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10 idées reçues sur les végétariens

1. Ils sont tout blanc

Le mythe du végétarien livide, je pense que ça vient de nos amis les anglais : en effet, c’est le pays d’Europe où ce mode de vie se développe le plus vite (20% de veggies si je dis pas de bêtises).

10 idées reçues sur les végétariensLes anglais on le sait sont bien souvent un peu roux et ont donc le teint très clair… je ne vois pas d’autres explications et de toute façon, est-ce que vous faites une cure de steak à la saucisse vous, avant de partir à St Trop’, pour être sur d’avoir un bronzage au top ?

Non alors, je pense que bronzage et végétarisme ça n’a rien à voir.

2. Ils sont tout maigres

Le facteur poids dépend surtout de notre équilibre alimentaire: un végétarien peut parfaitement ne se nourrir que de chips et de chocolat et faire péter tous les highscores sur la balance.

3. Ils sont tout faibles

C’est bien connu, on reconnait le presque million de végétariens français à leur démarche : trop fatigués pour atteindre la station de métro, ils rampent agonisant vers l’escalator, en essayant de ne pas coincer leurs longs cheveux de baba cool dans l’escalator.

En réalité, s’il est vrai que les protéines d’origine animale sont de haute valeur biologique, un végétarien peut retrouver l’équivalence en mélangeant toutes les sources de protéines végétales (céréales et légumes secs, par exemple). Par ailleurs, considérant qu’un omnivore moyen consomme souvent deux fois trop de protéines, je ne vois pas pourquoi ce régime serait plus bénéfique que le végétarisme…tout n’est encore qu’une question de respect de l’équilibre alimentaire !

4. Ils sont bizarres, ils ne mangent pas comme tout le monde

Rappelons qu’un végétarien, un vrai de vrai sans déconner, ça ne mange ni viandes, ni poissons. Par contre il mange des œufs : en gros il ne mange pas tous ce qui a des yeux (mnémotechnique de folie pour briller dans vos soirées en société).

Un végétalien, lui, ne consomme (au sens large) aucun produit provenant de l’exploitation d’un animal : pas non plus d’œuf, de miel, de laine, de cuir enfin vous voyez le truc. Bref, il est encore plus relou.

Une raison principale: la volonté de ne pas participer à l’exploitation animale et de ne pas être complice de leur souffrance. Pour les végétariens une vache, un cochon, un poulet, c’est comme le chien snurf qui sent le munster et qu’on adore même lorsqu’il ruine le jardin ou le chat poupouille qu’on aime aussi même s’il détruit le papier peint et vient nous réveiller à 6h avec une violente haleine de croquettes au thon. Les végétariens pensent qu’au XXIème siècle, on a plus besoin de se nourrir de cadavre. Ah ah, je sens que vous avez bondi de votre siège: « KOUA MAIS JE MANGE PAS DE CADAVRE ÇA VA PAS LA TRONCHE OU BIEN ? ». J’arrive donc à la n°5.

5. Ils nous culpabilisent en utilisant le mot « cadavre »

Comme je vous le disais, le végétarisme c’est affectif mais c’est aussi une éthique philosophique (faire carburer mon corps avec un truc mort = pas bon).

Certains végétariens usent du mot cadavre par provocation, mais en général c’est vraiment sans aucune arrière pensée, envie de provoquer ou de dégouter : une tranche de jambon c’est bel et bien un bout de cadavre, c’est juste une façon de voir les choses.

D’ailleurs au passage dans mon dico la définition du mot cadavre c’est « corps d’un être humain ou animal qui a cessé de vivre ». Le pouvoir du Larousse !

6. De toute façon ils font ça juste parce que c’est hype-fashion-tendance

Bon mettons les choses au clair, en général ceux qui considèrent le végétarisme comme tendance sont « végétarien mais ».

Après le mais il y a, au choix :

- « je mange du poulet »

-« je goûterais bien à vos petits fours au saumon »

- « j’arrêterais quand j’aurais perdu 3 kg ».

7. C’est n’importe quoi, elles ne sont pas vivantes les plantes peut-être ? Assassins ! Et le cri de la carotte alors ? Vous bouchez vos oreilles avec des bananes bio ?

Ah ah, le cri de la carotte, nous y voilà : et bien je vous dirais qu’il est aujourd’hui reconnu par les chercheurs scientifiques que la souffrance n’existe que grâce à un système nerveux pour transmettre les informations et un cerveau pour les analyser.

Il semble logique de dire que sans cerveau, la conscience et la souffrance n’existent pas. Les végétariens refusent de tirer partie de la souffrance, donc pas de problème pour la carotte, mangée allègrement avec une petite vinaigrette.

Dire que les plantes souffrent revient à affirmer la possibilité d’une conscience sans cerveau : alors ok si vous voulez, mais c’est plus de mon ressort, allez donc prendre un verre avec un scientifique pour une formidable joute oratoire.

8. Les végétariens sont chiants

Mmmh, comment vous dire. Oui c’est vrai. Avoir un ami végétarien revient à penser à lui individuellement dans la préparation du repas. Si le dîner au Buffalo Grill est assez compromis, on trouve facilement de nos jours un plat végétarien dans tous les restos. Maintenant quand les gens ne mangent pas certains produits pour cause de religion, là ils ne sont pas chiants, c’est normal, on s’adapte. Alors pourquoi pas les végétariens ?

