûts littéraires! En effet, j’ai eu l’impression de me voir présenter toujours le même plat quand on a tenté de me faire lire de la fantasy, mais ça ne veut pas dire que ce soit insipide…et puis les rognons, tout de même, je pensais que tout le monde était d’accord pour trouver ça atroce!! :)


 

Liviane> La Fnac est une librairie, les gens qui y vendent des livres se disent libraires et savent, je l’espère, de quoi ils parlent, et les résumés des éditeurs sont censés mettre en avant les qualités de l’ouvrage, ou bien il n’y a plus de logique!


Nacara> Je viens de lire le “mot de l’éditeur” à propos de La Cartographie du Merveilleux que j’ai en effet trouvé sur le site de la fnac (et oui, encore, et sans forcément chercher beaucoup) et je ne suis pas sûre de voir en quoi ça me contredit, si ce n’est sur le point qu’il est donc communément accepté que la fantasy puise dans les mythes et contes populaires; en même temps, cet ouvrage est également classé en science-fiction, comme je te le disais pour Cornwell en roman historique, mais là, même si je ne suis pas forcément d’accord, je ne suis plus responsable des rayonnages. Et je suis flattée de voir que cet article fait tellement débat que ça en dépasse même les frontières de Ladies Room. Et enfin, jusqu’à quel point est-on supposé être assez calé sur un sujet pour pouvoir en parler?


 

@ Liviane : Désolée, autant les vendeurs que l’on trouve à la Fnac, très peu m’ont semblé légitimes, mais alors au niveau du site, c’est autre chose. Je m’y rends régulièrement parce qu’ils ont ce petit service en plus “vous avez lu XXX, nous vous conseillons YYY”, et que leurs thématiques sont parfois assez inspirées.

@ Rebecca : J’ai la même sensation que toi face à la Fantasy et aux rognons…


 

La science-fiction en revanche, j’adore, surtout l’anticipation. Jules Verne, H. G. Wells et George Orwell m’ont subjuguée, de là à aimer des cycles sur des planètes lointaines pleins de vaisseaux interstellaires, ou du Lovecraft, ou à vouloir en lire, non.

En revanche, j’adore Stephen King et Maxime Chattam a réussi à me faire frissonner. Bref, en littérature, comme pour tous les arts, les goûts et les couleurs, hein.

Du moment que personne n’érige Marc Lévy en pape de la littérature, rien ne me dérange.


 

@La Fille: désolée, il suffit de faire une petite recherche google pour tomber sur de vrais sites connaissant réellement leur sujet (pas des petits coups de coeur basés sur les ventes). Mais je comprend, c’est trop dur de chercher.


 

Alors, on parlait de lire le livre, pas le mot de l’éditeur…

Au sujet des amalgames faits par les éditeurs, ça n’empêche pas le lecteur d’être un minimum consciencieux et de se renseigner pour ne pas se planter à son tour.

Et on n’est pas obligé de connaitre un sujet sur le bout des doigts pour en parler, mais résumer l’ensemble d’un genre littéraire à un (mauvais) FILM, ça prouve qu’on a pas été chercher bien loin.

Sur ce, comme Liviane, je jette l’éponge. C’était rigolo cinq minutes, mais j’ai vraiment autre chose à foutre qu’argumenter dans le vide, maintenant.


 

@ Liviane : je te trouve bien plus méprisante et intolérante que Rebecca, qui n’a fait que s’exprimer sur un sujet. Elle ne demande à personne de la suivre, elle parle avec son humour d’un sujet qui a priori n’est pas super glamour pour elle.

En revanche, tu arrives, bottée jusqu’aux genoux, la cravache en main, pour essayer de mater les pauvres dissidentes que nous sommes. Ca, c’est du totalitarisme.

Parce que bon, sinon, on fait toutes comme toi et on écrase tous ceux qui n’ont pas les mêmes goûts : par exemple, je vous conspue toutes parce qu’aucune n’est en mesure de connaître aussi bien la littérature américaine du vingtième siècle que moi. Et c’est même pas la peine d’envisager vouloir me répondre sur ce sujet, je suis la papesse incontestée du genre, j’ai dit.


