Ndlr : Article sélectionné par Rose H pendant sa semaine de rédaction en chef.
Certains jours, les rédacteurs en chef ont des idées sublimes. Parfois, on reçoit un mail avec dedans, une idée farfelue qu’on doit traiter genre pour le lendemain et débrouille-toi avec ça ma grosse. Un exemple, ce mail émanant d’une rédactrice en chef que je ne nommerai pas ici mais suivez mon regard : « Anne-So, pour la Saint valentin, on a eu une idée délire : on va parler de rupture. On a pensé à toi pour écrire un truc. T’en penses ? ». Délire, en effet… Pourtant, elle le sait que j’ai un Jules depuis…. Pfiou, je peux même plus compter sur mes doigts alors t’as qu’à voir. Et que ma dernière rupture date de plus longtemps encore. Qu’est-ce qu’elle vient me casser les pieds avec ses histoires de rupture. Que vais-je bien pouvoir raconter ?
Certes, j’ai des amies qui vivent des trucs… mais c’est pas pareil de voir ça de l’extérieur. Après quelques heures à retourner la question dans tous les sens, je ne vois finalement qu’une solution : quitter mon mec. Pour 24 heures seulement hein, faut pas déconner.
Première chose, trouver le motif. Je ne vous cache pas que c’est un poil compliqué à trouver vu qu’en vrai, je suis dingue de lui. Pour quelle raison tangible pourrais-je le quitter ?
- Parce qu’il rentre tard, en ce moment et que je me sens délaissée. Mhmmm… 20h00, c’est pas vraiment du vrai tard ça, c’est même plutôt tôt, non ?
- Parce qu’il est bordélique alors, et que vraiment, ça n’est pas possible de vivre dans un taudis pareil. Sauf que c’est moi qui suis bordélique, pour dire la vérité.
-Je sais : parce que j’ai besoin d’air. Tu comprends, on s’est rencontré trop jeunes, je n’ai pas eu de jeunesse tout ça tout ça. On s’est rencontré hyper tôt et j’ai bientôt 30 ans (fameuse crise de la trentaine), ça tient la route.
Je décroche mon téléphone. J’appelle mon homme au bureau et je lui explique la situation avec quand même un peu la trouille qu’il me réponde que justement, lui aussi blah blah blah et que c’est mieux comme ça. Heureusement, il se marre, me dit qu’il m’aime et à ce soir ma chérie, tu as besoin que je passe prendre un truc au monop’ au passage ? Je raccroche. Le pauvre, il n’a pas cru un mot de ce que je lui ai dit, il ne sait pas qu’il est, lui aussi, célibataire désormais. Je n’ai pas le cœur de le détromper, ce serait trop dur pour lui. Et en toute franchise, ça m’arrange. Pas spécialement envie qu’il tente une opération célibat. Non mais, faudrait pas qu’il profite de la situation, non plus. Bon bon.
Voilà , je suis une femme seule, désormais.
- Première question : que fait une femme seule quand elle vient de se séparer ? Pas la moindre idée. Vraiment, pas la moindre. Elle pleure, j’imagine. Mais là , j’avoue, je ne me sens pas spécialement dans l’état d’esprit. Je fais donc appel au premier cliché qui me traverse l’esprit : La célibataire appelle ses amies célibataires pour aller faire la fête et s’encanailler dans des lieux de perdition, pardi ! Je me jette sur mon portable. “Houston, on a un problème”…
Quelles amies célibataires ? J’ai beau scanner mon répertoire de copines, rien de célibataire en magasin. Merdouille. Avec qui vais-je pouvoir programmer des soirées endiablées jusqu’au bout de la nuit dans des lieux de débauche pour rencontrer l’âme sœur ? Ben oui, c’est ça le truc, ce n’est pas parce que je viens de vivre une rupture que j’ai renoncé à l’amour. Bon on verra la question soirées endiablées plus tard.
