Les femmes françaises.
Elles ne peuvent plus parler de sexe sans parler de “sex-bidule” (entendez : un godemichet, version moderne).
Elles n’ont plus de mec Ă la hauteur, c’est-Ă -dire dont le sexe soit Ă la hauteur et Ă la longueur… ou Ă la raideur.
Alors, elles se rabattent sur des substituts en plastique, voire Ă©lectriques…
Parlons-nous de masturbation ? d’une nouvelle sexualitĂ© essentiellement tournĂ©e vers “le plaisir que je peux, et je sais, me procurer” ?
Je dois dire, que moi, depuis ma plus tendre enfance, pour ces besoins-lĂ , j’ai rarement eu besoin d’autre chose que de mon doigt (très efficace, très habile).
Simplement, j’ai grandi… Et, je me suis trouvĂ©e en relation avec des… garçons (oh, le mot terrible!). C’est lĂ oĂą les choses ont commencĂ© Ă se compliquer (cĂ´tĂ© masturbation, pardon! j’ai dit une vulgaritĂ©, car de nos jours il faut dire “sex-toy”, j’Ă©tais tranquille, je savais comment procĂ©der…).
C’est lĂ , disais-je, que la guerre a commencĂ©.
Je me suis donnĂ©e tout entière, j’ai abandonnĂ© toutes mes dĂ©fenses, j’ai cru en l’autre, j’ai rĂŞvĂ© Ă une fusion de tendresse, Ă un respect mutuel, mais! je m’Ă©tais trompĂ©e d’Ă©poque (mal rĂ©incarnĂ©e la miss!) on Ă©tait juste après 68, faut pas rĂŞver! c’est “tout le monde est Ă©changeable”, et “tu veux vivre avec quelqu’un et t’es de gauche ? t’es folle!”. Donc, j’ai remisĂ© tout ça au placard, j’ai acceptĂ© de vivre plein de trucs merdiques. Plus tard (longtemps après!) je les ai revus mes “rĂ©volutionnaires” : ils avaient fondĂ© une famille, avec vacances aux sports d’hiver et Ă Nice, les enfants en Ă©cole catho, des idĂ©es “anti-droite et anti-gauche”, anti-anti… (les ”nonnistes” de gauche, vous savez ?). Moi, j’Ă©tais lĂ comme une andouille, toujours rĂ©voltĂ©e, toujours grande gueule ado, Ă me faire jeter de tous les comitĂ©s de gens rangĂ©s… Ils m’ont regardĂ©e et m’ont demandĂ© : pourquoi t’as pas d’enfants, de mari, de carrière, pourquoi t’as pas fait de grande Ă©cole ?
Aujourd’hui, c’est une autre rengaine que j’entends… c’est le chacun pour soi, plus t’es Ă©goĂŻste et calculateur (tu sais jeter l’autre avant qu’il ne te jette, et t’apprends Ă bien le manipuler…) mieux ça vaut… LĂ , tu es dans le vent.
 Alors, je m’interroge… Pourquoi ces femmes se caressent-elles dans l’ombre ? ou avec compagnon regardant-participant, ce qui n’est pas plus rassurant.
Quelle est cette misère humaine qui fait que chacun se mĂ©fie de chacun ? qu’il vaut mieux compter sur soi que sur un doigt extĂ©rieur… C’est vrai qu’on est souvent trahi par les siens (ceux qu’on aime!) et que nul n’est prophète en son pays… mais de lĂ Ă se fier Ă un appareil électrique… Ă vivre ses Ă©mois de cette façon… très peu pour moi!
Il y aurait bien une alternative… la vie monastique, le cĂ©libat. Le jeĂ»ne. En tout cas pendant un certain temps. Pour retrouver ses esprits. Pour rĂ©apprendre Ă sourire, Ă tendre la main, Ă parler, marcher, s’Ă©pauler, se faire confiance.
Mais, je vois bien que je suis toute seule dans mon coin Ă barjoter…
Les mères de famille me diront, mais nous depuis 15 ans (ça dĂ©passe rarement les 15 ans…) nous avons une vie satisfaisante (c’est-Ă -dire qu’elles ont trouvĂ© dans leur progĂ©niture la nourriture suffisante Ă combler leur demande affective, et c’est seulement après que les questions se “posent” Ă nouveau). Les pères, eux, attendent tranquillement (ils lorgnent dessus de plus en plus) leur dĂ©mon de midi. Enfin, ça c’est pour les couples “exemplaires” qui ont tenu au-delĂ des 5 ou 7 ans fatidiques.
