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Jeune vieille

Ou vieille jeune, c’est selon.

 J’ai du mal ( encore? Oui, encore, je rame, que voulez-vous? un thé à la menthe et une tarte aux abricots et chocolat blanc, s’il vous plait). Avec quoi cette fois ci?

A faire la différence entre ce qu’il faut accepter de l’évolution des moeurs et ce qu’il faut refuser.
Ce sont vos articles qui m’ont fait réfléchir. Panthère noire et ses insultes – une autre demoiselle et son portable.

Donc, de nos jours, nous assistons au combat majeur et surrané de l’évolution normale des moeurs contre la perte de repère pure et simple.

A ma droite, dans le coin bleu, l’évolution normale des moeurs : l’ère du portable, les sms addicts, l’ère du tout et tout de suite, l’incapacité à nouer un vrai lien, à attendre sagement. Les défenseurs diront qu’il faut aller avec le vent, surfer sur la vague, admettre que la technologie change nos vies et pas toujours pour le pire. Les détracteurs diront que nous retournons à une ère d’enfance, où nous ne pouvons plus tolérer la frustration d’une non-réponse immédiate, où nous exigeons de voir satisfaits nos moindres besoins et désirs en un temps record et où, aussi, nous communiquons réellement de moins en moins.
Si il s’agit d’une évolution normale, il faudrait donc s’y faire, voire l’apprécier, l’attendre et l’accompagner. Là résiderait le secret de la hipness mais surtout, et plus fondamentalement, du bien-être dans son époque.

 A ma gauche, dans le coin rouge, nous avons la perte de repère pure et simple. Associée à cette évolution positive et normale, nous avons une flambée de violence (temps de crise, diront certains, crise perpétuelle rétorqueront ceux d’en face) tant physique que verbale, montée des périls extrémistes en tout genre, chute du respect ou d’une forme de respect entre être humains. L’article de la panthère noire sur l’insulte institutionnalisée illustre parfaitement cette perte.

Au centre, en guise de flambeau à ramener dans son camp… Nous. Vous, moi, nos enfants, notre travail, notre société, en un mot comme en cent, notre vie. Dans son petit quotidien insignifiant. Et moi, je m’y perds. Et je ne cache pas que parfois, j’ai peur.

Comment différencier le normal du pas normal…. Le bon sens? Mais le bon sens, c’est quoi? C’est ce qui vous fait sentir, intuitivement, que ce que vous faites est bien ou mal, justifié ou non. Alors, le bon sens ça s’attrape comment? Par l’éducation? Est-ce à dire que tous les parents des jeunes qui insultent, crachent par terre, mettent les pieds sur les fauteuils dans les transports en commun, téléphonent en hurlant en rue, écoutent leur musique avec des haut-parleurs dans les endroits publics ont été mal éduqués? Je ne peux pas croire que tous ces parents, qui ont une dizaine d’année de moins que ma mère, sont des parents dépassés et/ou démissionnaires. Ce serait trop facile.
Et puis le bon sens, ce n’est qu’une convention collective de bienséance institutionnalisée. Le bon sens n’est ce qu’il est que parce que nous sommes nombreux (ou nous croyons être nombreux) à le penser. Que se passera-t-il quand nous serons moins nombreux? Le bon sens sera véhiculé par qui? D’autres gens, qui auront d’autres idées. Tant mieux? Dans un certain sens oui, toujours cette vague idée que lutter ne sert à rien, mieux vaut accompagner le changement.

Pour moi, la question reste entière : comment se fait-il qu’à 28 ans, ce qui n’est pourtant pas si vieux, alors que j’ai une vie pas vraiment installée, je me sente si loin de ces fameux jeunes d’aujourd’hui?

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