Ladies Room - Le quotidien des filles a la page

28. mai 2012

Mot de passe oublié

vero freud

Monsieur P., prof de français, et tueur d’enthousiasme

Petit matin glauque de 1er janvier 2008

Au petit matin, le dimanche vers 6 heures, je me levais sur la pointe des pieds, je prenais un bouquin et j’allais dans la salle de bain, seule pièce sans volets aux fenĂŞtres, et je lisais, en attendant patiemment que quelqu’un se rĂ©veille.

A 6 ans j’Ă©tais insomniaque. Qu’est ce qu’on fait quand on a 6 ans et qu’on est insomniaque ? on reste rĂ©veillĂ©e quand tout le monde dort, et on pense. A 6 ans, j’Ă©tais sage comme une image, blonde aux yeux bleus, une vraie petite fille modèle, d’ailleurs j’avais lu les oeuvres complètes de la Comtesse de SĂ©gur. J’ai eu tous les prix de camaderies et tous les tableaux d’honneur jusqu’Ă  11 ans.

A 11 ans, j’ai fait ma rentrĂ©e en 5ème. Le prof principal, prof de français, s’appelait Monsieur P.. Monsieur P. Ă©tait tout simplement vĂ©nĂ©rĂ© par une partie de la classe, par les Ă©lèves Ă  qui il avait enseignĂ© le français l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente. Je n’en faisais pas partie. Il a Ă©tĂ© l’artisan minutieux d’une dĂ©construction dĂ©taillĂ©e de mon enthousiasme.

Alors attention, Monsieur P.  n’a jamais touchĂ© un cheveu de ma tignasse, rendons Ă  Monsieur P.  ce qui est Ă  Monsieur P., il a juste laminĂ© et hachĂ© menu, mon coeur, mon humeur, et les rĂ©sidus d’insouciance qui pouvaient encore surnager chez moi.

De remarques ironiques, en remontrances autoritaires, il a peu Ă  peu anĂ©anti chez moi toute la confiance en soi que peut avoir une enfant de 11 ans. De première de la classe j’Ă©tais devenue nulle, une bĂŞtasse blonde aux yeux vides. Quand il a demandĂ© aux Ă©lèves qui lisait, j’ai levĂ© le doigt… je ne sais plus si il a dit “la contesse de SĂ©gur c’est nul” avant ou après que j’ai dit que j’avais tout lu et qu”il ne fallait surtout pas le lire.” Je me souviens en tous cas qu’il Ă©tait très agressif. C’est ainsi que je compris le sens du “totalitarisme intellectuel”. Monsieur P. aurait pu m’expliquer tout ça plus calmement, j’aurais tout aussi bien compris.

Il me fit comprendre en cinq minutes oĂą j’Ă©tais et que la vie, c’est une tartine de merde et qu’on en mange un peu tous les jours.

Les petites humiliations publiques se sont succĂ©dĂ©es pendant toute l’annĂ©e scolaire. Amenuisant rĂ©gulièrement ce qui me restait d’Ă©nergie et d’enthousiasme, et de confiance en l’ĂŞtre humain, aussi.

Dans le mĂŞme temps, en revenant du centre aĂ©rĂ© un mercredi après midi, ma soeur et moi Ă©tions plaquĂ©es au sol par quatre jeunes imbĂ©ciles. PlaquĂ©es au sol, deux garçons sur chacune d’entre nous, embrassĂ©es de force, braguette ouverte… fort heureusement, faute de temps ils s’arrĂŞtèrent lĂ , dĂ©rangĂ©s par des passants. En se relevant pĂ©niblement, ma soeur, honteuse, Ă  tord,  me souffla Ă  l’oreille “on dit rien Ă  papa et maman hein !”, ok, on enchaĂ®ne.

DĂ©cidĂ©ment, tous ces Ă©vĂ©nement me menèrent Ă  la conclusion que cette vie ne valait pas la peine d’ĂŞtre vĂ©cue.