Je n’ai pas d’amie célibataire, certes mais il faut bien que je confie ma rupture à quelqu’un, sinon, ça ne tient pas la route, mon histoire. J’appelle mon amie L. et je lui explique la situation avec autant de conviction que possible en essayant d’y mettre un peu de tragique, je ne veux pas qu’elle aussi, raccroche en rigolant de la bonne blague. Et apparemment, je m’en tire bien : elle se met à pleurer. Moi aussi, du coup, j’ai envie de pleurer. Et aussi, je me sens sacrément coupable, de lui mentir comme ça.
Toujours à ses sanglots, elle continue, mais plus pragmatique : “et comment tu vas faire pour vivre, maintenant “? “Tu vas habiter où, tu ne peux pas garder l’appart, j’imagine“. “Et Malo (le chat), qui va le garder ?“” Et tu as pensé à ta famille, comment ils vont le prendre” ? “Et à vos copains ?“. Je reconnais bien là mon amie L. qui ne perd jamais tout à fait le Nord, contrairement à moi, qui plane total. Je reconnais, je n’avais pas songé à cet aspect des choses. C’est vrai, ça, dans cette rupture, c’est sans doute lui qui gardera l’appartement, ce sera à moi de déménager.
Question de salaire. Purée, en dix ans, je n’ai jamais réfléchi à ce genre de chose. Son salaire, mon salaire. Je trouve ça horriblement glauque d’y penser. Je songe aussi qu’il y pourrait y avoir quelqu’un d’autre qui se blottirait dans ce canapé et dans ces bras que j’aime tant. Je frissonne. Et Malo. Je n’aurai pas le courage de le déraciner. Ce n’est pas parce que je l’aime et qu’il me manquera que je peux le priver de l’appartement où il a ses marques et de la fenêtre devant laquelle il aime tant dormir.
Je vais devoir quitter Malo, mon chat adoré. Celui que je lui ai réclamé pendant des années avant qu’il ne cède. Et que désormais, il aime autant que moi.
J’ai beau savoir que tout cela n’est qu’une blague, j’ai un bourdon pas croyable, d’un coup.
Envie de pleurer.
Même si c’était une réalité et que je le quittais pour de vrai pour une vie meilleure, toutes ces choses à penser me briseraient le cœur.
Toute cette vie accumulée qui part en live sous nos yeux, ça doit être difficile. Les disputes sordides pour savoir qui gardera le vaporetto parce que ça coûte cher et que ça n’est pas drôle à racheter ; et ce plateau qui ne vaut rien mais qui est un souvenir sentimental…
Me voilà assise par terre, dans l’entrée, déprimée de chez déprimée. Merci Ladies Room. Heureusement, la petite voix de la réalité me susurre de me reprendre. Hop hop hop. Du calme ma fille. Va pas te mettre la rate au court-bouillon, c’est toi qui le quitte, c’est toi qui a besoin d’air ! Ça va être génial, cette nouvelle vie.
Bon, là , pour l’instant, je ne vois pas bien en quoi ça va être génial, mais la méthode Coué demeure l’une des plus efficaces en cas de coup dur.
Je repense à la remarque de L., le truc sur la famille et les copains.
Pour la famille, ça va pas être une partie de plaisir, ça c’est certain. Je vais passer pour traître à la cause, et des deux côtés, en plus ! On va me détester. Côté copains, pareil, ça va être l’horreur…
Je départage mentalement qui reste copain avec qui et qui ne voit plus qui. C’est bien comme ça que ça doit se passer, non ?
Maintenant que j’y réfléchis, je pense qu’il sera assez simple de déterminer qui sont ses copains à lui et les miens à moi. Cette idée me rend toute drôle parce qu’on se connaît depuis si longtemps eux et moi. Pas que l’idée de ne plus leur parler me réjouisse des masses hein, loiiiiin de là , mais les choses se posent comme une évidence : Untel c’est son ami à lui, unetelle, c’est à moi. Facile à départager. Bien plus que la passoire et le mixeur. Mais aussi glauque. Zut alors, tous ces chouettes copains que je ne verrai plus et puis ces années à tisser des liens d’amitiés pour tout casser, comme ça… pffff.
