En cette période de Saint Valentin et d’apologie de l’amour (parrainée par Saint Commerce), vous êtes bien obligée de constater que vous êtes plutôt en période de rupture. Voire de divorce. A durée déterminée. Mais quand même.
L’homme qui vous fait souffrir n’est pas votre mari. C’est à la fois une bonne chose mais ce n’est pas plus facile pour autant. Vous en n’avez pas moins le cœur serré le matin. En revanche, à la différence des autres ruptures que vous avez pu vivre dans votre vie, vous n’avez pas le syndrome larme à l’œil quand vos oreilles entrent en contact avec une musique totalement mièvre. Pour la simple raison que l’homme en question est insensible au top 50 tout comme au rock indé.
Vous n’avez pas non plus besoin de scruter votre portable plus que d’habitude car le gars en question est une quiche en SMS. Le type en question n’est pas votre amant. Le gars en question n’est même pas majeur. Et sa propension à vous faire sortir de vos gonds est inversement proportionnelle à sa taille. Ca vous donne une idée : il fait 96 centimètres.
A l’annonce de son sexe, par votre gyneco fétiche, il vous était venu l’espoir d’une relation moins conflictuelle que celle vécue avec votre père. Mais vous vous étiez dit aussi que vous aviez le temps de voir, une bonne quinzaine d’années avant l’adolescence et son lot de crises. On ne vous avait juste pas prévenue que l’adolescence pouvait démarrer vers les 3 ans. A moins que cela n’ait rien à voir avec l’adolescence mais plus avec Œdipe. Mais quoi qu’il en soit, votre relation est en ce moment aussi tendue qu’un string mal ajusté.
Un jour alors que vous étiez enceinte jusqu’à la racine des cheveux, il vous était soudain venu en tête que poussait en vous une mini bite. Non pas que l’idée soit désagréable dans l’absolu, mais forcément dénuée de tout l’aspect érotique de la chose quand il s’agit du membre de votre propre fils. Avec l’idée de ce sexe en jachère dans votre ventre, plein d’interrogations sur votre capacité à savoir gérer et comprendre 1) un être différent de vous et 2) un mec.
Avec le recul, vous avez bien fait de vous interroger mais cela n’a pas été d’une grande utilité. Car globalement, force est de constater que vous n’avez pas toutes les clés. Et pas non plus le capital patience approprié. Merde au politiquement correct du Parti des Mères Parfaites. Votre fils vous gonfle un maximum. Voilà , c’est dit.
Et oui ça vous saoule de devoir prévoir 30 minutes pour qu’il enfile son pantalon et de vous prendre la table parce que vous êtes allée ramper dessous pour l’attraper. Et votre pull Ba&sh en laine et angora qui se prend dans le fauteuil en passant. Et oui ca vous gonfle qu’il vous lèche le visage après avoir mangé du Nutella. Ou du Kiri. Et pourtant vous êtes une fan de l’un et de l’autre. Et oui c’est pénible quand il dit non à tout. Et oui ça vous enrage quand il décide de jouer de l’harmonica à 7h00 un dimanche. Et oui il fait mouche quand il décrète que « non c’est Papa qui m’habille » ou que « non c’est pas toi qui fait l’histoire ».
Et oui vous enragez quand 5 minutes avant le rendez-vous avec vos 2 amies d’enfance ultra stylées auquel vous devriez déjà être depuis 1 heure, vous vous retrouvez pleine de merde suite à une lutte féroce pour changer Monsieur Terreur histoire de le laisser dans un état décent pour se coucher. Et que comme vous êtes chez vos beaux-parents vous n’avez rien pour vous changer. Et qu’en dessous de votre pull souillé vous n’avez qu’un haut en dentelle et qu’il fait moins douze. Et que Darling vous propose de vous prêter son jean qui même avec une ceinture ne tient pas. Et que par excès de gentillesse il vous propose les bretelles de son père. Qui de surcroit sont à peu près de la même couleur que la matière qui compose désormais votre pantalon. Et oui, vous trouvez ça ridicule de vous mettre dans tous vos états à cause d’un nain de 3 ans.
Surtout que le nabot en question serait le premier à vous dire qu’il vous aime même avec des bretelles et parfumée au Baume Fécal. Surtout que quand il dort (enfin) il est vraiment mignon. Surtout qu’il est vraiment doué en harmonica et que vous avez un nouveau prétexte pour vous racheter un pull. Et surtout qu’il a peut-être une mini bite mais que ce détail mis à part, il a juste le même caractère pourri que vous. Et qu’en plus, ce serait vraiment discourtois de rompre à la Saint Valentin.
posté le 14/02/2008 | 1848 vues | 9 commentaires | tags: saint-valentin rupture mouflet
C’es mimi…mais avec mes deux filles, moi je fais quoi, hein???? Une folie de foufounettes Ă la maison…Pas Ă©tĂ© capable de faire de mini zizi… :(
Terrible terrible! VoilĂ un article plein de phrases cultes… Rho nondediou, j’ai bien failli recracher mon coca! :D
Mini bite ou mini foufoune, à cet âge là , même combat!
Merci Ă toutes pour vos chouettes commentaires.
@Sskizo: Je suis contente de t’avoir fait sourire en cette journĂ©e de Saint-Valentin.
@Sihaya: heureuse que tu n’aies pas recrachĂ© ton coca, ca m’aurait embĂŞtĂ©:-)
@Eva D:j’ai aussi une mini foufounette, on peut peut-ĂŞtre faire un club ?
C’est trop ça ! Le fils de mon copain a trois ans et il m’en fait voir de toutes les couleurs … Et des fois il me goooonfle !
Moi mes filles sont des amours manipulatrices avec le papa dĂ©licates et suaves quand il le faut, adorables, intelligentes, bellles comme tout, menteuses avec subtilitĂ© quand il le faut mais pas trop…des foufounettes quoi.
En plein dans le mille! J’en avais tellement marre et honte que je suis intervenue massivement pour les faire rompre la veille. Je me sens mieux.
Ton rĂ©cit m’a fait beaucoup rire!
C’est fou, j’avais jamais pensĂ© que quand une femme et enceinte d’un garçon, elle a une mini bite Ă l’interieur! Et quand c’est une fille, un mini vagin! Comme on le dit, on en apprend tous les jours. merci !
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“il vous Ă©tait soudain venu en tĂŞte que poussait en vous une mini bite.” mouhaha, j’adore. exploit quand mĂŞme: tu as rĂ©ussi Ă me faire Ă©clater de rire en cette journĂ©e assez pourrie quand on est cĂ©libataire.