C’est Ă  ce moment lĂ  que j’ai dĂ©cidĂ© de me suicider. La vie devenait trop compliquĂ©e. Mes notes baissaient. J’Ă©tais devenu une merde au collège. Mes parents ne comprenaient pas comment j’Ă©tais passĂ©e de 18 de moyenne Ă  12. Il fallait se rendre Ă  l’Ă©vidence, j’Ă©tais vraiment devenu bĂŞte comme une courge.

J’avais vu dans les films des gens se suicider avec des pillules… Avec ma copine on a donc entrepris la recherche de pillules. Recherche longue intensive et infructueuse. Aussi dĂ©cidais-je de me suicider le moment venu en me jetant par le fenĂŞtre. La dĂ©fenestration Ă©tait idĂ©ale, aucun investissement, et rĂ©ussite assurĂ©e pour peu qu’on choissise bien sa fenĂŞtre. Je dĂ©cidais d’attendre car je savais que le moment venu je ferai beaucoup de peine Ă  mes parents. Et en tant que rĂ©sidus d’enfant modèle, j’avais du mal Ă  m’y rĂ©soudre.

En attendant j’Ă©tais en vie et je faisais du mieux que je pouvais pour essayer de sauver les meubles. Je faisais face aux quolibets diverses. Enfin, je passais en 4ème et changeais de collège. Ma situation s’en amĂ©liora mais je compris que les choses avaient dĂ©finitivement changĂ©es. L’adolescence, toujours dĂ©licate, en rajouta une couche. Je me traĂ®nais donc, toute de noir vĂŞtue, le teint grisatre, maigrelette et sans appĂ©tit. Associale de peur de me prendre une veste. Et en plus j’avais attrapĂ© la pelade, partielle, heureusement.

J’avais compris que j’Ă©tais totalement inutile, bĂŞte, et moche. Je n’avais pas encore compris que tout et tout le monde est inutile (et moi pas plus qu’une autre)

Je dĂ©cidais par exemple que jamais personne ne serait assis Ă  cĂ´tĂ© de moi en classe et je passais ainsi ma scolaritĂ©, seule. Cette indĂ©pendance me confĂ©ra, je le compris un peu tard, un certain intĂ©rĂŞt aux yeux des autres, ainsi que ma crinière de blonde vĂ©nitienne. Je compris aussi que je n’avais pas un physique ingrat… mais beaucoup, beaucoup plus tard.

Je faillis redoubler ma seconde, mais je rectifiais le tir in extremis.

Je faillis plonger en première, mais je rectifiais le tir in extremis.

Monsieur Quilici, mon prof de philo en terminale, me rĂ©concilia enfin avec le corps professoral. Il Ă©tait tout ce qu’on peut espĂ©rer d’un prof de philo et mĂŞme au delĂ .

Il nous parlait de tout, de la vie, et surtout de RenĂ© Descartes. Il nous dit un jour “ce n’est pas drĂ´le d’ĂŞtre “beau”, la “beautĂ©” Ă©loigne de la rĂ©alitĂ©”, ma voisine de devant se retourna vers moi pour me dire “c’est vrai ??” “quoi ???”, j’avais rien compris. Sans me croire belle, je compris que mon physique ne paraissait pas forcĂ©ment ingrat Ă  tout le monde. Ce fut une journĂ©e plutĂ´t encourageante. Sans compter que le mĂŞme jour j’avais obtenu un 7/20 en philo, ce qui, avec Monsieur Quilici, constituait une performance.

Bref, le bac m’occupa l’esprit et après l’avoir obtenu je zonais misĂ©rablement ne sachant que faire puisque je m’estimais bonne Ă  rien. Aucune confiance en moi pour envisager un quelconque mĂ©tier, aucune confiance en moi non plus dans ma vie affective. Je n’envisageais mĂŞme pas un jour avoir des enfants, je m’en sentais totalement incapable, d’ailleurs je n’en voulais mĂŞme pas, des enfants. Pour les mettre dans un monde de merde pareil, merci !. Idem pour conduire une voiture, ça me semblait hors de mes compĂ©tences.

