Ladies Room - Le quotidien des filles a la page

03. septembre 2010

Mot de passe oublié

JelizaRose

Barbieturix : Le fanzine qui dĂ©poussiere l’image lesbienne.

Mais qui sont les Barbieturix? Il s’agit d’un collectif de lesbiennes qui ont créé un fanzine du même nom en 2005, maintenant distribué un peu partout dans des endroits stratégiques , et ont ensuite lancé des soirées à Paris . Leur cible: la jeune lesbienne (18-25) branchée. Leur vocation: dépoussiérer l’image ringarde de la lesbienne en France.

Je tĂ©lĂ©charge leur fanzine depuis le dĂ©but, au premier abord c’est un courant d’air frais sur un milieu moustachu et sclĂ©rosĂ© par la chemise de bucheron, ou le mauvais goĂ»t musical (variĂ©toche) et vestimentaire (sponsor majeur: Quechua) règne en maĂ®tre.

Donc c’Ă©tait une bonne idĂ©e de glamouriser un peu l’image de la lesb Ă  Paris, de montrer dans un fanzine la fille fashion qui se lance dans des dĂ©bats super techniques sur le meilleur vibro, celle qui va (allait…) sauter sur les canapĂ©s en velours du Pulp le samedi soir habillĂ©e comme Shane dans The L Word, cheveux dans les yeux taillĂ©s au rasoir chez Tony And Guy et baskets editions ultra limitĂ©es.

C’est fun, colorĂ©, ça se veut trashy, ou tout au moins le ton est cash, direct, et bien reprĂ©sentatif de la scène actuelle. Mais si l’effort et la motivation sont lĂ , je trouve que ce fanzine reste un peu vulgaire et sans rĂ©elle culture, ou alors superficielle: dans Barbieturix les infos sont dĂ©connectĂ©es, la liste des sorties peu fournie, les shootings de mode et les articles sur les expos ou les films restent vraiment pauvres, c’est vraiment un torchon lĂ©ger, certes plus fun que la 10eme Muse, plutĂ´t dans le style de Curve ici aux US mais pas vraiment solide.

Il y manque la rigueur, le sĂ©rieux derriere la dĂ©conne et un effort culturel, une vraie qualitĂ© Ă©ditoriale. La jeune lesb Ă  Paris reste très middle class, n’aime pas trop tout ce qui est pointu ou difficile d’accès, que ce soit en musique en cinĂ© en art, et on n’en parlera mĂŞme pas, en litterature. Elle est un peu beauf, sous sa tonne de gel, ses bracelets de force et son t-shirt “sorry guy, I prefer girls”. C’est vrai qu’il y a bien quelques ovnis la dedans, mais elles sont soit plus vieilles, plutot hors-circuit, et difficile a reconnaitre :-).

En revanche, en ce qui concerne leur dynamique d’organisation de soirĂ©es, c’est autre chose! Elles ont su prevoir le dĂ©clin du Pulp, lieu emblĂ©matique de la nuit lesbienne cĂ©lèbrĂ© par Ann Scott dans SUPERSTAR, devenu, Ă  dĂ©faut d’autres alternatives, l’unique lieu de soirĂ©e des lesbs de moins de 40 ans qui venaient meme de très loin en banlieue se retrouver dans l’atmosphère moite de ce vieux club du boulevard Poissonnière, qui a du fermer en juin 2007 Ă  cause du rachat de l’immeuble dans lequel il se trouvait.

Ces filles ont eu l’audace et l’excellente idĂ©e de crĂ©er une autre ambiance qui aurait la patate, ailleurs, et on lancĂ© très tĂ´t les soirees ClitoRise, Ă  la Flèche d’Or qui est devenu notamment grâce Ă  elles un endroit vraiment cool et classe (je trouve, par rapport au Pulp avec ses rideaux en velours rouges tout miteux, sa piste de 10m2 et son aĂ©ration qui tombe en panne).