Pourquoi ce cynisme, me direz-vous, l’aigreur, l’envie, la frustration ? Peut-ĂŞtre.
Je crois aussi que c’est la mĂŞme raison qui, Ă l’Ă©poque, ne m’a pas fait adhĂ©rer aux discours “allumĂ©s” de mes copains soixanthuitards, ou petits bourgeois bien protĂ©gĂ©s par leur milieu (et souvent c’Ă©tait les mĂŞmes!), c’est ce qui fait que je suis souvent dĂ©calĂ©e…
Ceci est un appel! rassurez-moi, dites-moi que je ne suis pas seule…
posté le 17/01/2008 | 1706 vues | 18 commentaires | tags: sex-bidules
le “problème” ne me semble pas liĂ© Ă la masturbation, ni Ă TOUT ce qui peut se vivre dans le corps Ă corps avec un autre, ou avec son propre corps, la question (et non le “problème”) que je me pose, et que je pose ici, concerne cette focalisation qui semble ĂŞtre faite, de nos jours, par les femmes (certaines femmes) sur des “objets” sexuels pouvant leur procurer du plaisir. Est-ce rassurant ? en quoi cela l’est-il ? et pourquoi cela semble-t-il se banaliser ? Pour moi, c’est le reflet d’un manque. Manque de dialogue ou de “partenaire”. Je n’aimerais pas que près de moi, un homme se serve d’une poupĂ©e gonflable pour se procurer du plaisir. Tout cela (la relation Ă l’autre au sens large) devient très utilitariste, et si l’autre n’est pas “suffisant” on n’hĂ©site pas Ă lui adjoindre un “substitut”. Les godemichets, et autres, ne datent pas d’aujourd’hui, la sexualitĂ© est l’un des domaines les plus inventifs qui soient et qui aient Ă©tĂ©. Je me demande seulement, pourquoi, aujourd’hui, les femmes semblent faire une fixation sur ces “phallus” de substitution si ce n’est parce que les “phallus” de leurs partenaires sont… fatiguĂ©s (et pour moi ça voudrait dire que le “dĂ©sir” de leur partenaire est fatiguĂ©, leur relation est fatiguĂ©e). Alors, ne vaudrait-il pas mieux nous interroger sur cette FATIGUE ou ce NON DESIR ? En tout cas, merci de m’avoir rĂ©pondu et intĂ©rrogĂ©e.
En fait, je pense donc je jouis…non, excuses cette intro vaseuse.
Je pense donc que dans un monde d’ultra consommation; comme celui dans lequel nous vivons, et dans lequel il y a de la consommation jusque dans LA sexualitĂ©:
- regarde simplement sur ce site quels sont les articles les plus vus…ceux au titre sexuĂ©;
- regarde la moindre revue fĂ©minine a toujours un article sexuĂ© (dans lequel on apprend pas grand chose en gĂ©nĂ©ral hormi un amas de banalitĂ©) genre TOUT savoir sur L’ORGASME!;
les femmes dont tu parles sont Ă la recherche de LA sexualitĂ© qui irait avec ce mode de consommation…Si tu t’es achetĂ© un Ă©cran plasma et que tu surfes sur le web avec le dernier Apple alors TU DOIS avoir la sexualitĂ© qui va avec et donc LE sexe-toy.
De plus les mĂ©dias ont dĂ©veloppĂ© la culture du cĂ©libataire et donc le culture du “jchfaistoutseul”…Tu mĂ©langes tout ça et tu as ta rĂ©ponse.
Mais je te rassure, il existe encore des gens qui vivent leur sexualitĂ© Ă deux et qui en s’y Ă©panouissent, des gens qui dĂ©couvrent le plaisir et le partagent avec leur corps.
Enfin, pous revenir Ă la masturbation, elle reste une sexualitĂ© saine mĂŞme au sein d’un couple: ça permet de se retrouver avec soi (pour l’homme comme pour la femme) et ça n’est pas synonyme d’une perte de dĂ©sir pour l’autre. C’est une sexualitĂ© Ă part.
