C’est arrivĂ© un soir de Nuit Blanche, dans la capitale. Alors que les rues ne s’Ă©teignaient pas, que les bouteilles se vidaient et que les Ă©clats de rire virevoltaient, je dĂ©cidai de ne pas participer Ă cette fĂŞte en restant chez moi, postĂ©e devant ma tĂ©lĂ©.La nuit Ă©tait Blanche, nous jouions en Bleu et les All Blacks n’Ă©taient vĂŞtus que de Gris. Vous l’avez compris, ce n’est pas de ma soirĂ©e que je vais vous parler, mais bien de rugby.
Depuis quelques annĂ©es, nous retrouvions dans les stades, au beau milieu d’aficionados du ballon rond, quelques midinettes criant Ă s’en dĂ©gonfler les poumons. L’effet Coupe du Monde + Bixente Lizarazu + Coup de Boule avait eu en effet une rĂ©percussion telle sur les femmes et leur interĂŞt pour le foot qu’elles commençaient presqu’Ă comprendre les règles du hors jeu. Inutile de prĂ©ciser que leur principal leitmotiv n’Ă©tait pas le rĂ©sultat des matches mais bien le moment oĂą les acteurs du terrain s’Ă©changent les maillots. Et voilĂ qu’en 2007, la tendance n’est plus aux Henry et autres Zidane, mais bien Ă ces chers rugbymen si photogĂ©niques dans leur calendrier…
Après un dĂ©but de compĂ©tition des plus dĂ©cevant, nous aurions pu comprendre qu’elles ne s’obstinent pas Ă rester devant leur tĂ©lĂ© pour suivre ce magnifique France-Namibie. Parce que croyez le ou non, France-Namibie ca valait mĂŞme pas un sushi. Mais elles sont pas comme ça les femmes, non, loin de lĂ . RĂ©putĂ©es pour leur optimisme, elles Ă©taient les premières Ă clamer que Oui c’Ă©tait possible de battre les All Blacks. L’on doit avouer que leurs maraboutages ont payĂ© puisque les NĂ©o-ZĂ©landais ne jouaient pas dans leur couleur fĂ©tiche. Et CA c’est pas rien. Parce qu’on a beau dire, mais ne pas porter son maillot prĂ©fĂ©rĂ© lors d’une rencontre capitale, ca joue beaucoup. Et les femmes pourraient vous en parler pendant des heures de ces petites erreurs vestimentaires qui vous ruinent un rendez-vous professionnel ou galant.
VoilĂ pourquoi ce samedi soir, j’Ă©tais bien dĂ©cidĂ©e Ă crier devant mon Ă©cran de toutes mes forces. C’est ainsi que j’ai vĂ©cu cette rencontre qui avait si mal dĂ©butĂ©, avec passion et enthousiasme. PrĂŞte Ă m’Ă©gosiller pourvu que Dusautoir marque cet essai. Je tremblais avec eux, lorsqu’Ă quelques minutes de la fin, les All Blacks s’apprĂŞtaient Ă Ă©galiser. Et je suis sĂ»re que la moitiĂ© de mon quartier a entendu mon soupir de soulagement après le coup de sifflet final, sonnant la victoire des Français.
L’on pourra les remercier de ne pas voir tremblĂ© lors du Haka des NĂ©o-ZĂ©landais. Et l’on se devra d’assister Ă leur prochaine rencontre, samedi soir, contre ces terribles Anglais. Rendez-vous place de l’HĂ´tel de Ville pour les plus motivĂ©es…
Qui a dit que le rugby n’Ă©tait reservĂ© qu’aux hommes?
posté le 13/10/2007 | 1281 vues | 1 commentaire | tags: nuit_blanche foot rugby hommes sport fille
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