Une nouvelle journĂ©e de l’homme qui arrive un nouveau billet Ă Ă©crire, bien obligĂ© j’ai promis.
Comment refuser Ă de si charmantes dĂ©fenderesses, le bonheur de voir son ego flattĂ© par de nombreux regards fĂ©minins (enfin que j’espère nombreux). Donc oui c’est par pur exhibitionnisme que je m’adresse Ă vous, ceci Ă©tant dit je poursuit.
J’avais comme l’envie de vous parler de ma vie intime, de cul mĂŞme. Et comme je suis facilement gĂŞnĂ©, finalement je tournerai autour…
Voyez-vous ce qui m’intĂ©resse dans le sexe des femmes c’est ce qu’il y a autour, enfin pas que, vous imaginez une femme et au milieu plus rien ?
Bref, revenons à ce corps fantasmé et parfois découvert, mon propos.
Je ne suis pas RomĂ©o et ne peux pas vous faire part de mon expĂ©rience statistique des mĹ“urs fĂ©minins, cependant j’ai parfois partagĂ© le lit (la douche, l’ascenseur chacun son truc) de certaines d’entre elles pour en concevoir une gĂ©ographie propre.
Je m’Ă©gare encore. Ce qui m’est vraiment intĂ©ressant sur une femme ce sont ses endroits de passages.
Non pas seulement ceux lĂ , mais les endroits de transitions, interlopes.
LĂ oĂą le dos change de nom, ce creux des reins qui n’est pas encore la fossette postĂ©rieure mais plus non plus le sillon du dos. Le pli de l’aine, du cou sous l’oreille…
Vous avez toutes vu cette scène d’Almodovar (le titre m’Ă©chappe) oĂą un homme rapetissĂ© se jette sur le sein monumental de son amie ?
Ces localitĂ©s m’attirent sans que je sache vraiment pourquoi. Trop s’y attarder c’est risquer de vous perdre, les oublier c’est comme monter dans un train sans avoir pris de billet, risquĂ©, mais bon parfois le temps est comptĂ©…
Elles ont un mystère, une intimitĂ© qui prends sa valeur dans sa fugacitĂ©. Passage pas obligĂ© sur lequel on ne peux s’attarder. La frustration, la mienne et la votre, est Ă©lĂ©ment de plaisir. Envie d’aller plus vite, droit au but et surtout n’en rien faire.
Je dois ĂŞtre attirĂ© par le dĂ©tail, ne voulant pas ĂŞtre grossier…
posté le 25/02/2008 | 1240 vues | 23 commentaires | tags: detail interlope hot corps mec sexe
@Sskizo “Parle avec elle”… c’est lĂ que je perds toute crĂ©dibilitĂ© ;)
le creux juste sous l’oreille, cette zone particulièrement sensible entre la mâchoire et le cou. c’est un merveilleux endroit de perdition.
Très bel article… Y a des Ă©crits comme ça… Ils me laisse sans voix…
+1 ceci dis pour le creux sous l’oreille :).
la nuque. les baisers sur la nuque. je ne sais plus comment je m’appelle ni oĂą je suis quand on me fait ça.
Pfff mĂŞme pas les baisers, rien qu’un souffle, une caresse au rĂ©veil… Mouarf… c’est bon je suis deg…
Allez, je vais Ă©taler ma bĂŞtise et poser la question qui me brĂ»le les lèvres : quel rapport entre le texte (fort bien Ă©crit d’ailleurs), et le titre, “borderline”? (Il n’Ă©voque pour moi que mon cours de psychiatrie et le trouble de personnalitĂ© Ă©tat-limite, plus connu sous le nom de borderline ;))
@Traulever et Dacoste le creux sous l’oreille tout le monde aime :)
@ Sskizo la nuque est d’autant plus apprĂ©ciable qu’elle permet de relever les cheveux; et ça….
@ Miss Lili C’est vrai la main, je n’y pense pas et pourtant je devrais.
