Il y a deux catégories de personnes : celles qui voient dans le féminisme la fausse image surmédiatisée de la chienne de garde, l’image d’une femme frustrée et moustachue, déversant sa haine des hommes tandis qu’elle croise très fort les jambes ; et celles qui disent qu’il y a deux catégories de personnes.
Autrement dit mon concept du féminisme pourrait se résumer ainsi : si en 2008 je devais brûler mon soutien-gorge, soyez sûres que je choisirais mon soutif à fleurs fanées datant de 1998 plutôt que ma dernière acquisition chez Princesse Tam-Tam qui, il faut le dire, me va parfaitement bien.Le féminisme n’implique pas de démontrer une quelconque supériorité face à l’homme – même nous savons faire certaines choses mieux qu’eux, comme vieillir plus longtemps en moyenne – en s’habillant comme un homme. Être féministe est une conviction qui ne nécessite pas de se laisser pousser le monosourcil pour faire passer le message. Être féministe aujourd’hui doit pouvoir s’accorder avec féminité si on le souhaite, ou du moins l’image que l’on se fait de la féminité, car comment croyez-vous que le loup arrive à rentrer dans la bergerie ?Contrairement aux idées reçues donc, le féminisme n’est pas synonyme de misandrie, et ce n’est pas une lubie vaine, ni une revendication futile, et pour cause : notre génération a peut-être l’impression que l’émancipation de la femme était avant tout un combat datant des années 70, pourtant la pensée féministe n’a jamais été aussi manifeste, aussi évidente qu’à notre époque.Tout est question de pouvoir. Pas de pouvoir physique, ni d’autorité, ni d’emprise, ni de domination. Tout est question de pouvoir dans le sens de liberté. Si cela doit passer par le sexe, alors qu’il en soit ainsi, il n’y a guère que les bigots que ça révolte encore. Mais le sexe n’a jamais été une force en soi. C’est le sexe et le cerveau qui font toute la différence. Savoir se servir de sa sexualité est plus fort que simplement la revendiquer. Dire le mot chatte, danser de façon lascive et pseudo-sensuelle sur une table de bar et être groupie n’a jamais fait la différence. Montrer ses seins sur scène comme Zia des Dandy Warhols, et être sa propre rock star comme Kathleen Hanna, ex-membre des Bikini Kill et de Le Tigre, si.La nuance n’est pas dans le fait de faire de la musique ou non, d’être connue ou non, la nuance réside dans le fait de dire « je suis une fille, regardez-moi bien, je suis une fille avec mes seins à l’air comme le guitariste qui joue torse nu, avec ma robe baby doll et mon rouge à lèvres partout sur la figure, vous ne pouvez pas me louper, et vous ne pouvez pas me louper parce que c’est moi qui suis sur scène». De cette façon, le courant riot grrrl - courant punk féminin né à l’aube des années 90 en réaction à toute la scène couillue de l’époque – a permis à de nombreuses filles, dont je fais partie, de m’assumer en tant que telle, moi et mes « putains » qui me sortent inexorablement de la bouche, moi et mon majeur levé, et ma bière et mes tatouages et mes blagues de cul, et la façon dont je m’étale dans le canapé.Et vous savez quoi ? On ne m’a jamais dit que je n’étais pas distinguée. On ne m’a jamais dit que j’étais vulgaire. Et ça ne m’a jamais empêché de me retrouver dans un lit avec un garçon à 16 ans. Alors évidemment on ne va pas se mentir. Je pleure quand je vois un raton-laveur écrasé à la télé, je ne sors pas sans mascara et j’aime les petites robes qui tombent bien hors de prix. En réalité, ce n’est pas incompatible. On peut aimer les comédies musicales et trouver qu’un homme qui refuse le cunnilingus, c’est juste scandaleux. Et croyez-moi, il y a encore beaucoup d’hommes qui trouvent le cunnilingus dégoûtant, mais qui bizarrement ne trouvent pas le sexe oral si infâme quand il s’agit de leur faire une fellation. Et pourquoi devrions-nous l’accepter ? Pourquoi lisons-nous partout combien la sodomie est un acte sexuel qui peut-être plein d’amour et de sensualité, mais uniquement concernant la femme ? Je ne doute pas du plaisir que peut procurer la sodomie, mais alors pourquoi celle de l’homme est-elle encore tabou et liée à l’homosexualité comme si nous étions les seules à avoir un trou du cul et toutes les connexions nerveuses y afférent ?De George Sand à Virginie Despentes, que nous reste-t-il de la révolution féministe ?Une femme qui a le pouvoir est objet de fantasme, et est pourtant rejetée. Ce n’est pas nouveau : la femme froide (Sharon Stone dans Basic Instinct), à l’apparence stricte (la fameuse maîtresse d’école) ravivent la libido de plus d’un, imaginant un temple de sensualité sous ce monstre de glace. Mais au fond personne ne veut de la femme forte, indépendante et autonome. Ils les admirent d’être leur égale, ils aiment l’idée d’une femme qui ne viendra pas les emmerder avec une éventuelle dépendance à leur relation amoureuse, ce que vous voulez, mais en réalité, ça leur fout les jetons : elle pourrait se passer d’eux.Au final, si vous avez un vagin et que vous n’êtes pas réduite à une petite chose fragile, il y a de fortes chances pour que vous soyez qualifiées de dangereuses dans l’inconscient collectif. C’est Yoko Ono qui a fait se séparer les Beatles. C’est Courtney Love qui a tué Kurt Cobain. Le mythe de la sorcière qui ensorcelle son amoureux pour mieux accomplir son dessein maléfique persiste. Et si Demi Moore a réussi à séduire ce petit jeune acteur qu’est Ashton Kuchter, c’est grâce aux artifices fournis par la chirurgie esthétique. Lolita et son physique de nymphette envoûte littéralement Humbert Humbert, homme pourtant érudit et décrit comme ayant tout pour lui, et permet au monstre qui est en lui de se réveiller, allant jusqu’à tuer pour elle. Celle qui a le pouvoir est excitante, mais nocive, sorte de Lilith contemporaine. D’ailleurs connaît-on un équivalent de la « femme fatale » pour désigner un homme beau et séducteur qui mènerait à notre perte ?Finalement, doit-on considérer que l’IVG, la pilule et le divorce sont les seuls résultats de la pensée féministe ? L’identité sociale du sexe féminin est-elle simplement le produit de l’action de Simone Veil, de la libéralisation des mœurs et de la création de « Ni Putes Ni Soumises » ?« Pourquoi je suis féministe aujourd’hui – Vol. II » à paraître cette semaine.photo: Viva par Elixie
posté le 14/01/2008 | 4791 vues | 18 commentaires | tags: bikini_kill george_sand virginie_despentes courtney_love yono_one kathleen_hanna riot_grrrl identité_sociale simone_veil revendication pilule IVG divorce féminité feminisme
Certifiée féministe depuis 1995 (lecture de Simone de Beauvoir), je soutiens à 1000%.
“Le féminisme n’implique pas de démontrer une quelconque supériorité face à l’homme” ….De toute façon, ce serait perdu d’avance puisque nous, les femmes, sommes plus faibles par nature …
Faibles physiquement, mais sinon, j’crois qu’on est équipé de la même façon ;)
Comme Maïa, je pense que si les femmes doivent quelque chose à une Simone, c’est davantage à Beauvoir qu’à Veil.
Les hommes ont droit à une nuance entre leur “Masculinité” (= fait d’être un homme, par exemple, avoir un kiki) et leur “Virilité” (= symbolique associée au fait d’être un homme, par exemple, aimer le football).
Pour les femmes, on a “Féminité” et c’est tout, démerde toi avec ça ma grande pendant que tu te feras faire le maillot : être “féminine”, c’est avoir des poils ou les épiler?
C’est peut-être pour ça qu’on a du mal à se définir en tant que femme, qu’on se sent obligées de se justifier d’aimer le rose et de pas avoir un collier de couilles autour du cou quand on se dit féministe, juste parceque on trouve ça *normal* d’être considérées sur le même plan tout en étant différentes.
