Femme-ma-soeur, je suis attérée.
Ici, dans toutes ces pages, toutes ces lignes, je lis des femmes blessĂ©es, amoureuses, enjouĂ©es, rĂ©servĂ©es, mais avant tout des femmes debouts. Je lis des femmes qui ploient, posent un genou en terre, se reposent et puis reviennent, le mord aux dents, la bave aux lèvres (soigneusement dĂ©maquillĂ©es et glossĂ©es, ça va de soi, on est pas des brutes), divinement chaussĂ©es et terrassent l’ennemi.
Et, femme-ma-soeur, l’ennemi est partout et il est tenace, bordel! Que des fois, limite, si on pouvait avoir du cillitpouf anti-ennemi de la femme de rĂŞve que nous sommes toutes, et bien j’en connais qui feraient pchitpchit avec des gants de vaisselle avec le sourire!
L’ennemi est fourbe et soigneusement planquĂ© dans le terrain du quotidien, qu’il occupe d’ailleurs de puis fort (trop) longtemps. Mais cet ennemi, qui est-il?
Et bien, femme ma soeur, l’ennemi, c’est bien sur le petit macho de base, qui pense que son charme irrĂ©sistible sublime son petit rogard porcin et occulte son triple menton et sa calvitie naissante pour venir directement frapper tes magnifiques mirettes; c’est aussi ton patron, ce mec petit et vaguement suant, qui sent le rance et qui pense avoir le droit de mettre sa patte sur ton sublime fessier sous prĂ©texte que c’est le salaire qu’il te donne qui te permet d’arborer cette jupette qui l’habille; l’ennemi, c’est ce pauvre naze au bar QG de ta bande de copines qui hurle Ă sa bande de potes comment il a encore trompĂ© sa femme avec une pauvre “gourde” (sic) qui pensait quand mĂŞme pas qu’avec son cul, elle allait le garder. L’ennemi, il est lĂ . Il est aussi dans la bande de potes de ton mec ( qui est et de loin, le plus formidable de la bande rapport au fait qu’il a VU, lui, que tu Ă©tais formidable), planquĂ© sous la peau d’un mec quelconque avec des lunettes dĂ©modĂ©es mais qui apelle toujours ton mec “ma poule”. Mais surtout, femme-ma-soeur, sache que l’ennemi est sournois… parce que l’ennemi a infiltrĂ© des taupes jusque DANS NOS RANGS!
Oui, femme-ma-soeur, parfois, on sent que le couperet vient de derrière, et que c’est une soeur, une comme toi, une bien fournie, ovairement parlant, une avec laquelle tu piapiates Ă la machine Ă cafĂ©, c’est une soeur donc ( oui, je rĂ©pète, je sens que j’en ai perdu quelque-unes) qui s’apprĂŞte Ă te planter entre les omoplates le coutelas de la traitrise et du machisme.
Et cette traitresse ( qui mérite bien le surnom de grognasse), en plus, elle est lâche. Parce que pile au moment où tu perds ton flegme légendaire et où tu lui fais remarquer que quand-même, elle est en train de raconter une énormité machiste, elle bat en retraite.
Je te fais la description de la bĂŞte, histoire que tu puisses repĂ©rer la fouine de loin et que tu te mĂ©fies. Et, en passant, que tu fasses pas comme moi, cĂ d ta naive et ta bisounours. Non, le monde est un combat, nom d’un chien.
Donc, la Grognasse, elle est comment? Elle est moyenne, corporellement parlant. Sauf que.
Tu te demandes pourquoi elle a choisi les cheveux si courts, rapport que (mĂŞme) toi tu sais qu’un petit carrĂ© plongeant, ça aurait planquĂ© ses joues de hamster et un peu fĂ©minisĂ© son visage qui est pas très… fĂ©minin, disons.
Elle a un petit air pincĂ© du fion qui l’empĂŞche de sourire ou mĂŞme d’articuler. Peut-ĂŞtre qu’elle a les lèvres gercĂ©es et que ça Ă©clate si elle sourit? ( Lui donne pas ton gloss formidable, je te rapelle que c’est une traitresse).