@Malilou c’est vrai que le rapport n’est pas Ă©vident :/ C’Ă©tait une allusion Ă cette soit disant paraphilie ( une gentille dĂ©viance, merci EmmaZum) et le fait qu’Ă©tant gĂŞnĂ© par le fait de parler de sexe ici, je parlerai de ce qu’il y a autour, en bordure… Oui je suis un garçon au cerveau assez torturĂ© :)
Pour la nuque, en ce qui me concerne, c’est la main qui fourraille dans le cheveux de cet endroit lĂ . Les doigts bien Ă©cartĂ©s, qui massent le crane et qui finissent par attraper un peu les cheveux pour les tirer lĂ©gèrement… je AAAaaaaaaah. A peu près.
Le creux du coude.
Il a l’air de rien, mais faut pas l’oublier, çui lĂ .
@Lili Oui c’est exactement ça
@ Sskizo, Miss Lili et Pom Merci je suis flatté :)
@M’Dame Jo Le creux du coude? J’essaierai. ça marche avec le pli du genou?
@ And-now-i-m-the-queen-of-the-rodeo (il est quand mĂŞme très long votre nom :) ) merci, l’intĂ©rĂŞt dans le fantasme (notamment) c’est qu’on peux en plus le faire partager
@Anne-H marrant merci :) un peu rapide tout de mĂŞme :)
Balb > heu, le pli du genou, perso, ça me chatouille. Mais le creux du coude, oui, essaie :)
Wow!
c’est en lisant ce genre de choses que d’un coup je me sens “belle” parce que femme.
Très joli texte, franchement, rien à redire.
“LĂ oĂą le dos change de nom”
C’est prĂ©cisĂ©ment lĂ que le bat blesse: le corps des femmes est une construction littĂ©raire. C’est l’imposture originelle, la corruption d’Eve par le serpent (c’est Ă dire Lilith, c’est Ă dire Don Juan, c’est Ă dire le gĂ©nie humain), si vous prĂ©fĂ©rez.
D’oĂą la discorde et cet irrĂ©ductible inconciliable entre le “gentil sesso” et le nĂ´tre. D’oĂą le sel de nos relations, aussi.
@ TweedleDee : merci c’est un beau compliment :)
@ lanneedelamoustache : oula, complexe ce commentaire, je vais tenter de rĂ©pondre. Le corps des femmes est effectivement une construction littĂ©raire. Mais il s’incarne et du coup prends sa valeur. L’opposition entre le fantasme et la rĂ©alitĂ©, confronter son dĂ©sir pour elle Ă son image fantasmĂ©e. Prendre conscience de sa carnalitĂ© et relever ses dĂ©fauts. C’est ça se rencontrer non?
Comme beaucoup de (jeunes…et moins jeunes?!) mecs, tu es intĂ©ressĂ© et intriguĂ© par La Femme dans son ensemble, que tu dĂ©couvres Ă travers Les femmes.
Je comprends. Les tentations sont partout.
Reste Ă espĂ©rer qu’un jour, Une Femme anĂ©antira tes quĂŞtes effrĂ©nĂ©es et sans limite, parce que mĂŞme si le mystère de La Femme sera toujours lĂ , tu auras envie de te consacrer Ă elle en particulier, et non plus Elle.
@ bittersweat mes quĂŞtes effrĂ©nĂ©es, point trop n’en faut :) Il m’est arrivĂ©e d’oublier les femmes pour me consacrer Ă une (Une), mais “l’attitude” reste la mĂŞme. Qui plus est je ne parlais que de vos(leurs) corps, et heureusement il y a gĂ©nĂ©ralement un peu plus dans une relation.
Et hop, c’est assez Ă©trange de se repencher sur ce qu’on a Ă©crit un mois après…
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c’est beau. c’est très poĂ©tique.
tous ces endroits qui font monter le désir. et le frisson.
(le film c’est “parle avec elle”)