Ladies Room - Le quotidien des filles a la page

21. mai 2012

Mot de passe oublié

Caroline k

Il y a trois ans , je vivais une des expériences les plus marquantes de ma courte vie.

La veille nous avions fait le déjeuner de Noël sur cette même plage. La mer était belle calme et douce, la plage plus que magnifique en cette saison. Nous étions au Sri Lanka.

Ce matin-là au petit-déjeuner nous étions émerveillés par le ballet des animaux : écureuils papillons, mangoustes, semblaient très actifs ce matin-là. Nous étions loin de penser qu’ils fuyaient quelque chose.

Le soleil brillait, la chaleur était étouffante, même à cette heure-ci.

L’associé sri lankais de ma mère, arriva tout à coup essoufflé, il s’était passeé quelque chose sur la plage (à 5 min de chez nous) une vague aurait « débordé » du jamais vu ici …

Nous partons tous, (comme des idiots) observer cette curiosité.

Chouette ! Un événement dans le village.

Arrivés sur la plage, la mer s’était retirée comme à Deauville… très loin (il n’y a pas de marée au Sri Lanka enfin pas de visible)

Tout le village ainsi que les touristes étaient sur la plage, comme nous à observer …

Puis la mer remonte tout à coup à la vitesse d’un homme qui court.

Nous mettons à l’abri tout en rigolant de ce qui se passait. Nous étions encore une fois bien loin de penser que nous venions de voir les premiers tumultes de cette vague destructrice qui avait déjà rasé la Thaïlande , Sumatra, et qui arrivait a la vitesse de 700 km/heure sur nous .

Puis la mer se retira, encore.

Il y a eu deux allers-retours, ou 3 montées de vagues comme celle-ci.

Le pire arrivait, l’associé de ma mère était parti tout au bord de l’eau à plus de 1000m du bord de la plage, et tout à coup nous appelait en courant, je m’avance pour entendre ce qu’il disait croyant qu’il nous invitait à venir voir quelque chose, quand j’entendis ce qu’il disait : « Goooo go go !! » (Partez partez !)… Et là en quelques secondes j’ai vu ce rideau d’eau se former devant mes yeux, entendu ma mère hurler mon nom et celui de mon père qui filmait !!!

Il faut dire que depuis le début ma mère avait senti quelque chose, comme une louve qui sent la menace et me demandait de rentrer !! Nous nous mîmes à courir, devant moi ma mère trébucha sur un arbuste, je la pris par le pantalon la releva et nous continuâmes courir

Nous étions à couvert, enfin ! Par je ne sais quel miracle les 6 mètres d’eau ne nous avait pas touchés. Nous contemplions alors la catastrophe qui paraissait encore bénigne.

Nous étions persuadés que c’était un phénomène local, au fur et à mesure la nouvelle tomba :

« Earthquake in Indonesia » (tremblement de terre en Indonésie), mais encore une fois, nous étions inconscients de l’ampleur du désastre.

En rentrant à la maison j’essayais de me connecter sur le Net pour avoir plus d’infos. Connections coupées : Internet et téléphone.

C’est en allant au village que nous avons commencé à nous prendre la réalité dans la figure, du pont que nous traversions nous avons vu un lagune de terre détruite et la mer rentrant par ce trou dans la rivière.

En ville chaque commerce encore intact diffusait radio et télé à fond, avec les premieres images de la catastrophe, destructions et morts. Non seulement au Sri Lanka mais aussi en Inde en Thaïlande et en Indonésie… Et le bruit court qu’il va y avoir une réplique plus forte encore que celle que nous avons eue ce matin.

Nous étions abasourdis, peu à peu la culpabilité montait, d’avoir pris ce moment à la légère, alors que nous avions risqué nos vies… et que des millions d’autres ne s’en étaient pas sortis.

En fin d’après-midi, les téléphones recommencèrent à capter, avec ça les premiers appels des proches (il était 13h pour eux et tout le monde voyait aux infos cette horrible nouvelle).

