Samedi matin : FNAC. Envie de changer d’air et surtout de renouveler mon stock de lectures. En famille, nous voici donc investis d’une mission importante ; trouver mes livres. Un détour chez les 2/3 ans, un autre chez les ados et nous voici enfin en quête de mystérieuses couvertures aperçues ça et là sur le Web. Je cherche. Pas grand-chose. Je consulte ma liste (longue, très longue) et commence à désespérer. A grommeler. A pester. Ben oui, je suis assez coléreuse.
Je me décide et me dirige vers la charmante vendeuse au gilet vert foncé. Elle m’en trouve un, deux puis… plus rien. « Ben non, nous n’avons pas celui-là , ni celui-ci et encore moins ce titre là ». Là , je craque. Intérieurement, bien sûr. Je rêve d’assassiner cette jeune fille et de me jeter sur elle avec un air de bête enragée. Comment ça, vous n’avez pas ce que je recherche ? Folle de rage, je suis. (vous remarquerez là , l’usage phénoménale de la force intérieur d’Obiwan Kenobi qui est en moi).
Je me dirige tout de même vers les caisses avec 50 bouquins, au bas mot. Comment ça, j’exagère ? Bon, disons une douzaine de « petits » livres de rien du tout.
Midi. Nous sommes plutôt restaurants avec étoiles, gourmandises oblige, mais le Mac Do nous tend les bras, il est vide et les filles (surtout la grande) ouvre de grands yeux (oh oui, un Mac Do). Mais v’la ti pas que devant la fameuse enseigne, sur l’esplanade, un groupe de militants hurle haut et fort que les monsieurs/dames du Mac Do sont des gens pas bien, mais pas bien du tout. Oh la, la. On ne s’approche pas. Tant pis, on mangera Mac Do une autre fois. Puis nous apercevons une autre entrée, loin des regards des militants endiablés. Nous nous y engouffrons fiévreusement, sournoisement, affamés que nous étions.
Quelle honte !!! Ainsi se détourner d’une manifestation à laquelle nous croyons ferme mais qui nous empêche de passer. Quels bons citoyens nous sommes ! Quel courage vous dites-vous ! Vous avez entièrement raison, mea culpa. Mais les filles ont faim et nous aussi. Méditant sur ce phénomène extraordinaire de la honte et de la culpabilité à bouder une manifestation aussi écologique, nous nous apercevons finalement que tout le monde fait comme nous : le premier étage est plein au bout de quelques minutes alors que le rez-de-chaussée est vide !
Délestés un peu de notre mauvaise conscience, nous croquons sans vergogne dans nos hamburgers pleins de gras de sucre pour nous repaître de bons sentiments. Finalement, nous ne sommes pas seuls !
Bon je sais, c’est inavouable. Tant pis, j’ai osé vous raconter cet épisode honteux qui plane sur moi. Vous auriez fait quoi, vous ? C’était pour le bien des enfants… non ? Comment ça je suis une mère indigne ?
posté le 03/03/2008 | 269 vues | 4 commentaires | tags: livre manifestation honte gras sucre
Je me sentais surtout ridicule d’avoir fait demi-tour, comme un fantĂ´me, pour Ă©viter la manif et entrer au mc do par une porte dĂ©robĂ©e.
Mais nan c’est pas comme ça qu’il faut voir les choses, c’est juste que bon faut reconnaitre que mac do c’est pas bon des le moment ou tu y va trop souvent un de temps en temps bah ça fait toujours plaisir malgrĂ© le faite que ce soit de la malbouffe.
Maintenant te dĂ©robĂ©e c’est Ă©vitĂ© de devoir t’expliquer avec des radicaux qui vont mĂŞme pas essayer de comprendre pourquoi de temps en temps tu aime a te laisser aller pour un ti burger industriel.
Au final moi je dis que tu a simplifiĂ© ton entrĂ©e qui ce serais faite finalement mais avec un peu plus de temps…
C’est une chouette manière de voir les choses, j’aime bien ;o)
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moi aussi, je ne peux pas entrer dans une librairie sans en ressortir avec une bonne centaine de bouquins…et moi aussi je suis une inconditionnelle de MacDo! et oui, on peut aimer la littĂ©rature ET la malbouffe, personne n’a dit que c’Ă©tait incompatible!!!