 

Liviane> Les titres en question ne sont pas des coups de coeur de la fnac mais ceux qui m’ont été donnés ici même

Nacara> Encore une fois, je ne me suis pas basée sur un seul film pour établir mon opinion, mais bien sur les essais répétés que j’ai fait concernant le genre. Et en effet, il y a un moment ou le serpent se mord la queue, on raccroche les gants

La Fille> Littérature américaine du 20e? On parie? ;)


 

Rebecca, non vraiment, ne t’y frotte pas. Ca risque de durer des semaines…


 

Alors, là, non, je ne peux pas laisser passer ça.


J’adore lire. Et pas que de la fantasy, bien loin de là. Pour moi, la littérature ne se limite pas à un seul genre, et parmi eux, pas un seul n’est au-dessus des autres. Autrement dit, chacun lit ce qui lui plaît, et cela ne me pose aucun problème.


Cependant. Ici, je suis tombée sur un article d’une personne fustigeant un genre entier de la littérature, sans la connaître. Et s’enfonçant toujours dans son ignorance, sans avoir l’humilité de le reconnaître. On m’oppose à ma réaction l’humour. Soit. C’est le refuge idéal pour les personnes ne sachant pas reconnaître qu’elles se sont trompées.

Qu’on me comprenne bien. Je ne conspue personne pour ne pas aimer ni connaître la fantasy. La littérature est un monde plus que vaste, et chacun s’y retrouve comme il veut. Ce que je ne trouve pas normal, c’est que sous prétexte d’un soit disant humour, on balance des énormités monstrueuses et qu’on étale son ignorance comme on étalerait de la confiture sur une tartine. Ce n’est pas grave de ne connaître ce genre qu’à travers les titres les plus connus, ce n’est pas grave de ne pas s’y intéresser. Mais c’est grave de prétendre s’y connaître en allant lire quatre pauvres résumés sur Fnac.com.


Effectivement, je ne connais pas la littérature américaine du 20ème siècle. C’est pour cette raison que je ne me permettrai jamais d’écrire un article sur le sujet en me basant sur un ou deux livres et dix résumés et notes d’éditeurs sur un site qui est là pour VENDRE avant tout.


@Rebecca: pour les coups de coeur, je répondais à un autre commentaire, étant donné que je n’ai pas lu ce que tu as écrit (désolée, mais fnac.com, ça me bloque réellement).


Pour en terminer avec ça: NON, je ne suis pas spécialiste de la fantasy (je la connais juste assez pour savoir que Rebecca est loin de la vérité à ce sujet), NON, je n’érige pas ce style comme supérieur à tous les autres, et NON je ne condamne, ni ne conspue, ni ne hait personne n’aimant pas ce genre. Je ne veux mater personne, vous lisez absolument tout ce que vous voulez, mais on évite de donner un cours sur quelque chose qu’on ne connaît pas. Qu’on en discute, qu’on donne son avis, aucun soucis, mais là ça n’était pas le cas, surtout après (oui oui, humour, auto-dérision, c’est pratique).


 

Liviane, Rebecca donnait son avis, sous son angle de vue à elle. C’est pas la peine de monter sur ses grands chevaux pour lui prouver par A+B qu’elle est inculte. Lui proposer des titres pour qu’elle s’y essaie un peu plus, oui, avec un petit “Ah ah ah, c’est drôle, moi la fantasy je ne la vois pas comme ça”, d’accord, mais l’agresser légèrement, non.

C’est un espace de discussion, Rebecca donnait son avis…

J’ai bien fait un article résumant Irving au simple fait qu’il y avait toujours un ours dans chacun de ses romans…


 

Liviane > +1

Tu as tout dit, bien mieux que je ne l’aurais fait :)


 

Juste parce que je soutiens le contraire, j’agresse. Okay.


Je vais exercer mon totalitarisme ailleurs, si vous le permettez.


@Nacara: :)


 

je suis super contente de trouver ce genre de débats sur LR. Merci mesdames.

Pour ma part, je pense que souvent la fantasy souffre de problèmes de traduction, peu élégante, et qui fait souvent perdre son charme au texte original. (là je fais un constat, j’ai été assez longtemps traductrice pour savoir que c’est essentiellement une question de délais et pas de capacité du traducteur/relecteur, quand une traduction colle tellement au texte qu’elle plombe l’histoire). Parce que quel que soit le genre du bouquin que je lis, je veux qu’il m’emmène ailleurs, qu’il me berce et me fasse rêver.

Et ces conditions je les retrouve dans certains livres de SF, de fantasy, dans la littérature étrangère en VO ou bien traduite, et chez certains auteurs.