Je reçu le 1er appel d’une très bonne amie qui essayait de m’appeler depuis 2h en panique !

Puis ma sœur en larmes, me demandant pourquoi nous ne l’avions pas appelé pour la rassurer.

Sentant le stress de tous ces gens qui semblait mieux informés que moi je me mis alors à pleurer pour la première fois de la journée.

Toute la famille rassurĂ©e , je rĂ©pondais Ă  un sms de l’ambassade pour identifier les Ă©trangers sur le sol : nom, âge, Ă©tat de santĂ© . « Vous allez bien ? Pas besoin de vous envoyez un hĂ©lico ? » « Euh non … » Et dire que certains avait tout perdu, certains touristes n’avaientt que leurs caleçons et leurs chaussures, sans parler des locaux qui courageusement dès les premières minutes du drame se sont tous entraidĂ©s en comptant les pertes .

Conseil donné à ce moment-là par l’ambassade : surtout partez le plus loin possible du bord des côtes !!!

Rassurant quand le bruit court d’une réplique !!!

Le soir au coucher du soleil nous sommes retournés sur la plage , c’était horrible :

Pas de cadavres, je n’en ai jamais vu ou je n’ai jamais voulu en voir, mais des multitudes de témoignages de destruction : planches meubles chaises tv wc… Je passais la pire soirée de ma vie, comme si j’étais aveugle dans la jungle, que le danger pouvait survenir de toute part… j’avais peur… à retardement.

Le lendemain ma mère devait aller un peu au sud de notre village pour voir un fournisseur.

Sur le chemin ce fut le 2e effet « Kiss Cool » : le paysage était chaotique :

Maisons dévastées, voitures sur les toits, des pans entiers de maisons sur la route, les rails du train vibraient sous l’effet de la vague.

Et peu à peu c’était de pire en pire. Nous coupâmes la radio, et chacun en silence nous pleurions, tout en regardant impuissants les gens hagards essayant de mettre de l’ordre …

Les jours suivants furent très durs, je voulais aller aider tous ces gens, je me disais que si j’avais été sauvée, c’était pour quelque chose. Et je me voyais mal finir mes vacances en toute quiétude alors que tous ces gens étaient démunis.

Mes parents refusèrent. Je décidai alors de rentrer en France. J’attendis quelques jours, le temps que le gros des rapatriés rentrent.

Je rentrais à Paris le 31 décembre. Après avoir passé une nuit d’attente seule à l’aéroport à voir pour la première fois toutes les images dont vous avez été abreuvés.

J’étais triste et me sentaiq encore une fois coupable d’abandonner cette terre meurtrie, je m’enfuyais comme une lâche. Je les abandonnais !!!

Mon arrivĂ©e fut très dure aussi… Attendue par des cĂ©meras de tĂ©lĂ©vision !!! Tous les vols en provenance de cette destination Ă©taient pistĂ©s… Pour avoir de l’info choc, de la larme de l’émotion !!! Car ces « rapaces » filmaient les retrouvailles et surtout celles larmoyantes. Le soir au JT, le montage n’as pas montrĂ© mon appel au secours pour eux et mon message d’espoir, car sur place les gens Ă©taient vaillants et pas pleurnichards du tout comme on a pu le voir Ă  la TV (ah les montages !!)

Non ! Ils ont montrĂ© ma sĹ“ur se jetant dans mes bras (assez théâtralement je l’admets !)… Manque d’intimitĂ© oblige je n’ai pas versĂ© un larme… Je n’allais pas leur donner ça ! Comment pleurer alors que toute ma famille et moi Ă©tions en vie et que tous ces gens souffraient vraiment ?! De retour chez moi j’ai enfin respirĂ©, mais c’était de courte durĂ©e, faisant mes courses, j’étais dĂ©calĂ©e… Toute cette nourriture, cette opulence…. Il me semblait ne pas y avoir droit…

Ce soir là le réveillon n’était pas joyeux , des amis m’avait recueillie, faisant la bonne action de la soirée. Je n’étais pas un cadeau, je suis rentrée tôt .