Etre féministe, c’est juste assumer d’être une femme, comme disait Michel Sardou ou Isabelle Alonso, je sais plus.
Mouarf, je suis assez partagé sur ce texte.
On est loin du féminisme collectiviste des chiennes de garde mais je sens quand même des relants d’égalitarisme.
Selon toi, être féministe aujourd’hui, ça serait une femme qui s’approprie les comportements habituellement masculins, comme être torse nu, sans pour autant arrêter de considérer que le rose est la couleur la plus cute au monde - comme tu fais bien de le préciser ?
Mouais. Bof.
C’est particulièrement restrictif comme définition, sans être faux néanmoins.
Être féministe, ça peut AUSSI être une femme qui aspire à vouloir vivre la vie d’une mère de famille, ou bien une femme qui souhaite se consacrer à sa carrière professionnelle, ou encore une autre qui veut faire du foot pro, et même les trois à la fois.
En fait, non, ce ne sont pas des définitions du féminisme. Un comportement particulier ne définit pas le féminisme.
Le féminisme, c’est de permettre à toutes ces femmes de pouvoir vivre la vie qu’elles souhaitent, chacune selon leur individualité. C’est se battre autant pour celle qui veut montrer ses seins, que pour celle qui veut élever ses gosses, même si elle rentre dans le terrible cliché que les fausses féministes abhorrent.
Être féministe, c’est respecter la liberté que chaque femme a sur sa propre vie, quel que soit son choix.
Je reviens sur la partie sexuelle de l’article.
Un homme n’aime pas les cunis alors que sa femme le suce ? And so what ?
Une femme aime la sodomie mais l’homme ne veut pas se faire toucher l’anus ? And so what ?
Alors l’amour c’est ça ? On compte les points ? je te fais ça si tu me fais ça (et attention je chronomètre !!) ?
Tu sais y’a des mecs qui adorent lécher et qui n’aiment pas la fellation, si si, et d’autres encore qui trouvent la sodomie répugnante, et si on cherche bien y’a des hétéros qui adorent quand leurs femmes prennent un gode ceinture.
Et oui, là encore, il s’agit d’individualité et de liberté.
Personne ne te demande d’accepter tous les comportements possibles qu’un homme peut avoir face à tel acte sexuel.
Chacun n’a à se préoccuper que de son partenaire sexuel et n’a à s’arranger qu’avec lui. En gros, mon cul ne regarde que moi et ma copine !
Pfiouu, c’est quoi ce cliché à la fin au sujet de la femme forte en utilisant la bien commode notion d’”inconscient collectif” ?
C’est qui cet “inconscient collectif” ? Il est sympa ? Un peu conservateur à ce que je vois ?
Personnellement, j’aime bien les femmes qui s’affirment, et j’ai un bon pote qui lui préfère être le “mâle” (je te rassure, sa copine a le droit de travailler et même de sortir seule !).
Tout ça pour dire, que oui, une femme “forte” peut faire peur à certains mecs mais de la même manière qu’une femme toute gnangan qui sait rien faire de ses 10 doigts peut en faire fuir d’autres.
Je peux même te sortir des clichés sur les mecs !
Grande découverte, chaque individu est différent.
Et enfin, l’équivalent de la femme fatale ça serait pas le “casanova” ou le “don juan” ?
Je ne sais pas si tu connais, mais vu que le féminisme a l’air de t’intéresser, je ne saurai que trop te conseiller le site des ifeminists ainsi que les écrits de Wendy McElroy et Sunni Maravillosa.
Bonne continuation.
C’est très difficile de parler de féminisme et de mettre tout le monde d’accord, j’en conviens. Mais si tu relis mon texte, tu verras que je n’encourage justement pas les femmes à se comporter comme les hommes, c’est précisément écrit noir sur blanc.
Chacun est également libre de faire ce qu’il veut de sa sexualité, je ne prétends pas indiquer comment vivre ses relations sexuelles, je parle du fait que les magazines soient bourrés de références à la sodomie en ce qui concerne les femmes, jamais en ce qui concerne les hommes. De plus, on trouve cela bien plus normal pour un garçon d’être dégouté par le sexe d’une fille que l’inverse, et non, je ne trouve pas que ce soit l’expression d’une individualité à partir du moment où ça se généralise.