Sinon bien évidemment manger végétarien va à l’encontre de l’idée du français épicurien amateur de cuisine, on s’imagine manger de la salade sans sauce – alors qu’il existe de savoureux et délicieux plats végétariens élaborés…une question d’habitude !

9. Savoureux ? Des trucs dégueus oui !

Le « dégueu » c’est une question de feeliiiiiing comme disait la chanson. Le tofu ça n’a pas de goût, il faut le cuisiner. Après algues, steak de soja, jambon végétarien et saucisses végétariennes (et ouais), ce sont les goûts et les couleurs…

Le pâté de tête ou les rognons, c’est appétissant peut-être ?

10. Il font du prosélytisme

Je ne vais pas vous mentir, certains végétariens sont des gros lourds. Maintenant c’est comme tout, c’est une question de personne.

Ce qu’il se passe : vous rencontrez un végétarien, vous lui demandez pourquoi, il vous explique qu’il ne veut pas participer à l’exploitation et la souffrance animale, vous regardez votre tranche de jambon et vous vous énervez. Si au fond de vous, vous culpabilisez, est-ce de la faute des végétariens ?

Ceux qui ont le courage de dire « ça ne me pose pas de problème éthique de manger de la viande », et bien en général tout va très bien, on continue à manger en toute quiétude, on est en démocratie.

En disant « je suis végétarien », on ne fait qu’exposer un point de vue personnel (et pratique, lorsqu’on nous tend un bout de saucisson), si vous le prenez pour vous et comme une insulte à votre mode de vie omnivore, c’est que de toute évidence vous avez un problème.

La décision de devenir végétarien, si elle n’est pas le fruit d’une réflexion personnelle profonde et aboutie, ne tiendra pas : je pense personnellement que de faire du prosélytisme ne sert à rien, si on doit devenir végétarien on le devient.

Par contre si vous tenez à vous lancer dans le débat avec un végétarien, ne pensez pas que vous serez le premier à lui sortir l’argument qui tue (il l’a déjà entendu 125684 fois et si c’était le bon, il ne serait plus végétarien voyez-vous) et ne vous étonnez pas s’il vous parle du cadavre dans votre assiette…

Au final, c’est chacun son trip, les végétariens acceptent aussi de partager leur table avec des omnivores – mais pas lorsqu’ils font des blagues lourdes et offensantes.

30 Responses to “10 idées reçues sur les végétariens”

  • Il y a quelques temps une végétarienne m’a dit “Je ne veux pas d’animaux morts dans mon frigo” ça rejoint l’idée de manger des cadavres et ça refroidi tout autant.

  • C’est vrai que le mot cadavre m’a un peu ..comment dire..dégoutée, je ne m’étais j’amais fais la remarque comme quoi je mangeais du cadavre mais dans le fond c’est vrai et ca me donnerais presque la nausée.
    Pourtant j’adore le gout de la viande, mais la viande bien cuite.
    J’avoue m’interdire de penser au petit agneau, ou a la vache qui broutte derrière chez mes parents quand je mange un bon steak sous peine de ne pas finir mon plat…Serais je végétarienne dans l’âme? Je ne sais pas j’aime vraiment bien la viande peut être qu’un jour en murissant..je changerais de régime.
    En tout cas je félicite les gens qui le sont et qui on le courage de leurs convictions alimentaires car cela ne doit pas être tout les jours faciles

  • Merci Lullapaf!
    Bravo pour cet article, c’est drôle et bien écrit… et surtout très juste! Etant moi même végétarienne, je me reconnais complètement…
    je te rejoins dans l’idée que le prosélytisme ne sert à rien, on peut tout au plus sensibiliser les gens… mais effectivement devenir végétarien est un choix personnel et réfléchi qui ne peut pas être imposé…
    Mais dis donc, est-ce que tu manges des cadavres, toi? ;-)

  • Anne- Laure> c’est vrai que plus les années passent, plus le végétarien devient pointilleux! On dit qu’en général un végétarien devient végétalien au bout de quelques années d’ailleurs…

    Cecimel: C’est vrai que la réflexion commence par là! D’ailleurs quand tu deviens végétarien tu te rends compte que parfois on croyait sentir le goût de la viande, alors que ce n’est en fait que les condiments ou la façon de préparer… D’ailleurs les saucisses végétariennes te mettent le doute, elles ont presque le même goût que des knacki! Quand on y pense si on devait tuer nous même pour notre propre consommation de viande, il y aurait un nombre phénoménal de végétariens.

    Lazy liza> Effectivement je suis moi même végétarienne depuis 9 ans maintenant. Je suppose que tous les végétariens doivent passer par ces épreuves! C’est drôle un ami à moi était complètement d’accord en théorie, tout seul, il est végétarien mais en société il n’ose pas dire “non” de peur de passer pour le chiant de service! Comme quoi c’est pas si facile il faut se faire une conviction profonde pour résister à la pression sociale…

  • A mon avis, il y a une vieille idée associant la viande – rouge – à la couleur de peau.
    Si tu manges de la viande, tu es en bonne santé donc tu as les joues rouges. cette idée reçue a couru et court encore, non ?