Donc lĂ  bon point. Elles se sont bougĂ©es, et leurs soirĂ©es qui rassemblent environ 1000 personnes ont mĂŞme permis de lancer des Djettes, comme Kiss, Slide ou Dactylo. En se faisant connaĂ®tre par le fanzine, les flyers hype et trash de Denyse Juncutt et surtout par leur utilisation de Myspace et du web 2.0 en general, les Barbieturix ont fĂ©dĂ©rĂ© la jeunesse lesbienne au moment ou une vĂ©ritable transition s’effectuait Ă  Paris, avec la fermeture de nombreux endroits et la re-ouverture ou la crĂ©ation de nouveaux. Elles sont mĂŞme passĂ©es dans l’Ă©mission Poney Club 54 dont je suis fan sur radiocampusparis.org et ouvrent leur grande gueule de manière utile avec ces soirĂ©es qui rayonnent maintenant plus loin que le milieu et ajoutent un cĂ´te “cool et trash” Ă  une image plus que dĂ©fraichie d’un Pulp du samedi soir oĂą il y avait quand mĂŞme un 1/4 d’heure amĂ©ricain, du Mylène Farmer mais pas de second degrĂ©!!!!!!

Pourtant, malgrĂ© tout ça, malgrĂ© l’image et le style qu’elles ont su crĂ©er, et c’Ă©tait inĂ©vitable, le milieu reste crispĂ© sur lui-mĂŞme et ces soirĂ©es restent du “familial” pour la fille qui traĂ®ne dans le Marais Ă  Paris: toujours les mĂŞmes filles, les mĂŞmes vidĂ©os de l’hyper militante Emilie Jouvet (rĂ©alisatrice du premier porno queer lesbien, One Night Stand, que je n’ai pas vu ici aux US), les mĂŞme vieilles DJettes que toute la salle veut se taper.

Comme dans pas mal de soirées pour filles, ont y va comme on irait acheter des clopes dans son tabac favori en claquant la bise au patron: on va à la “Clito” pour le nom en lui-même (ça fait cool de se faire une “Clito”), l’esprit “on est chez soi, entre nous” et tout ce qui y est associé: pour mater ou colporter les ragots du milieu, et pas vraiment pour la musique.

Ce qui fait que malgrĂ© leurs efforts, le son de ces soirĂ©es reste bien en dessous de, par exemple, ce qui passait dans les soirĂ©es mixtes du jeudi soir au Pulp. La tentative est cool, l’idĂ©e excellente mais il manque un vrai niveau d’exigence et une ouverture qui serait nĂ©cessaire Ă  la qualite: c’est bien de faire un truc intra-milieu, mais s’ il n’y a pas de finesse, de vraie nouveautĂ©, des choix qui mettent sur le cul, une volontĂ© de depasser les bornes de l’acquis alors je vais voir ailleurs. Elles sont toujours tellement fermĂ©es sur elle-mĂŞmes et leurs histoires de fesses que du coup, niveau renouvellement, nouveautĂ©, fraĂ®cheur de vivre Hollywood c’est pas ça.

Et c’est bien dommage.

Photo : I love You But I’ve chosen Darkness By JelizaRose

 

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Derniers commentaires

 

J’ai une bonne copine qui a vĂ©cu cette transition Pulp/Flèche, c’est marrant de retrouver dans ton texte les diffĂ©rents jalons de l’Ă©popĂ©e :)


Pour la musique… *chewingaugoĂ»t très fraiiis*


 

Ça a l’air de dĂ©janter leurs soirĂ©es aux barbies bordel!


 

Si t’as jamais tente je conseille :-)


 

En direct d’une copine qui connaĂ®t bien les soirĂ©es hype (et que je me permets de censurer par endroits) :

“les Barbieturix c’est un groupe de grosses ****** qui se croient super branchĂ©es, super cool et tellement intelligentes alors que ce ne sont que des langues de ***** qui se moquent de toute personne qu’elles ne jugent pas “in”. Tu sais les ******* superficielles qui sortent avec les joueurs de foot dans les sĂ©ries amĂ©ricaines? Ce sont elles!!!!! mais en lesbienne, enfin non en bi plutĂ´t.”

Alors je ne sais pas quelle est la pertinence du profil “les ****** superficielles qui sortent avec les joueurs de foot dans les sĂ©ries amĂ©ricaines” (surtout que j’en ai jamais vu dans des sĂ©ries amĂ©ricaines) mais bon, ça permet d’avoir un autre point de vue, c’est bien, c’est constructif, c’est simple et funky, l’esprit funky.


 

Mmm,lesbiennes…LĂ  tu parles ma langue!

I LOVE LESBIANS!


