Ladies Room - Le quotidien des filles a la page

17. mai 2012

Mot de passe oublié

johanna

Beigbeder me pose problème. J’aime l’homme le personnage, sa culture, sa personnalitĂ©, ses nĂ©vroses… Très proches de moi. Je rate rarement ses interventions tĂ©lĂ©visuelles alors, en tant que publivore, je ne pouvais que me jeter sur ses livres. J’avais bien fait les choses : j’avais prĂ©parĂ© sa bibliographie et m’apprĂŞtais Ă  lire l’ensemble, par ordre de sortie s’il vous plaĂ®t!

99f1.jpgJ’avais donc commencĂ© par les “MĂ©moires d’un jeune homme dĂ©rangĂ©” pour poursuivre avec “Vacances dans le coma”. J’avoue que je m’en suis arrĂŞtĂ©e lĂ  tellement leur lecture m’avait plongĂ©e dans un Ă©tat d’angoisse et de mal-ĂŞtre intenses. Trop de baise, trop de drogue, trop de dĂ©pression…

Alors, quand “99 francs” est sorti, je me suis trouvĂ©e face Ă  un terrible dilemme : allai-je le voir, ou non? Finalement, face aux critiques contradictoires qui m’ont interloquĂ©e, glanĂ©es ici et lĂ , je me suis dĂ©cidĂ©e Ă  sauter le pas. Et bien, je peux sensĂ©ment dire que l’adaptation a Ă©tĂ© fort bien faite puisque je suis ressortie de la projection avec le mĂŞme sentiment de malaise. Les mĂŞmes ressorts sont utilisĂ©s, le tout mâtinĂ© de beaucoup de vulgaritĂ©, certaines fois Ă  peine soutenable (je ne vous raconte pas tous les “Oh!” dans la salle qui ont Ă©maillĂ© le film). Une seule chose toutefois dont je suis sĂ»re : Jean Dujardin y est formidable. A vous donc de juger. Mais je serai curieuse de savoir ce que VOUS en avez pensĂ©. Le pitch :

Octave est le maĂ®tre du monde : il exerce la profession de rĂ©dacteur publicitaire. Il dĂ©cide aujourd’hui ce que vous allez vouloir demain. Pour lui, “l’homme est un produit comme les autres”. Octave travaille pour la plus grosse agence de pub du monde : Ross & Witchcraft, surnommĂ©e “La Ross”. Il est couvert d’argent, de filles et de cocaĂŻne. Pourtant, il doute.

Deux Ă©vĂ©nements vont bouleverser le cours de la vie d’Octave. Son histoire d’amour avec Sophie, la plus belle employĂ©e de l’agence, et une rĂ©union chez Madone pour vendre un film de pub Ă  ce gĂ©ant du produit laitier. Le douĂ© Octave dĂ©jante alors et dĂ©cide de se rebeller contre le système qui l’a créé, en sabotant sa plus grande campagne.

De Paris, oĂą nĂ©gocient les patrons d’agences, Ă  Miami, oĂą l’on tourne un spot sous antidĂ©presseurs, de Saint-Germain-des-PrĂ©s Ă  une Ă®le perdue d’AmĂ©rique Centrale, Octave parviendra-t-il Ă  Ă©chapper Ă  sa prison dorĂ©e ?

Bande-annonce 99F

 

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Derniers commentaires

 

J’hĂ©site Ă  aller le voir. Au rythme oĂą ça va je crois que j’attendrais qu’il passe Ă  la tĂ©lĂ© !