Ma chère Luciamiel, on vit une pĂ©riode de transition, c’est l’effet papillon de l’emancipation de la femme: mon dĂ©sir n’est plus en addequation avec ton desir ( Ă toi l’homme) et c’est difficile de trouver ses marques! ll etait important qu’ils prennent en comptent notre satisfaction si souvent oubliĂ©e au profit de la procrĂ©ation. (Merci la contraception)Et si leur membre n’est plus Ă la hauteur, c’est qu’ils se sentent dĂ©passĂ©s, (les pauvres!) Mais nous creons un monde meilleure… je n’ai pas de conseil, si ce n’est de choisir un homme plus jeune (dans sa tĂŞte surtout) qui a compris qu’il existait un menbre magnifique chez la femme: le clitoris, Ă qui il dira volontier bonjour. et les sexes toys seront un bien lointain souvenir..
merci pour ces paroles si… rĂ©confortantes, de femmes qui me comprennent et que je comprends. Je vais pouvoir aller faire dodo plus sereinement… et mĂŞme si personne ne m’attend dans mon lit, je sais qu’il a vu l’enlacement des amants, la fièvre des corps, et la libertĂ© des mains, des bouches, des langues, des sexes, des orteils… du souffle. L’embrasement, quand c’en Ă©tait le temps. Aujourd’hui aucun sex-bidule, aucune envie d’aucun substitut, mĂŞme pas le doigt… juste les bras de MorphĂ©e, l’ami de mes nuits, pour m’accueillir.
Dis-moi Luciamel, j’ai juste une petite question…Tu as parlĂ© des jouets du sexe (ah tout de suite ça sonne moins bien en français/français!lol) parce que j’en ai parlĂ© dans un commentaire dans l’article de Miss Lilly?
non, c’est l’article d’Anne H., et puis parce que nos articles et commentaires, dans leur ensemble, sont parsemĂ©s de ces mots “sex toy”, ta collègue est coincĂ©e ? offre-lui un “sex-toy”, “sex-toy” par-ci, “sex-toy” par-lĂ , comme si nous femmes n’avions plus que ce mot-lĂ Ă la bouche… (si j’ose m’exprimer ainsi).
C’est un effet de mode, ça passera…et ça a dĂ©marrĂ© notamment avec Sexe in the City…
il y a effectivement toujours eu des sextoys, simplement maintenant on a moins peur d’en parler. donc on en parle, beaucoup, on ose. on se rattrape.
myamya > mmmm.. un effet de mode qui dure depuis 10 ans alors (sex and the city: 1998) :)
Euh, c’est si vieux Sex in the City?
Oups…je viens de prendre un Ă©norme coup de vieux lĂ !
c’est vrai que les premiers godemichets (connus) datent du 17eme siecle
@myamya: Moi aussi je viens de prendre un coup de vieux!!!!
on croirait pas hein, c’est comme friends.. accrochez-vous.. 1994. bim, dans notre face !
l’annĂ©e de mes premieres chaussures Ă talons!! 275 francs chez AndrĂ©e, acheter dans le dos de ma mère et planquer dans mon sac pour me changer au collège!
Non, ça ne nous rajeunit pas!
olympe > wow tu te souviens de tes premiers talons ?! merde, j’ai pas la moindre idĂ©e pour les miens.. je vais y rĂ©flĂ©chir, ça va finir par m’obsĂ©der sinon.
je me souviens de toutes les premieres fois, la premiere cigarette, la premire fois que tu seches les cours, que tu imites la signature de tes parents, la première fois que j’ai dis je t’ame, la premiere fois que j’ai dis “vas te faire foutre connard!” (c’etait la meme personne, c’etait facile) etc.. et puis la deuxieme fois tu t’en fout et la vie reprend son court…
Moi je pense sincèrement que ce n’est ni un effet de mode, ni quelque chose de nouveau. Sex and the city n’a pas inventĂ© les sex toys.
Simplement avant, les sex-toy c’Ă©tait tabou, je pense que cela dĂ©rangait beaucoup, rapport Ă la femme qui se doit d’ĂŞtre une bonne Ă©pouse et une bonne mère avant tout.
Si beaucoup de femmes “osent” maintenant en avoir et en utiliser, c’est que plus personne ne vas te dire “Quoi??? tu as un sex toy? ahh mais t’es dĂ©gueulasse comme fille, sale nympho va”.
Les sextoys sont sortis de l’ombre, ce n’est plus tabou, et c’est maintenant accessible sans rentrer dans le sex shop glauque.
Je ne suis donc pas sure que l’Ă©poque du “tout pour moi” ait quelque chose Ă voir dans cette affaire. Je reste persuadĂ©e que si le tabou Ă©tait tombĂ© il y a 100 ans comme c’est le cas aujourd’hui, nos grand mère en aurait une collection.
