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Dé(re)lation.

Quand la moindre parole est prise comme une gifle.

Quand vous avez le ventre noué, rien qu’à l’idée de l’avoir au téléphone.

Quand vous refusez un resto, alors que vous adorez ça, et qu’en plus, vous n’auriez même pas du payer.

Quand ça vous empêche de dormir.

Quand vous ne pouvez y penser sans avoir un serrement dans le ventre et des larmes aux yeux.

Quand vous hésitez à couper tous les ponts.

Quand vous vous dites que son anniversaire arrive et que vous ne POUVEZ PAS laisser passer cette date dans le marasme relationnel actuel.

Quand vous faites un cadeau et qu’il est reçu avec des paroles de remerciements, mais sans un sourire.

Quand la moindre question est intolérable.

Quand vous percevez une insulte à votre vie, votre corps, votre intelligence, sous chaque mot.

Quand vous ne reconnaissez plus la légitimité du lien qui vous unit.

Quand l’absence et la présence sont tous les deux intolérables.

Quand vous ne pouvez plus faire avec mais que vous ne pouvez pas faire sans.

On fait quoi?

28 Responses to “Dé(re)lation.”

  • viens de voir ton commentaire sur mon article et viens de lire TON article et là je comprends aussi un peu mieux ton en vie de séduction auprès d’un autre…hum?

  • en tout cas pour répondre à ta question, fais ce que ton intuition te souffle…cours avant de dépérir!!

  • sauf que c’est pas mon mec.. c’est ma mère :)

  • :)

    Mais la question reste entière : on fait quoi?

  • n’empêche que cette personne semble avoir un mal-être si important qu’elle le reporte sur sa fille et ça c’est anormal on est d’accord?
    mon père a passé des années à se comporter de cette manière jusqu’à ce que pendant un an je ne lui parle plus…petit à petit il s’est adouci (mais n’a jamais fait de vrai remise en question ou de travail sur lui!) et moi avec l’âge j’ai compris que je ne le changerais pas…j’ai pris confiance en moi par d’autres accomplissements et maintenant ça se passe…faut de temps en temps lui faire une piqure de rappel et montrer les dents mais ça va!
    si ça peut t’aider…

  • Il y a certainement eu un mal-être, oui. Maintenant, j’ai vraiment l’impression que c’est la relation qui est malade et que nous en souffrons. Le problème c’est que je suis au bout de ce que je peux supporter. Enfin, non, c’est faux. Je suis au bout de ce que je VEUX supporter.
    Mais on ne divorce pas de sa mère comme on quitte un homme…

    J’ai déjà testé ta méthode : elle recommence comme si de rien n’était, avec une parfaite candeur, dès qu’elle en a l’occasion. Je ne peux plus la voir en ayant peur. Et je ne veux plus souffrir de ça.

  • les parents sont forts pour ça:éluder TES problèmes mais te faire subir les leurs…A part ça oui elle restera tjs ta mère pas le choix et c’est comme un deuil, un malheur ds ta vie il faut vivre avec…Lui en as tu parlé clairement?(je veux pas faire ma psy!)Je te soutiens moralement mais saches que elle ne changera pas forcément alors que toi…tu as déjà du recul sur la situation visiblement!Bon courage!

  • Je lui ai déjà dit oui… Mais elle ne comprend pas de quoi je parle. C’est pour ça que je parle de candeur…

  • candeur feinte peut-être…

  • Parle de tout ça à un bon psy. Testé et approuvé.

  • Ah ben, j’ai un bon psy :)

  • Et il ta dit de venir nous en parler ^^… C’est qu’il dois être un peu des bizarre :D.

    Je te taquine

    je sais pas trop moi je prend les choses un peu comme je le veux, je finis par plus écouter ou plus me soucié quand les gens autour de moi m’oppresse. On ne peut pas quitter sa moman c’est sur mais on peu s’importé de moins en moins de son avis, je sais que c’est très moche ce que j’écris là mais quand tu est conscient(e) du faite que l’on t’empêche de vivre, il faut que tu fasse un truc, moi je joue le fauxcul si je puis dire, j’entretiens le relationnel qui ce dois d’y avoir mais je fais fit du reste.

