…ou autres histoires de “one night stand”* et “friend with benefit”**
Ça vient peut-être de notre génération, mais je voulais parler de ce concept de célibat libre, qu’on semble choisir parfois, et qui se trouve finalement avoir des règles étriquées même si on pensait vivre en toute liberté. Je veux donc parler du célibat de la femme “célibattante”, selon les termes de notre très chère Bridget Jones, et en particulier de la célibattante qui refuse tout sentiment.
Une fois que les règles sont posées, le but est forcément de ne pas en déroger. Prenons le cas de figure numéro 1, le “one night stand”. On sort en soirée, on boit un peu (ou pas après tout), on rencontre un garçon mignon, on finit la soirée avec lui. Ca pourrait être le début d’une histoire, à condition qu’on le veuille et que le garçon le veuille aussi de son côté.Mais il n’a pas notre numéro, on n’a pas le sien et pas envie de l’avoir. Voilà le one night stand.
“Alors, heureuse ?” est la question qu’on se posera donc à soi-même, à partir de là c’est assez simple, si on répond sincèrement : “oui”, pas de problème, on est bien intégrée dans notre statut de célibattante qui n’éprouve pas le besoin d’avoir des sentiments. Si on ne peut s’empêcher de penser qu’il manque quelque chose, il vaut mieux fuir au plus vite ce concept et aller plus doucement avec les choses, ne pas “le faire” le premier soir, laisser mûrir une relation… Chacune va à son rythme après tout !
Le one night stand a quelque chose de décomplexé, je ne sais pas si c’est arrivé après l’effet Sex & the City, en tous cas depuis quelques années il a l’air de s’être bien intégré dans la société féminine, après avoir longtemps été considéré comme la “force” masculine par excellence.
On commence petit à petit à voir changer les modèles de perception sexistes, cependant je noterai cette jolie fausse note : un mec qui couche le premier soir, c’est un héros, un dieu du sexe, bref, ses potes lui tapent dans le dos en le gratifiant d’un “bien joué !” très viril.
Mais une fille qui couche le premier soir ? Considérée par certaines personnes d’une génération “nouvelle”, ou faisant preuve d’une plus grande ouverture d’esprit sans doute, elle peut être vue comme une fille décomplexée, une fille qui s’assume. Pas de tape dans le dos, c’est déjà dur d’en parler, on ne va pas non plus montrer qu’on accepte son mode de vie débauché. Et oui, car pour la plupart des gens, une fille qui couche le premier soir, ça reste une salope, point barre.
Considérons donc que pour passer le cap du one night stand, mieux vaut avoir un ego surboosté et être un tant soit peu sûre de soi, mesdemoiselles et mesdames, car les réflexions peuvent et vont fuser !
Passons au cas de figure n°2, compatible après le cas de figure n°1 d’ailleurs, avoir un “friend with benefit”. A priori aucun souci, on a fait notre choix, on n’a pas envie de s’engager dans une relation sérieuse, pas envie de se prendre la tête tout simplement, le friend with benefit, si vous arrivez à le trouver, est donc une aubaine. Et pas que pour les garçons (ça me fait penser à un épisode de Scrubs, pour celles/ceux qui connaissent, où Elliot et JD décident de concevoir leur nouvelle relation sur ces bases, et où une voix divine s’élève à chaque fois qu’est prononcée l’expression magique).
Je pense que le plus dur dans le célibat, c’est de se sentir seule, ce qui n’arrive pas avec ce fameux ami : on a une baisse de moral ? On va papoter de tout ça en se disant qu’on apaisera sûrement nos soucis émotionnels par un exercice physique des plus réconfortant. On sait aussi qu’on est désirée.
Plein d’avantages, comme dans un couple en bref, sans l’inconvénient de devoir rendre des comptes à tout bout de champ…
Seulement voilà, même si la théorie est bien belle, “avantages”, “sans les inconvénients…”, blablabla ! Il arrivera bien un jour où ça ne suffira plus, pour une raison quelconque, que l’envie de “plus” vienne de l’un ou l’autre des partenaires. Les sentiments s’en mêlent forcément, et c’est un déni qui ne fait pas long feu, croyez-moi, il devient alors plus dur d’en parler, parce que l’autre voudra sûrement prendre le large, logique, on avait bien défini les règles : pas de complication amoureuse.