 

les soirĂ©es clito, le 3w, les jakasses, le 3ème lieu, le “milieu” lesbien, mĂŞme si j’aime les filles (et les garçons ;-)) c’est juste TROP, trop de filles, trop de sexe affichĂ©, trop de regards tueurs, trop de putasseries Ă  longueur de soirĂ©es.

je ne comprends pas ce besoin systématique de se retrouver uniquement entre lesbiennes.

doit-on forcément se rassembler en fonction de sa sexualité pour s’éclater?

et soit dit en passant ce n’est pas le meilleur endroit pour rencontrer quelqu’un, moi je dis “merci gayvox.com !!! ”

le dĂ©filĂ© des petites culottes et tout le tintouin très peu pour moi, une femme vaut tellement mieux que ça et c’est pour qu’on l’aime mĂŞme quand on est une femme.

oui il faut ĂŞtre fière d’ĂŞtre lesbienne ou bi (je le suis et ne m’en cache pas) mais cette profusion de « lesbianpower » est comment dirais-je…Ă©touffante.

pas besoin de tout ça pour savoir que le pouvoir est entre les mains des femmes, pas des lesbiennes, des femmes !

vous trouvez que je parle comme une bi ? ;-)


PS : j’adore The L Word et il n’y aura jamais qu’UNE Shane, alors stop à la contrefaçon !


 

@Maty:trop de sexe affiché?!Comment ça?


 

@Maty and @ Philesb:

Au sujet de l’over-sexualite affichee des lesbiennes: c’est le ciment de leur raison d’etre, elles forment du coup un bloc homogene. Et je dirai meme que c’est plus que de l’homogeneite : c’est un vrai mimetisme qui lie ces filles et elles y perdent leur individualite . Tu rentres dans un bar, je pense au Nyx par exemple, les filles sont par paires ou multiples de 2, identiques ( 2 “shane”, 2, “petit-mec”,2 racailles, 2 je -suis-restee-claquee-dans -les 90’s- avec mon jean coupe triangle et mon cuir de mec, 2 “marie-madeleine” - entendre par la deux filles en jupe longues avec les cheveux tires en tresse queue de rat et des lunettes Sorbonne style -…..) . Je pense que si tu n’es pas dans ce moule, au debut t’es une outsider, on va te titiller pour savoir ce qu’on peut tirer de toi, et la seconde d’apres t’es personne si PAR HASARD tu as le mauvais gout d’etre du “mauvais cote” (je parle la aux bi et aux heteros). Elles passent leur temps a classer les filles (drag king, butch, “footballeuz”(sic),dipstick, lipstick, feeeeemme…) en se regardant le nombril. Sans vouloir faire de sociologie a deux balles, ca reste des relations tres narcissiques, ou chaque fille veut se retrouver dans sa copine, en etant le mec qu’elles ne sont pas, d’ou surenchere de bandes sur les seins, demarches alourdies et baggys informes. Et malheureusement, je pense qu’on ne peut pas pas fonder de groupe, de societe sur une attitude, encore moins sur une sexualite bornee a des attributs physiques, d’ou cette effet guetto (tres rigolo a observer cela dit :-))


 

@JelizaRose:J’avoue que je ne connais pas trop le milieu et les soirĂ©es lesbien tout simplement parce-que je n’y ai jamais mis les pieds.J’aimerais bien mais Ă©tant donnĂ© que je suis un gars je pense que me ferai jeter.

Au fait,c’est quoi shane et dipstick?Et lipstick c’est comme femme normale,non?


 

L world rules… ça m’Ă©tonne de toi phil que tu ne connaisse pas cette sĂ©rie…


 

@Dacoste:si je connais mais je n’ai pas l’occasion de regarder…

J’ai vu quelques scènes chaudes nĂ©anmoins.


 

@Philesb : Alors la Dipstick c’est la Lipstick au niveau du maquillage mais par contre le D c’est pour “dick” donc en gros elle se maquille un peu mais s’habille comme un mec. J’apprecie ta presence sur cet article, et je pense que tu ne te ferais pas jeter aux soirees Clito, le tout c’est d’y aller avec des keupines et de ne pas tenter de draguer :-)


 

@JelizaRose:OK merci pour l’explication!

Tu dis que tu apprecie ma prĂ©sence sur cet article.Saches que ça me fait beaucoup plaisir de l’apprendre!Merci pour ton article instructif et ta prĂ©sence!

