J’admire tant ces femmes qui comme Alexandra David Néel, exploratrice française, née en 1868 à St Mandé, et morte en 1969 à Dignes (entre les deux que de chemins parcourus!) ont gravi des montagnes, ont changé la face de leur monde.
Toi, anarchiste, féministe, danseuse, orientaliste, aventurière, exploratrice, écrivain, bouddhiste, initiée…
Toi, tu fais partie de ceux, de celles, qui m’indiquent le Nord.
Toi, qui traversas la Chine d’Est en Ouest pendant plusieurs années, avant d’entrer clandestinement à Lhassa, première femme européenne à y pénétrer, en 1924!
Tout autant aventurière, femme libre (un être humain libre), qu’érudite et savante, tu as laissé une bibliographie impressionnante, l’amateur de romans d’aventure y trouvera son compte, comme l’ésotériste ou l’orientaliste. Voici les principaux titres (lien wikipedia) :
1906 : Le féminisme rationnel
1911 : le Bouddhisme du Bouddha (Éditions du Rocher)
1927 : Voyage d’une Parisienne à Lhassa (Plon)
1929Â : Mystiques et magiciens du Tibet (Plon)
1930 : Initiations lamaïques (Pygmalion)
1931 : la Vie surhumaine de Guésar de Ling : L’Iliade des Tibétains (Éditions du Rocher) - avec la collaboration du Lama Yongden
1933Â : Au pays des brigands-gentilshommes (Plon)
1935Â : le Lama au cinq sagesses (Plon)
1938Â : Magie d’amour et magie noire (Plon)
1939 : Buddhism: Its Doctrines and Its Methods (editeur ?)
1940 : Sous des nuées d’orage (Plon)
1949 : Au cœur des Himalayas : le Népal (Pygmalion)
1951 : Astavakra Gita - réédité (date non connue) en un volume unique « Astavakra Gita - Avadhuta Gita, poèmes sanscrits védantins » aux Éditions du Rocher
1951 : les Enseignements secrets des bouddhistes tibétains (Pygmalion)
1951Â : l’Inde hier, aujourd’hui, demain
1952 : Textes tibétains inédits (Pygmalion)
1953 : le Vieux Tibet face à la Chine nouvelle (Plon)
1954 : la Puissance du néant, roman du Lama Yongden, traduit et annoté par A. D.-N. (Plon)
Grammaire de la langue tibétaine parlée
1958 : Avadhuta Gita - réédité (date non connue) en un volume unique « Astavakra Gita - Avadhuta Gita, poèmes sanscrits védantins » aux Éditions du Rocher
1958Â : la Connaissance transcendante (Pygmalion)
1961 : Immortalité et réincarnation (Éditions du Rocher)
l’Inde où j’ai vécu (Plon)
1964 : Quarante siècles d’expansion chinoise (Plon)
1970 : En Chine - l’Amour universel et l’Individualisme intégral (Plon) - édition posthume
1972 : Sortilèges du mystère (Plon) - édition posthume
1975 : Vivre au Tibet : cuisine, traditions et images (Robert Morel éditeur, Apt) - édition posthume
2000 : Correspondance avec son mari, édition intégrale 1904-1941 (Plon), édition posthume, reprenant les deux volumes publiés précédemment :
 J’ai tant voyagé en te lisant. Je suis allée jusqu’à la jonction entre la pierre qu’on touche, le sol qu’on foule, le corps qu’on sollicite, et l’univers qu’on atteint.
Je me souviens de ces rites un peu magiques que tu pratiquais, en pleine montagne, en plein hiver, par moins beaucoup de degrés, et que tu faisais sécher sur ton corps dénudé, des draps humides et glacés, simplement par l’effet de ton esprit sur la matière.
Alexandra, je t’ai trouvé une quasi soeur dans cette Misha, dont j’ai déjà ici parlé, qui a survécu avec les loups durant la seconde guerre mondiale.