Et puisqu’on est là à commenter et à se donner des noms de pépites, maia n’a pas cité son avant dernier bouquin, “le pire est avenir”, absolument inclassable mais que je mettrais dans la SF. Bien écrit, avec un scénario qui tient la route. à lire si vous le trouvez.


 

Je n’ai pas lu tous les commentaires, alors escusez moi d’avance si je peux répéter quelques propos… Mais en réaction à ton article, et en tant que mangeuse de livre de Fantaisy (particulièrement dans ma jeunesse), c’est vrai qu’Eragon était bourré de clichés et de mauvaises références (en plus!), mais on ne peut absolument pas le résumer à tout ce qui existe en fantaisie.

Cela dit, les elfes et les nains, font partie de cet univers, on n’y peut rien. Après, selon les auteurs et les références, les lois ne sont pas toutes les mêmes. Mais bon, ce sont des détails, sur lesquels il est intéressant de s’y pencher.

Pour ce qui est de l’époque fort fort lointaine qui semble tout de même être du médiéval (d’où le nom: Mediéval Fantastique ^^), ce un tournant important dans l’histoire des elfes et leurs compagnons, car c’est pour ainsi dire leur cohabitation aves les humains qui se répendent très vite et se développent par la même manière, détruisant la magie qu’il y a sur terre et de la même manière détruisant leur monde.

Après, les elfes et tout ça sont tirés de mythes celtiques notament, d’où la zone (l’europe). La chine médiévale ne placera pas d’elfe, mais des héros aux pouvoirs surnaturels et des dragons.

Aussi, dans la fantaisie (non plus médiévale), il existe autre chose qu’Harry Potter. Parfois on est même dans l’époque médiéval, et même s’il y a un peu de magie (histoire de rester un peu rationnel), les rapports se font entre humains (trône de fer, pour citer un exemple fort).

Je fais du jeu de rôle quand j’en ai le courage, et c’est incroyable tous les univers fantastiques (entendre fictifs) qui peuvent exister. Un exemple avec les elfes qui n’a rien à voir, c’est la réaparition des “races ainées” (magiques) sur terre en 2070. Il y a de la magie, mais pas que, et tout le monde ne la manipule pas.

Après, en ce qui concerne les clichés un peu pourri (Eragon, Narnia…), ce sont plus des attires-publiques. Un vrai réalisateur de Fantaysie qui se respecte, va souvent réaliser quelque chose que pas tout le monde ne pourra comprendre. Cela dit, les romans de fantaisie il y en a à la pelle (attention au copies-collages!), et ça coûte bien moins cher à faire qu’un film.

J’ai vu que tu avais commencé à te renseigné par rapport à tout ça, et je t’en félicite ^^. C’est que malgré tout tu t’intéresse à ce que tu dis, et c’est agréable de te lire.

Cela dit, évite de parler trop vite de façon aussi sûre, parce que quand c’est trop facile c’est qu’on a dut oublier beaucoup d’information!


 

Mais Terry Pratchett n’a strictement rien à voir avec le reste. Pour ce que mon homme m’en a dit. Il s’est fait chier en lisant Tolkien, et il éclate de rire toutes les cinq minutes en lisant Pratchett, parce que Pratchett, ça un peu absurde, un peu anachronique. Je ne l’ai pas lu, mais j’ai la bête impression que je loupe quelque chose. Si tu veux tenter, tu peux lire n’importe quel tome, c’est pas vraiment dérangeant parait il.


 

Ensuite, ton article m’a quand même fait rire, parce que j’en ai fait un un peu similaire sur mon blog, mais qui concernait les films historique du box office américain. Et oui, dans l’héroic fantasy, dans le médiéval fantastique, il y a du mauvais mais il y a aussi du très bon… Les princes d’ambre par exemple, dont je n’ai lu que le premier tome (les joies de la bibliothèque), se situe dans un monde ou se mêle ancien et contemporain. Pour le peu que je me souvienne (c’était il y a longtemps), c’était même plutot contemporain, mais il me semble que les deux mondes s’entremêlaient, ce qui donnait un mélange assez détonant.


Ensuite, je suis quand même plus attirée par les romans historiques purs et durs, situés entre le moyen âge et la renaissance principalement, ce qui rend parfois un peu indigestes certains bouquins médiévaux fantastiques. Une autre chose que je sais, c’est que lorsque j’ai rencontré mon homme, il m’a offert un bouquin médiéval fantastique, dans un univers très spécial, ne répondant pas aux codes habituels du MF ou HF. Un genre assez sombre en somme. J’avoue avoir été totalement incapable de me plonger dedans avant qu’il ne m’initie au jeu de rôle. Passé ce cap, j’ai dévoré le livre. Donc je pense que cette littérature se prépare un brin, pour les gens qui n’ont jamais été attirés par elle.