Je vais régulièrement au Sri Lanka depuis cette catastrophe, comme avant. Le pays s’est reconstruit malgré le peu d’aide du gouvernement et une guerre civile. Les petites associations humanitaires ont fait du bon travail et continuent.

La nature a repris ses droits et les traces de la catastrophe ne sont presque plus visibles Ă  l’œil nu. Nous avons de notre cĂ´tĂ© contribuĂ© Ă  aider sur place, Ă  notre Ă©chelle… Mais c’est une autre histoire.

J’ai voulu vous raconter cette histoire, car elle est libre de toute vision médiatique dictée (à l’image de tout le contenu de ce magazine) ou de politiquement correct. Puis aussi pour pas qu’on oublie ce qui est arrivé.

Pour qu’on pense à tous ces gens pour qui Noël n’aura plus jamais la même saveur, car ils y ont perdu un proche.

Je pense à eux très fort en cette période.

 

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Derniers commentaires

 

Ce que j’aime dans ton article, c’est l’autocritique… Ce truc un peu voyeur d’aller voir la vague, sans se douter ce qui t’attends.. On aurait surement tous faits pareil!


En effet, il ne faut pas oublier. Merci pour ce rappel indisensable!


 

ben oui on a fait les voyeurs,mais sans le savoir.

C’est aussi pour ca qu’il y a eu autant de mort, beaucoup on fait comme nous …observer hypnotisĂ© ce phĂ©nomène naturelle…

mon père m’a dit apres qu’une famille avait Ă©tĂ© sauvĂ© car le fils en 6e ..avait appris les raz de marĂ©e Ă  l’Ă©cole et savait que quand la mer se retire il va y avoir une vague apres .

Et de me dire ” et toi tu savais pas ca ? ”

ben non je savais pas ..maintenant je le sais …


 

Merci pour ce témoignage-hommage poignant et émouvant.


 

ca n’a rien de voyeur!!!!

le voyeurisme c’est quand quelqu’un est dĂ©rangĂ© ou disons meme quand la personne sait qu’elle peut dĂ©ranger! il faut que se soit intentionel quand meme!!


tu n’as aucune autocritique Ă  te faire. de ce point du vue lĂ  ni d’un autre d’ailleurs sur cette aventure.

quand a savoir si tu devais aider….saches que la règle d’or du secourisme la toute première..c’est d’Ă©viter le suraccident et par lĂ  donc de se sauver soi-meme. tu as bien fait de rentrer.

vous avez eu de la chance comme d’autres gagnent au loto…

mais Ă  y rĂ©flĂ©chir …moi qui Ă©tait en France au moment de cette catastrophe dois-je me sentir coupable? il ne me semble pas.

pourquoi en serait-il autrement pour toi?

avoir froler la mort reste une expérience tres particulière

la vie humaine est bien fragile tu le sais maintenant elle n’en est que plus belle …charge Ă  toi de faire passer le message!

très cordialement.


 

Ton article est bien en place…En effet ce qui Ă©tait choquant c’Ă©tait de voir les touristes qui rentraient de vacances alorsqque la population avait vĂ©cu l’horreur. Heureuse de savoir que lĂ -bas, la vie reprend son cour.


 

> real surfer “avoir froler la mort reste une expĂ©rience tres particulière


la vie humaine est bien fragile tu le sais maintenant elle n’en est que plus belle …charge Ă  toi de faire passer le message!”


oh que oui …mais bizzarement je le sais depuis longtemps …ce n’est qu’un autre signe qui vient renforcer mes convictions a ce sujet ….


et si j’ai ecris la dessus c’est aussi pour le message .

pour que certainnes qui semble aimer couper les cheveux en quatre, se rendent compte que tout compte fait on est bien au chaud !!!hein ?

et que tout n’est pas si moche ..


quand a ta reflexion sur la culpabilitĂ©.. non bien sur tu n’as pas a culpabiliser ..personne ne doit …mais sur le coup tu y penses …pourquoi pas toi , c’est injuste …

mais j’ai pu me racheter …et je le fais encore !!!