Pendant toute cette pĂ©riode, une seule personne m’a fait confiance, c’Ă©tait Christophe, mon prof de piano. Je faisais des progrès. Il les voyait, me complimentait. C’Ă©tait gĂ©nial. Je le remercie encore par la pensĂ©e.

Les annĂ©es passaient, j’avais des amis tous plus dĂ©viants et marginaux les uns que les autres. J’avais dĂ©testĂ© la première cigarette, mĂŞme avec de la persĂ©vĂ©rance, je n’ai pas rĂ©ussi Ă  devenir fumeuse (encore un Ă©chec), pareil avec le premier joint, j’avais mĂŞme envisagĂ© de prendre de l’herbe en tisane mais j’ai laissĂ© tomber, pareil avec les seringues que j’ai vu passer, des dizaines, tous piquĂ©s avec la mĂŞme, et cette fois encore, faire entrer une seringue dans mon bras… j’ai pas rĂ©ussi.

Est ce que c’Ă©tait mon instinct de conservation ? peut-ĂŞtre.

Après de multiples petits boulots fatiguants, moyennement rĂ©munĂ©rateurs, mais qui m’ont laissĂ©s de bons souvenirs, j’ai rencontrĂ© Ă  l’ANPE, une dame qui m’a aidĂ©e (et des gens qui aident il n’y en a pas tant que ça).

Après une petite formation je me suis retrouvĂ©e secrĂ©taire… aux tests de sĂ©lection j’ai obtenu une super note au test de QI, la recruteuse m’a dit qu’elle n’”avait jamais vu ça” (!!!) (jamais vu ça !!!)

et puis un jour, beaucoup plus tard, j’ai eu 1 enfant, puis un 2ème, puis un 3ème. Et lĂ  je suis devenue indispensable Ă  quelqu’un.

C’est comme ça que les enfants sauvent  la vie des gens. MĂŞme si ça ne semble pas ĂŞtre leur but premier.

 

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Derniers commentaires

 

oh lĂ  lĂ , je suis prof de français et je me bats tous les ans contre les vieux cons qui peuplent mon Ă©tablissement. Les bons Ă©lèves ne m’aiment pas trop parce que je passe du temps avec les mauvais (et que je leur donne des “trucs compliquĂ©s”). C’est terrible de voir Ă  quel point un crĂ©tin qui voulait juste se donner un genre peut casser quelqu’un, mais ton message d’espoir est très encourageant (mĂŞme si ta vie professionnelle aurait pu participer Ă  ton Ă©panouissement…)

Très bonne année avec tes 3 chérubins !


 

Merci Delou.

(rassure toi je ne mets tous les profs dans le mĂŞme sac :)


bonne année à toi aussi :)


 

Bonne annĂ©e, Madame Freud, et j’espère que tout va bien pour toi aujourd’hui! L’adolescence est dure, j’en sais quelque chose parce que j’en sors tout juste! Mais la vie continue et heureusement! Gros bisous!!


 

Merci Mlle de Choco, bonne année également.

Oui tout ça pour dire que c’est pas la peine de se suicider, un jour ou l’autre, tout s’arrange, il suffit d’ĂŞtre patiente.

(mais bon c’Ă©tait quand mĂŞme un gros con ce Monsieur P.)