Donc,meme en Ă©tant un gars je ne me ferai pas jeter aux soirĂ©es si j’y vais avec des amies…Je vais dĂ©finitivement essayer un de ces jours!

C’est magnifique deux femmes ensemble.NO MEN!


PS:thanks for the add!


 

Juste pour le fun:

j’ai croisĂ© la route d’une de ces DJettes au LaĂŻka Ă  MontrĂ©al (les connaisseurs apprĂ©cieront), enfin pour ĂŞtre clair je l’ai mĂŞme remplacĂ©e, et le peu que j’ai pu en voir ne m’a pas donnĂ© l’impression d’une personne mauvaise etc etc etc (je vois pas l’utilitĂ© de ce genre de posts de quelqu’un qui connait quelqu’un qui a dit que gnagnagna)…

Bref.


Et j’ai eu l’occasion, 1 an et demi auparavant, de me retrouver carrĂ©ment pas hasard Ă  la FlĂŞche d’Or avec un ami, lors d’une soirĂ©e Clitorise, et honnĂŞtement je me rapelle m’ĂŞtre bien amusĂ©, le son Ă©tait pas mauvais du tout, et l’ambiance très festive, contrairement Ă  d’autres soirĂ©es tellement glauques..


Je ne sais ce qu’il en est aujourd’hui, mais je pense bien retourner danser lĂ -bas tantot, si c’est toujours le fun!


 

Il y a de celles qui voient ces endroits, ces soirées, comme une sorte de rite initiatique. Quelle nana ne se souvient pas de sa première sortie dans un endroit réservé aux filles ? De cette sensation ressentie lorsque tous les regards se sont posés sur elle parce qu’elle était encore inconnue au trombi du milieu ? De ce malaise de se sentir perdue dans un milieu où elle pensait se retrouver à l’abri ?

Parce qu’en fait c’est se mettre en danger, se soumettre au regard, à l’approbation. Et de ces confrontations, se dégage une certaine construction de soi, et de ce qu’on veut être dans tout ça. Il y aura celles qui prendront le pli, qui adopterons les codes, les attitudes, le dressing, la coupe de cheveux, celles qui feront demi tour parce qu’elles ne se sentirons jamais bien, et celles qui resterons elles en prenant du recul, et apprécierons à une autre échelle ce que procure le milieu.

Les regards détournés se soutiendront avec le temps, les frôlements des corps sur la piste de danse deviendront des moments à part, les sons moites resteront gravés, comme les rencontres, dans l’histoire d’une construction aboutie.

Ce n’est que plus tard qu’elle portera un regard affectueux à ces filles, à ces bars, à ces soirées, à ces djettes, avec un petit brin de nostalgie de ne plus ressentir l’exaltation des premières fois.


 

…Par curiositĂ© intellectuelle et culturelle j’irais bien … :o)


 

Chère Jeliza Rose,


il se trouve que je suis une habituée de ces soirées.


Première chose: lorsque l’on s’engage Ă  Ă©crire un article, on doit s’assurer de bien maitriser son sujet.


Les Clitorises n’existent plus et cela fait plusieurs mois que des soirĂ©es Barbieturix n’ont pas eu lieu Ă  la Flèche d’or.

Les Barbieturix ont dĂ©sormais pris leurs quartiers au Paris Social Club et reviendront Ă  la Flèche d’or dès vendredi prochain.


J’en dĂ©duis que tu parles sans vraiment trop savoir.


Deuxième chose: tu arroses pas mal le Pulp qui, soit dit en passant, a quand même révélé des artistes comme sExtoy, Chloé, Cardini, et des collectifs comme la Mort aux jeunes etc


Es-tu très au fait des difficultĂ©s que l’on peut rencontrer lorsque l’on dĂ©cide d’ouvrir un lieu avec un public quasi exclusivement lesbien?

Non, je ne pense pas qu’en ayant le cul vissĂ© sur un tabouret derrière un Ă©cran Ă  se pavaner sur les blogs Ă  longueur de journĂ©e, on puisse se rendre compte de combien il est difficile d’entreprendre et de dĂ©fendre des projets.


Les Barbieturix ont toujours travaillĂ© en Ă©troite relation avec le Pulp et n’ont jamais cherchĂ© Ă  mangĂ© sur le dos d’un mort.


Renseigne toi un peu.


Peut-ĂŞtre que le club Ă©tait minuscule, l’aĂ©ration souvent en panne, mais il avait le mĂ©rite d’exister.