Et tu as le droit de ne pas être d’accord avec l’inconscient collectif, on ne va pas ressortir toutes les études psychanalytiques sur le sujet pour savoir si oui ou non l’inconscient collectif existe.
Par contre, le don juan, le casanova et autres figures séductrices de l’homme ne sont pas l’équivalent de la femme fatale, puisqu’il n’implique pas ce côté dangereux et néfaste pour ses partenaires.
Mais encore une fois, le sujet est épineux, je ne saurais que te dire de lire le vol 2, où tu verras que comme Wendy McElroy - que je connais- je ne prône pas l’anti-pornographie, au contraire ;)
Je n’ai pas dit que tu encourageais un comportement particulier.
J’ai juste l’impression que, pour toi, la femme devient féministe quand elle se permet, par exemple, de montrer ses seins.
Je considère, pour ma part, que le féminisme se positionne avant. Par exemple, dans le fait de pouvoir montrer ses seins. Y’a une grande différence, et je pense que tu la saisis.
Les magazines ne parlent pas de la sodomie hétéroxuelle masculine. Et alors ?
Faut vraiment que le mec soit demeuré, si ils refusent la sodomie pour la simple raison que FHM n’en a pas parlé (sérieux, ça existe des mecs comme ça ?). Et quand bien même ça serait pour cette stupide raison, ça le regarde.
Et c’est qui ce “on” ? Va falloir me le présenter celui-là aussi. Personnellement, je connais des individus, qui expriment des avis, souvent différents les uns des autres. Et ce “on” mystique qui aurait un avis propre censé représenté telle partie de la population, au bas-mot quelques millions d’âmes, je le cherche encore. Je suis prêt à lui payer un verre.
J’insiste sur ce point car je pense que c’est important. On s’en fout de l’avis des autres ! Un grande partie des hommes ne veulent pas se faire sodomiser ? C’est leur droit. Ç
arg suite…
Ça n’empêche pas ceux qui le souhaitent de le faire.
Les autres, on s’en fout.
Bon je vais pas débattre sur le don juan, le casanova, le dandy mais il me semble que dans toutes ces histoires, les femmes séduites finissent pas souffrir.
Yeah tu connais Wendy ! Vive le féminisme individualiste !
Bon bah j’attends le volume 2.
Allez, ce soir concert, je file.
++
Ah ça c’est sûr, compter les points, c’est très mauvais pour les hommes. Ça montre de façon criante que la situation n’a rien de symétrique à la “je te fais ça - tu me fais ça”. Par exemple, ça pourrait risquer de montrer que les mecs qui n’aiment pas les fellations et aiment les cuni, c’est 0,000001 % de la population mondiale et forcément, compter les points, ça devient emmerdant. Ne comptons pas les points. C’est mieux. De toute façon, compter les points, en matière d’égalité des sexes, ça finit toujours par montrer aux hommes à quels points ils sont avantagés en tout, et ça, ça les vexe, bizarrement.
Sinon, je n’arrive décidément pas à comprendre pourquoi ces malheureuses chiennes de garde sont l’épouvantail du féminisme. Moi je les trouve censées dans leur domaine d’action (et leur domaine d’action est très précis) et pas plus extrémistes que ça.
Je suis d’accord avec toi sur le fait que les chiennes de garde ont une mauvaise image à tort, mais pour moi cette mauvaise image vient d’Isabelle Alonso qui a été fortement médiatisée pendant un temps et qui a peut-être été trop loin dans ses propos, où elle rejettait absolument tout - comme la pornographie, et manquait un peu d’humour. Mais il est difficile d’avoir de l’humour quand on veut combattre la plus petite insulte sexiste, et par là je ne dis pas que c’est un combat ridicule, mais que la conséquence inévitable est de passer pour une rabat-joie.
