Je ne voudrais pas faire mon mai 68 de la fashion personnelle, avec rejet en bloc des principes les plus fondamentaux de mon éducation, mais quand même : j’ai découvert, il y a quelques jours et avec stupeur que j’étais en droit de porter des tissus fluides. LE tissu interdit de séjour chez moi depuis des temps antédiluviens.
Pour comprendre ça, il faut savoir que je suis taillée pile comme la lignée de femmes dont je suis la dernière représentante : ma mère, ma grand-mère… De génération en génération, on se transmet le même corps. Même moule, à deux-trois centimètres près. Le truc bien flippant. Pas parce que ce ce que je vois de mon avenir à travers mes aînées soit désagréable à regarder, hein, mais tout bêtement parce que d’une certaine façon, c’est comme si on regardait dans un miroir capable de lire notre avenir. Et un miroir qui ne se goure pas, en plus! Parce que pour le moment, tout est dans l’ordre des choses : les petits soucis de circulation, le gras du cuissot, la ride du lion qui s’est dessinée sauvagement sur mon front il y a deux ans… Toutes les traces de la vie apparaissent en temps et en heure, dans le même ordre et avec la même précision.
Alors je peux vous dire, qu’avec un passif comme celui-ci, lorsque votre grand-maman (vous avec quelques années de plus, donc) vous affirme que lorsqu’on est gaulée comme-ci comme-ça on est interdite de tissus fluides parce que ça grossit, ça fait transpirer, ça fait des gros bras, des grosses fesses, ça souligne les bourrelets ( je vous fais grâce du reste) et que pour nous, c’est matières sèches et tissus qui tombent au cordeau, je vous affirme que vous avez tendance à la croire. Elle qui, pensez-vous, a dû en passer par tous les stades : de l’espoir au renoncement en passant par les plus cruelles désillusions avant de déclarer que non, décidément, certaines choses n’étaient pas faites pour nous et qu’autant faire gagner du temps à sa petite fille en lui fournissant d’emblée le fruit de sa propore expérience. J’ai donc grandi dans le déni parfait des tissus fluides. J’ai appris à ne pas leur prêter attention, à faire comme s’ils n’existaient pas, à les mépriser, même.
Les choses ont brusquement commencé à changer il y a quelques jours, lorsque, paniquée parce que je n’avais littéralement rien à me mettre, je me suis ruée chez Zara pour voir si, à tout hasard, la robe canon vue sur Caroline pouvait convenir à l’interview sur la légèreté pour la bande à Fogiel. En la portant, je n’y ai pas fait attention, mais c’est un fait: le tissu est tout ce qu’il y a de plus fluide. Lorsque je me suis vue dans le miroir, je me suis découvert une nouvelle silhouette, une façon de porter un vêtement que je ne me connaissais pas. J’ai trouvé ça miraculeux. Tellement miraculeux que je n’espérais pas, bien entendu, trouver un vêtement qui me permette de réitérer ce coup de maître totalement accidentel.
Et c’est avant hier, que les choses se sont précisées. Toujours désespérée de ne rien trouver qui me plaise, que je suis tombée sur cette robe ( Zara, encore). Normalement, c’est exactement le type de vêtement estampillé “laisse tomber c’est pas pour toi” sur lequel mon oeil ne s’égare même pas et là , je ne sais pas ce qui m’a pris, probablement le souvenir de la robe noire: je l’ai essayée. Elle a beau être un chouia trop grande, il n’empêche : elle me va bien. Et surtout elle est fluide. J’adore l’esprit rétro qui s’en dégage, le volant bas, les manches voluptueuses…
Conclusion de l’affaire: j’entre officiellement dans une phase révolutionnaire de mon histoire familiale en affirmant désormais haut et fort mon appartenance à la ligne des filles qui s’autorisent à porter la robe fluide en toute impunité!
Je me sens super émancipée… Limite trahison familiale, sur ce coup-là ;)
PS1 : Par contre, elle a raison ma grand-mère, ça fait transpirer, ces trucs. Et le souci, c’est que la transpiration, elle se voit tout de suite, avec même les traces de déo qui restent. Franchement pas jojo. Pas encore trouvé de solution à ça mais j’imagine qu’il y en a une, non?
posté le 10/10/2007 | 2991 vues | 7 commentaires | tags: fluide zara famille Silhouette
@ NC : Hihi, oui, je l’ai lu, il faut vraiment que j’essaie ça, mĂŞme si honnĂŞtement, il n’y a rien de moins glamour au monde ;) //
@ Lyora : Non, ça ne marche pas. Ca fait comme une trace d’huile, en fait. Et puis, une fois le dĂ©o sec, il reste une sorte d’aurĂ©ole immonde. Eurk. //
@ Zeze : En fait, j’ai fait une tentative il y a quelques annĂ©es mais c’est insuffisant comme protection pour moi. Dommage car l’idĂ©e d’utiliser un produit 100% naturel me plaisait bien…
Perso je te conseille un dĂ©transpirant. Tu trouves ca en pharmacie par ex exiatil. Le ic : ce n’est absolument pas naturel forcĂ©ment.. MAIS ça rĂ©gule la transpiration, en fait ca endore les glandes pour entrer dans un peu dans le technique ;). C’est un peu cher mais sur une peau saine et seche le soir avant de dormir ca fait son affaire. T’en mets 3 nuits de suite et t’es tranquille pendant 1 semaine…. le pot te dure qq temps voilĂ ! (non je ne suis ni pharmacienne ni analyste!)
Ah lĂ lĂ , comme j’aimerais ! J’ai dĂ©jĂ essayĂ©, tu pense :) Mais je ne le supporte pas. Ce truc me brĂ»le la peau, c’est ultra douloureux. je suis une traumatisĂ©e de l’exiatyl ;)
mĂŞme en n’en mettant un tout ptit peu ? et puis tu as 3 degrĂ©, peaux normales, sensibles, irritĂ©es… peut ĂŞtre essayes un degrĂ© moins fort, j’ai essayĂ© et ça va je gère comme on dit !! bonne chance si j’ai une autre astuce je te le ferai savoir :)
S&S
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LOL!