>la vieenrouge : aucun touristes n’a continueĂ© ses vacances en tour cas au sri lanka ( je crois qu’en thailand ca a Ă©tĂ© le cas ) ….oui la vie reprend son cour …

mais ces pays on besoin des touristes !!! pour se relever .Mais beaucoup trouve ca morbide ou deplacĂ© ..non ces populations ont besoin de nous ..les aider c’est aussi aller les visiter; pour que leurs economies repartent …les sir lankais demandent tous si les gens de notre pays ont peur de venir a cause de ca .


 

Je ne parlais pas d’un sens voyeur au sens pĂ©joratif bien sur, mais comme Caroline l’a dĂ©crit… Rien d’hĂ©roique, tout en simplicitĂ©, ton texte m’a Ă©mue parce qu’il fait part de ta rĂ©action humaine


 

En lisant ton article j’ai repense a ma stupeur devant les imags puis a la peine ressentie pour tout ces gens qui avaient perdu un membre de leur famille. En me rappelant ce jour la et en lisant ton article je suis de nouveau emue.


 

Mon gros cookie, je ne m’attendais Ă  tant d’Ă©motions en te lisant… Je t’embrasse fort


 

merci caroline, de ta réponse


voyeur sans sens pĂ©joratif …je diraiiis…curieux!, pĂ©pite :-)

c’est vrai que le terme mettait en exergue la culpabilitĂ© resentie Ă  postĂ©riori c’est humain… ….je me demande Ă  l’instant….

comment dire?!

le fait de s’en sortir indemne Ă  un cotĂ© obscène au regard de ceux qui ont Ă©tĂ© meurtris. une barrière se créée, entre ceux lĂ  et nous. ce n’est plus de la culpabilitĂ© mais une forme de frustration. pas facile Ă  gĂ©rer anyway!


Ă  propos de l’aide… ces pays ont besoin de notre aide? oui!

ponctuellement.

la façon intelligente de les aider serait de les rendre indĂ©pendants de nous.le tourisme n’est pas la bonne voie

puisqu’elle créé une dĂ©pendance continuelle.


payer un bateau pour un chef de famille? oui

reconstruire un hotel?? c’est reconstruire de la dĂ©pendance.

ai-je besoin d’eux pour vivre? il ne me semble pas

pourquoi devraient-ils avoir besoin de nous?


c’est un sujet sensible

j’aimerais juste que l’on regarde attentivement ce que l’on fait…….tiens!! un pont avec “l’arche de ZoĂ©”!!!

des intentions plus que louables, et parfois des résultats douteux.

si tu connais une association qui oeuvre avec circonspection recul et humilitĂ© fais le moi savoir s’il te plait.


Ă  la relecture,j’ai l’impression d’avoir eu des propos plus secs que je ne le voulais… …pardon,

…cordialement toujours.


 

>ma ptite litlle door , je ne suis pas qu’un mechant cooky !! ;)

>real surfer, non non tu nas pas completement tort …l’aide humanitaire est une vaste question …

et je suis assez d’accord avec le proverbe ” donne un poisson Ă  un homme , il sera nourris un jour, apprend lui a pecher et il sera nourris Ă  vie ”

mais comment dire le tourisme est aussi un moyen de devellopement pour les locaux de certains pays ( meme en France certains sites peuvent etre sinistrés si les touristes ne les frequente plus ..)

au Sri ( je parle de ce je connais ) il y a 4 choses qui font vivre le pays : la coco, le thĂ©, le caoutchouc et le tourisme …

beaucoup de gens travaillent dans les hotels ou aupres des touristes ( chauffeur guide vendeurs de babioles etc ..)…apres le tsunami toute cette population c’est retrouvĂ©e sans travail …

et mĂŞme aujourdhui encore ; mon petit vendeur de pareos ( la gazette de la plage ) est derpimĂ© car il n’y a plus de touristes ..