    “C’est n’importe quoi, elles ne sont pas vivantes les plantes peut-être ? Assassins ! Et le cri de la carotte alors ? Vous bouchez vos oreilles avec des bananes bio ?”
    bah disons que là parfois… les végés refusent les fruits de mer. Or j’ai beau étudier l’anatomie d’une huitre… y’a pas de cerveau. Donc.. :o)

  • ValérieCG> N’ayant jamais mangé d’huitre même avant d’être végétarienne, je ne m’étais jamais posée la question. Après c’est sûr que les fruits de mer ce sont quand même des animaux, donc on ne peut psychologiquement pas éviter de se poser le même schéma…
    En plus pour le coup une huître n’a pas d’yeux (enfin à ce que j’en sais) et en plus se mange vivante…brrrrr
    Cela dit je crois que la catégorie “animaux” l’emporte, d’où les végétariens qui ne mangent pas d’huîtres.

  • Euh… les pommes de terre ont des yeux, elles aussi. Les vegetariens n’en mangent pas alors ?
    …….
    …….
    Comment ca, je ne suis pas drole ???

  • J’aime fort fort le gout de la viande…. Et je n’ose pas me regarder en face quand je vois des ptits animaux tous mignons (ou pas mignon d’ailleurs, je ne dirais pas qu’un boeuf est tout chou mignon)… Dur dur combat intérieur… Aussi je ne juge pas les végétariens, et meme j’admire. Cependant ce serait hypocrite de dire que je n’ai jamais considéré les végétariens comme des chieurs, sans doute a cause de ceux qui rajoutent une couche a ma culpabilité déjà présente…

    Argh ça y est je culpabilise, en essayant de me dire : Les lions bouffent de la viande, pourquoi pas moi? Yzont pas d’états d’âme euh? Qu’est-ce que tu en penses Lulla (c’est juste une question hein! j’aimerais sincèrement avoir ton avis sur la question ça ma permettrait d’y voir plus clair)?

    Et moi aussi je trouve le mot cadavre très dérangeant, et pourtant c’est vous qui avez raison… Est-ce nous qui nous mettons des oeillères en refusant de l’admettre? (enfin moi ayé j’ai admis)

  • Très intéressant, cet article!
    Aujorud’hui il y a aussi l’argument du poids de l’élevage sur l’environnement, apparemment on ferait un grand bien à la planète en arrêtant d’élever des animaux pour les manger. Mais bon, si on devait remplacer cet élevage par une agriculture encore plus intensive je ne suis pas sûre que ça irait tellement mieux…

  • Pour le teint livide, c’est très probablement en rapport avec l’anémie dont peuvent souffrir les végétariens “sauvages” (comprendre : qui mange du légume sans essayer de pallier aux carences que provoque le manque de viande). Puisqu’en effet, l’anémie (le manque de fer dans le sang) donne le teint livide. Hors le fer est présent en grande quantités dans la viande, puisque présent dans le sang. Bien sur il est possible de pallier à l’anémie en se nourrissant “végétarien” mais intelligemment.
    Article intéressant, vraiment :-) même si on te sent un peu sur la défensive. Pour ma part je suis omnivore et j’assume. Je mange des cadavres d’animaux parce que c’est bon et que çà me nourrit. Le tourment d’imaginer le cheval de ma tante quand je mange un succulent steak de cheval n’existe pas chez moi. S’il le fallait, je le mangerais, son cheval.C’est la chaîne alimentaire. Si toutes ces créatures n’avaient pas de prédateur elles pulluleraient et détruiraient l’écosystème (comme nous).
    Cependant je ne vais pas cracher sur les végétal/riens : chacun ses goûts, et ce n’est pas plus pénible de faire à manger sans viande que sans porc/cacahouète/fromage pour les amis musulmans/allergiques/etc…

  • Pepite2choco> Je trouve pas cool les végétariens super culpabilisants, mais c’est vrai il y en a un paquet, je suis plus pour la discussion! La différence entre l’homme et l’animal, c’est que l’homme est l’espèce la plus développée au niveau cérébral, le lion qui mange la gazelle n’a pas les outils intellectuels pour réfléchir à son action, il agit à l’instinct, mais nous, on l’a! Au niveau éthique, on ne peut donc pas comparer notre façon de nous alimenter à celle des animaux carnivores.
    C’est vrai que le goût est une chose (j’aimais bien le poulet chips ou les barbec’), mais une fois que tu as vraiment abouti à une réflexion sur le sujet, en même pas une semaine tu n’y penses plus…Surtout en ayant vu les videos de Peta, difficile de fermer les yeux… Après ce qui est dur quand on devient végétarien, ce n’est pas de changer son mode alimentaire, c’est surtout de devoir se légitimer tout le temps, ce qui est fatiguant à la longue, on devient une minorité forcément, d’où la difficile décision…

    Marie D > Effectivement l’argument écologique est là et l’équation est très simple: pour nourrir chaque mangeur de viande, il faut 5 ha de terres pour nourrir l’animal consommé or :

    - Avec 5 ha de maïs, 5 personnes peuvent se nourrir.

    - Avec 5 ha de blé, 12 personnes peuvent se nourrir.

    - Avec 5 ha de soja, 30 personnes peuvent se nourrir.