Mais les sentiments qu’on ressent ne sont pas non plus si faciles que ça à définir, au fond, on ne veut toujours pas de relation sérieuse, non, mais ola la, l’autre jour il était avec Elle et une pointe de jalousie s’est fait ressentir, alors ça y est, je suis foutue ? On arrête tout, on en parle ? On prend de l’espace quelques temps ? Non, le manque va se faire ressentir et la jalousie va ressurgir…
Bref, comme il arrive souvent entre deux personnes qui se côtoient régulièrement, il y a toujours ce sentiment d’attache qu’on ne peut s’empêcher de ressentir, ce n’est pas vraiment de l’amour, ce n’est pas non plus de l’amitié, c’est une sorte d’accoutumance dont on se demande comment elle va bien pouvoir évoluer.
Finalement, le friend with benefit dure un temps. Et puis s’en ira, on le sait, il faut qu’il s’en aille, ce n’est pas une relation faite pour durer. Mais quand la tendresse s’installe, on fait quoi, à part paniquer ?
** on appelle ça “fuck friend” en français, ou ami amant.
posté le 11/03/2008 | 2496 vues | 16 commentaires | tags: one night stand coup d'un soir fuck friend drague sexe
je suis d’accord avec toi rhou, ma petite Cloé nous a pondu un superbe article.
Petite anecdote perso: apres mon dernier one night stand, deux amies m’ont demandée: “es tu amoureuse de lui?”. Est it si difficile de concevoir qu’on peut avoir des relations intimes avec une personnes en ayant comme sentiments qu’une simple attraction mutuelle?
Très intéressant comme article… Personnelement je pourrais pas pratiquer ni “one night stand” (a priori je serais un peu moins réticente au “friend with benefit”) mais tant que ça se passe entre deux adultes responsables et consentants je ne vois pas où est le problème. Je pense juste qu’on ne peut pas éluder longtemps les sentiments.
Ce n’est pas la première fois que ce sujet apparait sur ladies room, et je suis de l’avis général, ça ne dure jamais longtemps, puisque c’est toujours quand on ne veux pas que ça viens. Sentimentalement parlant ou autre, comme par exemple les contrôles de police ou le bouchon alors que l’on est super en retard…
S’il y a bien un domaine où ça ne sert pas à grand-chose de poser des règles, c’est bien l’amour (au sens large). On ne sait jamais ce qui va nous tomber dessus, et il peut très bien nous arriver l’inverse de ce qu’on avait décidé.
Autant laisser les choses venir comme elles veulent au lieu de se compliquer la vie avec des règles (qu’on ne tiendra pas très longtemps de toutes façons).
En tout cas, tu as très bien défini les cas de figures Cloé.
“one night stand”. c’est plus joli que coup d’un soir. j’ai toujours préféré l’anglais. c’est aussi plus opaque que fuck friend”…
Au fond je me demande, est ce que pour certaines, c’est pas, aussi, juste une manière de s’empêcher de tomber amoureuse? je veux dire, je dis ça parceque c’est ce que je pense: mon équation c’est “j’ai des sentiments= je pars en courant”…ressentir quelquechose pour quelqu’un, ça me fait peur. Avec le one night stand, pas de risque: il s’en fout, donc on a rien à quoi accrocher…
Je pense qu’au même titre le mec peut penser comme ça.
Moi perso j’adopte le one night parce que je me sent pas prêt a une relation qu’elle est bien et qui dure longtemps… ou alors je veux me convaincre pour continuer le one night…
Et voilà re tout embrouillé le Dacoste…
@dear catastrophe : oui, c’est tout à fait ça, merci d’avoir trouvé une phrase correcte pour exprimer ce que je voulais dire : c’est une manière de “s’empêcher de tomber amoureuse”… Tu as résumé toute ma pensée en un coup^^
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@Dacoste : bien sûr, je parlais du cas des filles pour le connaître, mais ça a commencé avec les hommes… Donc c’est une façon de rester “à jamais” célibataire ?!
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…sinon en revenant sur les termes “règles” et “contrôle”, oui c’est ce que l’on suppose faire au départ, mais comme le dit Liviane, ça ne sert pas à grand chose, on ne peut pas tout (voir même : on ne peut rien !) contrôler en amour.
Je pense pour ma part ne pas vouloir rester célibataire a jamais. En tout cas je n’aimerais pas du tout… Le one night c’est sympa comme ça quand tu as une grosse pulsion sexuel mais dans la finalité je m’amuse pas a enchainer ce n’est pas l’intérêt et c’est pas ce que je cherche non plus.
“en tous cas depuis quelques années il a l’air de s’être bien intégré dans la société féminine, après avoir longtemps été considéré comme la “force” masculine par excellence.”…
étant donné que le one night stand ne se fait pas seul… si ça a été LA “force” masculine pendant longtemps, c’est qu’à priori, ça l’était aussi pour les femmes mais qu’elles n’en parlaient pas de la même façon… non?