    Au final j’espère que la personne finiras pas ce rendre compte d’elle même que ça va pas… Sa ne t’aideras pas je crois que c’est en nous ce genre de solutions… Si pour toi un tel acte n’est pas concevable je pense alors que tu dois la quitté…

  • Si je peux me permettre Dacoste, et ceci dit sans aucune morgue, c’est là qu’on voit que tu sors de l’adolescence.
    Il y a un moment, dans la vie, où on cesse d’avoir envie de “faire comme ci” en espérant que ça passe.
    Mais merci pour ton avis.
    Et merci aux autres aussi!

  • Ah! Merde alors… Je commence a peine la fauxcul attitude lol…

    J’ai dut loupé un chapitre je dois être en retard :D.

    Enfin effectivement j’en oublie souvent les différence d’âge… Faudrait que j’y pense un de c’est 4 :).

    Puis tout ces smiley aussi j’en ponctu chaque phrase… Ah ouais je réresse là je crois…

  • Hello Miss Lili,
    Merci pour ton comment sur mon article.
    Je viens de lire ton article et c’est “drôle” car je me posais la question de quel serait mon prochain article sérieux et je pensais exactement à ce type de relation car je la vis du côté de mon père.
    C’est très douloureux, car on voit tous les torts que la personne nous fait et fait à l’entourage, ça fait plusieurs années et pourtant quasiment rien n’a changé si ce n’est la liste des reproches que tu as à lui faire.
    Couper les ponts pour faire réagir, on se dit que c’est la dernière chance de provoquer une réaction, un changement, mais je l’ai déjà fait et franchement ça bouge pas beaucoup si ce n’est que quand j’ai revu mon père, il a été plus gentil avec moi sans remettre en question son attitude.
    Donc comme tu entendras dire maintes fois, un papa, une maman, on en a qu’un dans sa vie, on ne choisit pas et tu ne peux pas les ignorer sauf s’ils ont vraiment rien à secouer de ton existence et te font du mal.
    La solution c’est de prendre de la distance par rapport à tout ça, mettre de côté les rancoeurs et entretenir de temps en temps la relation mais en ne mettant pas toute ton énergie.
    Avec le temps, ça peut peut être s’améliorer et puis tu as une vie devant toi où tu peux accomplir de nombreuses choses (qui t’empêcheront de déprimer dessus) !

    Je te souhaite une belle route ensolleillée… ;)

  • Je ne veux pas qu’elle réagisse, je veux que ça s’arrête.

    merci pour ton commentaire lizzz :)

  • Avatar de kim
    kim

    Salut Miss lili…ah les relations mère-fille, pas toujours évident…
    (pour ma part elle est trop sur mon dos à donner des conseils car elle “sait éduquer des enfants” et moi “je ne sais pas”, comme c’est mon 1er…m’enfin.)

    On a eu une relation avec des blocages (une des conséquences du suicide de mon père), du coup je voyais une psychanalyste, qui m’a un jour suggérer l’idée de venir carrément avec ma mère, car dès que je voulais lui parler elle devenait agressive.

    elle est donc venue avec moi (à contrecoeur) et, la psy faisait une sorte de “médiateur” entre elle et moi, un lien, elle lui posait les bonnes questions, et ma mère a dû mettre cartes sur table.

