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Mets ta belle robe – Epilogue.

Le pitch : Votre servitrice est emmenée en soirée à Paris, alors que c’est une provinciale belge.

Catastrophe n°1 : 

Une belle robe. Comme toutes les femmes Barbara G. du monde (vous aussi, ne niez pas) j’ai approximativement 15 robes qui dorment dans la penderie. Et comme toutes les femmes Barbara G. du monde, je les mets approximativement jamais par lustre. Parce que, comme toutes les femmes Barbara G. du monde, depuis que j’ai acheté ces robes, j’ai grossi. Je pense même sérieusement à intenter un procès à toute ces robes : dès que je les achète, je suis contente, et comme je suis contente, je fête ça avec une petite crêpe et après je grossis. Je viens de prouver scientifiquement que c’est l’achat de la maudite robe qui me fait grossir. Rien à voir avec la tartiflette. RIEN. Le premier que j’imagine en train de mettre en doute cet état de fait, je l’assume à coup de bandes dépilatoires. Long, douloureux et humiliant.

Je viens donc d’établir le premier fait : je n’ai rien à me mettre !  Bon je n’ai pas de sous non  plus. Pour cause de Noël onéreux au mois de décembre, il est hors de question que je commence à grignoter l’argent que mon employeur ne m’a pas encore donné. Donc je vais devoir faire avec ce que j’ai…

Attaquons donc la bête : c’est quoi,d’abord, une « belle robe ». Le mâle est un mâle ( ça fulgure sec !). Une « belle robe », c’est une robe où on voit mes seins, mon postérieur dodu et mes mollets. J’entends «  une robe où on voit ma ptôse mammaire, mes bourrelets et ma cellulite ». J’ai 4 robes qui correspondent à la description. On avance, on avance ! Je kidnappe donc le mâle pour un premier défilé « quelle robe je mets », enchaîné, tant qu ‘il a la bouche ouverte, sur un défilé « quelles chaussures je mets ».

Le choix du mâle s’est arrêté sur une robe chinoise. Courte. Diaboliquement courte. Ces chinois savent comment torturer le monde :  ceux qui regardent qui veulent savoir si j’ai une culotte ( ou qui se demandent comme j’ose sortir comme ça) et moi qui me demande si on voit ma cellulite. Ca a encore été facile comparé à la trilogie de problèmes qui succède TOUJOURS à un choix de robe : Quelleschaussures ? Quellecoiffure ? Quelsaccessoires ?

Là, j’ai compris ma douleur d’être une femme Barbara G. Parce que « Quelles chaussures ? » est une question largement plus compliquée que celle des intérêts américains dans le pétrole du Golfe. J’ai de très jolies chaussures. PLEIN. Mais les chausseurs pensent unanimement que mes pieds s’ils veulent être jolis ne peuvent pas me servir à marcher ou à rester debout ( ne parlons pas de danser toute la nuit). Donc j’ai le choix : ou c’est joli, ou c’est confortable. Etant donné qu’il est hors de question que je mette mes Camper plates, noires, avec de gros élastiques rouges, avec ma robe chinoise, je suis donc réduite à choisir entre : mes bottes à talons aiguilles, et mes chaussures de soirées ( noires, pleines de bling-blings, un chef d’œuvre de petassitude). Le mâle opte sans hésiter pour les bottes. J’aime aussi. Mais il faut avouer que mes chaussures de soirées font  le saucisson allégé  la gambette plus légère. Mes chaussures de soirée, par contre, proscrivent le port de bas, ce que la morale et mon médecin traitant qui en a marre de mes sinusites, réprouvent.

En désespoir de cause, j’ai décidé d’éviter d’enrichir mon médecin et de porter bas-z-et bottes.

Je vous épargne la coiffure et les accessoires, je suis épuisée de temps de vicissitudes.

Si demain, je fais pas un malheur ( prévoir d’entourer le buffet et le bar de barrières Nadar, sinon, je VAIS faire une bêtise, je le sens), la prochaine fois, j’irai en jeans !

3 Responses to “Mets ta belle robe – Epilogue.”

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