 

Mouahah! Des profs cons, j’ai bien connu… De plus, j’estime qu’un prof n’a pas a faire des remarques comme “La comptesse de SĂ©gur, c’est nul” (moi Les malheurs de Sophie Ă  Ă©tĂ© mon tout premier roman quand j’ai appris a lire, alors bon!!), c’est dĂ©gueulasse et scandaleux. Pour moi, mĂŞme si certains livres sont plus intĂ©ressants que d’autres, je prefere qu’on lise tout ce qui nous plait plutot que pas lire du tout! Non? Bon c’Ă©tait un tout petit point qui m’a fait hĂ©risser les poils!! Mais des profs cons y’en aura toujours. Moi aussi j’ai eu un monsieur Quilici, et aussi une madame Quilici en français en première! Heureusement qu’il y a des profs comme ça pour nous tirer vers le haut!


Sinon, ouais, le suicide, heureusement que je ne m’y suis jamais rĂ©solue non plus, quelle connerie quand je regarde ma vie aujourd’hui! Il y a des bas mais tellement de hauts que la vie vaut vraiment la peine d’ĂŞtre vĂ©cue…


 

Nous avons eu une scène très théâtrale avec le prof de français d’une de mes filles, au lycĂ©es, le samedi midi des vacances.

Je prends rdv avec le proviseur dès la rentrée.

Le but n’est pas de casser du prof mais celui-ci Ă©tait si imbu de lui mĂŞme, il nous a tellement pris pour des Ă©lèves, qu’il va y avoir reprĂ©sailles.


 

eh ouais, l’Ă©cole, c’est la vie!!!! Je crois que-comme je le dis Ă  mon fis- une partie de la difficultĂ© des Ă©tudes, c’est surmonter les cons, ceux qui sont assis Ă  cĂ´tĂ© de nous, ou ceux qui parlent devant nous. Et, comme dans la vie, que ce soit gĂ©nial ou Ă  chier, on n’a pas le choix ou pas d’autre choix que d’apprendre Ă  le vivre au mieux c’est Ă  dire sans se laisser dĂ©truire et sans se laisser rĂ©duire… “Tout ce qui ne nous tue pas nous fortifie”, hein? il ne sert Ă  rien d’aller “voir le Proviseur”-cf o’paline- qui s’intĂ©resse moins aux Ă©lèves aux prof ou aux parents qu’Ă  sa propre image, et que ça gonfle de recevoir des gens pas contents pour remâcher des “reprĂ©sailles” alors qu’un jour ou l’autre, le petit ou la petite, ils sortiront du lycĂ©e et ils auront un psy pour rĂ©gler tout ça-il vaut mieux, leurs propres enfants pourraient “naĂ®tre” phobiques scolaires….-

Gardons une pensĂ©e Ă©mue pour ceux qui aimeraient bien y retourner, au lycĂ©e, plutĂ´t que d’ĂŞtre poussĂ©s au suicide par le harcèlement moral de leur patron ou la perspective infinie du chomage. Pour n’avoir que ce problème lĂ !

Moi aussi j’ai lu la Comtesse de SĂ©gur, et finalement, je ne pense pas que ce soit mauvais, c’est juste “malaaaaaade”, toutes ces petites filles gourmandes et fouettĂ©es. Dans le genre, j’ai une nette prĂ©fĂ©rence pour Sade -dommage, on ne l’Ă©tudie pas assez-.

En bref, du mauvais prof, aux mauvais parents en passant par les mauvaises rencontres les viols les trahisons, tout est constitutif de l’ existence et comme tel, Ă©difiant. Je tiens Ă  mes mĂ©saventures -après coup forcĂ©ment- autant qu’Ă  mes aventures…


 

calamity gen, oui bah c’est sur, on peut tout justifier comme ça. Plusieurs choses Ă  rĂ©pondre Ă  ton commentaire.

D’abord “ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort”, c’est certainement vrai, dommage qu’Ă  11 ans on ne soit pas assez armĂ© pour le savoir.

Je pense contrairement Ă  toi qu’il est du rĂ´le des parents d’intervenir quand ils ont connaissance d’un problème de ce genre. Car si les parents n’aident pas leurs enfants, qui va le faire ? J’avais eu la mauvaise idĂ©e de ne pas leur en parler.