    Donc on arrivera peut-être au végétarisme “forcé” avec de la viande réservée au plus riche dans les décennies à venir…

    Naira> J’ai essayé de contenir le coté “sur la défensive” mais c’est vrai qu’en tant que végétarien on est tout le temps obligé de se justifier et de subir les quolibets des personnes pas très ouvertes, alors qu’on demande rien à personne. Heureusement ils sont en minorité!
    Comme je l’ai dit dans l’article je n’ai pour ma part aucun problème avec les omnivores (tous mes amis et ma famille le sont !), chacun fait ce qu’il veut. Par contre le choix d’un menu végétarien dans les collectivités publiques, ce serait pas du luxe (je suis sure que même les omnivores sont pour d’ailleurs).

  • Etant végée depuis deux ans (j’en ai 16, et non je n’ai aucun problème de croissance, mes ongles ne sont pas jaunes et j’ai encore un bon paquet de cheveux sur la tête), je me devais de réagir à cet article.

    Idée reçue n’°1 : je me permet de réagir, en U.K., il y a 9% de végés, 10% dans la capitale. Et la j’avoue, je m’y reconnais. Mais je l’étais déja avant, donc on oublie.

    Idée reçue n°2 : personnelement, je ne suis pas maigre, je suis fine. Avant j’étais plutôt du genre bouboule, maintenant je suis fine et mieux dans ma peau. Je crois que c’est en mangeant plus de fruits et de légumes que je me suis affinée.

    Idée reçue n°3 : quand je suis de bonne humeur, je pète la forme ! D’ailleurs j’ai fait de la natation en compétition et sans me vanter j’étais très bien classée. Sans compter que le soja a plus de valeur protéique que les produits carnés…

    Idée reçue n°4 : tu as fais une petite erreur. Un végétalien peut très bien porter de la laine… il s’agit des vegans qui l’excluent…

    Idée reçue n°5 : j’avoue. Parfois. Mais pour rire.
    Même si personnelement je vois la viande comme ce que c’est (du cadavre).

    Idée reçue N°6 : beaucoup me parlent de cette mode (alors qu’en ce moment, ce qui est in, c’est d’être bi), mais je n’ai jamais eu l’ocasion de la voir en pratique… C’est tout simplement débile, il n’y a pas d’autres mots. Je le suis par éthique, mais le fait de l’être parce qu’on aime pas le goût ne l’est pas pour autant, c’est différent, voilà tout!

    Idée reçue N°8. Je n’insiste pas avec certaines personnes, mais les omnivores intolérants sont chiant. Je ne le suis pas avec quelqu’un d’ouvert… au pire, je taquine. Mais c’est clair que je ne comprends pas pourquoi nous sommes chiants pour ça. Religion, idéologie… Merde, la différence est pas énorme…
    A la limite, pour les repas quand je vais chez des amis je fais des lasagnes vg, ou autre… et puis j’ia de la chance, je suis loin d’être isolée (mon copain est vg, et certains de mes amis le sont).

    Idée reçue N°9. Tu as oublié le quorn, le quinoa, le seitan, les tranches de florentines, …

    Idée reçue N°10. Tu as très bien résumé :)
    Personnelement j’adore discuter avec des personnes ouvertes, qui ont de bons arguments, mais beaucoup reprennent les mêmes arguments alors que tu viens de les démanteler, et c’est lourd. Sans parler de ceux qui finissent la discution par <> et qui reviennent t’agresser le lendemain.

    Sinon par curiosité, est-ce que la viande te dégoute ? à quel point ?

  • Avatar de kim
    kim

    moi je ne pourrai jamais me passer de viande…j’aime trop ça. du boeuf, de l’agneau…une bonne côte de boeuf grillée au barbecue est mon plat favori…
    et je ne culpabilise même pas ! ouh là suis-je normale ?

  • Arcadie > Je suis devenue végétarienne à 15 ans aussi (ça fait donc 9 ans maintenant ouh le temps passe), et effectivement je me porte très bien dixit mes bilans de santé annuels (mon médecin trippe toujours parce que apparemment j’ai un taux de “bon” cholesterol bien plus élevé que la normale).

    “vegan” c’est simplement la traduction de “végétalien” en anglais ;)

    C’est totalement vrai cette histoire de réutilisation d’arguments qu’on vient de réfuter, c’est ça qui est le plus fatiguant!

    Sinon on peut dire que la viande me dégoute, depuis 2/3 ans quand je sens l’odeur de cuisine chez ma mère je dois avouer que ça me file la nausée… je ne touche pas non plus de viande donc ça peut rentrer dans la catégorie “dégout” en effet. Et au plus grand dam de ma famille je ne peux pas non plus manger un truc végétarien qui a été servi avec les mêmes couverts qu’un plat non végétarien (et c’est là en général qu’on me traite de tarée, mais j’assume).

    Kim> Tu sais la normalité ça n’existe pas! En tout cas tu fais partie de la majorité à mon avis…

  • Etant en couple avec le stéréotype de l’homme bio depuis presque un an (ancien prof de sport, muscu, alimentation saine), et ayant été allergique au lait de vache quand j’étais petite, disons que je suis une habituée des produits végétariens (lait de soja et d’amande, tofu et autres trucs dégueus il paraît).
    C’est bizarre mais quand on surveille son alimentation pour j’en sais rien moi, maigrir ou faire attention à sa santé, bah on réduit naturellement sa consommation de produits carnés.
    Je ne dis pas qu’il faut absolument devenir végétarien, loin de moi l’idée de laisser tomber le jambon cru dans les sandwichs, mais j’aime assez l’idée que la viande soit un produit qui doit être réservé à une consommation modérée voire exceptionnelle…
    Et puis en plus j’suis trop fauchée pour acheter de la viande.