Troisièmement: en ce qui concerne la programmation, les soirées Barbieturix étant des soirées lesbiennes, la priorité est donnée à des artistes homos ou gay friendly (Scream Club, Mary Hell, Electrosexual, Djuna Barnes, Jennifer Cardini, Faggets Fairys, Yo Majesty) et depuis leur arrivée au Social Club à des artistes comme Toxic avenger, Jojo de Freq, Dat Politics, Housemeister, Cryptonites, excusez moi du peu!


LĂ , tu frises la mauvaise foi!

Lorsque l’on sait que le programmateur du Social Club n’est d’autre que Manu Baron, on peut Ă©mettre quelques doutes quant aux attaques que tu portes vis Ă  vis des choix musicaux des Barbieturix.

Si les meufs Ă©taient de grosses ringardes qui programment de la merde, je pense qu’on ne leur aurait pas confiĂ© un samedi soir au Social Club, mais bon, tu as l’air, du haut de tes 22 ans, de mĂ©chamment maitriser, les clubs doivent se battre pour t’avoir dans leur Ă©curie!


Quant aux projections d’Emilie Jouvet, ça fait bien au moins un an qu’il n’y en a pas eu!


Quatrièmement: cela concerne les commentaires.

J’espère que Ladies Room a de bons avocats, on frise la diffamation, n’est-ce pas Inaberry.


Enfin, pour connaitre certains membres de la team Barbieturix, je les reconnais pas non plus dans la description que vous en faites.

Ce sont des filles qui investissent beaucoup de temps et d’Ă©nergie pour faire bouger un peu les choses, des filles gĂ©nĂ©ralement assez discrètes et pas forcement hype.


Il est vraiment honteux de lire certaines réactions.


VoilĂ , indignĂ©e, je me serai inscrite sur Ladies Room, pour essayer d’apporter un avis un peu plus positif sur la question.


BiensĂ»r il est toujours amusant de traiter les choses avec cynisme, mais lorsque cela jette un tel discrĂ©dit sur des projets portĂ©s Ă  bout de bras, je pense que l’on dĂ©passe largement les limites.


Et je m’abstiendrai de rentrer dans le dĂ©bat sur les communautĂ© et leur besoin de se retrouver entre elles.

C’est vain, mais n’oubliez pas qu’il y a quelques dizaines d’annĂ©es, il ne faisait pas bon d’ĂŞtre homo en France et qu’il est ingrat de taper sur celles qui nous ont permis de nous libĂ©rer.


 

Je crains que malheureusement tu n’aies pas saisi toutes les nuances de mon propos.

“tu arroses pas mal le Pulp”

AH BON???? Je suis une des plus grande fan du Pulp, j’etais a la soiree de fermeture, et desolee, mais je sais de quoi je parle.

Justement, de l’HISTOIRE des Barbieturix, du depart avec le fanzine et de leur debuts aux Clito a La Fleche, et de la fermeture du Pulp cet ete.

De plus, ma vision est personnelle, on est sur LR pour dire ce que l’on pense.

Je sais que ces soirees se deplacent maintenant, comme au Paris Social Club justemement, Mais comme tu le dis si bien, il faut parler de ce QU’ON CONNAIT, et malheureusement j’ai quitte Paris cet ete donc je parle du passe, je ne sais pas ce qui se passe AUJOURD’HUI pour ces soirees.

Et je m’excuse, mais ce n’est pas parce qu’un groupe de filles decide de lancer quelque chose qui a pour vocation de liberer le milieu homo que le projet devient exempt de toute critique !!!

Un peu d’ouverture d’esprit PLEASE!!!

Ile me semble que mon article est bien nuance, que je me permets de critiquer mais aussi de louer certaines actions et intiatives, parce que je suis fiere d’etre homo et d’avoir pu vivre tout ca a Paris.


 

Je suis d’accord sur certain points avec toi.


On peut en effet reprocher au fanzine BBTx de manquer de fond.


Mais je ne crois pas que se son ambition est de rivaliser avec un vrai magazine comme Curve/ ou la 10emuse.


Entre nous, je ne vois ce qu’apporte de plus, un site comme LadiesRoom, comparĂ© Ă  la presse fĂ©minine en gĂ©nĂ©ral. Je ne parle pas de la forme, mais des sujets abordĂ©s.


