C’était vendredi dernier à Dublin, dans un magasin de cosmétiques de la marque Mac, dont une amie toulousaine, qui étudie comme moi grâce à un échange Erasmus en Irlande, est fan.
Comme d’habitude, on s’apprête à faire le tour habituel, d’abord les fonds de teint, puis les eye-liners pour moi, les ombres à paupières pour elle… Mais je me retourne et la vois arrêtée net à l’entrée, totalement figée devant les tenues des vendeuses et la nouvelle décoration…
Pour moi, rien d’inhabituel, il semblerait que Mac se soit associĂ© avec une nouvelle personnalitĂ© du graphisme, je dĂ©couvre une nouvelle collection de produits de beautĂ© taguĂ©s de silhouettes fĂ©minines aux courbes gracieuses, l’œil aguicheur et les joues pomponnĂ©es de cĹ“urs multicolores.Mon amie sort enfin de sa torpeur et vient me murmurer comme si elle ne croyait pas ses yeux : ” T’as vu, c’est des Fafinettes ! “… Pardon ?!
Et là si comme moi vous n’avez jamais habité Toulouse, et jamais croisé ces silhouettes enfantines et taquines au détour d’une rue, sur un pan de mur tagué, ou bien plus récemment dans des expositions aux quatre coins du monde, sur des chaussures Adidas, une illustration dans un magazine féminin… Bref, si comme moi le nom Fafi ne vous dit rien, vous comprenez mon désarroi face à une telle assurance et un tel engouement.
Mais pour mon amie quel choc, ça fait maintenant sept mois qu’on habite Dublin, et la voilà confrontée de plein fouet avec une réalité de sa ville française, Toulouse, où cette artiste surnommée Fafi, qui a signé avec Mac une nouvelle collection très girly et tout à fait craquante, est encore plus connue que Pénélope Jolicoeur !
En me renseignant un peu, je me suis donc rendue compte que l’artiste toulousaine avait une jolie expĂ©rience derrière elle, elle a commencĂ© par laisser des graffitis sur les murs de sa ville avec ses personnages fĂ©minins bariolĂ©s, rapidement connus sous le nom de ” Fafinettes “, puis a dĂ©veloppĂ© son art sur d’autres surfaces, d’autres lieux, d’autres pays et continents, s’associant Ă des marques cĂ©lèbres jusqu’à dĂ©velopper son monde merveilleux connu maintenant comme ” The Carmine Vault “.
Pour toutes les fans de dessins et autres trésors visuels, je vous recommande vivement d’aller faire un tour sur son univers merveilleux, peuplé de poupées mutines et de créatures étranges, un vrai plaisir pour les yeux !
Et voilĂ donc en sortant de chez Mac, mon amie toulousaine avec un petit sac ” Fafi ” contenant plein de produits de cette nouvelle collection craquante, les vendeuses parĂ©es de perruques colorĂ©es, de cĹ“urs acidulĂ©s, de chaussettes Ă rayures et de robes dĂ©colletĂ©es, qui nous disent gentiment ” goodbye “, on se replonge dans Grafton Street et la vie dublinoise qu’on avait pour quelques minutes abandonnĂ©e Ă cette rĂ©alitĂ© française…
posté le 09/03/2008 | 1053 vues | 7 commentaires | tags: maquillage beauté dessin art fafi fafinettes mac dublin
mĂŞme surprise dans les rues de singapour, j’ai failli me prendre une poubelle en scotchant devant la vitrine! :)
hum…j’adore ton style d’Ă©criture :)
j’ai dĂ©jĂ vu sa qqpart … dis-je une bĂ©tise ?
@ps.whatever : bienvenue ma belle !
@smilelikeme : ^^ quel choc !
@Petite_bulle : merci :) … sinon de quoi parles-tu, qu’est-ce que tu as dĂ©jĂ vu, les Fafinettes ?
Fafi ou le graffiti-business…
ça va faire enrager certains puristes…
Mais bon tant mieux pour elle…dommage qu’elle ait pompĂ© son style sur son ex (qui finalement a + de mĂ©rite)
C’est oĂą Ă Dublin? dans Brown Thomas? (demande l’Ă©tudiante qui est Ă©galement Ă Dublin)
Oui, au M.A.C. de Brown Thomas, Ă Grafton Street. C’est quoi cette histoire d’ex au fait, je n’en ai pas entendu parler ça m’intĂ©resse ?!
PS : Ă©tudiante Ă Dublin, originaire de Lyon… On s’est peut-ĂŞtre croisĂ©es quelque part !
J’avais jamais entendu parler de Fafi…
(et j’adore Dublin, ça me donne bien envie d’y retourner!)
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Un article qui parle de moi! c’est terrible. Pour info, je ne suis pas Fafi, mais l’amie toulousaine.