  • Mais le truc de pas utiliser de laine, c’est pousser le bouchon loin non? puisque les moutons sont tondus et non pas tués?

    Après, en tant qu’omnivore, je me permets de porter du cuir et en général toute peau qui provient d’un animal qu’on mange, puisque si on le mange pourquoi jeter la peau? C’est purement logique… Par contre, meme en adorant la mode, j’autorise toute personne a me pendre en place publique si je commence a utiliser de la peau d’un animal tué juste pour le bon plaisir de clientes friquées cruelles et sans scrupule. Là c’est clair je suis carrément anti fourrure. L’utilisation de fourrure de phoque, je la tolère et l’accepte totalement chez les esquimaux qui n’ont presque que cette viande et réutilisent TOUT dans l’animal tué. Je pars un peu dans le hors sujet, mais je pense que le tout est lié, d’une manière général je ne supporte pas la cruauté animale juste pour faire joli… Après pour bouffer, certes je culpabilise, et sans doute quand j’aurais le courage de tenir mes positions je bannirai la viande et le poisson de mon alimentation.

    Dernier point, on croit qu’en ne mangeant plus de viande et de poisson, on bouffe du fadasse. Et ben je pense qu’une des cultures alimentaires végétariennes les plus riches et les plus savoureuses est la nourriture végétarienne indienne. Penses y si tu as envie de nouvelles idées recettes, comme un excellent dhal aux lentilles corail et au curry.

  • Pour une question d’éthique, d’écologie et/ou de goût, je peux parfaitement comprendre les végétariens.

    Pour ma part, je suis beaucoup trop omnivore-carnivore pour m’y résoudre, je serais malheureuse sans carpaccio, tartare et autre filet de cheval cuisson “bleu”!!

    Par contre, j’essaie d’utiliser le moins possible la voiture, de n’acheter que des légumes et fruits de saison (ben voui, en Suisse, les tomates, les courgettes et autres poivrons ne poussent pas en hiver, vive les carottes, choux, poireaux et raves) sans devenir extrêmiste et n’acheter que du bio (j’achète les oeufs bios par contre, je dois penser que les poules sont plus heureuses).

    Chacun son éthique!

  • Bravo pour cet article lullapaf. Tout y est : des questions entendues 15 millions de fois, aux faux végétariens, aux culpabilités personnelles… je pense l’envoyer à quelques personnes autour de moi…

    Je me suis reconnu avec beaucoup de fou rire et “elle a trop raison”.

    Pour taquiner les personnes qui me demandent comment je sais qu’une carotte n’a pas de conscience et de sentiment de douleur, je leur réponds l’argument de Peter Singer qui est de dire “je ne le sais pas, comme je ne sais pas si les êtres humains, en dehors de moi, ressentent la douleur”. Je trouve cet argument assez fun dans le sens où il dit bien que la douleur est un “sentiment” qui ne peut pas être vu et mesurer scientifiquement (on en mesure simplement les conséquences, et si possible sur des animaux évidemment…), et que si ca se trouve je suis la seule personne à ressentir la douleur et que vous êtes tou(te)s des robots :)

    Merci à toi ainsi qu’au nombreuses commentatrices !

  • Moi je dis, chacun son truc mais ce qui m’énerve c’est ceux qui se disent végétarien mais mangent du foie gras à Noël… Je veux pas faire ma narrow-minded mais soit on l’est soit on l’est pas.

  • Trés ympa cet article ! Je vais rajouter mon grain de seil…

    Pour commencer, je ne suis pas végétarienne, mais…

    Je suis livide… manger de la viande n’empêche pas tout à fait l’anémie.

    Je suis faible… 40 kg, c’est pas facile les jours de grands vents.
    On peut manger de la viande et respecter les animaux… mais pas dans nos systèmes de production à nous, où les animaux sont trop nombreux dans le même espaces, ne voient parfois pas la lumière du jour de toute leur vie, sont gavés en un temps record et bourrés d’antibiotiques. Mon mari est paysan… et il aime ses bêtes. Ca lui fait toujours bizarre de tuer, et plus encore de mener à l’abattoir une bête qu’il a “fréquenté”, si j’ose dire, pendant parfois plusieurs années… De manière général, si on savait comment vit ce qu’on mange aujourd’hui, on ne le mangerais pas… argument bien connu des végétariens !

    Je suis prosélyte ! Lourde, des fois, quand je fais ma crise “on va tous mouuuuurir”…

    Pourquoi les vendeurs de plantes par correspondances écrivent-ils “ne pas laisser en souffrance” sur leurs boites ? Parce que les plantes souffrent, elles aussi peuvent mourir… mais ne connaissent pas la douleur ! Elles s’abîment plus qu’autre chose.