    Après ça allait mieux déjà…

  • Kim> on a déjà fait ça aussi : une psy à 3. Sauf que c’était la sienne de psy et je me suis faite juger et crucifier sur place : j’étais la méchante et elle souffrait.
    Déontologiquement, je ne comprends d’ailleurs pas qu’un psy puisse être à la fois celui d’une personne et se poser en médiateur dans un conflit… pour moi, c’est être juge et partie. Ceci dit, je suis contente si ça a marché pour toi :)
    Tout ça pour dire que je ne referai jamais cette expérience-là. Du reste, je ne sais même pas ce que je pourrais dire de plus devant cet éventuel médiateur que ce que j’ai déjà dit sur tous les tons et à tous les modes en dehors de sa présence…

    Je sais hein, j’ai l’air de tout mettre en échec :)

  • Avatar de kim
    kim

    après, tout dépend de la façon dont le psy dirige la conversation. S’il prend parti pour l’un en descendant l’autre, ben non c’est sûr que ça ne le fait pas..
    Bon, pour nous, je trouve qu’elle posait les bonnes questions ( “pourquoi n’avez vous jamais parlé de votre mari à vos enfants”, etc…) des questions auxquelles elle ne voulait pas me répondre quand on était toutes les 2.

    C’est dommage que ça n’ait pas fonctionné pour vous.Surtout qu’apparemment ta mère s’est posée en victime !…

  • Je comprends que ça t’ai aidée… Mais je trouve que la question est déplacée dans la bouche de ta psy :) Justement, parce que c’est TA psy, et qu’elle se fait porte-parole de ta question : c’est toi qui veut savoir pourquoi ta mère ne vous avait jamais rien dit… Sa psy à elle aurait dit “avez vous parlé de votre époux à vos enfants?”, ce qui est fondamentalement différent.
    Mais une fois de plus, si ça a permis de débloquer la situation, tant mieux.

  • Vu comment tu décris la chose, je ne pense pas que cela puisse s’arrêter. Aucune des 2 ne comprends le mal qu’elle fait à l’autre et il semble qu’il n’y ait aucun médiateur pour pouvoir vous réconcilier.

    Du coup, je pense que tu devrais faire le deuil de cette relation que tu aurais souhaité beaucoup plus sereine mais hélas ce n’est pas le cas…

    Peut être que cela s’arrangera un jour et si ce n’est pas le cas, et bien c’est la vie. On ne nait pas tous égaux, on n’a pas tous des relations idylliques avec nos parents, mais il faut composer avec et essayer de se sortir sans être trop abimé…

    Courage en tout cas, car c’est un très lourd fardeau à porter…

  • Je me demande bien quel mal je lui fais… A part ne pas rentrer dans le joli moule qu’elle avait rêvé…

    Mais oui, c’est lourd. Merci pour ton commentaire, Mellie la blonde :)

  • Je cite le commentaire d’Amalya : “les parents sont forts pour ça:éluder TES problèmes mais te faire subir les leurs…” -> oui, mais on trouve également l’inverse : des parents qui considèrent que TU as des problèmes (de comportement, notamment) et refusent d’admettre qu’EUX en ont aussi (c’est le bon vieux “mais tu ne vas pas bien, ma fille”, auquel on a envie de rétorquer : “et toi, tu t’es regardé(e) ?”).

    Les deux voies que te proposent les commentaires précédents (en gros : 1) essaie d’arranger les choses ou de faire en sorte que les tensions cessent d’apparaître, si besoin avec l’aide d’un médiateur, 2) fais ton deuil de cette relation avec ta mère même si cela doit te faire mal) ne semblent pas te convenir, et je te comprends.

    Pendant un temps, j’ai éprouvé quelque chose de semblable à l’égard de ma propre mère, et je crois que la manière la plus juste de le formuler est : je ne voulais plus de cette personne comme mère. Cette personne qui me jugeait, me faisait porter le poids d’une culpabilité dont je ne sais pas d’où elle venait, cette personne qui surveillait et critiquait le moindre de mes gestes et m’a poussée, par sa dureté et ses provocations, au bord de la folie (je ne sais pas si le terme convient d’un point de vue médical, mais je t’assure que sous cette pression, j’ai eu l’impression de devenir folle et je me suis comportée d’une manière telle que je ne pensais plus être moi-même). La personne dont je voulais comme mère était la femme douce, aimante et drôle que j’avais connue pendant des années et qui savait se montrer sévère, oui, mais “normalement” sévère.

