Parfois, les hommes sont fantastiques. Si si. Enfin, ils sont souvent fantastiques, mais j’en ai obtenu la preuve ultime avant-hier, face à un parterre de talons très très hauts. C’était à Londres. Je bavais devant des escarpins discrets, genre diamants incrustés sur fleufleurs écarlates et chaînettes dorées, quand mon copain me sort, admiratif : « Jamais je ne pourrais marcher sur des talons aussi hauts. »
Je la refais en version traduite : il croyait, sincèrement, que dans le développement naturel du nourrisson femelle, on passe par différents stades, genre on rampe, on avance à quatre pattes, on marche, et vers, hmmm, treize ans, on atteint un stade normal de notre évolution : la capacité à danser la valse sur talons aiguille.
Puisque les garçons débarquent demain, je profite de l’occasion pour transmettre des messages importants : de même que vous ne naissez pas capables de porter un frigo sur quatre étages, nous ne naissons pas sur talons aiguille. Ce n’est pas un super-pouvoir de super-héroïne moderne.
C’est une capacité acquise au prix de chevilles foulées, de chutes en public et de grands moments de solitude. La première fois que j’ai enfilé des talons hauts de DEUX centimètres, j’ai cru que j’allais mourir. Puis je me suis habituée. Puis j’ai pris l’habitude de ne jamais sortir sans dix centimètres de soutien moral et physique. Enfin je suis passée aux talons aiguille et même si j’apprécie qu’un garçon me tienne la main quand je descends des escaliers, je peux danser quatre heures sur mes escarpins préférés, sans trop souffrir.
(Astuce perso : si vous n’arrivez pas à garder l’équilibre sur talons aiguille, mettez-vous au roller ou au patinage, ça fait de jolies cuisses et ça aide incroyablement.)
Tout ça pour dire qu’en fait, il y a plein de trucs que nous les filles, on ne sait pas vraiment faire. Par exemple, poser du mascara ne se réussit pas sans s’être plantée deux cents fois le bâton dans l’oeil – c’est comme ça, pas la peine de nous plaindre, on a l’orgasme multiple, il faut bien des compensations. Le repassage ? Que celle qui ne s’est jamais brûlée me jette le premier fer. La lessive ? Euh, vous voulez voir mes pulls taille huit ans ? Les ongles parfaitement colorés ? La peau de pêche ? Les aisselles plus lisses que le crâne du Dalaï-Lama ? Il y a des professionnelles pour ça. Nous les aimons et leur donnons beaucoup (trop) d’argent.
Chers garçons qui arrivez demain, gardez bien ça en tête : il ne faut pas souffrir pour être belle, mais il faut pas mal de courage pour être féminine. Ce courage doit être respecté, admiré et idolâtré. Si vous pensez que c’est naturel, c’est plus du jeu. Et c’est que vous ne m’avez jamais vue au réveil.
PS : les images et liens viennent de chez Talonnette - mon répertoire personnel à fantasmes.
posté le 25/02/2008 | 4659 vues | 6 commentaires | tags: talons hauts Men Room Tendance féminité
Yes !! Tu as bien raison !! Mais perso, moi je porterai pas ses bottines roses à ruban, enfin, chacun ses goûts.
Alors vous je vous embauche sur le champ … chez Talonnette :)
Etant un garçon, il m’est arrive de porter des chaussures a talon très très haut (10,15cm) afin de parfaire un déguisement de transsexuel. Je dois vous avouer que cela n’a pas été super difficile mis a part quelques douleurs aux chevilles en fin de soirée.
Vous êtes peut être pas les seules a pouvoir marcher sur des talons, mais nous sommes les seuls a pouvoir faire pipi debout !! :p
Alex
Aoh non, les filles c’est trop dur les talons.
moi je dis HAUTETFORT, avec Fanny BERREBI :
” Chaussures à talons/ crampes aux talons”.
@superDario: ben moi aussi, je peux faire pipi debout, tiens : psssssssss.
@ framboise+chocolat: aaah, d’acc’oooord! c’est des boooottes.
@Maia Mazaurette: on les aura!
Perso, j’ai fait de la danse classique plusieurs années. Et pendant un semestre, j’ai fait des pointes, alors je partage la douleur… Cela dit, ça m’a permis de mesurer le travail des filles de la classe.
NB : Avant de commenter, rendez-vous sur la charte des commentaires
Vous devez vous identifier pour pouvoir laisser un commentaire.
Je ne pensais pas avouer ça un jour. Je ne pensais même pas qu’il me fut possible à moi, archiduchesse de la mauvaise foi, de reconnaitre une telle faiblesse : la technologie n’est pas toujours mon amie...
Tokyo. Le Docteur Sawaru Ogekuri et sa piquante assistante l’infirmière Ruko Tatase travaillent à l’Ogenki Clinic, comprenez «clinique du plaisir». Dans cette clinique spéciale, on s’applique à ce que le patient...
J'ai eu beaucoup de difficultés à comprendre l'engouement effréné de la gente féminine pour la saga Twilight. Après visionnage difficile des deux premiers chapitres, j'ai un peu mieux saisi les causes...
- De toute façon depuis que tu me connais t'écris moins bien. - De toute façon je ne noterai aucune remarque d'un mec qui ne peut plus bander. - Ouais mais moi mes dialogues ils déchirent. Et j'embrasse...
Je reviens de mon exil ladiesroomien aujourd'hui, tout ça pour parler animal des marais, plein de vase et assez dégueulasse... Ne m'en veuillez pas s'il vous plait. Sauf que l'on s'en aperçoit après...
Allo Maman Bonheur, Allo Maman Bobo... Pomme rougit sous printemps. Le spleen emplit la chair, les P-pains perdus.v Ciao elle clame aux « Up » en pagaille… Se retrouve sans mots idéals...
“Super discret” –> j’en ri encore !