Elle tente vainement de planquer son embonpoint (qui s’est particulièrement mal rĂ©parti sur elle, la pauvre, en entourant magnifiquement ses hanches et ses cuisses, lui dĂ©veloppant ainsi un magnifique cul plat) dans un genre de tailleur pantalon qui se dĂ©grade dans toutes les nuances de marron que tu peux trouver.
La Grognasse, c’est aussi celle qui :
A un mec et jamais un truc sympa à raconter sur lui (vraiment symp, je te vois déjà penser que je veux médire, oooh comme tu es!)
A toujours un commentaire perfide Ă dire sur les femmes qui ont une vie plus dissolue qu’elle ( c’est pas difficile, vu qu’elle s’endort tous les soirs, MEME LE SAMEDI, Ă 21h45, sur le mĂŞme cĂ´tĂ©, en ayant mangĂ© des haricots verts qui rendent pas aimables) et je te parle mĂŞme pas de ce qu’elle dit de la collègue qui a une vie sexuelle. ( oui, j’ai arrĂŞtĂ© ma phrase, fou non?).
Est déçue d’un mec du service qu’elle trouvait très beau quand elle apprend qu’il trompe sa femme.
Tu visualises le bestiau? Ben celle-lĂ , ce modèle-lĂ , moi j’en ai un au travail. Et je voudrais ici, devant toi, femme-ma-soeur, lui passer un message et lui coller mon poing dans la gueule.
Hum-Hum.
“Non, Grognasse, c’est pas parce qu’on porte une mini-jupe et qu’on a la cuisse un peu lĂ©gère qu’on mĂ©rite un viol collectif. MĂŞme si on est pas futĂ©es, mĂŞme si on a bu”.
Merci bonsoir, femme-ma-soeur, tu peux retourner Ă tes occupations.
posté le 17/01/2008 | 663 vues | 5 commentaires
RHolalalalala!! Mais l’ennemi peut aussi ĂŞtre une nana super canon je pense, la grande blonde, qui est intelligente, qui sait marcher sur des talons de 12 qui a fait des Ă©tudes de philo et sait manier le second degrès, celle qui a un rire cristallin, qui est aimable et pas langue de vipere pour un sou, celle qui est toujours lĂ pour t’Ă©couter et qui se plaint jamais! C’est elle l’ennemi!! Celle qui risque fort de te piquer ton mec!!
O femme-ma-soeur, c’est vrai, il y en a qui pactise avec le diable et plutĂ´t deux fois q’une! Qui te raconte qu’une fille qui se fait violer c’est pas par hasard parce qu’elle a l’imprĂ©ssion qu’elle ne se sent pas concernĂ©e, qu’une prostituĂ©e, c’est une femme venale qui avait la flemme de travailler comme tout le monde au smic, qu’une femme au foyer c’est une idiote qui n’a pas su avoir “les couilles” de s’integrer, que le mariage c’est bon pour les autres (compendre les filles enceintes desepĂ©rĂ©es de trouver un mari) mais “elles” disparaitront en mĂŞme temps que les autres, parce que nous, on s’assume, et on n’a pas honte d’ĂŞtre ce que l’on est!!
je crois que la rivalitĂ©, la jalousie, se met en place quand il y a pouvoir ou quelque chose Ă gagner sur l’autre, ou danger de perdre quelque chose… Entre femmes ça peut ĂŞtre rude. Un homme ne jouera pas ce jeu-lĂ avec une femme, parce qu’il se sentira moins en danger (quand c’est le cas, quand le danger est rĂ©el, l’homme sera sans pitiĂ© pour dĂ©truire son adversaire), en revanche il pourra se retrouver en compĂ©tition avec un homme (mais eux ils se “battent” entre eux d’une autre façon, avec d’autres règles, me semble-t-il).
Tu dis “femme-ma-soeur”, parfois les soeurs sont cruelles entre elles. Les mères le sont aussi, parfois, avec leurs filles.
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Bah, tu as Ă faire Ă une femme jalouse qui aimerait avoir assez d’ovaires (je peux pas dire co**les car elle ne pourra jamais en avoir) pour aussi porter LA dite mini-jupe, et qui ne faisant mĂŞme plus l’amour le samedi soir comme quand elle a rencontrĂ© son mâle…mĂ©dis et souhaites le pire aux autres.
Offres lui une mii-jupe et un sex toy, elle se déridera peut-être?