    Ma solution a été celle que d’autres ont exposée avant moi dans les comm’ : … le psy. Quelqu’un qui n’a jamais rencontré ma mère et ne l’a jamais connue que par ce que j’en disais, mais qui la jugeait justement, en m’aidant à distinguer ce qui, dans son comportement, était légitime et ce qui ne l’était pas (j’étais si braquée que je finissais par trouver toutes ses paroles et tous ses gestes complètement insupportables).

    Et puisque je ne voulais pas d’elle comme mère, j’ai dû, d’une certaine façon, la faire changer moi-même (autre caractéristique : elle pensait que je souffrais de graves problèmes psychologiques et ne s’est jamais demandé si, par hasard, ce n’était pas aussi son cas. La preuve, à ses yeux, c’est que je consultais… Elle ne s’est pas du tout rendu compte que c’était en grande partie à cause d’elle). J’ai donc adopté un comportement qui l’a forcée à modifier le sien. Je ne pourrais pas t’expliquer dans les détails comment ça fonctionnait, je ne me souviens pas de tout et puis chaque cas est différent, mais dans cette longue lutte, j’ai été guidée pas à pas par mon psy. Ca a fini par s’arranger et aujourd’hui, cette période est tout à fait révolue. Il y a encore parfois des conflits, certes, mais rien que de très normal entre une mère et sa fille…

    Juste une chose que mon psy m’a aidée à comprendre et que je n’ai pas eu peur d’appliquer depuis. Le coup de force est en général inévitable : lui dire ses quatre vérités en face, réessayer de ne plus la voir un temps, etc, etc. On ne peut pas économiser un certain nombre de conflits quand une personne si chère nous y pousse par son attitude. Voilà, je ne sais pas si tout cela t’aidera…

  • Merci Ménille.

    J’ai effectivement un psy, qui ne me rencontre que moi, et qui tente de démêler le compliqué écheveau des relations mères-filles.
    Selon elle, il n’est pas temps encore de couper les ponts.
    En ce qui me concerne, j’ai déjà tenté tout ce que tu dis : le conflit ouvert, les engueulades, les discussions calmes, les lettres, le téléphone, le silence-radio, l’éloignement, le refus systématique de contacts physiques, la mauvaise humeur perpétuelle, la rupture de contact dès qu’elle me blesse ( je suis devenue la reine pour la planter au milieu de la rue et rentrer chez moi, ou pour lui raccrocher au nez), j’en passe et des meilleures.
    En fin de compte, rien ne change. Nous brisons toutes les deux, consciencieusement, moi image de moi : moi en arrivant à des extrémités dont je ne suis pas fière, elle en continuant à me blesser.

    Aujourd’hui, je suis obligée de faire le triste constat suivant :
    j’ai tenté tout ce que je pouvais, sans succès
    je suis émotionnellement au bout de ce que je peux supporter
    je ne veux pas prendre le risque de tenter d’arranger les choses, parce que ce serait prendre le risque qu’elles ne s’arrangent pas.
    Et elle est ma mère.

  • Tu sais quand j’ai lu ton article j’ai pensé sincèrement que tu parlais de ton homme et j’ai tout de suite penser quitte-le. Je voulais savoir combien de temps ont duré tes moments de silence et ton refus de contact et savoir si elle est loin ou pas de chez toi?
    Et son psy ne t’a dit ce que ta mère attendait de toi par hasard puisque c’est toi qui est la vilaine ?
    Vous avez été voir un psy je dirais neutre et objectif?

  • Ca peut durer des semaines les absences de contact. Nous habitons la même ville…
    Son psy a fait tout ce qu’il fallait faire pour me faire enrager :)

    Non, elle n’etait pas neutre ni objective…

  • C’est ta mère? Et ben coupe le cordon ombilical. Et vis ta vie.

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