A propos des soirées:


On peut pleurer le Pulp. C’Ă©tait mieux avant. c’est beau la nostalgie!


Cette Ă©poque est rĂ©volue la donne a totalement changĂ©. A Paris, Il n’y a plus de club lesbien digne de ce nom. le contexte est different, faute de lieu dĂ©diĂ©, il faut dĂ©sormais organiser des soirĂ©es a connotation lesbienne ds des lieux hĂ©teros, tu ne peux donc pas reprocher un manque d’ouverture aux Barbieturix. (Ce n’est pas comparable Ă  la soirĂ©e mixte du jeudi soir au Pulp qui Ă©tait hĂ©teros friendly).


C’est un tour de force pas Ă©vident. DĂ©fi bien rĂ©ussi Ă  la Flèche D’or et qui est en passe d’ĂŞtre rĂ©ussi Ă©galement au Social Club pour Barbieturix.

Le Pulp a eu une pĂ©riode faste, c’etait “the place to be oĂą tt Paris” venait. Il faut ĂŞtre honnĂŞte, ds les derniers , le Pulp arrivait en fin de cycle. ça sentait la fin, le dancefloor commençait a ĂŞtre dĂ©sertĂ©.


et plus grand chose de très excitant ne s’y passait.


Il est toujours de bon ton de critiquer ceux qui s’exposent, qui prennent des risques. Mais on parle jamais du public.


Le public lesbien est en définitive assez restreint: paradoxal, volatile, aime peu sortir, avare de ragots.

(Je passe sur les ego boursouflés de chacune).


Mais Il est surtout assez ringard.

Il n’y a qu’a entendre la musique qui est passĂ©e ds les bars lesbiens de Paris. A quand une remise en question de ce cotĂ© si?


Finalement il n’y a pas de vrai exigence de la part des lesbiennes mis a part voir des nouvelles tĂŞtes ou nouvelles proies lors des soirĂ©es.


Et dĂ©trompe toi rien n’est acquis, chaque soirĂ©e est un nouveau dĂ©fi.


On peut reprocher bcp de choses aux Barbieturix, Il ne faut pas oublier que c’est un collectif de filles passionnĂ©es qui essait de proposer des soirĂ©es alternatives (regarde bien la prog passĂ©e et future), en prenant des risques (je le rĂ©pète) et sans argent. Ce qui n’est pas Ă©vident dans “l’impitoyable” Lezboland, oĂą mesdames Envie et Jalousie règnent en maĂ®tresses.


Je t’encourage,bien sur, Ă  proposer quelque de chose de + fresh !


 

Un site comme LadiesRom apporte la vision de filles normales, comme moi, qui ne sont pas des journalistes professionelles et ont pourtant le besoin de donner leur avis, de creer des debats avec d’autres filles normales. Il n’y a donc aucune censure.


Et je suis entierement d’accord avec ce que tu dis sur le public lesbien, il me semble d’ailleurs l’avoir signale dans mon article, ce manque d’exigence de qualite. Mais tout est lie, si le public ne demande pas mieux, les organisatrices vont etre moins poussees a se defoncer pour proposer du mieux :-)


Si je n’habitais pas aux US, bien sur que je serai prete a proposer des trucs, a les rejoindre, meme, les Barbieturix si on me le proposait, c’est evident. c’est un reve de faire bouger quelque chose, meme si c’est a petite echelle.


Il ressort en tout cas de ces commentaires que la lectrice s’attache surtout a ce qui peut passer pour des attaques, et qu’on oublie quand meme les nuances, l’admiration et l’interet de l’auteur pour un sujet qui le concerne directemment :-)


 

bon je vais pas polemiquer sur l article, je voulais juste dire whouaaa, au vu de la notoriete actuelle de Barbieturix…Je trouve ca super classe quand je pense que l idee originale est arrivee autour d une table aux scandaleuses et qu on utilisait les photocopieuses de nos taffs respectifs pour publier les 1ers numeros difficilement….A l epoque, il n y avait pas grand chose comme magazines pour lesbiennes , Housewife etait mort, Tetu ne nous consacrait q une page, et je me souviens plus du nom du 3eme mais ct un vieux truc poussiereux pas du tout conforme a l image qu on se faisait de nous…Donc ouais, c est classe, Barbieturix est connu jusqu aux States et au Canada! :)


Georges, une ancienne Barbie.


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