Mais je suis pour ma part une grande fan des livres de Beigbeder mĂŞme si je comprends ton malaise. Si j’ai le courage je ferais un article sur mon p’tit Beig


 

moi aussi, j’adore le personnage et la plume de Beigbeder… j’ai vu la BA du film, et j’ai bien peur que ça dĂ©nature le roman, mais de nature curieuse je crois que je vais faire pareil que luxlorelay, je vais attendre qu’il passe Ă  la tĂ©lĂ©. Sinon, je trouve que le meilleur livre que j’ai lu de lui est “Au secours pardon”, il y a tout dans ce livre…


 

Faut qu’on m’explique les effets de styles pseudo-littĂ©raires de cette lĂ©gume de Beigbeder (marque de bière ça, non?!) Notamment la fin du roman 99f, ou l’expĂ©rience du bonhomme relatĂ©e cesse et ou commence apparemment le style!!! me laissant plus que perplexe sur la qualitĂ© de l’auteur.


 

DĂ©solĂ©e mais je n’aime pas ce qu’il Ă©crit, c’est dommage d’avoir autant de luciditĂ© pour se complaire dans ses nĂ©vroses et prendre le lecteur pour un psy. La 1ère partie du film est ok, le reste on voit pas trop oĂą ça va, la fin est ratĂ©e. (le trip dans la jungle what the f…???)


 

Je suis un fan convaincu de beigbeder. J’ai tout lu de lui. Mes preferrĂ©s resteront “l’Ă©goĂŻste romantique” comme roman et la 1er nouvelle de “nouvelles sous ecstasy” (celle avec les phrases interrogatives). J’ai donc Ă©tĂ© voir 99fr. De un parce que j’avais lu le livre et de deux, parce que cet univers est mon quotidien (l’agence de pub, pas les soirĂ©es drogues). J’avais aussi Ă©tait déçu de la fin du roman. Or dans la BA, on se dit dĂ©jĂ  que 2,3 Ă©lèments change par rapport au dĂ©nouement. Eh bien, comme le livre, j’ai adorĂ© le dĂ©but et trouvĂ© la fin bidon. Le coup a la Mimisicu merci! Pourtant, on ne peut qu’applaudir le casting et une adaptation plus que rĂ©ussie. J’y ai reconnu tout mon entourage et pouvait imaginer sans peine les rĂ©pliques sortant de leur bouche.


De plus, rassure-toi Punky B, les Ă©tats d’âmes d’octave sont passĂ©s a la moulinette. pour le bonheur des uns mais pour mon mahleur. C’est vrai,on peut se dire que ce type ecrit toujours la mĂŞme chose, on ne peut s’empĂŞcher d’admirer la façon dont il le tourne. Pour preuve, Windows on the world finit dans un dĂ©ballage de plus ainsi qu’Au secours pardon. C’est son fond de commerce. C’est notre Bukowski parisien. sauf que beigbeder emploie le vocabulaire de Freud pour se dĂ©crire comme loser.


Bref, ce film m’a convaincu. Pour preuve, j’y suis retournĂ© le voir 2 fois.


 

j’ai comme un souci avec la comparaison que tu fais : beigbeder n’a pas vĂ©cu (et ne vivra sans doute pas) le quart de ce qu’a vĂ©cu bukowski (et ne lui arrivera jamais Ă  la cheville niveau Ă©criture). beigbeder ça sent pas la crasse, c’est pas assez sordide. attention, je ne dĂ©teste pas ce qu’il fait, j’ai beaucoup aimĂ© “99F”, “nouvelles sous ecstasy” et j’ai apprĂ©ciĂ© “mĂ©moires d’un jeune homme dĂ©rangĂ©”. le reste, indiffĂ©rence. bref, ce serait comparer britney spears Ă  madonna. ça veut ptĂŞt y ressembler (encore que) mais c’est mal barrĂ© :)


 

Je suis fan Ă©galement de Beigbeder, mais (beaucoup) moins de ses bouquins… Pourtant Ă  chaque fois je me dis que je dois y mettre de la mauvaise volontĂ©, parce que lui je l’adore. Mais non, c’est peut etre trop pour moi, je sais pas…


En tout le film, j’hĂ©site encore Ă  aller le voir, peur d’etre déçu sans doute.


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