Dieu que le monde me semble vide, et, pourtant, je suis sûre que, de toutes parts, que chaque jour, tes héritières sèment des graines partout, et courageusement, sur cette Terre à feu et à sang.
posté le 24/01/2008 | 977 vues | 10 commentaires | tags: une_Parisienne_à _Lhassa_en_1924 Alexandra_David_Néel
oui, c’est vrai pas forcément une comique Alexandra!!! je crois qu’elle avait même un sale caractère, elle pouvait être assez intraitable.Toutefois, je crois qu’elle ne se prenait pas trop au sérieux, elle avait un côté léger, pitre… c’est sidérant comment elle a tout envoyé valser (mari, vie rangée…) pour se lancer dans l’aventure et se retrouver telle une mendiante sur les routes de Chine et du Tibet, quel culot! Je crois qu’elle avait le sens de l’espièglerie à défaut de celui de la franche rigolade. Moi, j’ai le souvenir de scènes assez croustillantes, et d’une sacrée dose de détachement. Après, beaucoup de ses livres sont ceux d’une érudite, des livres de recherche… ben, c’est pas là où on rigole forcément (quand je lis Jung, par exemple, je ne m’attends pas à ce qu’il me fasse me tordre de rire…). Elle a passé beaucoup de temps dans les bibliothèques, à lire, traduire, interpréter, commenter… pas seulement sur les routes à se confrontrer aux bandits de grand chemin.
Il y a de cela quelques mois, j’ai vu un documentaire de voyage (ça se dit pas comme ça mais je ne connais pas le mot exact); sur une chaîne à tendance culturelle (euh, la 5 ou Arte,je ne sais plus); dans lequel une jeune fille partait entre la Chine et le Tibet pour atteindre Lhassa tout en suivant les traces de cette femme…ça m’avait touché, même si la fille que l’on suivait était parfois un peu neuneu…
ce n’est pas l’emission dont je viens de parler…mais c’est déjà ça
:
http://www.dailymotion.com/relevance/search/alexandra+david+neel+/video/x26uwd_alexandra-david-neel-racontee
MERCI!!! je recommande à tous ceux qui veulent avoir une idée de qui était cette première “Parisienne à Lhassa”, de regarder la vidéo proposée par Mya, c’est très instructif, sa secrétaire Marie-Madeleine Peyronnet nous y dit : “elle n’avait que des défauts, mais elle avait beaucoup d’humour” ;)))
de rien Philiberte! C’est en cherchant des pépites d’or que je trouve des diamants! hihi!
Au fait, Philiberte, si comme Alexandra tu veux atteindre Lhassa…Rêves-tu de l’atteindre libre?
atteindre Lhassa, comme Alexandra, comme Misha traverser cette vie en en franchissant courageusement les obstacles, gravir ces montagnes qui habitent en nous. Libre comme Misha Defonseca, libre comme une enfant de 7 ans, qui s’enfuit et se cache pour se déjouer des dangers, des pièges que lui tendent les humains. Atteindre Lhassa au Tibet… quand ce territoire sera libéré et rendu aux Tibétains. Je sais qu’il y a un train qui y va maintenant, le train sur le toit du monde, des touristes l’empreintent, des moines, des Chinois, ça semble une expérience fantastique (les images le sont). Je rêve d’atteindre ce rêve : être libre.
la liberté de l’enfant de 7 ans… Misha, Mya, Meera, M…
les écharpes…
“si je porte à mon cou en souvenir de toi, ce soupir de soie qui soupire après nous… ce n’est pas qu’il fasse froid, le fond de l’air est doux… c’est qu’encore une fois j’ai voulu voir comment tombe le soir quand on s’aime à genoux”, “l’écharpe” de Maurice Fanon.
http://chrysalide44.free.fr/dotclear/index.php?2005/04/27/221-lecharpe
et son interprétation :
http://fr.youtube.com/watch?v=rQv4NrmfoAs
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Allo Maman Bonheur, Allo Maman Bobo... Pomme rougit sous printemps. Le spleen emplit la chair, les P-pains perdus.v Ciao elle clame aux « Up » en pagaille… Se retrouve sans mots idéals...
Il faut avouer qu’ADN était une pionnière admirable.
Par contre, j’ai lu 2 de ses bouquins (dont j’ai carrément oublié le titre), prêtés à quelqu’un qui ne me les a jamais rendus, et je me souviens y avoir décelé qu’apparemment elle n’avais pas du tout d’humour. C’est une impression assez nébuleuse qui m’est venue comme ça, je ne sais trop comment.
Une pionnère très sérieuse quoi.