Ensuite, pour tout ce qui concerne la légende arthurienne, je la classerais plus dans le médiéval fantastique, qui lui n’a pas forcément de rapport avec les elfes et autres créatures mythiques. Je te concède que les limites sont pas évidentes à établir. Pour ce qui concerne l’original, celui de Chrétien de Troye, c’était tout bêtement un genre de littérature courtois, épique et assez mystique. J’ai eu l’occasion de me faire prêter par une prof les livres en vieux français et d’autres habilement traduits. Elle m’a raconté qu’au moyen age, étant donné que la majorité de la population ne savait ni lire ni écrire, des orateurs lisait ces histoires sur des places publiques. Au delà de son rôle éducatif, elle avait aussi un rôle de propagande, parce que la table ronde agit pour le bien du peuple, les dirigeants sont représentés sous leur meilleur jour, et en définitive c’était aussi un bon moyen d’”endormir” le petit peuple.


Par contre, je ne suis pas d’accord avec le fait que la légende du roi Arthur soit qualifiable d’historique, parce que la table ronde n’a jamais existé, et des traces d’Arthur, bien qu’il y en ait, elle ne sont en rien semblables avec le Grand roi que l’on connait si bien… Et puis c’est beaucoup trop fantastique pour être plausible, de toute façon.


Pour finir, je te conseillerais, si tu aimes cette légende, “L’enchanteur ” de Barjavel, que j’ai trouvé absolument sublime, très poétique, émouvant et drôle. Sincèrement il en vaut la peine.


Désolée pour ce commentaire effet “tartine”, moi non plus j’ai pas saisi comment sauter les lignes!


 

Ce sera peut-être une redite de ce qui a été dit au-dessus, désolée dans ce cas :


C’est normal que tu trouves qu’Eragon ressemble au Seigneur des Anneaux car Le seigneur des anneaux est des piliers voire des fondements du genre héroic-fantasy.


Tout comme tu trouveras des références à, au hasard, Matrix ou Star Wars dans beaucoup d’autres films du même genre.


Voilou.


Je laisse un commentaire

NB : Avant de commenter, rendez-vous sur la charte des commentaires

Vous devez vous identifier pour pouvoir laisser un commentaire.

Zapping

jess
jess a posté un commentaire. (23:30)
justtmoi
justtmoi a posté un article. (21:58)
koco93
koco93 a mis à jour son avatar. (18:12)
koco93
koco93 fête son 1er jour sur Ladies Room. (18:12)
Laurie
Laurie a posté un commentaire. (14:23)
Previously on LR

Paulette, émancipée ?

J'en ai tellement entendu parler que je voulais voir ça par moi-même. Je parle de Paulette, bien sûr, le magazine communautaire lancé par Irène Olczak. En 2010, c'était la version web, puis plus...

Bref : un phénomène de société ?

Bref, programme court ou shortcom, est diffusée sur l’antenne de Canal + depuis septembre 2011. Ce n’est pas la première série de ce genre. Un gars une fille avait aussi eu un grand succès...

Récit de concert où glam et bière peuvent rimer

Ce jour-là, j'avais mis trois heures à me préparer pour le concert qui m'attendait et j'ai bien fait. Habituée des petits concerts de ma ville, frêle esquif aimant la bière, j'étais encore une fois parée...

Paradigme de la vie et des relations par mon chat

Parfois, je me sens proche des idées de Brigitte Bardot. Je ne parle pas de cette obsession pour la choucroute ou l’aigreur haineuse, mais plutôt de la croyance en un monde animal...

Ne pars pas

C’est sous la pluie battante que je le regarde partir, la nuit tombe doucement ce soir, timidement. Dois-je le rattraper pour lui dire ce que je ressens ou laisser faire la vie qui peut-être le ramènera à moi ? Je n’ai pas le courage...

D'autres vies que la mienne d'Emmanuel Carrère

Travaillant depuis peu dans le domaine du droit, une collègue m'a conseillé de lire le roman d'Autres vies que la mienne d'Emmanuel Carrère afin de mieux appréhender le monde de la jurisprudence...

Les Partenaires

Les Amies

Paperblog