Hier soir, en cherchant dans mes fonds de tiroirs deux trois accessoires rigolos en vue d’un déguisement improvisé, je suis tombée sur ces lunettes de vue. Mes lunettes de vue. J’avais oublié que je les avais toujours. Bien à l’abri, dans leur étui Gucci. A l’époque, quand je les avais achetées, je crois que j’en savait à peu près autant sur Gucci que sur la fission nucléaire et je m’en fichais pas mal. Bien que, ne me sentant (avec raison) pas du tout fashion, je trouvais plutôt marrant d’avoir un truc que je jugeais réservées au fashionistas les plus convaincues.
Vous me direz : “Tsssss, ce qui compte, ce n’est pas qu’elles soient belles ou fashion, tes lunettes, c’est qu’elles corrigent correctement ta vue”. Non, je sais, vous ne me diriez certainement pas ça. Je crois plus dans un “Tu as raison, après tout, des lunettes, on les porte tous les jours, c’est mĂ©ga important que tu te trouves jolie, avec”. Mais ce serait sans compter ce petit dĂ©tail : j’ai 11 sur 10 aux deux yeux depuis toujours. Jamais eu le moindre souci occulaire.Â
Mais zut! Moi j’ai toujours trouvé ça canon, des lunettes. Petite, déjà , quand je voyais ma mère aller s’acheter ses trois paires de lunettes rituelles (une pour la maison, une pour le sac à mains, une pour la voiture) je trouvais déjà ça trop chouette, comme accessoire. Limite, ça me paraissait indispensable. Que ces petites choses corrigent une vue un peu basse m’apparaissaient comme un petit plus qui tombait à pic, certes, mais enfin, pas non plus de quoi en faire un fromage.
Quand les lentilles sont apparues: j’ai halluciné, tout le monde se jetait dessus. Autrement dit: se privait volontairement de l’accessoire qui complète avec bonheur n’importe quelle tenue. L’hallu. Bon, hein, c’est sûr, je ne tenais pas compte du caractère un peu obligatoire de celles qui ne peuvent littéralement pas se passer de leurs lunettes et pour qui la chose relève plus d’une injustice qu’autre chose. Je vous livre-là mon point de vue d’enfant. Bref, les lunettes, c’était mon truc.
Adolescente, j’en étais réduite à chiper celles de maman en faisant fi du mal de crâne pas croyable qu’elles me causaient. Et puis un jour est apparu l’ordinateur avec son écran à tube cathodique: un drame pour les yeux, une bénédiction pour moi. Enfin, enfin, j’avais mal aux yeux! Rester pendant des heures devant cet écran béni me vrillait les pupilles, me causaient des migraines effroyables. Enfin, j’avais les yeux rouges, les yeux qui pleuraient! J’exultais : enfin, j’étais obligée de courir dare dare chez un opticien pour qu’il m’assure que oui, évidemment, des verres anti-reflets allaient me sauver d’une cécité certaine. Ce qu’on est capable de croire lorsqu’on a envie d’une paire de lunettes…
Evidemment, l’opticien, trop heureux de trouver une bécasse à plumer n’allait pas se priver. Nous avons donc longuement essayé plusieurs modèles pour déterminer celui qui me conviendrait le mieux. Je suis passée à la caisse et quelques heures plus tard, j’avais mes chouettes lunettes de vue sans correction. A ceux qui s’étonnaient de me voir soudain arborer des lunettes, j’expliquais doctement que c’était à cause des ordinateurs et que les verres anti-reflets évitaient au yeux de trop se fatiguer (il n’y avait rien de plus faux: en témoignaient mes yeux plus rouges que jamais et mes maux de têtes à répétition) tout le monde riait probablement sous cape mais avait la courtoisie de n’en rien laisser paraitre. Tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Bien entendu, la monture a fini par me lasser. Les écrans d’ordinateurs sont devenus aussi plats qu’inoffenssifs pour les yeux. Et j’ai fini par reléguer mes belles lunettes au placard. Mais en les regardant, hier soir, je vais vous dire: je n’ai qu’une envie, aller m’en acheter une autre paire. Ou deux, ou trois. Et les porter les jours où ça me ferait plaisir. Comme un accessoire, pour acomoder mes tenues. Et le drame: je crois que je n’ai même plus besoin d’une fausse excuse pour ça, que je peux assumer le coup des lunettes de vue juste pour faire joli.  Oh et puis zut après tou! Tout le monde me dit que je suis une fille fantasque, c’est des trucs de filles fantasque ça, non? Bon.
Ah oui, juste un petit truc avant de finir. Faut pas croire, hein : je ne suis pas la seule Ă souffrir du complexe de la lunette :)
posté le 05/10/2007 | 2571 vues | 1 commentaire | tags: lunettes tendance
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Moi je porte des lunettes depuis 3 ou 4 ans, je supporte pas les lentilles et j’avais vachement du mal Ă me balader avec mes binocles toujours sur le nez!
Mais maintenant, j’avoue qu’avec tous les modèles qui existent, c’est vraiment un accesoire de mode. J’en ai 2 paires, que je change suivant les occasions.
J’ai notamment une paire de lunettes Dior…je reçois toujours les mĂŞmes commentaires : waou on se la pète Miss Dior ici, ce sont des vraies ou des fausses?, ça a du te coĂ»ter un paquet…et je vous en passe..
Ma rĂ©action est toujours la mĂŞme : je suis obligĂ©e de porter des lunettes alors autant qu’on les voit, autant qu’elles soient belles et qu’elles me plaisent et le prix j’en ai rien Ă faire Ă partir du moment oĂą tous les jours elles sont plantĂ©es sur mon nez.
mes lunettes c’est une partie de moi…je pouvais bien m’offrir des Dior pleines de brillants!!!