Janvier 1999
Je sors avec O., un skateur amoureux. Il me fait des bandes-dessinĂ©es oĂą je suis reprĂ©sentĂ©e sous la forme d’une oursonne sexy avec des supers pouvoirs.
Il est drĂ´le, et attentionnĂ© surtout. Il boit mes paroles et me regarde comme si j’Ă©tais la 8ème merveille du monde. Tout va bien. Je nage en plein bonheur.
Février 1999
Je suis avec E., mon amie romantique et fleur bleue. On écoute Oui FM.
Il y a ce concert des Wampas Ă l’ElysĂ©e Montmartre et ils offrent des places Ă la plus belle lettre d’amour envoyĂ©e Ă la radio. Chouette, on va tenter notre chance.
Une après-midi et quelques paquets de gateaux plus tard, “j’accouche” d’une lettre vĂ©ritablement triste et inspirĂ©e. Et les mots s’Ă©crivent tous seuls, sans mĂŞme y penser.
E. me regarde la larme Ă l’oeil: “C’est très beau tu sais, c’est en pensant Ă O. que tu l’as Ă©crite?”
Moi: “Non.”
Et lĂ les choses deviennent claires dans ma tĂŞte, cette lettre, c’est pour un autre que je l’ai Ă©crite. Pour un autre que j’ai fui il y a peu. Je chasse ces mauvaises pensĂ©es.
13 février 1999
Je pars Ă la Fnac acheter un prĂ©sent de St Valentin pour O., mais j’ai un peu mal au ventre quand mĂŞme, ça sonne faux tout ça. Je me dis que je ne peux dĂ©cemment pas faire ça la veille de la Saint Valentin, non, non, on ne quitte pas quelqu’un comme ça.
Je rentre chez moi pour découvrir 2 places de concert. Ravie, nous irons avec E.
Je me couche en me disant qu’après tout ce n’est pas si grave si O. n’est pas lĂ .
14 février 1999
Je n’ai pas dormi de la nuit. Il faut que je le quitte, maintenant. J’Ă©touffe.
D’un coup je me sens Ă©crasĂ©e et ne cesse de penser Ă l’autre et Ă cette lettre symbolique.
Et me voila face à mon téléphone. Quittera, quittera pas? La lâcheté est plus forte.
Je lui envoie un texto, que je signe “dĂ©solĂ©e” et je coupe mon portable. A nous l’ElysĂ©e Montmartre.
Le lendemain, j’appelle l’autre. Notre histoire durera quelques annĂ©es et il me quittera lui aussi de manière très lâche dans un cafĂ© de la gare St Lazare.
Bien fait me direz-vous.
posté le 14/02/2008 | 688 vues | 4 commentaires
Il m’est arrivĂ© la mĂŞme chose que vous.
A la nuance près, que j’ai agi, par peur sans doute de me planter, Ă votre exact inverse.
J’ai aussi connu ça, et je peux te dire que tu as bien fait. Tu as vĂ©cu de belles annĂ©es après avoir quittĂ© O. Et ce n’Ă©tait pas “bien fait”. Tu ne mĂ©ritais pas de te faire lâchement plaquer juste parce que tu as agis pareillement quelques annĂ©es plus tĂ´t. La plupart des gens ont dĂ©jĂ rompu d’une manière peu glorieuse, mais c’Ă©tait juste un manque de maturitĂ© Ă ce moment lĂ :)
NB : Avant de commenter, rendez-vous sur la charte des commentaires
Vous devez vous identifier pour pouvoir laisser un commentaire.

Laurie devient rédac'chef ! Laurie devient rédactrice en chef de Ladies Room durant une semaine !
Some kind of unreal music #17 : Nécrologies Petit retour sur les carrières de deux figures emblématique de la musique.
Doc BBC #18 : Boenbotte, un ami qui nous veut du bien… Docteur Britbrit Chérie remonte les bretelles d'une Lady et vole à la rescousse de Boenbotte !
J'en ai tellement entendu parler que je voulais voir ça par moi-même. Je parle de Paulette, bien sûr, le magazine communautaire lancé par Irène Olczak. En 2010, c'était la version web, puis plus...
Bref, programme court ou shortcom, est diffusée sur l’antenne de Canal + depuis septembre 2011. Ce n’est pas la première série de ce genre. Un gars une fille avait aussi eu un grand succès...
Ce jour-là , j'avais mis trois heures à me préparer pour le concert qui m'attendait et j'ai bien fait. Habituée des petits concerts de ma ville, frêle esquif aimant la bière, j'étais encore une fois parée...
Parfois, je me sens proche des idées de Brigitte Bardot. Je ne parle pas de cette obsession pour la choucroute ou l’aigreur haineuse, mais plutôt de la croyance en un monde animal...
C’est sous la pluie battante que je le regarde partir, la nuit tombe doucement ce soir, timidement. Dois-je le rattraper pour lui dire ce que je ressens ou laisser faire la vie qui peut-être le ramènera à moi ? Je n’ai pas le courage...
Travaillant depuis peu dans le domaine du droit, une collègue m'a conseillé de lire le roman d'Autres vies que la mienne d'Emmanuel Carrère afin de mieux appréhender le monde de la jurisprudence...
“dĂ©solĂ©e” Non mais sans rire, c’est gonflĂ© ;-) Le pauvre !