Je ne comprends pas pourquoi associer utilisation de sex-toy et fatigue de la relation… Il me semble qu’il existe de nombreux cas oĂą l’utilisation du sex-toy est un plus Ă une relation dĂ©jĂ satisfaisante, voir un petit coup de pouce Ă une relation qui s’essoufle… cad qu’on se retrouve en plein dans ce que tu prĂ©conises, Ă savoir, prendre soin de sa relation corporelle avec son Autre.
Il y a, et il y a toujours eu, et il y aura toujours, des gens pour fuir leurs problèmes et se trouver des substituts. Dans le domaine du sexe, quand ce ne sont pas des jouets, c’est carrĂ©ment une autre personne.
Alors, faut s’alarmer de la floraison de ces jouets intimes ou faut-il juste continuer Ă lutter contre la dĂ©responsabilisation des gens vis-Ă -vis de leur propre vie ( au sens large)?
entendons-nous bien, ce n’est pas, en soi, l’usage d’un “godemichet” moderne, modernisĂ© et commercialisĂ©, qui me semble symptomatique de la “chosification” de l’humain, son utilisation, ou sa “mode” Ă©tant bien plus ancienne que “Sex and the City”… et si je me reporte Ă l’article de WikipĂ©dia (qui vaut ce qu’il vaut…) :
“Un godemichet (ou un god) ou dildo en anglais (en français, parfois orthographiĂ© godemichĂ© et abrĂ©gĂ© en gode ou en michĂ©), est un jouet sexuel destinĂ© Ă procurer les sensations offertes par un phallus, lors de la masturbation ou lors des rapports sexuels.
Son utilisation remonte sans doute très loin, dans la mesure oĂą des recherches archĂ©ologiques ont mis au jour des godemichets de pierre (qui Ă©taient plus probablement des objets rituels ou culturels). La littĂ©rature latine atteste leur usage au IIe siècle av. J.-C.”
Son usage peut tout autant ĂŞtre solitaire et masturbatoire, qu’hĂ©tĂ©rosexuel ou homosexuel. Et les femmes, Ă mon avis, n’ont pas attendu que “Sex and the City” ou “Durex” viennent leur souffler Ă l’oreille qu’on pouvait trouver des objets pouvant substituer des phallus…
Petit rappel, et suivant d’autres sources, sa commercialisation et mĂŞme son importation sur le territoire français ont Ă©tĂ© punies par la loi jusqu’aux annĂ©es 70.
Ce n’est pas cet historique de l’usage de cet objet dans les sociĂ©tĂ©s humaines (prĂ©historiques, antiques, occidentales ou orientales…) que je voulais interroger!!!
Non, ce qui me semble dĂ©solant c’est que ce substitut devienne, avec l’aide d’une nouvelle industrie florissante, et Ă grand renfort de campagnes publicitaires, le “partenaire” (par dĂ©faut ou par commoditĂ©) de nombreuses femmes, que, tout ça participe d’un conditionnement des populations qui les amène de plus en plus Ă accepter leur “chosification”.
BientĂ´t vous aurez, en plus de votre “godemichet” ultra-performant, la pillule, ou le casque reliĂ© Ă votre ordinateur, qui vous mettra en situation de “relation sexuelle virtuelle” avec un partenaire lui aussi virtuel… Alors, Mesdames, Ladies, quand le “robot-sexuel” arrivera sur le marchĂ© nous vanterez-vous aussi les mĂ©rites des innombrables possibilitĂ©s qu’il peut “nous” offrir ?
Ce que je me demande, c’est si notre relation Ă l’autre ne se transforme pas suivant ce modèle (de consommation, crĂ©ation de nouveaux besoins et manipulation des masses pour leur faire croire qu’elles doivent assouvir toujours de nouveaux dĂ©sirs).
L’autre, le partenaire, n’est-il pas en train de devenir, Ă nos yeux, dans nos vies, une sorte de “toy” ? il doit, comme l’objet, nous donner satisfaction, ou se voir Ă©changĂ© ou jetĂ©. Nous tous courons dĂ©sormais le risque de devenir ces “toys” que d’autres utiliseront.
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“Alors, je m’interroge… Pourquoi ces femmes se caressent-elles dans l’ombre ? ou avec compagnon regardant-participant, ce qui n’est pas plus rassurant”.
Alors je vous interroge…OĂą est le problème ? :o)
Je trouve ça très rassurant au contraire.
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