et il galère pour nourrir ses enfants …il est dependant du touriste comme d’un francaise de son patron qui lui donne son salaire ..donc je pense qu’ un tourisme ” clean ” ( c’est Ă  dire avec respect du lieu ) aide aussi ..

je vois ce que tu veux dire , quand tu parles de dĂ©pendance, car souvent des locaux ne voit le touriste que pour le porte monnaie qu’il represente … que dire quand un enfant de 3 ans arrive en te tendant un lotus en souriant ..puis te dis “ruppies ? money ?” apres ….ou un autre qui me dit ” bad tourist” parce que je connais ca feinte de faux guide et me laisse pas avoir ?!


Pour notre part , notre association humanitaire sur le coup Ă  aider niveau mĂ©dicaments ( 4 palettes de medoc, une machine d’hematologie), une mission en partenariat avec des allemands pour aller Ă  l’est ( lendroit le plus touchĂ©) , pour crĂ©er un quantine de fortune qui a fournit des repas pendant 1 semaine Ă  tout un village, un lancement d’une usine de brique creant travaille et la matiere première pour reconstruire …et l’aide a la reconstruction d’un maternelle …

aujourd’hui je sers de relais sur place , Ă  une association qui s’occupe d’un orphelinat , majoriterement composĂ© de petits qui ont perdu leurs parents lors du tsunami .

Ils crĂ©ent des Ă©vĂŞnement en france rĂ©coltent de l’argent ..et envois pour l’instant vetements et autres choses dont ils ont besoin.

Grace Ă  l’associĂ© de ma mère qui parle donc sri lankais , nous avons pu rentrer plus en profondeur pour comprendre leurs besoins: et nous avons tout de suite degagĂ© le problème de l’autonomie, cet orphelinat possède un terrain immense plein de coco …qui n’est pas exploitĂ© ..;et ou les villageois viennent voler les cocos.

mettre en exploitation cette cocoteraie permettrais Ă  cet ophelinat d’etre totalement autonome …


bon bon je m’etale je m’etale …mais c’est vrai que c’est un sujet qui me tient Ă  coeur …et encore je n’ai meme pas parlĂ© du problème des grandes ong ..je prefère pas .

allez voir le site de payagala : http://www.payagala.com …il me semble convenir Ă  ta definition >>>” si tu connais une association qui oeuvre avec circonspection recul et humilitĂ© ”

D’ailleurs je profite de son long blabla ..pour remercier l’equipe de ladies room d’avoir mis cet article Ă  la une ..

merci !

et m’excuser aupres de tous pour les fautes qui se glissent dans mes textes …j’ai toujours eu 0 en dictĂ©e …je suis refractaire Ă  l’orthographe mais fait beaucoup d’efforts pour vous .


 

chère Caroline, je suis moi aussi tout Ă©mue par ce qui t’est arrivĂ©, c’est mĂŞme giga, gigantesque… bon, nous on ne peut pas savoir, on n’y Ă©tait pas… toutefois, et si tu vas sur mon profil, tu verras que la date que tu mentionnes (il y a 3, et non 4 ans, si ma mĂ©moire est bonne) ne m’est pas indiffĂ©rente… Je t’ai accompagnĂ©e, d’une certaine façon que je ne dĂ©taillerai pas ici, Ă  ce moment-lĂ . Bonne annĂ©e!!! la grosse vague est passĂ©e.


 

oui tu as raison, c’est bien 3 ans …j’etais un peu en transe en ecrivant…comme reprojetĂ©e sur place ///

oui la vague est passĂ©e …Bonnes fetes Ă  toi aussi …


 

:-)))) merci Caroline

j’avais peur de paraitre comme donnant des leçons beurk!!!

je n’avais pas donnĂ© Ă  l’Ă©poque parce que je manquais de confiance envers les ONG. je viens d’ouvrir le lien que tu proposes

le champs de coco donne envie!!!


bonne et heureuse année 2008


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