Ton commentaire un peu aigre me laisse penser que tu as du subir le mĂŞme genre de mĂ©saventure. Si c’est le cas, ce ne serait pas une raison pour tout justifier, y compris des comportements inadaptĂ©s vis Ă  vis des enfants.

Quant Ă  moi je m’en serais très bien passĂ©e, et j’espère que mes enfants ne subissent pas ce genre d’Ă©vĂ©nements.

L’histoire de la Contesse de SĂ©gur n’est qu’anecdotique je pense que tu l’auras compris. Ma fille ne l’a pas lu, pour le moment… les temps changent. Effectivement, c’est assez nul, mais c’est pas trop le problème.

“Tout est constitutif de l’existence”, c’est magnifiquement exprimĂ©, malheureusement c’est un peu une formule Ă  l’emporte pièce qui ne renvoit pas forcĂ©ment Ă  la rĂ©alitĂ©. Oui, si tu veux avoir des gĂ©nĂ©rations de gens mal dans leur peau qui engendreront des rejetons pessimistes et agressifs.


 

et dire que j’avais ratĂ© cet article!!! comment ce fait-ce..? Emouvant, juste, et ça rappelle tant de choses… Moi… j’ai eu un prof de maths gĂ©nial en 5e (NoĂ«l il s’appelait), il arrivait en cours avec un nez rouge, un autre en 2nde (maths aussi), il nous demandait (alors qu’on Ă©tait des matheux…) de faire table rase de tout ce qu’on avait appris, et tant d’autres… Mes profs, certains d’entre eux, heureusement qu’ils ont Ă©tĂ© lĂ  Ă  certains moments (aussi durs et dĂ©sespĂ©rĂ©s que ceux que tu dĂ©cris). Les “nullos”, comme celui que tu as croisĂ©, j’ai eu la chance de savoir m’en protĂ©ger (grâce peut-ĂŞtre Ă  un certain prof de maths, irrĂ©vĂ©rentieux, rigolo, et qui, (dĂ©jĂ  Ă  cette Ă©poque-lĂ  ça se voyait…) me demandait de me prendre un peu moins au sĂ©rieux : c’Ă©tait des remarques sur mon bulletin du style : “on ne peut mieux faire… pourrait aider ses petits camarades…”


Bon, “ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort”, j’ai appris (est-ce vrai ?) que c’est une citation de Nietzsche (merci google), toujours le culte du surhomme… j’adorais Nietzsche en Terminale (toutes mes dissert’s de philo s’y rĂ©fĂ©raient immanquablement…), maintenant je pense, aussi, que ce qui ne nous a pas tuĂ©(e)s nous mutile parfois durablement, et qu’il faut du temps, parfois beaucoup, pour se reconstruire, et retrouver l’amour de soi. Baci.


 

baci ;)


 

Ah ! monsieur P.


moi, j’ai eu sa femme, sa soeur, sa mère et toute sa famille de profs pour qui humilier un ado qui rentre pas dans le moule, est un sale petit plaisir.

la prof d’anglais qui un jour se rammène avec une boite de cubes (oui, oui des cubes, les trucs en bois avec des p’tites images pour ceux qui sont pas encore capable de faire des puzzles…) et qui vous demande d’aller jouer avec au fond de la classe…

vous imaginez ça, une adulte qui n’a rien d’autre Ă  penser en partant le matin que prendre sa boite de cubes pour faire sa p’tite blague pourrie…


il n’y a qu’avec les profs de maths que ça passait, parce que les maths, c’est les maths quoi…


jamais d’envies de suicide, mais de vengeance ah ça oui, combien de tortures divers et variĂ©es j’ai pu leur souhaiter…

mais finalement le matin j’ai bien d’autres choses Ă  penser que d’aller leur f… leurs cubes dans la g…

et ça c’est la meilleure des vengeance !


“tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort”

ça marche bien pour les p’tites galères, les bobos quotidients, pour le reste, comme Luciamel….


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