    Je ne sais plus quelle idéologie, religion, ou philosophie, déconseille de manger quoi que ce soit de mort : il faudrait manger que des plantes, et encore, fraîchement cueillies…une question de vitalité. Et aujourd’hui, il est largement prouvé que quelque chose de “vivant” popssède plus de nutriments, vitamines etc… lorsqu’elle… n’est pas morte. Vous savez bien, le verre de jus d’orange qui perd ses vitamines avec le temps…

    Et pour finir… plus qu’une histoire de nutrition (non, la viande n’est pas indispensable, c’est juste le meilleur moyen de consommer des protéines… mais y en a d’autres !), c’est écologique : dans notre société, et vu les quantités qu’on absorbe (une fois par semaine suffirait… mais combien de fois ai-je entendu “je suis pas un lapin”, les hommes en général, quand on propose un repas sans bidoche ?), la production de viande est ce qu’on fait de plus consommateur d’énergie.

  • Tant qu’on ne vient pas me dire que ce que je fais en mangeant ce que j’aime n’est “pas bien”, je n’ai aucune raison de venir juger l’assiette de l’autre. Si je suis face à un(e) végétartien(ne), je demande juste si ça ne dérange pas que je mange de la viande devant la personne – le repas étant un moment particulièrement convivial, je préfère que tout le monde soit à l’aise :) Et ce n’est pas trop dur de s’adapter (un plat végétarien de temps en temps ne nuit pas à ma ligne de gourmande ;)

  • Tiens, Lullapaf, j’espère que tu auras mon com… Je commence a penser sérieusement a me “convertir” au végétarisme… Je jure déjà pour commencer, de ne prendre que des oeufs marqués 0 ou 1 et pas 2 ou 3. Parce que Globulita a raison. Ce soir y’avait une émission sur la 1, qui disait que les numéros sont là pour dire au consommateur : poule bio élevée en plein air(0), poule élevée en plein air (1), poule élevée en semi captivité (j’ai pas bien compris le principe du 2), et enfin, poules parquées comme des merdes, entassées dans des mini cages sans lumière réelle, qui donnent donc des oeufs marqués 3. En vérité, au niveau nutritif, il n’y a aucune différence nutritive entre les oeufs de poule bio et ceux de poules élevées en cage. Ce qu’on paye, surtout, c’est la qualité de vie de cette mignone petite poulette… J’aime l’idée d’une poulette heureuse!

    Donc voila, en gros, si j’avais la certitude que tous les animaux sont bien traités, heureux de leur vivant, alors je continuerais surement a manger de la viande. Malheureusement aujourd’hui, ce n’est plus le cas et c’est plus possible… La question que je me pose c’est comme la clope… “Comment vais-je m’en passer?”… Parce que décidément j’adore le gout de la viande, si je peux me passer de certaines viandes, je fais parfois des crises de manque de bavette d’aloyau… Non non, ne vomis pas, je t’explique juste! Donc la question que je veux te poser c’est, comment as-tu passé ce cap, comment on se sèvre d’un aliment qui fait partie intégrante de la tradition? En fait, me dire que je vais passer au végétarisme, c’est comme me dire que je vais escalader l’himalaya : comment imposer MON choix aux autres, trouver le courage de refuser de la viande à table? Si tu as des conseils, je t’avoue que ce serait extrêmement bienvenue…

  • Ah, j’aimais beaucoup trop la viande… (c’est au passé parce que le régime hyperprotéiné est passé par là! Du coup je suis écoueurée pour un bon moment!)
    Pour les végétariens, je comprends tout à fait, mais il y en a qui ne sont pas chiants, et qui par exemple, peuvent faire une entorse à leur habitude de manger quand ils n’ont pas le choix, ou que c’est trop compliqué au moment donné (c’est rare mais j’ai déjà vu ça!).
    Après, il y a les pro-bio et végétariens relous. Les pro-bio qui refusent de manger quoi que ce soit de non bio (si si, j’en connais, faut chercher des restaus bio), les végétariens en colère contre la société et qui accusent tout le monde de tuer les animaux… Et les végétariens décrits dans une partie de l’article.

    Mais les 3/4 des végétariens que je connais sont tout à fait respectueux et ne me critiquent pas si je mange par terre et avec les mains un bon morceau de boeuf (qui était tellement tellement mignon étant petit) à la manière de cromagnon.

  • Pepite2choco > Pour les ptites poulettes je savais, je prends que des 0, mais de toute façon j’en mange pas des masses (ça tend un peu à me dégouter).

    Sur la question du comment s’en passer, je dirais que tout est dans le psychologique. Pour cela je te conseille une video de Peta sur youtube (n’importe laquelle, mais attention si tu viens de manger).