Ça craint, quand même, une rupture. Et puis il y a un souci de taille : j’ai plus d’amis hommes, du coup. C’est bien dommage parce que dans mon idée, c’est les copains hommes qui peuvent nous aider à rencontrer d’autres copains hommes.
Parce que bon, faut pas oublier que mon nouvel objectif, dans la vie, c’est de trouver l’amour. Une question me traverse l’esprit : Ça ne se fait pas trop de se faire tuyauter par les copains de son ex pour rencontrer des nouveaux mecs, si ?
Je repasse en revue les hommes que je connais de près ou de loin, en essayant de leur porter un nouveau regard. Pas facile quand ça fait dix ans que tu n’as pas regardé un autre homme, même du coin de l’œil. Même pas capable de dire si Brad Pitt a de belles fesses, alors t’as qu’à voir. Mais j’essaie de me concentrer.
Où diable se cache mon prochain amoureux ? Et ne parlez pas de coup d’un soir, c’est pas pour moi. Tiens donc. C’est pas pour moi ? Et pourquoi donc ? Quand j’ai rencontré mon homme, j’avais à peine 19 ans, peut-être que je pense différemment, maintenant ? Est-ce que je suis une fille à coups d’un soir ? J’en sais rien, tiens. C’est marrant de penser que je n’avais jamais songé à cette question… L’occasion ne s’est pas trop présentée, quoi.
En même temps, je ne me sens pas encore trop prête pour ces question : je suis encore dans ma phase « toute ma vie est brisée », comprenez-moi aussi. C’est moi qui le quitte et c’est ma vie qui est brisée, pas de doute, je suis une authentique emmerdeuse. Ça au moins, ça ne change pas.
Bon, bon. Ne nous égarons pas. Trouver un amoureux. Passer en revue ceux que je connais. Retrouver le réflexe de se demander si machin et bidule pourraient être « Anne-So compatibles » ou pas. J’essaie de penser à autre chose qu’à cette question cruciale de où et comment trouver de nouveaux amoureux et me souviens de l’expression d’une jeune femme célibataire : « le second marché ».
Alors, « le second marché », ce sont les hommes divorcés mais encore jeunes. Partant du constat que vers 35 ans, tout plein de couples divorcent, ça en fait du célibataire, au portillon. Évidemment, c’est du célibataire avec enfant et… pardonnez l’expression, mais… du célibataire seconde main. Plus de l’amoureux très frais quoi. Et hop !
Encore une nouvelle question : Est-ce que ça me dérangerait, un homme qui aurait déjà un enfant ? Là tout de suite, je ne crois pas que ça m’en poserait, non. Encore que ça voudrait dire qu’il entretiendrait toujours des rapports avec son ex. Ce qui n’est en soi pas très grave… si c’est lui qui l’a quittée. Si c’est elle qui l’a jetée dehors, on ne peut jamais être certaine de ne pas être le second choix et c’est le bordel.
Jalousie, prise de tête. Mauvais plan. Oh là là , toutes ces nouvelles questions que je dois me poser sur les rapports humains, ça commence à me fatiguer.
Tout à coup, en jaillit encore une nouvelle : et le bébé ? Oui, bon, je sais. Je n’ai encore jamais émis une envie de bébé pressante. Jusqu’à maintenant. Mais si je suis célibataire maintenant, il est clair que le prochain amoureux sera le père de mon enfant, que ce sera l’homme de la dernière chance. Et qu’à peine la première nuit passée ensemble, je vais lui proposer qu’on arrête la pilule là maintenant tout de suite.