En effet, quoi qu’elles fassent, les féministes “passeront pour”. Des rabat-joie, des emmerdeuses, des castratrices, des mal-baisées, des extrémistes, etc. Isabelle Alonso n’est pas tellement accusée de manquer d’humour, je trouve (elle participait quand même aux émissions de Ruquier), mais d’être une extrémiste.
Le problème ne vient pas des féministes et de leurs opinions. Le problème est que chaque opinion féministe donne l’impression aux hommes qu’elle les met en danger, parce qu’ils vont perdre quelque chose. D’accord pour le féminisme, mais pas question que ça les oblige
- à baisser leur salaire pour rétablir l’équilibre
- à avoir moins de chance de promotions pour pulvériser le plafond de verre et rétablir l’équilibre
- à devoir se passer de poupées gonflables vivantes à qui on fait subir les pires saloperies devant caméras pour rendre un peu de dignité aux femmes et à la sexualité en général
- à s’intéresser à l’aspirateur, cette chose complexe dont l’utilisation exige bac + 30 (80 % des tâches domestiques réalisées par les femmes en 2005 !)
Le féminisme devra se passer de l’assentiment des hommes pour avancer. Moi en tout cas, maintenant je m’en passe et en plus je m’en fous.
Par ailleurs, je suis sidérée par cette phrase :
“Un grande partie des hommes ne veulent pas se faire sodomiser ? C’est leur droit.”
qui vient après tout un raisonnement fallacieux du type mondieu les féministes veulent me sodomiser, ces folles furieuses.
Alors que le problème initial, ce n’est pas les hommes sodomisés, dont absolument personne ne parle nul part homis dans un contexte homo, le problème est la quasi-obligation “médiatique” de sodomie des femmes, comme un passage obligée d’une sexualité normale et classique. (Voir tous les torchons féminins qui parlent de sexualité)
Voilà un superbe exemple de renversement total du problème initial qui fait donc passer les hommes pour des victimes (ne forcez pas ces malheureux hommes à être sodomisés s’ils n’aiment pas ça), alors que le problème est inverse : les pratiques sexuelles imposées AUX FEMMES.
Typique.
Moi je trouve que cette citation résume bien mon idée…
“Les femmes qui veulent être les égales des hommes manquent serieusement d’ambition” (Jean-Marc Reiser)…
Bravo…. Je crois que ce qui m’emmerde le plus c’est le fait de ne pas pouvoir avoir une vie sexuelle choisie et libérée, sans tomber sous le regard des mecs qui te fichent tout de suite dans la catégorie des salopes, alors qu’eux-mêmes s’en donnent à coeur joie… Et comment on les appelle : des dom juans????? Je trouve ça dégueulasse!!
Mais bon, jusqu’ici j’ai quand même eu l’occasion de rencontrer des mecs vraiment géniaux, voire féministes en un sens, merci les gars! Il en faudait plus….
Je me suis toujours demander pourquoi vous avez pas fait imposé un terme violent a ces “dom juans”… Vous auriez pu en accordant vos violons nan?
Je réagis avec beaucoup de retard.
Tu dis “elle rejettait absolument tout - comme la pornographie, et manquait un peu d’humour. Mais il est difficile d’avoir de l’humour quand on veut combattre la plus petite insulte sexiste, et par là je ne dis pas que c’est un combat ridicule, mais que la conséquence inévitable est de passer pour une rabat-joie.”
Déjà elle ne rejette pas spécialement pas la pornographie mais celle qui est androcentrée, entre autres celles où les lesbiennes ne sont là que pour plaire à un mec (et finissent inévitablement avec lui) et où la sodomie féminine est la norme et pas la masculine évidemment. Ne parlons même pas des videos de viols (simulés ok admettons) qu’on trouve partout.
Il est très difficile d’avoir de l’humour et d’être féministe. Lors de leurs dernières actions, face à la couv de l’obs, ou elles ont demandé à voir les fesses de Jean Daniel. cela a été pris au premier degré… et elles ont été traitées d’hystériques.
Même si je ne partage pas les positions des chiennes de garde, elles s’en sont pris plein la gueule. Pas seulement à cause de maladresses, mais parce que le combat féministe n’est pas pris au sérieux.
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