    Et après je dirais que la sensation de faire ce qui est juste fait le reste. Même si c’est pas facile de le faire accepter en société (beaucoup échoue à cause de ça, et bien il faut savoir s’imposer, ce qui ne se fait pas sans heurt, surtout pour la famille. Après les amis sont en général plus cool. Pour ce qui est du goût de la viande, je te conseille un petit diner dans un restau végétarien. En mangeant du filet de seitan, ou des brochettes de kebab vegetarienne, tu seras surprise de voir qu’en fait c’est plutot la sauce et les condiments qui donne ce qu’on croit être le gout de viande (en même temps j’ai jamais été une gastronome de la viande, il est vrai, mais je te jure les saucisses vegetariennes c’est exactement la même chose que des knacki quoi…).
    Personnellement pour faire accepter mon choix bein j’ai juste dit que je ne mangerais plus de viande, au début tout le monde essaye de te faire craquer “alleeeez mange, c’est tata qui l’a cuisiné, fais lui plaisir”, mais quand tu as bien monologué pendant 15 min sur le traitement des animaux, ils sont tous saoulés et te lache la grappe !
    sinon sur le site de pete ya un vegetariens starter kit http://www.petafrance.com/vegkit/default.asp

    La viande, je l’ai oublié tout de suite, le poisson au bout de 4 jours…quand tu as vraiment compris que se nourrir de cadavre est dépassé, et bien ça se fait tout naturellement (après c’est plus tard que tu découvres les produits spéciaux genre seitan, tofu et cie…). par contre consulte des sites spéciaux tels que vegetarisme.org, pour savoir au niveau nutritionnel comment bien manger végétarien. Si vraiment arrêter la bavette est trop difficile, ne manger de la viande qu’une fois par semaine ce sera déjà pas mal pour nos amis les bêtes !

  • ben si j’mange de la viande une fois par semaine, genre juste de la bavette, jpeux aussi m’arranger pour trouver THE endroit ou le boeuf est au moins bien traité… J’ai vu qu’il y a des endroits rarissimes où ça se fait vraiment “bien”… Ctadire que les bestiaux sont choyés, peuvent gambader, mangent sainement et écoutent de la musique classique… Bon, je sais que ton esprit de végétarienne dira : Oui mais on les tue au final! et tu as entièrement raison mais je préfère encore ça… Ca me dégoute de voir comment on les traite

  • Pepite2choco > Ouh là comme j’ai dit moi je suis pas une végétarienne relou, je juge personne, on a tous des défauts et puis je vois pas bien en quoi moi je pourrais donner des leçons… Je pense que la viande “bio” provient d’animaux mieux traités (encore que j’en sais rien, mais c’est ce qu’ils disent sur http://www.viandebio.org), donc déjà en manger moins et de la bio par respect pour les animaux, c’est déjà beaucoup plus que ce que la majorité des gens font, c’est déjà pas mal…

  • Merki… Ben disons que c’est ma mini contribution… Je trouve vraiment chouette que tu ne juges pas, j’ai déjà suffisamment de mal avec ma propre culpabilité ^^

  • Ok j’ai lu l’article et les commentaires. A mon tour de taper sur les veggies…hin hin.
    Si on veut entrer dans les détails de la souffrance, on rentre dans un nouveau débat. Parce qu’il y a souffrance et conscience de la souffrance. Et je crois que c’est à partir de ce principe qu’on a établi que la vie humaine est plus importante que tout. Après je ne renie pas l’essence de la souffrance, avoir mal c’est avoir mal. Mais en avoir conscience de cette souffrance, là est la vraie souffrance. Et c’est à partir de cette idée que la société a assimilé les animaux comme pouvant souffrir pour notre bien, car les animaux N’ONT PAS DE CONSCIENCE (ou du moins à ce qu’on en dit). Cette différence entre être et exister. Elle est globalement acceptée par la philosophie et la société. Or dans le paragraphe suivant:
    Dire que les plantes souffrent revient à affirmer la possibilité d’une conscience sans cerveau : alors ok si vous voulez, mais c’est plus de mon ressort, allez donc prendre un verre avec un scientifique pour une formidable joute oratoire.
    tu fais une liaison directe entre conscience et cerveau. Mais rien ne sert de lancer ce troll, le débat scientifico-philosophique est encore ouvert aux dernières avancée dans la neuro-biologie et l’étude du comportement animal.
    Alors cerveau et conscience, c’est fait. Qu’est-ce que je voulais dire d’autre…euh…oui! Tu te focalise sur l’alimentation végétarienne. Sur le principe du cadavre (joli résumé, non, c’est toujours cool des noms comme ça, bien pompeux et qui tape à l’oeil). Néanmoins, à ce que m’a dit une veggie sur ce même site, en réponse à un de mes commentaires, c’est que ce n’est pas tant une question de nourriture mais de philosophie. Le fait de refuser la maltraitance d’animaux dans une optique alimentaire (donc avant qu’il meure) serait un principe plus fondateur (au moins chronologiquement parlant) que le principe du cadavre. Enfin moi je dis ça, je dis rien, peut-être que j’ai pas tout compris, j’ai jamais vraiment médité sur la question.
    Mais j’ai néanmoins réfléchi un tout petit peu et j’en suis venu à la conclusion suivante: On one hand, dire que les végétariens seraient contre-nature serait un argument de même nature que celui qui consiste à dire que les homosexuels n’ont pas de légitimité au sein de la Nature. On the other hand, affirmer que la culture veggie devrait prévaloir sur la culture carnie (j’ai jamais dit que t’as dit ça, hein, mais bon si tu le fais pour toi c’est que tu pense que ce serait bon pour tout le monde, surtout dans ce genre de philosophie assez universelle) serait infondé. In conclusion, nous somme finalement embourbés dans cette vision ethnocentrique avec un débat qui consiste a demander: l’homme , doit-il imiter les animaux (bien qu’il soit infiniment supérieur à eux de par l’existence d’une conscience développée) et se conformer au régime carnivore (omnivore pour les pointilleux) qui a bercé l’enfance de l’humanité, ou doit-il assumer la conscience dont il est doté et s’élever au-dessus de sa condition animale?
    Bref moi quand c’est trop prise de tête, je dis: la liberté s’arrête là ou commence celle d’autrui. Tu m’embêtes pas? J’t'embête pas non plus. Mais bon on peut toujours discuter^^

  • un grand un énorme bravo pour cet article qui vraiment résume absolument tout ! c’est du quasi parfait ! un article 100% charolais pourrait on dire avec humour ! que du bon , pas de gras, 100% nerfs !!! et un très grand clap clap pour tous les commentaires qui sont intéressants et relèvent quand même le niveau sur l’éternel débat entre végétariens et carnivores.