Et bon, je suis pas totalement conne : je sais qu’il va se tirer en courant. “Houston, putain, on a un gros problème” !
Je réalise que ça va être compliqué, cette histoire. Je sais ce que je veux, moi, dans la vie. C’est une famille avec enfants, grandes tablées familiales, vacances en famille, cousins, cousines et tout le bordel.
Et j’ai 30 ans. Donc pas trois mille ans devant moi pour mettre tout ça en route. En conséquence de quoi, je sais que forcément je vais quêter l’homme prêt à procréer, à se caser une bonne fois pour toutes… Et que je vais le faire avec la subtilité d’un rugbyman en plein plaquage.
Et est-ce que ça n’aurait pas… heu… un côté hyper tue l’amour ? Ouais, je trouve aussi.
Mais comment faire autrement ? Attendre que « Le Bon » vienne chanter sous mes fenêtres, vivre une histoire passionnée pendant quelques années puis, l’amour se faisant plus mature, commencer à envisager de partager nos vies, à faire des projets et… des enfants ? Oui, oui, ça a l’air d’être un chouette programme, ça, je ne dis pas. Mais c’est que je n’ai tout simplement PAS LE TEMPS ! Je ne veux pas commencer ma vie de famille à 40 ans, merde !
Tout à coup, le ciel s’éclaire. Suis-je bête, pourquoi le quitter maintenant ? Je veux dire, maintenant que j’ai trente ans et une vie à construire ? Nannnn, le plus malin, ce serait d’attendre quelques années. Genre crise de la quarantaine, voire de la quarantecinquaine. J’aurai des enfants, une belle vie derrière moi mais assez de temps encore pour en refaire une autre. Je serai à mon top du top de l’épanouissement et heureuse de vivre. Voilà . Dans dix ans, plutôt. Là c’est pas le bon moment. Me voilà soulagée.
Je rappelle mon homme pour lui dire que non, finalement, je ne le quitte pas, en fait. Que dans mon papier pour Ladies Room, j’ai dit que je préférais attendre d’avoir 40 pour le quitter parce que pour plein de raisons biologiques, tout ça, c’était plus pratique, mais que bien entendu, je n’en pense pas un traître mot et que je ne le quitterai jamais-jamais mon amour chéri que j’aime à la folie. Mais que cette expérience ça m’a permis de réaliser que pour le bébé, en fait, j’en voulais un. Et plutôt maintenant si possible, parce que mon horloge biologique, tout ça. Une fois encore, il se marre, me dit qu’il m’aime et à ce soir ma chérie, tu as besoin que je passe prendre un truc au monop’ au passage ?
Pour le bébé non plus je suis pas crédible. Donc.
(cc) haileybugg
posté le 14/02/2008 | 5322 vues | 20 commentaires | tags: célibat saint-valentin fiction rupture | 2 ont aimé
Excellent post. Tu m’as vraiment fait rire. Mais tu n’as qu’en même pas fait pleurer ta copine L, dis moi ?
extra, ça prouve que la rupture, ben c’est pas toujours une bonne idée…
Trois fois que je le lis et je me marre toujours autant. Franchement ton mâaaaaari il est zen quand même, et puis trop sympa de te proposer tout le temps d’aller faire les courses au Monop.
Sinon suis vraiment désolée de t’avoir proposé cet exercice de style ;-)
Je dois dire que je n’ai pas beaucoup aimé cet article.
Il y avait pas d’autre sujet d’article pour ce jour????
C’est pas parce que il y a beaucoup de célibataires, qu’il faut que ceux qui sont en couple se séparent pour nous rejoindre (oui, oui, je fait partie du lot de célibataires) même de manière hypotétique!.
