Première semaine de rentrée universitaire, nouvelle ville, Aryelle ma copine de toujours et moi tentons de nous familiariser avec les lieux. Visiter cette ville à deux, c’est bien, à plusieurs c’est encore mieux. Nous décidons donc de nous ouvrir davantages aux autres. C’est ainsi que nous repérons un apollon des temps modernes, vous savez, le genre de mec trop beau qui vous fait frémir jusqu’à la moelle rien qu’avec un sourire.
Donc nous le repérons, puis l’abordons en disant que nous ne connaissons pas trop le coin mais que ça a l’air sympa. On discute avec lui pendant une trentaine de minutes. On apprend qu’il est fan de rugby, qu’il en pratique depuis quelques années, qu’il est arrivé ici il y a peu de temps, qu’il est inscrit dans tel et tel cours, etc… et surtout qu’il est célibataire.
Dommage qu’on n’ait pas eu l’idée de compter le nombre de fois qu’il a sorti le mot rugby dans ce laps de temps, mais j’avoue que ça en devenait un peu pesant. Bref, il nous propose d’ assister à un match, insiste pour que nous soyons présente parce qu’il prévoit avec les autres joueurs de l’équipe de faire la troisième mi-temps dans un bar branché. Le rendez-vous est pris le samedi à partir de 18h.
Le fameux jour du match arrive, et Aryelle et moi préparons scrupuleusement nos tenues de supportrices. Nous avons même réussi à dégoter des pompoms aux couleurs de l’équipe. Nous ne faisons pas les choses à moitié, n’est ce pas?
Nous prenons la voiture, musique à fond, mais pas de toit ouvrant, chantant à tue-tête et roulons en direction du stade.
Il est 17h50, nous arrivons au bourg de la ville dans lequel le match devait se dérouler. Nous voyons bien un stade, mais il n’y a que des boulistes en vue qui disputent leur partie.
Nous interrogeons quelques passants sur un stade où pourrait éventuellement se dérouler un match de rugby. Ceux-ci nous répondent qu’ils ne savaient même pas qu’on jouait au rugby ici, mais d’aller voir à la prochaine commune à environ 15 minutes.
Toujours avec notre moral d’acier, nous continuons notre route. Nous arrivons à la commune suivante mais toujours pas de stade. Le match a déjà commencé et bien sûr impossible de joindre notre apollon. Notre motivation baisse d’un cran voire de deux, car nous en sommes toujours au même point, pas de stade en vue. Nous décidons de rebrousser chemin, et de retourner dans la ville des boulistes. Nous demandons à d’autres riverains qui nous expliquent qu’il y a un stade mais de faire attention car la route n’est pas goudronnée.
L’espoir renaît alors.
Nous prenons la direction du chemin que l’on nous a indiqué, et …
Pas d’éclairage sur cette route qui n’en ait pas une d’ailleurs puisqu’il s’agit d’ un chemin de terre tortueux (et le mot est faible) et boueux, il fait nuit noire. Les feux de route de la voiture éclairent mal, mais nous roulons au pas et prudemment. La seule question qui nous vient à l’esprit c’est dans quoi nous sommes nous embarquées cette fois. Et puis, notre voiture tombe dans une crevasse, nous patinons, impossible d’en sortir. Premier réfflexe, le téléphone portable pour joindre une dépanneuse, mais … pas de réseau (évidemment!). Et c’est là que nous explosons de rire (qui à mon avis était nerveux). Aryelle, du haut de son metre soixante seize sort de la voiture, la pousse de toute ses forces pendant que j’enclenche une marche arrière. Après plusieurs reprises, couvertes de sueur et de boue, nous réussissons enfin à sortir de ce trou, direction la maison.
Inutile de vous dire que nous n’en avons pas parlé à apo, puisque ce dernier n’a pas jugé utile de nous appeler pour nous demander où nous étions passées.
Moralité: pas de moralité mais des souvenirs marrants à se remémorrer.
posté le 13/02/2008 | 255 vues | aucun commentaire | tags: sports ma meuf
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