Je pense qu’elle voulait effectivement dire que c’était un peu le fer de lance de l’homme puisqu’il s’en vante facilement. Et disons que vous n’avez pas ce rapport. Donc oui je pense que ça l’était de toute façon aussi pour la femme.
Mais je pense personnellement que finalement on ne parle pas vraiment de la même chose. L’homme a réduit un peu trop le concept du one night stand a son propre consentement, la ou vous avez respecté les “règles du jeu”… Du coup on fait dire que le one night stand était une force masculine finalement pas vraiment… puisque ce n’était pas les bonnes règles…
je trouve cet article à côté de la plaque.
perso je sors d’une grande histoire. Pour l’instant je suis célibataire et j’en profite, si j’ai envie de coucher le premier soir je couche et on verra bien où ça nous mène.
personne ne murmure sur mon passage, les filles en couple ont vécu les mêmes périodes un peu folles avant de s’assagir et le jour où je tomberais sur le bon je me calmerais aussi.
la question est : nous savons que toutes ces aventures d’un soir ou de plusieurs soirs ne sont pas faites pour durer même si parfois elles se transforment en vraie relation (c’est la magie de l’amour) mais c’est une période qu’on sera contente d’avoir vécu quand on sera vraiment de nouveau casée.
mais quand on couche le premier soir ce qui compte c’est de profiter de cette alchimie magique de la rencontre.
ah toutes ces expressions anglaises sont bien pratiques, j’ai l’impression que ça fait plus classe!!! L’entourage des gens est différent et la mentalité peut changer d’une ville à l’autre, j’en connais qui profite du sytsème (one night ) et qui sont les premiers à traiter de sa….pes les nanas avec qui ils couchent. Quand à la fille qui couche le premier soir n’en parlons même pas. Mais, bon il faut bien qu’il y ait un premier soir à un moment donné lol alors peu importe que ce soit dans un mois ou dix, si elle se fait plaisir c’est tant mieux pour elle. Au moins, elle ne tortille pas du cul pour chier bien droit (dixit Elie Kakou). Ce qui est dommage c’est qu’elle doive assumer quelque chose alors que dans notre société pour un homme c’est normal!! Enfin pour l’instant car apparemment, les mentalités changent doucement mais ça arrive.
très bon article!
je pense qu’il faut avoir une certaine force et une bonne dose de confiance en soi pour réussir à se laisser aller avec quelqu’un qu’on ne connait pas pour un one night stand. Avant ma dernière relation, je n’avais aucun problème avec cela, j’assumais, j’étais complétement décomplexée. Il faut dire que je n’avais jamais eu de VRAIE relation “d’adulte”.
Puis j’ai rencontré un charmant garçon avec qui c’était clair que je voulais plus, donc j’ai attendu. On a eu une longue histoire très forte et malheureusement terminée maintenant. A nouveau célibataire, je ne conçois plus du tout mon célibat de la même manière, je n’ai pas forcément envie de me recaser (même bien au contraire), mais je ne me vois plus non plus me laisser aller avec n’importe qui aussi séduisant soit-il. Peut-être est-ce à cause des sentiments que j’ai connu dans mon histoire précédente et surtout de l’entente sexuelle qui en ressortait que je me dis “à quoi bon…”
Bon article. Bon sujet. C’est vrai que le phénomène est à son apogée, plus de de pratique qu’avant? je ne crois pas…c’est juste qu’on ne s’en cache plus, avec la libération de nos bonnes moeurs…
Personnellement, autant avoir un partenaire de longue durée, avec qui la situation est plutôt claire (mais jamais certaine…) me convient plutôt bien, autant le fait de coucher avec un inconnu un soir de beuverie ou autre, bof. Voire “au secours!”. C’est pas trop intéressant, à moins que les hormones soient vraiment en état d’alerte maximale…et surtout je trouve ça dégradant pour moi-même, donc je ne préfère pas m’offrir au premier venu qui sent la bière et la sueur ! Beurk.
Le problème bien entendu, c’est toujours la confusion qui se mêle dans nos têtes de filles, à savoir que le mélange tendresse+bonne entente sexuelle+relation agréable et enrichissante = je m’éprends de toi sans forcément l’avoir décidé…et que les mecs eux jonglent plus facilement d’une partenaire à l’autre.
S’il va voir ailleurs, je m’en fous, je ne veux juste pas le savoir.
Mais moi je me sens incapable d’aller voir ailleurs, ce serait “sale” et absurde.
D’où une relation déséquilibrée dès le départ…
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