    être végétarien ça n’est pas forcément être lourdingue ou alors avoir le QI d’une endive.Mes amis(e)s peuvent en témoigner , je le suis depuis 7ans et j’ai le même humour qu’avant (si ce n’est plus…) et on m’invite toujours autant en soirée.La seule chose qui me désole c’est que justement les gens essaient de me faire plaisir en faisant des tonnes d’efforts pour me contenter et souvent je me retrouve à manger plus et mieux que les autres qui me jalousent du regard! un grand moment de fierté certes mais quelque part ça ne fait que renforcer le coté “les végétariens c’est chiant et on va devoir leur faire de la bouffe exprès pour eux alors qu’on est 312 à table ce soir” …donc sachez que les végétariens apprécient le geste mais que bon vous n’auriez rien fait de spécial ca aurait été tout aussi sympa car on se serait pas formalisés, on n’aurait pas été montrés du doigts dans le diner(et on aurait évité les questions à la con….) et on aurait mangé uniquement les légumes car en fait quand on y pense , les végétariens sont finalement les gens les moins chiants du monde, une feuille de salade, une tomate et parfois un oeuf et hop ils sont contents ! avouez qu’un soir de 1er rdv quand faut déjà passer 3h à se pomponner c’est plutôt plus cool de faire une salade que se maquiller en préparant un boeuf en croûte non????

    je note le très bon commentaire de ” le mal” sur le sujet de la souffrance mais je crois que tout le monde se perd en avis de toutes sortes…pour moi tout est une histoire de déclic , c’est comme d’arrêter de fumer… ou de faire un régime on peut essayer 50 fois et rater 50 fois, et un jour il y a le “déclic” …un matin on se lève et on se dit que finalement on aime bien les animaux et que c’est quand même très lourdingue de penser qu’on ne les élève que pour les manger et que c’est pas cool et qu’en plus si les abattoirs avaient des murs transparents on serait surement tous végétariens.Mais moi je n’aime pas faire de prosélitysme donc c’est un problème entre chaque personne sa conscience et ses gouts tout simplement. La personne qui mange de la viande est toute aussi respectable que celle qui n’en mange pas , chacun a ses arguments, ses envies et ses gouts.Il m’est arrivé un jour de parler une heure dans un repas à l’aperitif avec quelqu’un dans la profession était boucher…et le gars a été stupéfait de voir que je passais l’assiette de viande à mon voisin sans en prendre …je ne vois pas pourquoi je n’aurai pas fait la causette à cette charmante personne qui était intéréssante et parlait très bien de son métier. Je cite juste ce petit exemple parce que j’en arrive à ce qui m’horripile le plus et je rejoins donc un peu le très bon commentaire de “le mal” …s’il ya une chose que je déteste c’est qu’on me demande pourquoi je ne mange plus de viande…la question en elle même ne me dérange pas… mais il s’avère que moi je ne demande jamais aux autres pourquoi ils en mangent… :-) ah la liberté de chacun… :-)

    Bon sinon à part ça je suis au regret de vous dire que je ne suis pas parfait puisque je suis un homme :-) , dommage femme et végétarienne on est pas loin de la perfection pas vrai?argh qu’est ce que je raconte elles vont penser que je suis homo et damned c’est pas le cas (ou je n’ai pas encore mon coming out mais inside moi même quoi :-) ) ! bon néanmoins je jure de ne plus donner mon avis sur votre site mais ne m’en veuillez pas si je décide quand même de jeter un oeil sur le site et les articles par ci par là car franchement c’est un super site, on a toujours à apprendre des autres en bien en ou en mâle :-)

    continuez comme ça c’est une chouette idée !

    et surtout de l’humour, toujours de l’humour !

    bonne année à toutes (et tous…)

    Fred

  • Si j’étais musulmane, je serais végétarienne. Le seul problème est que je suis catholique et bretonne. Autrement dit, le porc, c’est plus qu’une viande en Bretagne, c’est une religion. Je ne conçois pas ma vie sans manger de porc (mais ça m’arrive de ne pas manger de viande certaines périodes, comme le Carême prochainement). Certaines viandes, à force, me rebutent (l’agneau, le mouton, le boeuf…), mais abandonner le veau, le porc et la volaille définitivement… Je préfère ne pas y penser.
    Tu parlais de la mode des végétariens pendant 3 semaines. J’en connais, des filles comme ça… Notamment les correspondantes anglaises de ma soeur, végétariennes, mais mangeant du poulet. Même chose pour mes correspondantes allemandes.

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