On fait un arrêt sur image, cinq minute ?
Voilà , alors là , c’est moi. Il se trouve que j’ai un caractère de cochon, j’y peux rien, c’est comme ça, j’fais c’que j’peux. J’ai, non j’avais, un amoureux. Un vrai, et depuis presque trois ans. Celui qui est là quand tu en a besoin, qui te fais des câlins, des bisous, qui te dis que tu es belle et qu’il t’aimeras toujours. Et puis, mon caractère de cochon aidant, on s’est séparé une fois, puis deux, puis trois. Et puis, son caractère de cochon aidant, on s’est séparé pour de bon, une douzième fois. A propos d’une broutille, au début. Un régime, en fait. Car étant bien trop enrobée, ayant pris, depuis mon entrée au lycée, pas loin de dix kilos répartis un peu partout sans prendre un seul centimètre, et surtout, atteignant la limite « attention surpoids » de mon IMC, je décidais qu’il était capitalement urgentissime de perdre tout ça en vitesse.
Lors d’une visite chez Grand Mamie, un petit livre attira mon attention par son titre à faire baver d’envie une anorexique : « PERDEZ 9 KILOS EN 14 JOURS ».
« Wahou », me dis-je. Et, dérobant le fameux bouquin, (avec son autorisation et la promesse de le lui rendre vite), je le planquai dans un recoin de ma chambre.
Quelques mois plus tard, en rangeant consciencieusement ma chambre, telle une petite fille bien sage, je retrouvai par hasard ce fabuleux bout de chiffon (ma grand mère n’est pas soigneuse). Et là , révélation : il fallait que je tente ça. Alors, discrètement, j’attrapai ledit bouquin, repris la prescription des menus qui y était faite, et commençais mon régime. Je décidai de ne me confier à personne. Mon père aurait hurler, ma mère m’aurait reniée, ma sÅ“ur m’aurait demandé le livre. Mais Lui… Bon, je pouvais lui faire confiance.
Alors, un jour ou j’avais mis mon fort mauvais caractère au fond de mes chaussettes, je me lançai. Quelle compréhension il a eu ! Pas une remarque désobligeante, simplement un « si tu peux te sentir mieux comme ça »
Invitée chez lui le troisième jour de mon régime, je lui explique que mon menu spécifie « poisson ou fruit de mer ». Quel amour ! Il s’est de suite proposé de me préparer mon péché mignon : des coquilles Saint Jacques. Miam !
Arrivée chez lui, il était déjà aux fourneaux. Cuisinant ces affreuses coquilles, il me crie : « vaudrait mieux pas que tu vois comment je les fais ! ».
Pardon ? Oulà , couront à la cuisine, vite, avant que le massacre ne soit complet ! AAAAH ! Mes belles Saint Jacques, cuite dans du beurre. Que dis-je, marinnées dans du beurre! Elles croulaient sous la matière grasse, ruisselaient du liquide jaunâtre, se noyaient dans l’horreur.
           S’en suivi une dispute sur les méfaits de la matière grasse à de pareilles doses sur mon régime, et notre organisme. Peu lui importait. Pour lui, je l’ai senti, tout était déjà fini. J’ai tenté de le rappeler après être partie. Aucune réponse jusqu’à 21 heure. Et cette réponse fût celle d’un jeune con au volant de son bolide, qui croyait parler à son chien et refusait de rappeler plus tard, et éteindrait son portable aussitôt chez lui. J’ai laissé un message sur sa messagerie vocale. Pour lui dire que je ne voulais pas de cette rupture. Mais il n’a jamais rappeler. Le lendemain, pas de message. Le surlendemain non plus. Ni les jours suivants.
C’est donc bel et bien fini.
posté le 03/03/2008 | 324 vues | 2 commentaires | tags: Rupture stupide régime nul mais quelle nouille.
NB : Avant de commenter, rendez-vous sur la charte des commentaires
Vous devez vous identifier pour pouvoir laisser un commentaire.

Quand Ladies Room me laisse les clés Première journée de rédaction en chef pour Laurie et de beaux articles en perpective !
Some kind of unreal music #17 : Nécrologies Petit retour sur les carrières de deux figures emblématique de la musique.
Doc BBC #18 : Boenbotte, un ami qui nous veut du bien… Docteur Britbrit Chérie remonte les bretelles d'une Lady et vole à la rescousse de Boenbotte !
J'en ai tellement entendu parler que je voulais voir ça par moi-même. Je parle de Paulette, bien sûr, le magazine communautaire lancé par Irène Olczak. En 2010, c'était la version web, puis plus...
Bref, programme court ou shortcom, est diffusée sur l’antenne de Canal + depuis septembre 2011. Ce n’est pas la première série de ce genre. Un gars une fille avait aussi eu un grand succès...
Ce jour-là , j'avais mis trois heures à me préparer pour le concert qui m'attendait et j'ai bien fait. Habituée des petits concerts de ma ville, frêle esquif aimant la bière, j'étais encore une fois parée...
Parfois, je me sens proche des idées de Brigitte Bardot. Je ne parle pas de cette obsession pour la choucroute ou l’aigreur haineuse, mais plutôt de la croyance en un monde animal...
C’est sous la pluie battante que je le regarde partir, la nuit tombe doucement ce soir, timidement. Dois-je le rattraper pour lui dire ce que je ressens ou laisser faire la vie qui peut-être le ramènera à moi ? Je n’ai pas le courage...
Travaillant depuis peu dans le domaine du droit, une collègue m'a conseillé de lire le roman d'Autres vies que la mienne d'Emmanuel Carrère afin de mieux appréhender le monde de la jurisprudence...
Ha hem
Es-tu sûre que le régime soit véritablement la cause de la rupture ?
Je pencherai plus pour un ras-le-bol de trop du gars, la goutte qui fit déborder la baignoire, tu le dis toi même, un caractere de cochon… qui aura eu raison de vous 2.
De toutes façons, après moult rabibochages, ça s’essouffle un couple, forcément hein…
puis moi j’ai tjr dit (ça n’engage que moi) : le réchauffé c’est pas bon (en couple hein, parce que du hachis parmentier, par ex, c’est trop bon ou bien un osso bucco… bref je m’égare) là .
Allez courage hein !