Perso, j’aurais préféré un article sur votre rencontre, un truc un peu plus gaie…
Je sais que ce n’est pas toi qui a choisi écrire cet article alors je m’adresse à la rédaction: Qu’ Anne-So nous fasse rêver et non pas pleurer ;)
Moi au contraire je pense que c’est une bonne réflexion sur tout ce qu’engendre une rupture, malheureusement ça fait partie de la vie! Et puis rappelons que ce n’est qu’une rupture virtuelle, et qu’en plus elle finit bien!
Je ne crois pas que le but de ladies room soit de faire rompre les couples heureux ou de mettre le cafard à tout le monde, mais simplement de voir sous un angle différent cette fête (ultra cheap selon moi) qu’est la saint valentin!
Mamzelle : Merci pour ton petit mot. Et oui, bon 11h30, on peut dire que c’est tôt, je suis d’accord.
MissHello : Devine?
Shalima : T’as vu, y’en a bien quatre ou cinq des gros mots, hein :)
Serena : J’avoue, la vie de célibataire, je crois que je détesterais…
Jill : Merci ^-^
Anne : hiiiiii, mais tu sais, un moment, je me suis dit “merde, pourvu que ça me porte pas la poisse cette histoire” :)
Lya : Je suis super désolée de t’avoir déçue sur ce coup-là . En fait, j’espérais que ce serait perçu comme ce que c’est: une petite histoire pour rire. Mais si tu veux aaaaabsolument savoir comment j’ai su que mon amoureux était l’homme de ma vie, suffit d’aller jeter un oeil ici : http://www.cachemireetsoie.fr/2007/02/14/3615-mavie-une-histoire-pour-la-saint-valentin/
c’était mon billet de l’année dernière pour la saint valentin.
Lullapaf: Merci pour ton commentaire, c’est exactement dans cet esprit-là que je l’ai écrit, je suis contente de voir qu’il a été perçu comme tel :)
Ok, tu viens de me démoraliser à brule pour poing… J’avais le cran de le faire mais là fiouu…. J’vais tomber dans les pommes pour tout oublier!
Ps : super article :)
Pour les courses à Monop’ tu ne ferais pas du prêt de gentil mec pour quelques heures? Non? Bon tant pis… :)
Excellent article! :D J’ai souri et fait une mine tristounette… Au fond, cette simulation est une belle remise en question…
Pour ma part, pas besoin de me mettre en situation, non, je n’offrirai pas mon corps et mon cÅ“ur aux éprouvettes de Ladies Room pour cette journée parce que la rupture violente avec les cris, les larmes et les anxiolitiques, je connais et je n’en veux plus! (Et que moi aussi je veux un bébé) :D
je viens de lire l’article du comment tu as su que c’était Lui, homme de ta vie. Et là , je dois dire que ça m’a bien fait rêver!!!!!!
Ça me met dans une ambiance plus joyeuse :)
Bon en tout cas c’est bôôô l’amûûr, jolie histoire. Moi ca m’épate l’amour qui est tout frais après 10 ans comme au premier jour. Mais c’est parce que je suis pas experte en la matière. Ben oui ton article il est marrant, mais secrètement il me déprime un chouille. Bref, si un copain de ton copain est célib’ comme ouam’, tu vois ce que je veud’ ?;-)
Très bel article, drôle et émouvant. Je suis complètement fan! Et ça donne envie de vivre une histoire d’amour comme la tienne. ;)
c’est drôle et c’est douloureux à lire.
je suis en pleine période post-rupture et ça fait mal de voir qu’il y a des gens qui dès 19 ans ont trouvé l’homme de leur vie et que tout va bien dans le meilleur des mondes et qui s’amusent à jouer à la rupture. surtout quand on sait que pour soi il n’y aura plus jamais de moments nutella.
je ne peux m’empêcher de trouver cet article cruel
Je suis une éternelle célibataire ravie de voir que les éternelles “casées” arrivent si bien à se mettre à notre place.
C’est énormément de rêve, ce texte. Merci !
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Merci Anne-So pour ce petit rayon de soleil du matin (comment ca il est 11h30?) :)